“Les Emotifs Anonymes”: Un Film que ma Recherche “LOE” Recommande!

Enfin, quelle merveille, un film d’humour tendre!… Pas d’humour noir, oh non, merci, mais d’humour tendre.

Ou l’on se moque gentiment des Grands Timides, mais sans jamais les ridiculiser. Ou on les voit tels qu’ils essaient de leur mieux, desesperement, de paraitre des qu’ils sont en compagnie, mais aussi tels qu’ils sont en realite des qu’ils sont seuls…

Et que sont-ils donc en realite, ces Grands Timides? Tenez-vous bien: ce sont souvent des gens secretement tres doues, mais qui n’osent pas ou ne peuvent pas s’affirmer en public.

Oh! Soudain me revient en memoire justement le cas si aigu qu’il en etait presque tragique, dans “Star Trek: The Next Generation”, de ce personnage, Reginald Barclay devenu inevitablement la risee de tous a bord (sobriquet compris!), decrit ainsi sur Memory Alpha, le Wikipedia de Star Trek:

Lieutenant Reginald “Reg” Endicott Barclay III was a highly-talented Human Starfleet systems diagnostic engineer who lived in the 24th century. He frequently displayed nervous behavior, demonstrated a noticeable lack in confidence, stammered profusely, was extremely introverted, and occasionally bumbled. These traits engendered the derision of some of his shipmates on the USS Enterprise-D – with some even going as far as calling him “Lieutenant Broccoli” behind his back or, on unfortunate occasions, to his face.

Il etait considere plus ou moins comme un incapable, chacun se demandant vraiment par quel aveuglement le Haut Commandement de Starfleet lui avait permis de gravir les echelons et d’arriver jusque dans l’equipe triee sur le volet de l’astronef “Enterprise” … jusqu’au jour ou des circonstances d’urgence le forcent a sortir de l’obscurite, et ou soudain on se rend compte avec stupeur qu’il est en fait un genie de premier ordre, le seul a bord a avoir compris quel danger exactement menacait d’aneantir l’astronef, et comment eliminer ce danger.

Particulierement seul dans ces temps futurs ou pratiquement tous les autres membres de la “Starfleet”, quelques defauts qu’ils puissent avoir par ailleurs, etaient des etres forts, surs d’eux-memes, capables de prendre les commandes a tout moment si necessaire, et avec tout le calme et l’autorite voulus, ce cas particulier que “Broccoli” representait au sein de la “Starfleet” devait en effet bien souffrir d’etre si different, et de n’y rien pouvoir.

La plupart des films qui nous montrent un Grand Timide s’y prennent de la meme facon, tres efficace il faut dire: ils nous en montrent un, isole parmi d’autres humains qui n’ont nullement le meme genre de difficulte.

L’interet de ce film-ci, “Les Emotifs Anonymes”, reside des l’abord dans le fait qu’il nous en presente d’entree non pas un, mais deux a la fois, aussi maladivement timides l’un que l’autre, et meme l’un avec l’autre tant que chacun s’efforce de cacher son probleme a l’autre:

Non seulement une jeune et jolie femme, qu’on aura plus tendance a excuser et a trouver touchante, mais aussi un homme, un malheureux afflige lui aussi de la meme maladie, mais sans pour autant beneficier de cette indulgence accordee davantage, allez savoir pourquoi, au sexe feminin, probablement parce qu’il est repute etre le sexe faible, et que l’on s’attend donc de sa part a toutes les faiblesses, y compris celle-la.

On les voit tous les deux repeter encore et encore, chacun de son cote, ces “affirmations” supposees les aider, mais visiblement sans grand succes, a se sentir veritablement tels qu’ils s’affirment etre… C’est tres efficace en tous cas pour  faire rire les spectateurs: tous les gens qui ont essaye cela vont se reconnaitre en eux avec amusement, et ceux qui n’ont jamais fait cela vont rire aussi, parce que c’est d’une cocasserie irresistible, le contraste evident entre ce qu’ils disent et ce que tout en eux dement de maniere si evidente! Les “affirmations”, c’est vrai que ca aide, mais ces deux-la ne savent vraiment pas comment s’y prendre…

Autour d’eux, des gens dits “normaux”, plutot a l’aise dans leur peau sans pour autant eprouver le besoin de prendre toute la place comme d’autres gens qu’on appelle aussi et qui se croient eux aussi “normaux”, mais qui sont en realite, et sans meme sans rendre compte, des rouleaux-compresseurs. Cependant, comme ce dernier type de comportement est  par definition le type “dominant” dans notre societe contemporaine occidentale, elle-meme “dominante” sur la planete, et qu’il est le type de comportement qu’on recommande aux jeunes qui veulent “reussir” et “arriver”, et meme a ceux qui prefereraient s’y prendre autrement, il y a pour le moment plus de respect et d’acceptation pour ceux qui ont trop de confiance en eux-memes, que pour ceux qui n’en ont pas assez.

En quoi consiste exactement, a la base, chacun de ces deux problemes opposes?

Les rouleaux-compresseurs ont en eux trop de force, d’energie de vie, qui a besoin de s’exprimer, fut-ce au detriment d’autrui, car autrui compte tres peu pour ce genre de personnes que n’etouffent pas les sentiments.

Quant aux autres… eh bien justement, ce sont ceux qu’etouffent leur sentiments!!! Du moins, ou disons, surtout dans nos societes ultra-competitives. Pour les Ultra-Emotifs, amour et tendresse sont plus importants que reussite et succes tels qu’ils sont definis pour le moment, c’est a dire bases sur une energie de vie qui n’hesite pas a s’imposer et a dominer. Mais comme ces valeurs que les Emotifs portent en general tout naturellement en eux sont pour le moment meprisees et rejetees, eh bien ils se cachent, ou bien quand ils ne peuvent se cacher, ils tentent de cacher au moins ce qu’ils sont reellement, sous des dehors durs et insensibles, ou une aise apparente, qu’ils sont a mille lieues de ressentir vraiment.

Car bien entendu, c’est eux qui ont le plus besoin de se sentir acceptes et apprecies, et meme si possible aimes, alors que les bulldozers cherchent plus a etre admires que vraiment aimes, et n’ont que faire de la tendresse. Je caricature bien sur, pour mieux faire ressortir les traits les plus caracteristiques, mais en gros c’est ca.

Les deux types de qualites ont chacun leurs avantages et leurs inconvenients, c’est evident, et un juste equilibre des deux dans une meme personne la rendra precisement “equilibree” a ce niveau-la de son etre… ce qui est eminemment souhaitable, bien entendu!

Le premier trait de genie dans ce film est donc de nous faire connaitre non pas un ni meme deux, mais des Grands Emotifs, presentes deliberement en tant que ce qu’ils sont et ont le courage au moins de le reconnaitre: des gens qui ont un certain probleme ancre en eux, comme par exemple les alcooliques, et qui dans le film ont carrement recours pour s’en sortir au meme processus de soutien collectif reciproque qui est maintenat clebre pour avoir deja aide tant d’alcooliques: eux aussi ont cree leurs propres Groupes de Soutien, “Les Emotifs Anonymes”!…

Notre jolie jeune femme timide participe regulieremennt a l’un de ces groupes, c’est comme cela que nous aussi nous y penetrons a sa suite et decouvrons son fonctionnement: entre Grands Timides declares, plus besoin de se cacher, on se comprend, et au lieu de se condamner reciproquement, on apprecie a leur juste mesure les efforts des autres pour s’en sortir, et on devient capable de parler des siens. Pendant les seances de ce groupe, tous ces gens conscients de ce probleme qui leur gache la vie sont metamorphoses comme par miracle: ils peuvent enfin etre eux-memes, s’exprimer, parler de leurs experiences recentes, encourageantes ou decourageantes, et en rire ou en pleurer – et en rire de plus en plus souvent – parmi d’autres etres humains qui, parce que eux aussi connaissent par experience le meme probleme, sont la en amis, venus expres eux aussi pour ecouter et partager, et non pas pour juger. Et c’est cela, tout simplement, qui permet et provoque le miracle pour chacun, de redevenir enfin lui-meme ou elle-meme… du moins tant que dure la reunion!

Le second protagoniste central, l’homme qui s’interesse de plus en plus a la jolie timide, et reciproquement, mais tout comme elle, fait de son mieux pour cacher en public sa timidite maladive, a la chance d’etre le patron d’un petit commerce, et donc de n’avoir a affronter chaque jour que ses propres quelques employes: deux dames d’age mur, et deux jeunes garcons, tous les pieds bien sur terre, mais essentiellement gentils; ils adoptent tous d’emblee la nouvelle employee au nom qui la decrit tellement bien: Angelique Delange.

De plus, toute cette petite equipe maintenant elargie partage la meme passion pour ce qu’ils fabriquent et vendent: du chocolat!!!

He oui, c’est d’une petite Chocolaterie que Jean-Rene Van Den Lugde est le patron… et c’est le second trait de genie de ce film!

Du Chocolat… Quoi de plus desarmant, emouvant, touchant que cette delicieuse invention qui vous fond dans la bouche et vous fait fondre vous aussi de plaisir gustatif, sous une variete infinie de formes et de saveurs qui ne font que rehausser ce delice de base qu’il est en lui-meme; le Chocolat, un nom qui par lui-meme amene le sourire sur les visages les plus tristes et renfrognes… a moins bien sur justement qu’ils n’en soient prives, ou ne s’en privent, les malheureux, de chocolat, pour quelque raison dietetique supposee!

Angelique a en fait un secret, qu’elle n’a jamais revele qu’a son Groupe de Soutien: c’est une chocolatiere de genie, elle a un don extraordinaire pour cela, qui lui a permis d’etre engagee autrefois chez un tres gentil vieux chocolatier, Mercier… donnant vite aux Chocolats Mercier une reputation non seulement locale mais internationale d’excellence. Mais apres plusieurs annees heureuses de production anonyme acceptee sans probleme par le brave homme qui la comprenait bien, il a fini par mourir, et cet emploi parfait pour Angelique s’est donc termine. Elle esperait tout naturellement faire le meme travail, sa veritable specialite et sa passion, en entrant dans la nouvelle petite equipe… mais elle n’a jamais ose le reveler a son nouvel employeur, qui ne cherchait qu’une representante de commerce pour mieux faire vendre leurs produits.

Dans son role plutot inattendu, mais donc courageusement accepte de Representante, Angelique se rend vite compte que si leurs ventes sont en baisse, ce n’est pas par manque de publicite ni de representation adequates, mais c’est parce que les chocolats fabriques avec amour par ses collegues ne sont tout de meme pas suffisammement exceptionnels pour l’emporter face a la competition impitoyable qui sevit dans le monde de la Chocolaterie comme dans n’importe quel autre secteur commercial.

Voyant que si elle n’aide pas personnellement a ameliorer leurs ventes en lancant une nouvelle gamme de chocolats de sa facon, ils vont droit a la faillite, Angelique s’y resout, mais en usant encore d’un stratageme pour cacher que c’est bel et bien elle qui etait le chocolatier emerite de chez Mercier, qui sous son anonymat avait rendu ses chocolats si celebres.
Elle donne les instructions voulues a ses quatre collegues, pretendant recevoir ces instructions de ce chocolatier mysterieux dont elle affirme etre l’amie, mais la soudaine autorite, precision et passion avec lesquelles elle se comporte la trahissent, mettant la puce a l’oreille de ses compagnons, et elle est decouverte…

Le secret d’Angelique sera cependant bien garde par ses amis, pas de probleme, cependant que leur nouvelle gamme de chocolats connait un succes monstre… ce qui donne a Angelique la timide et a son timide patron Jean-Rene l’occasion d’une escapade a deux pour etre presents au Concours organise pendant l’Exposition Internationale de Chocolaterie ou leurs nouveaux produits ont ete juges dignes d’etre envoyes.

Le reste de l’histoire, qui bien que toujours centre sur le Chocolat aurait pu des lors tomber dans le mauvais gout (!), reste remarquablement bien cible tout du long, et emouvant bien que d’une drolerie irresistible, nous montrant les affres de ce couple de Grands Timides qui ne se sont pas encore  avoue leur probleme, ni leur amour, l’un a l’autre…

L’ennui, c’est qu’en fin de compte ils risquent ainsi tous les deux de rater cette chance inouie qu’ils ont eue de se rencontrer, et de vraiment tomber amoureux l’un de l’autre…

C’est alors que les groupes de soutien des deux cotes,  se rendant compte de ce danger… prennent les choses en main pour  aider les amoureux trop timides!!!

La fin est delicieuse, comme on pouvait s’y attendre… mais pas tout a fait autant que je l’aurais personnellement espere: pas de chocolats dans cette fin!…

Comment cela est-il possible, je ne comprends pas, apres le role si central qu’ils ont joue tout au long de l’histoire si amusante mais aussi touchante de ce couple d’etres humains qu’on a su nous rendre totalement sympathiques, et a travers eux tous les Grands Timides, en particulier ceux qui font vaillamment partie de Groupes de Soutien pour s’ameliorer.

A travers cette histoire qui reste toujours legere et enjouee, quelle belle lecon d’entraide… Voila comment aider le mieux les autres a changer, tout en changeant soi-meme aussi. Cela est vrai pour bien d’autres problemes et defauts que la timidite, et nos societes gagneraient a en prendre de la graine… Sous le couvert du Chocolat, une grande lecon d’humanite, qui pourrait bien nous aider a evoluer ensemble… Merci au Chocolat, merci!

Ce film, on ne s’en etonnera pas, est une co-production franco-belge, bien evidemment.

Il ne manque que la Suisse pour que ce soit un magnifique tir groupe des pays les plus connus pour l’excellence de leur Chocolat. Et que chacun se rassure: il n’est nullement reserve aux “Emotifs Anonymes”!…

 

 

“Un Plan Parfait”: Point de Vue de ma Recherche Evolutive sur Ce Film

J’ai une amie, Aurovilienne de France comme moi, mais plus jeune, dont l’un des deux grands fils maintenant adultes s’est fait ces derniers mois le complice en quelque sorte de nos Samedis apres-midi studieux, regulierement passes depuis quelques annees a regarder ensemble chez moi un film, quel qu’il soit, qui nous parait interessant du point de vue de notre recherche commune pour le Laboratoire de l’Evolution.

En effet, habitue qu’il est maintenant aux lubies de ces etranges dames de deux generations differentes unies par une joyeuse appreciation des films contemporains ou notre conscience exercee percoit l’emergence du Nouveau dans la culture filmophile populaire, son fils a commence a reperer lui-meme certains films et a les passer a sa mere, lui disant:”Tiens, celui-la devrait te plaire!…”

C’est a lui par exemple que nous devons la decouverte de “L’Homme de la Terre”, ce film fascinant que j’ai etudie dans deux de mes articles recents sur le theme de l’Immortalite Physique (http://labofevolution.wordpress.com/2014/03/17/the-man-from-earth-a-researchers-review/, et http://labofevolution.wordpress.com/2014/03/21/what-sri-aurobindo-may-have-told-john-oldman-the-man-from-earth/).

Il y a deux semaines c’est encore  grace a lui, cette fois techniquement, que nous avons pu regarder ensemble “Un Plan Parfait”, comedie romantique francaise de 2012 qui nous a permis de passer une bien rejouissante heure et demie a rire de bon coeur toutes les deux sur mon sofa dans le salon de mon espace-travail a Djaima.

Les premisses etant clairement farfelues des le depart, il ne fallait pas s’attendre a ce que le reste de l’histoire cherche davantage la plausibilite, donc au diable le serieux de ce qui etait suppose se passer, l’imagination aussi elucubrante et cocasse que possible etait reine par definition incontestable, et nous ne nous en sommes pas plaintes!

Jugez plutot:

A un diner de fete en famille, la patronne d’une des filles est invitee aussi, pour la distraire de sa depression suite a son recent divorce. Etant donne ses trente-six ans, elle se demande meme si elle aura jamais une seconde chance  de bonheur matrimonial, et ses larmes de desespoir emeuvent toute l’assistance.

Pour lui remonter le moral, on lui raconte peu a peu au cours du repas l’histoire vraie vecue dernierement par une autre des filles, Isabelle, qui allait faire un mariage d’amour parfait avec le collegue dentiste cheri (et reciproquement) depuis dix ans… mais devait d’abord trouver un moyen de dejouer la malediction qui pese sur toutes les femmes de la famille: leur premier mariage est toujours un fiasco, et le bonheur est reserve pour le second mariage seulement… le sous-entendu plus ou moins explicite etant bien sur qu’il se pourrait bien qu’il en soit de meme pour la jeune femme eploree!

Pendant le recit, auquel participent aussi les (seconds) maris de toutes les femmes presentes, les peripeties de l’histoire  d’Isabelle sont presentees sous la forme de scenes que l’on voit se derouler en direct sur l’ecran, constituant la quasi totalite du film…

Isabelle, jouee par la ravissante, blondissime et bellissime actrice Diane Kruger, avait donc mis au point le Plan Parfait pour se trouver un mari ephemere, qu’elle epouserait juste pour que le fatidique premier mariage officiel ait lieu, annule aussitot par un divorce tout aussi factice, afin qu’Isabelle puisse tout de suite apres passer au second mariage, le vrai, celui promis au succes, avec son dentiste adore.

Et hop! La voila envolee pour Copenhague, ou elle est supposee rencontrer un volontaire pour le mariage plus divorce instantanes. Dans l’avion elle se protege avec impatience des avances maladroites (et de toutes facons vouees a l’echec, puisqu’un autre occupe deja ses pensees) de son voisin, un Francais lui-meme assez quelconque, mais ebloui par sa beaute veritablement remarquable. Malgre elle , elle enregistre tout de meme certains des details qu’il lui donne sur sa vie en Russie et sa destination suivante: le Kenya, en Afrique, pour un reportage a l’intention du Guide du Routard, avec lequel il travaille.

A l’arrivee a Copenhague, desappointement severe pour Isabelle: personne au rendez-vous!… Le premier mariage requis ne se produit pas aussi facilement que dans son Plan Parfait…

Que faire???

Pas question de rentrer a la maison bredouille!

Cela voudrait dire devoir attendre encore pour la Terre Promise, le mariage avec son dentiste, qui se doit d’etre le Deuxieme Mariage pour etre le Bon Mariage…

Faisant les cent pas dans l’aeroport de Copenhague, ou elle a vainement attendu depuis des heures le volontaire prevu qui n’est jamais venu, Isabelle apercoit soudain a un guichet son ex-voisin de vol, pret a s’envoler pour le Kenya. Se rappelant soudain l’interet prononce qu’il avait pour elle, et comptant la-dessus, Isabelle cette fois lui saute pratiquement au cou, decidant instantanement que ce sera lui qui va devenir le futur Premier Mari dont elle a un besoin si urgent. Tout sourire et toute seduction, Isabelle s’approche, et feint sans vergogne une reciprocite d’interet qu’elle n’eprouve nullement… Il part pour Nairobi? Qu’a cela ne tienne, elle l’accompagnera, dit-elle, prenant en hate son billet.

Nairobi n’est qu’un debut, on s’en doute bien, et de fil en aiguille ce couple inhabituel, apres avoir du affronter en pleine brousse pres du Kilimanjaro un lion menacant, se retrouve dans une tribu Masai en train de celebrer un mariage; les rites sont faciles a suivre, et du coup… les voila soudain maries eux aussi!!! Isabelle, ayant enfin obtenu ce qu’elle voulait, repart instantanement vers la France et son veritable amour, pensant que ce mariage a la Masai suffra comme Premier Mariage, tout en etant facile a annuller une fois en Occident.

Mais elle decouvre avec horreur que dans sa joie de ce mariage inespere, son premier mari d’operette, son epoux “a la Masai” a deja demande a un ami de faire enregistrer l’union en France aussi: la voila donc tres officiellement mariee, et dans la necessite urgente d’obtenir d’abord un divorce tout aussi officiel avant de pouvoir epouser son cheri reel. Decidement, le Plan Parfait ne se deroule pas tout a fait comme prevu!…

Changement de decor abrupt a nouveau:

Cette fois c’est en Russie qu’elle parvient a retrouver son Premier Mari, dans l’espoir d’arriver a le convaincre de divorcer aussitot… Malgre tout, le connaissant de mieux en mieux, l’accompagant dans ses activites souvent fort interessantes, voire amusantes, elle commence a apprecier les qualites qu’elle lui decouvre, et c’est avec de plus en plus de malaise et de honte qu’elle continue a lui jouer la comedie, lui faisant les pires tours pour qu’il se detache d’elle et choisisse de lui-meme un divorce rapide. Mais rien n’y fait, il persiste a l’aimer et a lui faire confiance… jusu’a ce qu’une conversation au telephone avec son amour vrai, entendue par le malheureux Premier Mari, lui revele le pot aux roses: pourquoi elle l’a epouse, et pourquoi maintenant elle lui fait tout ce cirque. Desespere, desempare, ulcere, il lui tend les papiers de divorce, dument signes. Malade de honte et de tristesse pour lui, Isabelle retourne en France… mais dans son desarroi, oublie les precieux papiers de divorce.

Apres toutes ces nouvelles aventures en Russie, les retrouvailles avec le futur Deuxieme Mari, fige dans sa routine de dentiste et de bourgeois arrive, la desappointent quelque peu. Juste lorqu’elle s’apercoit qu’il lui manque les fameux papiers de divorce, on sonne a la porte: c’est le Premier Mari en personne, jovial, se presentant au futur Deuxieme Mari comme un vague “Cousin du Quebec” (accent convaincant a l’appui!) venu rendre une petite visite a la famille. Il passe discretement les papiers voulus a son ex-epouse medusee…

Le Deuxieme Mariage depuis longtemps prevu peut donc enfin etre envisage pour de bon; mais entre-temps Isabelle voit que son futur a change d’avis et ne veut plus d’enfants, considerant l’age avance qu’il aurait lui-meme quand eux deviendraient des ados difficiles a controler; de plus, a la seance de bowling hebdomadaire et obligatoire dont ils ont repris le rituel, elle prend conscience du petit air superieur avec lequel il corrige comme toujours ses fautes, et de l’attitude quelque peu paternaliste qu’il a envers elle; et surtout, surtout, elle se rend compte soudain qu’elle ne veut pas de cette vie trop bien rangee que lui fait deja vivre son futur mari, avant meme que le mariage ait eu lieu. Maintenant qu’elle a goute a l’inattendu, a l’aventure, aux cotes de quelqu’un qui sait l’amuser et l’interesser, elle refuse la cage doree dans laquelle elle s’appretait a entrer et a se laisser enfermer.

Le Plan Parfait est completement par terre.

Et il devient clair pour elle qu’en fait elle prefere celui dont elle avait fait, a force de stratagemes, son Premier Mari: elle doit donc le re-epouser au plus vite pour que ce soit lui qui devienne le Deuxieme Mari de ses reves!!!

Retour express en Russie pour re-conquerir celui dont elle a du si cruellement se jouer auparavant; cette fois-ci il ne se laisse pas si facilement convaincre, malgre tous les charmes, et meme la tendresse tres reelle dont elle fait preuve pour lui. Il resiste de son mieux… Mais on voit bien a la fin que leur Deuxieme Mariage aura bien lieu, la seule question etant si ce sera a nouveau a la mode des Masai, ou cette fois-ci a la mode des Russes, elle aussi bien tentante, lorsque demontree par une Isabelle plus ravissante que jamais dans son costume et ses bottes rouges, et devenue aussi calee en danse russe que celui qu’elle veut seduire… et cette fois garder!…

J’ai ete conquise par tous lea acteurs, chacun parfait dans son role. Diane Kruger en particulier revele la un talent d’actrice comique que  je ne lui aurais jamais soupconne, mais qui lui va a ravir.

Mais ceci dit, reste la question:

Qu’est-ce qui me fait presenter sur mon blog de Recherche Evolutive un tel film, plutot abracadabrant comme vous pouvez le constater, et apparemment recommandable uniquement pour son indeniable et irresistible drolerie?

Eh bien, la toute premiere raison, c’est que ce film raconte un peu ma propre histoire:

A 19 ans moi aussi j’ai bien failli entrer dans la Cage Doree qui se presentait a moi: un homme rencontre au mariage de ma meilleure amie, 19 ans elle aussi… De plusieurs annees mon aine, serieux, super doue, sorti premier du redoutable Concours pour l’Internat de Paris, promis donc a une reussite medicale et financiere certaine, voiture de sport rouge dans laquelle il m’emmenait a un restaurant de haut luxe pour mon anniversaire… bref, le Parti Parfait pour une vie de reve…

J’etais flattee, pas de doute, d’etre aimee par un tel homme, supremement intelligent et prevenant, avec un sens de l’humour que j’appreciais quand il s’exprimait.

Le seul ennui, c’est que je n’en etais pas vraiment amoureuse. Non.

Je l’admirais beaucoup, certes. Mais j’avais beau essayer de me convaincre que c’etait l’homme qu’il me fallait, j’avais beau le trouver seduisant quand parfois il se laissait aller a etre moins serieux, a etre moins impeccablement coiffe, a avoir enfin une meche qui depassait, un peu d’inattendu et d’amusant dans son comportement, la minute d’apres je devais me rendre a l’evidence: il n’allait pas changer, il n’avait aucune intention de changer, et je ne serais pas heureuse avec lui.

Coincee dans la vie d’apparat ou l’epouse joue son role social d’ornement, sans jamais en sortir, car la carriere de son mari passe avant tout, ma propre individualite et maniere d’etre allait lentement s’etioler, a etre perpetuellement repoussee en arriere, ou contrainte de ne s’exprimer que dans les platitudes echangees avc d’autres dames de la bonne societe, toutes les autres BCBG que j’allais devoir cotoyer sans cesse, sans jamais montrer qui j’etais vraiment, et a la fin sans meme me le rappeler moi-meme.

J’ai pris la fuite.

Je lui ai fait deliberement une “vacherie” dont je savais pertinemment que pour lui elle serait impardonnable. Une fois que  dans son intense desappointement a mon egard, il m’a effectivement rejetee, j’ai pu disparaitre de sa vie sur la pointe des pieds, sans trop m’en vouloir a moi-meme du mal que j’avais du lui faire.

Il n’a sans doute jamais compris ce qui s’etait passe, le pauvre bougre; ni mes grands-meres non plus d’ailleurs, qui se rejouissaienet deja tant du beau mariage que j’allais faire… Comment avais-je pu le jeter ainsi aux orties?!

Mais j’avais eu tout a fait l’intuition vraie: ma vie en dependait. Il ne fallait surtout pas que j’epouse cet homme.

Ce film m’a remis en memoire tout cet episode plutot melodramatique, mais si crucial, de ma vie.

Et puis il m’a remis en memoire aussi cette terre d’Afrique ou j’ai grandi, et d’ou, comme la dame dans “Out of Africa”, je ne suis jamais completement sortie.

Et puis aussi cette terre de Russie, cette culture, ces chants et danses fokloriques dont tout me touche tant, m’appelle si irresitiblement, qu’elle doit etre une de mes nombreuses “patries anterieures”…

Tout cela est remonte en moi grace a ce film.

Cet article sur ce film est-il donc juste un “selfie”, motive uniquement par des souvenirs personnels qui ne concernent que moi et n’ont d’importance et de signification que pour moi?

“Que nenni!…”, comme on disait au Moyen-Age.

Cet article chante la Force Interieure, venue on ne sait d’ou, qui empoigne soudain notre vie et lui fait changer sa route, d’un seul coup, quand on s’y attendait le moins, et qui nous sauve, on s’en rend compte longtemps apres, du precipice invisible vers lequel on courait.

Car cet article chante aussi la Grace Divine qui nous sauve de tous nos “Plans Parfaits”, concoctes par notre mental impenitent qui se croit tres fort (infaillible, carrement!…)  et les remplace en vitesse ou en douceur par ce qu’il nous faut vraiment…

Les personnes qui ont realise ce film ne s’en doutent probablement pas, mais leur film est en fait un Hymne a la Providence qui prend si bien soin de nos vrais besoins, si seulement on lui fait confiance et on la laisse faire.

Et cela ne nous est pas montre seulement pour Isabelle! Toutes les personnes dans ce film trouvent finalement leur bonheur…

Que nous montrent en effet les dernieres images du film?

En l’absence d’Isabelle, qui vit donc maintenant surtout en Russie avec son Premier-cum-Deuxieme Mari, voici que son ex- futur, reste bien sur un intime de la famille, arrive finalement au diner, joyeux et decontracte, quoique maintenant seul. Apres quelques mots amicaux et droles pour ceux qu’il connait deja, il tombe en arret devant l’inconnue qui est aussi presente – et seule elle aussi. Leurs regards se rencontrent, l’emoi les saisit tous les deux… Vous avez tout compris: c’est le coup de foudre!!!

Et vive le Plan qui se trouve dans la Conscience Divine: c’est le seul Plan vraiment Parfait!…

 

 

Ma “Dame a La Licorne”

Depuis  toujours pour ainsi dire, j’ai un contact interieur avec l’une des six tapisseries fort celebres que l’on peut admirer au Musee de Cluny a Paris, qui font partie de l’ensemble dit de “La Dame a la Licorne”.

La “mienne”, c’est celle ou la Licorne se regarde dans le miroir que lui tend la Dame, et sourit de joie, ses pattes de devant reposant en toute simplicite sur les genoux de sa Dame cherie.

Il se trouve que recemment ces tapisseries ont ete tout specialement restorees, puis remises en place au Musee de Cluny de maniere differente et innovante les mettant encore plus en beaute qu’auparavant. Le journal/magazine  francais “Liberation” a pour cette occasion publie sur Internet un article, accompagne d’une video; une amie aurovilienne de longue date, qui non seulement connait bien mon attirance particuliere pour cette oeuvre, mais m’en a elle-meme offert il y a quelques annees une reproduction partielle de bonne taille, m’a immediatement envoye bien sur des qu’elle les a recus l’article, et la video, que voici:

Peut-etre que certain(e)s d’entre vous ont reconnu la musique accompagnant la video: oui, c’est bien le theme de Hedwige, la jolie chouette de Harry Potter, par John Williams bien sur, le compositeur pour tous ces films. Je sais bien que, ainsi que l’explique Wikipedia,

Dans les films adaptés des romans Harry Potter, plusieurs tapisseries de la série ornent les murs de la salle commune des élèves de la maison Gryffondor11

Je les aime bien, ces films, mais pour tout vous dire, ca m’a choquee que quelqu’un ait eu l’idee saugrenue de choisir cette musique qui n’a en fait rien a voir avec le sujet de la presentation video, alors qu’il y a dans notre patrimoine culturel francais tant de belles musiques instrumentales ou vocales ou les deux, datant de la meme epoque que ces tapisseries, qui auraient pu etre utilisees plutot, rehaussant la somptueuse beaute et le symbolisme esoterique de ces allegories, meme si leur sens nous est devenu obscur.

Mais, plus important pour ce blog que ces remarques somme toute superficielles, qu’en est-il pour moi du symbolisme que j’attache personnellement en particulier a cette tapisserie precise que je prefere?

Bien sur comme chaque etre j’ai mon propre symbolisme intuitif, dans mon cas ne surtout de la demarche spirituelle integrale qui est ma vie depuis plus de quarante ans. Du fait que j’ai vecu dans une culture non occidentale, j’ai ete exposee  a des aspects tres reels du Divin total qui ne sont pas ou ne sont plus percus ni acceptes officiellement dans nos religions judeo-chretiennes extremement masculinisees. Ce qu’on appelle en Inde “la Mere Divine”, cette Presence Infinie, pouvoir createur du Divin, qui tient dans ses immenses bras d’Amour et de Lumiere tout ce qui est, est vite devenue pour moi une realite vivante avec laquelle plusieurs experiences interieures aussi fortes qu’inattendues m’ont mise en contact des les premieres annees de ma venue a Auroville, pres de Pondichery dans le Sud de l’Inde. Une devotion spontanee s’est alors developpee dans mon etre pour cette Realite feminine et maternelle de la Presence Divine, qui protege et guide notre vie ainsi que notre evolution individuelle si nous la laissons faire avec la confiance aimante absolue d’un enfant.

Un equivalent qui pourrait parler a une conscience occidentale de chez nous pourrait etre la seule Presence feminine encore admise et invoquee dans l’Eglise Catholique en plus du Triumvirat de la Trinite, bien que releguee en-dessous d’elle: la Vierge Marie, pour laquelle nombre de Catholiques ont encore une devotion puissante, irresitible et inalterable.

Dans les plus recentes apparitions mariales de par le monde,  Marie s’appelle elle-meme la Dame de Tous les Peuples, et veut interceder pour tous les etres humains, Pouvoir d’Amour Maternel seul capable de mitiger ou annuler toutes les catastrophes que les humains s’attirent par leur comportement erratique et devoye loin des chemins de la Lumiere Eternelle, pourtant reconnaissables meme en ce monde materiel supposement non divin.

Pour moi, dans mon iconographie personnelle, cette Dame a la Licorne est une representation symbolique de cette autre Dame du Royaume Divin, le Feminin Sacre dont les Chevaliers de l’epoque moyen-ageuse et courtoise se font les serviteurs fideles, et pour laquelle ils s’adoubent.

Dans ces six tapisseries le personnage meme de la Dame est chaque fois le centre d’interet predominant, dans chaque tapisserie elle est l’Acteur qui accomplit le Geste initiatique signifiant qui chaque fois va eveiller a la perception divine le sens physique correspondant – plus ce qu’il est convenu d’appeler “le sixieme sens”, expression bien connue en Francais pour designer la perception non physique, le sens interieur non limite par l’espace et le temps.

Ce “Sixieme Sens” dont beaucoup de gens ont l’experience d’une facon ou d’une autre meme de nos jours, mais qui n’est pas mentionne par la Directrice du Musee de Cluny lorsque dans sa presentation elle evoque cette mysterieuse sixieme tapisserie dont la presence trouble et derange apparemment le Materialisme de bon gout a notre epoque, ce “Sixieme Sens” donc s’explique de toute evidence par la Dimension Interieure qu’il nous ouvre, nous en permettant ainsi tout a fait naturellement l’acces, tout comme les cinq autres sens nous permettent d’acceder au monde exterieur sur le Plan Physique de notre corporalite.

Je ne vais pas m’etendre aujourd’hui sur cette Sixieme Tapisserie, car mon propos immediat est simplement d’eclairer pour moi-meme et pour les visiteurs de mon Blog le sens profond que je donne a la Tapisserie representant La Vue… celle que j’appelle “la mienne”, celle ou la Licorne se regarde dans le Miroir de la Dame, qu’elle-meme lui presente gentiment de sa main droite pour qu’elle puisse s’y mirer.

Ce qui est merveilleux dans ce Miroir de la Dame, c’est qu’on s’y voit tels que la Dame nous voit, c’est a dire beaux, beaux de la Realite Divine secrete qui est notre Realite eternelle et profonde.

Car qui donc est la Licorne?…

Mais c’est moi, bien sur! Moi, vous, nous tous, notre moi interieur, notre ame, toute faite de Purete divine simple et naturelle pour laquelle la sexualite n’a pas d’attraction – et c’est pourquoi, dirais-je, la Licorne est supposee dans la legende aimer la compagnie des vierges, seul echo dans notre monde humain de la purete interieure dont elle-meme est porteuse.

La licorne est encore tres presente a notre epoque dans la culture populaire, ainsi qu’en temoignent les nombreuses references mentionnees dans le texte suivant de Wikipedia:

Dans le premier tome de Harry Potter, c’est le meurtre des licornes qui fait découvrir la présence de Voldemort, et le même type de meurtre fait que la Reine des Sorcières cherche à s’emparer de l’étoile dans Stardust. Les licornes blanches mentionnées dans les romans de Terry Brooks furent capturées par des hommes qui les enfermèrent dans des grimoires afin de s’approprier tous leurs pouvoirs1.

Les licornes sont présentes dans le roman de Lord Dunsany, La Fille du roi des elfes, ainsi que dans La Tapisserie de Fionavar, ‘L’Histoire sans fin et le Monde de Narnia. L’œuvre de fantasy la plus connue est La Dernière Licorne, (The Last Unicorn), un roman de Peter S. Beagle publié en 1968, dont l’héroïne est une licorne. Les nouvelles Le rhinocéros qui citait Nietzsche et La licorne de Julie du même auteur (in Le Rhinocéros qui citait Nietzsche, The Rhinoceros Who Quoted Nietzsche and Other Odd Acquaintance, mettent aussi en scène des licornes. Les Dames à la licorne, roman de René Barjavel sorti en 1974. Le Signe de la Licorne, un roman de Roger Zelazny, dans le cycle des Princes d’Ambre, décrit la rencontre des protagonistes avec une licorne solitaire et blanche dans une forêt, l’animal ayant les sabots et la corne dorés. La trilogie de Lyonesse de Jack Vance mentionne une île au large de la Bretagne, où l’on trouve le Graal et la cité d’Avalon, ainsi que des licornes blanches utilisées par les famille royales. La Malédiction de la Licorne est un roman de Bernard Simonay, dans le cycle de Phénix, où l’héroïne porte la licorne sur son blason.

Saga Harry Potter

Dans la saga romanesque Harry Potter, les licornes sont décrites comme de puissantes créatures magiques difficiles à capturer, et leur sang, qui est de couleur argentée et brillant à la lumière de la lune, est un élixir de longue vie. Tuer une licorne est un acte ignoble et celui qui se risque à le faire ne gagne qu’une demi-vie maudite. Le sang de licorne permet de survivre même si l’on est sur le point de mourir, mais au prix de la mort d’un être pur. Les cornes de licorne sont de couleur argentée et font l’objet d’un commerce, tout comme leurs crins qui servent à la fabrication de baguettes et de potions. Les licornes elles-mêmes sont décrites comme de couleur blanche éclatante, avec des sabots d’or, de longues jambes minces et une crinière gris perle. Elles sont attirées par la délicatesse féminine. À la naissance, leur robe est couleur d’or pur, puis devient argentée vers deux ans. Leur corne pousse vers quatre ans et elles sont adultes à sept ans, âge auquel elles deviennent blanches2,3.

Toutes ces descriptions ont leur validite dans le monde interieur cree par leur auteur(e).

Dans mon propre monde interieur, ma Licorne a moi a l’aspect delicat, un peu enfantin de cette Licorne qui sourit de bonheur en se voyant dans sa beaute veritable, grace au Miroir que tient devant elle sa Dame bien-aimee,imgres sur les genoux de laquelle, assise sur ses pattes de derriere, elle a pose en toute confiance ses pattes de devant pour mieux se voir.

Quelle tendre intimite entre la Licorne et la Dame. Sa longue corne unique est son epee au service de la Dame, sa puissante energie consacree au Divin au lieu de se manifester en organe sexuel comme pour les animaux ordinaires du monde ordinaire.

Rien de reprehensible en la sexualite meme chez l’etre humain, si c’est un amour reel que cette sexualite manifeste sur le plan physique, un amour partage et librement consenti par les deux etres qui s’unissent ainsi.

Toutefois chez la Licorne dans ma mythologie a moi c’est une verite plus haute qui s’exprime, ou masculin et feminin ne sont pas separes, mais coexistent dans le meme etre comme c’est le cas pour ce que chacun de nous est dans sa verite au-dela de sa corporalite humaine temporaire.

Cette Licorne qui se mire avec joie dans le Miroir de la Dame Eternelle, c’est mon Moi eternel se reconnaissant pour ce qu’il/elle est vraiment: un des Enfants de la Dame, cheri par elle depuis toujours et pour toujours. et toujours relie a elle interieurement par cet Amour mutuel au regard souriant.

Voila pourquoi la grande reproduction partielle de cette Tapisserie qui m’a ete offerte orne le mur contre lequel est installe mon bureau: sa vue constante chaque fois que je leve les yeux est pour moi le constant rappel de cette Tendresse Eternelle constamment presente entre mon Moi vrai et ma Mere Divine, meme alors que je suis en mission ici sur Terre dans ce corps terrestre humain…

Grace au nouveau pas evolutif en cours, cette Realite plus vraie va s’incarner de plus en plus dans le monde visible… et elle va inclure aussi des Licornes, c’est sur!

Que cette boutade se revele un jour realisee me ferait le plus grand plaisir…

27 mars 2014: Une Petite Pensee Pour ma Soeur Ainee

Hier soir pendant que, deja couchee, j’attendais que mon mobile ait fini de charger, dans mon espace interieur relativement silencieux, une petite pensee de rien du tout est venue se promener, qui de fil en aiguille m’a amenee a:

“… 27 mars… mais alors c’est demain!… Ma soeur ainee!!!”

C’est en effet la date ou elle avait choisi de naitre a ce monde physique pour cette vie-ci, sans doute pour la enieme fois elle aussi, m’y precedant cette fois-ci de presque deux ans: vingt-trois mois exactement, puisque moi j’ai debarque cette fois-ci le deuxieme vingt-trois fevrier apres elle, ayant laisse a notre maman commune une annee pour souffler.

Je n’ai aucun souvenir conscient de notre petite enfance, sauf a travers quelques photos familiales de nous deux, moi bebe en poussette, elle, deja deux ans, marchant fierement a cote. Mais ces photos, je ne les ai vues que beaucoup plus tard, et elles n’ont evoque en moi qu’un interet de curiosite, pas de souvenir concret ou emotionnel de quoi que ce soit.

Unies seulement par le gout de la musique et surtout du chant, divisees par ailleurs par beaucoup d’autres gouts differents ou meme opposes, d’ou de frequentes disputes, le peu que je me rappelle de notre enfance et adolescence me fait penser a deux lignes paralleles le plus souvent, ne se touchant qu’en peu d’occasions, et avec precaution – de ma part en tous cas. Pratiquement deux etrangeres incomprehensibles l’une pour l’autre, nous nous sommes vite separees a l’age adulte, meme avant mon depart pour Auroville.

Ce n’est que lors de mes rares et breves visites en France que nous nous sommes revues plus tard, chacune plus visiblement et definitivement elle-meme, car etablie dans ses propres choix de vie, mari, enfants et carriere d’un cote, de l’autre cote,  corps et ame plonges dans une spiritualite d’evolution consciente englobant tout. Nous nous sentions representer deux mondes, qui s’observaient en silence sans se comprendre, mais avec une certaine fascination l’un pour l’autre.

A nouveau, c’est notre amour commun du chant qui nous a finalement rapprochees – et ce, meme apres son deces il y a environ un an, ainsi que je l’ai raconte pour ce blog dans mon petit article “Soeurs de Chant – Meme apres la Mort” (labofevolution.wordpress.com/2013/08/10/soeurs-de-chant-meme-apres-la-mort/).

Je ne me rappelle pas encore la date de sa mort, mais pendant tant d’annees son anniversaire a suivi le mien d’a peine un mois, cette date-la est encore pour moi celle qui lui est reliee depuis toujours… et elle le sait bien, la maligne, que je soupconne fort d’etre venue me voir discretement hier soir, histoire de me faire me rendre compte de la date reelle (je croyais que c’etait le 25, et non pas le 26) car j’etais en grand danger de rater betement son anniversaire, ce qui m’aurait fait de la peine quand je m’en serais, trop tard, rendue compte!…

Un grand merci donc pour la visite hier soir, chere soeur… et aujourd’hui, 27 mars ici, “Joyeux Anniversaire Hors du Temps” pour toi, presente expres pres de moi en ce moment de tendresse rieuse reciproque… Oh oui, ton sens de l’humour, ca aussi je l’ai toujours apprecie,  je  me rejouis de l’entendre encore une fois, ton rire tranquille… alors merci pour ca aussi! :-D

Photo de gifs anniversaires, avec mes remerciements

Photo de gifs anniversaires, avec mes remerciements

Et Ron Et Ron, Petit Patapon…

Doucine sur mon lit... tant que je n'y suis pas encore!

Doucine sur mon lit… tant que je n’y suis pas encore!

Ma poesie animaliere

Se reduit a ce que j’ecris

Sur la jolie vie familiere

Denuee de tout parti pris

Que vit mon chat -

Ou pour etre un peu plus precise,

Que vit ma chatte, et non mon chat;

La vie dont elle est fort eprise

Quoique je n’aie rien fait pour ca.

“Et Ron Et Ron, Petit Patapon”

Ces mots sont,

De la tete aux pattes,

La plus parfaite evocation

De ce qu’est un chat ou une chatte,

Depuis leur facon de marcher

En matou matelot ou chatte top model,

Jusqu’a ce son si singulier,

Son heureux de tout chat fidele,

Qui fait vibrer flancs et gosier

D’un bruit a nul autre pareil,

Tel le moteur d’un appareil!

Ayant quitte mon lit pour un coussin plus loin

Et se lechant avec grand soin,

Tant que je suis encore active,

Gardant la lumiere allumee,

Elle m’observe de loin, ravive

La pose qu’elle a assumee…

Que je m’allonge et que j’eteigne

Et qu’enfin le silence regne,

La voila qui aussitot vient,

Et Ron Et Ron Petit Patapon,

Avec un petit air fripon,

Et qui s’installe mine de rien

De tout son long

Contre mon flanc

Dans un irresistible elan

De tendresse enfin liberee:

Sachant qu’elle sera toleree

Au moins lorsque je me repose,

C’est le moment, alors elle ose!…

Ca commence instantanement:

Et que je vous ronronne tant

Qu’on croirait entendre une chaudiere,

Ou bien toute une foule en priere!

Je ne peux m’empecher de rire,

Emue de sa ferveur feline

Et amusee par la coquine;

Alors d’aise aussi je soupire

Et nous voila toutes les deux

Parties pour un sommeil heureux,

Ma petite compagne et moi,

Unies par l’amour et la joie!…

Au matin, c’est une merveille:

Elle murmure a mon oreille

Avec de tres discrets miaulis

Si doux, si tendres et si jolis

Que vous jureriez qu’elle roucoule!

Un chat qui gazouille, c’est cool…!

Mais elle attend que je m’eveille,

Respectant toujours mon sommeil

Tant qu’elle sent que vraiment je dors

Ou que je suis tranquille encore…

Car elle sent tout, cette bestiole:

Dans chaque piece a tour de role

Elle sait lorsque j’ai termine

Et que je vais bientot passer

De l’autre cote pour la suite:

Elle se leve donc, et bien vite

Va se poster devant la porte

Deux minutes avant que je sorte!

Si, profondement endormie,

Elle rate une de mes sorties,

Elle arrive apres, et appelle,

Miaulant “Tu es bien par la ma belle?…”

Sur un ton interrogateur.

Et j’interromps ma vie d’auteur

Pour lui repondre dans un cri

“Oui je suis bien la, ma cherie!”

Puis elle vient se faire les griffes

En s’etirant d’un air pensif

Juste sur l’elegant tapis

A mes pieds, tandis que ravie

De la voir malgre tout, je passe

Mes doigts sur le petit espace

En haut de sa tete: elle aime!

De temps en temps elle vient meme

Queter de nouvelles caresses

Quand il est tard, que le temps presse

Et qu’on devrait aller diner.

Si jamais j’ai du m’absenter

Pendant qu’elle dormait, elle rouspete,

Et il faut bien m’y resigner

Quand je reviens: la mine inquiete,

Elle me miaule, ton indigne,

“Mais ou donc etais-tu passee?!?”

C’est tres comique… et emouvant.

Ca peut aussi etre eprouvant

Quand c’est moi qui ne la vois plus

Et qui m’effraie pour son salut!

Je la cherche partout d’abord,

Pour heler ensuite bien fort

“Douououcine! Petite Doucine, ou es-tu?…”

Et puis lorsque je me suis tue

Ou meme avant, elle apparait,

Ensommeillee et l’air distrait,

Sortant de derriere un panier

Ou bien devalant l’escalier

Pour descendre de la terrasse

Qui de jour est sa meilleure place;

Elle en descend souvent ainsi,

Miaulant que je lui manque aussi,

Quand je ne la vois plus pour des heures

Et que j’apprehende un malheur:

Il y a des chiens feroces ici

Lorgnant les quelques mets rassis

Que je lui donne, ou bien le lait,

Quand il n’y a pas de poissons frais,

Petites sardines a tout le moins

Ou tout autre menu fretin.

Second danger qui la menace:

Les autres chats, matous en chasse

Ou quelque chatte envahisseuse

D’une taille un peu trop serieuse…

Ah! La vie de maman est dure…

Je n’ai jamais voulu d’enfant,

Ayant peur de l’angoisse pure

D’avoir a craindre tout le temps

Pour sa vie

Soit par maladie

Soit par accident;

Et les dents,

Ces fichues dents qui percent,

Et ces levres qui gercent,

Et ces genoux trop couronnes

Qui marquent toujours une enfance

Et lui font vivre la souffrance…

Plutot entendre ronronner

Que de voir mourir, impuissante,

L’enfant qui etait si ravissante

Et si gentille, un vrai p’tit ange -

Tuee par cette Mort etrange

Qui s’attaque aussi aux enfants.

Quoi de plus sombre et etouffant

Et de plus incomprehensible

Que cette Mort qui prend pour cible

Ce qui est tellement sans defense

Et incarne un peu d’innocence?

Alors, meme les animaux

Je n’en ai pas, craignant leurs maux

Et pour finir leur triste sort.

Mais Doucine, sans mon accord,

Est entree un jour dans ma vie,

Et elle y est restee depuis,

Sans autre forme de proces!!!

Elle m’a donne ainsi acces

Presqu’a de l’amour maternel

Sans sa frayeur sempiternelle:

En vivant sa vie sans probleme

Elle m’a evite les nuits blemes

Des garde-malades epuisees.

Dans sa presence j’ai puise

Depuis tant d’annees d’etre ensemble

Une joie d’amour qui ressemble

A celle que vit une maman.

Alors pour tous ces beaux moments

Qui en moi ont su empecher

La tendresse de s’assecher,

Je la couronne Petite Reine

De l’existence expres sans peine

Que cette fois-ci j’ai decide

De vivre. Apres tant d’autres idees

Qui m’ont donne des vies terribles,

Cette fois c’est une vie paisible

Que je me suis choisie enfin.

Et ca me fait tellement de bien

Simplement de la voir marcher,

“Et Ron Et Ron, Petit Patapon…”

Elle vient justement me chercher!

La vie ensemble, c’est si bon…

“Chansons d’Ame”… Pour mon Anniversaire, Petit Present de Ma Part!

Aujourd’hui, pour mon Anniversaire, j’ai envie de le feter a la mode Hobbite: en distribuant des cadeaux moi-meme!…

Je n’ai guere a donner sur le plan materiel, alos j’ai pense partager avec vous mes “Chansons d’Ame “, les petites chansons qui ont commence a me venir, melodie et paroles, a partir de Mai 1975, apres la plongee decisive dans le monde interieur de l’Ame, ou mon etre psychique, sous la forme d’une petite fille tout heureuse, s’est jete en courant dans les bras de la Mere Divine, sa Maman Eternelle, qui l’attendait en souriant. Bonheur Total. Quelques semaines plus tard, cette activation intense de l’etre psychique s’est confirmee et completee  par le contact entierement inattendu avec le Divin a nouveau, mais cette fois sous la forme de Krishna, l’Amant Divin de mon ame, s’amusant bien de ma surprise!… Irresistible humour divin… Felicite complete jour et nuit pendant deux mois, mais dans un etat d’interiorisation si profond que peu d’activite exterieure etait possible. Alors apres cela, a du commencer le travail interieur pour arriver a reprendre petit a petit les activites exterieures sans pour autant lacher cet etat…. Et puis plus tard, trouver l’equilibre voulu  entre les deux…

Une jeune amie aurovilienne a eu la gentillesse il y a environ deux ans de venir avec son petit appareil enregistreur; le son n’est pas merveilleux, ma voix aussi n’a plus sa qualite d’autrefois, mais enfin comme ca au moins ces petites chansons ont ete enregistrees et d’autres personnes peuvent les entendre. et peut-etre les aimer. Le grand fils d’une autre amie a fait de cet enregistrement improvise un mp3, j’espere arriver a le mettre sur mon blog aujourd’hui…

Les textes? Il faut que je les retrouve dans les emails anciens envoyes a l’epoque a la personne qui avait fait l’enregisrement; entre-temps il y a eu un cyclone et demi, et le passage de mon petit Mac, dix ans d’age, finalement defunt, a un mini-laptop  non plus Apple mais Microsoft, alors ca prendra peut-etre un peu de temps pour retrouver ces emails d’une maniere ou d’une autre. Je vais tenter deja de mettre sur mon blog l’enregistrement, ce sera deja ca…. avec aussi un des textes, qui est tres court, car il se repete, telle une litanie psalmodiee lentement, sur le rhythme du bonheur interieur d’ou montent les paroles, encore et encore, d’une voix basse et intimiste, juste pour le plaisir de dire son amour au Divin…

C’EST TOI

C’est Toi qui Es

C’est Toi qui Sais

C’est Toi qui Veux

C’est Toi qui Peux

C’est Toi qui Fais

Toi Qui Defais

C’est Toi qui Aimes

C’est Toi que j’aime…

Alas, it turns out I cannot upload any mp3 here without  purchasing an upgrade, so this will take more time than I thought, sorry! This is just beginning the process, then… We”ll see what will be the next step…

Oh, du coup je me suismise a ecrire en Anglais! Desolee, je decouvre que je ne peux mettre de mp3 sur ce blog sans acheter une “upgrade’. Alors je vais voir ce que je peux faire. Enfin, ceci est au moins un debut… On verra quel sera le prochain pas…

21 Fevrier 1878: Naissance de Mirra … La Mere

Ce fut en France que cette naissance eut lieu, car l’etre spirituel tres special qui allait s’incarner a nouveau avait expres attendu que ses futurs parents s’installent en France l’annee precedente, afin d’encore naitre Francaise comme en plusieurs de ses autres vies. La petite fille qui naquit donc le 21 fevrier 1878 a Paris, Bvd Haussmann, a 10 heures  du matin, fut appelee Mirra.

Par sa mere elle renouait avec l’Egypte Ancienne de certaines autres naissances; par son pere elle s’ajoutait un lien avec la Turquie, avec en plus des racines autres encore, ouralo-altaiques, et espagnoles; son frere aine, plus age d’un an et demi, etait ne en Egypte, a Alexandrie, mais avait recu un nom italien: Matteo.

Ses parents etaient de religion supposement juive d’un cote et musulmane de l’autre (une union pareille n’avait pu avoir lieu qu’a cause du milieu d’origine commun aux deux cotes, le monde de la banque), mais dans cette fin de siecle resolument scientifico-materialiste, la petite Mirra Alfassa grandit dans une atmosphere parfaitement nettoyee de toute croyance religieuse: les rares fois ou la famille se rendait a la Synagogue (ou au Temple), c’etait uniquement pour des occasions socialement obligatoires, telles que mariages d’amis etc. Les diverses ceremonies auxquelles elle assista ainsi de temps en temps en divers edifices religieux n’eurent guere pour effet sur la petite fille que de lui montrer les croyances souvent absurdes ou choquantes que les religions enseignent comme dogmes qu’on est tenu d’accepter. Par contre, elle aimait souvent la musique jouee a ces occasions, et eut meme une fois, des annees plus tard, une experience interieure etonnante en entendant une de ces musiques.

images

Des son plus jeune age, on put constater qu’elle etait remarquablement serieuse et silencieuse: elle essayait en fait de comprendre la vie et pourquoi les gens agissaient comme ils le faisaient. Vers cinq ans, accompagnant ses parents pour des funerailles chez des amis, elle attendait patiemment que les condoleances se terminent et qu’ils s’en aillent. Soudain elle prit conscience qu’elle avait envie de pleurer, comme si elle avait un gros chagrin. Mais ne trouvant aucune raison justifiant cette soudaine envie de pleurer, elle regarda autour d’elle… et la, dans l’atmosphere meme de la piece, invisibles aux autres mais pas a elle, la petite Mirra vit les vibrations de chagrin qui emanaient des gens deja envahis par la tristesse, et qui s’efforcaient d’envahir aussi tous les autres gens presents, elle-meme comprise.

Reagissant immediatement contre cette intrusion dans son etre d’une emotion qu’elle n’eprouvait nullement en realite, elle observa par la suite le meme phenomene en bien d’autres cirsconstances: que ce soit excitation, colere, peur, ou quelqu’autre emotion, c’etait la meme chose que pour la tristesse, toutes les vibrations caracteristiques de chaque etat d’etre etaient en fait dans l’air, litteralement, s’introduisant d’une personne a une autre ou meme a toute une foule, sans que les personnes concernees se rendent compte de ce qui se passe. Tels des maisons aux portes et fenetres laissees grandes ouvertes, et ou n’importe quoi peut s’introduire et s’installer sans meme etre remarque, les gens vivent sans s’en douter dans une melee de vibrations en tous genres se disputant constamment l’entree et l’hegemonie dans leur etre.

Le resultat d’ensemble de tout cela est que la plupart des etres humains sont comme des pantins, des marionnettes dont les ficelles sont tirees en tous sens par ces forces qui les habitent et en fait les controlent et les meuvent, les faisant reagir encore et encore de la meme facon a certains types de situations sans qu’ils comprennent pourquoi ni comment.  Il s’agit de ce qu’on appellerait aujourd’hui des frequences vibratoires, dont chacune a un effet different sur nos etres. Tout comme pour les instruments de musique, nos cordes interieures se mettent a vibrer selon la frequence energetique qui a reussi a s’introduire et a dominer les autres dans cette incessante competition.

La musique, justement, a un grand pouvoir sur ceux qui l’entendent, precisement a cause des differentes tonalites possibles, les differents ‘”modes” dont les musiciens savent tres bien quel genre d’effet chacun aura sur l’auditoire. C’est ainsi  que les films de nos jours sont en general accompagnes de compositions musicales savamment orchestrees pour creer dans le public les emotions voulues pour chaque scene.

Aussi longtemps qu’on se rend compte de l’effet produit en soi-meme, qu’on l’apprecie et qu’on l’accepte, tout va bien; la musique  peut meme devenir alors une aide tout a fait positive et efficace pour entrer dans les etats superieurs de conscience  que l’on veut eprouver. Mais a l’autre extremite des modes musicaux possibles, il y en a qui au contraire entrainent la conscience dans les niveaux vibratoires les plus degradants et avilissants pour un etre humain. Une fois qu’on a pris l’habitude de les accepter dans son etre, il peut etre tres difficile d’arriver a les en deloger, et d’arreter leur influence sur soi.

La jeune Mirra etait consciente de tout cela; elle etait musicienne dans l’ame, et l’est restee toute sa vie. Sa mere, elle-meme dotee d’une volonte de fer, s’est vite rendue compte que sa fille avait une personnalite hors du commun, et qu’il ne servirait a rien d’essayer de forcer cette enfant a aller dans les ecoles de l’epoque, ou Mirra refusait absolument d’aller. Si bien qu’a sept-huit ans elle ne savait toujours ni lire ni ecrire; comme par ailleurs son extreme intelligence etait evidente, les parents ne tenterent pas de la contraindre. Mais un beau jour elle vit l’avantage de savoir lire, et du coup d’elle-meme elle apprit, avec l’aide de son frere, en une semaine, et devint une lectrice assidue des nombreux sujets qui l’interessaient. Apres ses neuf ans elle consentit finalement a aller au “Cours des Feuillantines” comme sa mere le voulait…

Elle se revela tres douee aussi pour les mathematiques, tout comme son frere Matteo l’etait – etudiant avec lui quand il preparait son entree a Polytechnique, et trouvant parfois la solution quand lui et son professeur ne la trouvaient pas… Cependant, en grandissant c’est l’art de la peinture qu’elle choisit d’apprendre, sous la direction des Impressionistes de l’epoque. C’est la qu’elle rencontre Henri Morisset, eleve de Gustave Moreau. A dix-neuf ans elle l’epouse et en a un fils un an apres; elle connait aussi le debut de celebrite donne par une exposition de ses propres oeuvres.

Mais ce qui l’interesse vraiment, ce n’est pas tant maternite ni art a l’echelle personnelle, que la vraie Realite qui se cache derriere les apparences solides de ce que nous appelons la Matiere: tout enfant encore, apprenant que les objets que nous croyons solides ne sont qu’atomes en movement, elle s’etait ecriee,

“Mais alors?… Rien n’est vrai!”

Cela avait produit une  totale revolution dans sa tete, et depuis elle voulait decouvrir la Vraie Realite.

Comment, dans cette Vraie Realite, s’expliquaient donc les phenomenes dont elle avait eu l”experience depuis son enfance, mais dont elle avait vite cesse de parler a sa mere l’implacable materialiste, car chaque fois celle-ci l’emmenait d’urgence chez le plus proche medecin, declarant que sa fille etait folle…! Et encore, les incidents qui se produisaient en plein jour – a table par exemple, quand elle regardait un peu trop longtemps une des personnes autour d’elle, et le ou la voyait soudain sous ses traits et costumes d’une autre epoque, ou bien quand, au milieu du geste de porter la fourchette a sa bouche elle entrait en transe, sa conscience s’interiorisant soudain, au point que, impolitesse supreme aux yeux de sa mere et des convives effares, il lui arivait de s’evanouir sur place -  ces incidents-la n’etaient rien en regard de ceux qui se produisaient chaque nuit, et dont fort heureusement sa mere ne savait rien:

Vers ses treize ans en particulier, chaque nuit, la jeune Mirra sortait regulierement, tout naturellement, de son corps physique, (oui, ces OBEs dont Bob Monroe et son Monroe Institute ont depuis remarquablement developpe l’utilisation consciente, et dont ce blog vous entretient parfois pour cette raison…) pour se livrer dans son corps subtil a son occupation favorite: monter dans le ciel nocturne avec cette robe doree speciale qui s’allongeait et s’allongeait jusqu’a former une sorte de toit protecteur souple, et tous les malheureux humains endormis pouvaient dans leur sommeil sortir eux aussi de leur corps et n’avaient qu’a toucher un bout de cette grande robe pour se sentir instantanement reconfortes, consoles, proteges… La plupart ne se rappelleraient plus rien au reveil, mais cela importait peu a Mirra, l’essentiel pour elle etait la joie d’avoir cette Action si benefique pour tous ces etres… Malgre son si jeune age, elle se sentait deja comme une mere pour eux tous qui avaient besoin de son amour maternel a l’echelle du monde entier… La nuit au moins, elle pouvait faire librement ce qu’elle ressentait comme son vrai travail.

Quelques annees plus tard, Mirra  dans son corps subtil rencontra regulierement un autre etre, dont l’apparence et le vetement, dans la vision qu’elle en avait, lui firent penser qu’il venait de l’Inde, mais dont elle n’etait meme pas sure qu’il existait aussi sur le plan physique; elle l’appela “Krishna”.  Dans cette autre dimension ils travaillaient ensemble au futur evolutif de la Terre.

Mais la jeune femme ne trouvait personne qui puisse lui expliquer ces etranges activites qui lui etaient pourtant si naturelles.

Ce fut a travers un etudiant ami de son frere Matteo qu’elle apprit enfin l’existence d’un personnage singulier, Max Theon, un Initie disait-on, originaire de quelque part comme la Pologne, mais qui vivait avec son epouse Alma en Algerie, a Tlemcen.

Qu’a cela ne tienne, la jeune maman laisse pour un temps son fils a ses tantes qui l’adorent, et part toute seule en Algerie rencontrer ce couple mysterieux. Lui est un homme dangereux,  orgueilleux, epris des pouvoirs impressionnants que lui donne sa connaissance; mais Alma, elle, est tres douce et tres sincere dans sa dedication au Travail Divin, et des deux c’est elle qui est la veritable medium, capable de passer d’une dimension a la suivante, et ainsi de suite, douze fois – un talent que Mirra apprendra d’elle pendant son sejour dans leur grande maison de Tlemcen. Alma est aussi clairvoyante; a l’arrivee de Mirra, elle l’accueille en lui disant tout bonnement:” Tiens! Mais vous etes une Incarnation de la Mere Divine!… Oui-oui, je le sais parce que je le vois: vous avez les douze etoiles autour de votre tete, et il n’y a que les Incarnations de la Mere Divine qui ont ca.”

Entendant ces etonnantes mais revelatrices paroles, Mirra commenca a mieux comprendre ce qu’elle vivait depuis sa plus tendre enfance, quand elle s’asseyait dans le petit fauteuil qu’on avait fait faire specialement pour elle, qu’elle restait bien tranquille, et qu’alors elle sentait au-dessus de sa tete une sorte de Presence vaste, lumineuse et forte, et qu’elle se disait “C’est Ca, c’est Ca que je dois vivre…”

Max Theon avait dans son apparence physique, son profil aigu surtout, quelque chose qui rappelait a Mirra les visions qu’elle avait eues de cet etre inconnu qu’elle appelait “Krishna”. Mais Max Theon n’etait pas du tout interieurement l’etre en question, c’etait evident. Apres un second sejour d’etude avec eux, Mirra reprit sa propre route, vers la Mission qu’elle-meme etait nee pour accomplir, et qui, elle l’avait decouvert a travers ses explorations toujours plus poussees dans les dimensions superieures, avait a voir avec le prochain pas evolutif sur la Terre.

Ayant divorce (encore une audace singuliere pour l’epoque…) et se consacrant de plus en plus aux groupes de personnes qui se reunissaient autour d’elle regulierement a Paris pour etudier et pratiquer la spiritualite du Futur, en 1913 elle entendit parler d’un Yogi Indien a la renommee grandissante, Sri Aurobindo, qui depuis 1910 vivait a Pondicherry, alors enclave francaise en Inde du Sud.

Suivant l’intuition qui la guide, Mirra, voulant en avoir le coeur net, arrive a Pondicherry et rencontre Sri Aurobindo seule a seul le 29 mars 1914.

Cette fois, c’est bien Lui, l’Etre mysterieux de ses visions, elle le reconnait instantanement. Et lui aussi d’un seul regard reconnait interieurement en elle l’incarnation de la Mere Divine avec qui le travail evolutif voulu pourra s’accomplir, l’aspect feminin du Divin comme l’aspect masculin etant a la fois presents pour l’accomplir. C’est a cause de cette perception immediate que Sri Aurobindo a eue de qui etait Mirra, que bientot quand il parlera d’elle aux quelques disciples deja rassembles autour de lui, il commencera a l’appeler “La Mere”, nom qui lui sera ainsi donne ensuite par tous.

En Inde et dans les nonbreuses autres cultures ou ce Principe Divin n’a pas ete oublie, ni remplace dans les consciences humaines par une image du Divin uniquement masculine, qu’appelle-t-on “La Mere”?

C’est l’aspect Feminin, Maternel du Divin, qui porte eternellement la Creation entiere dans ses Bras de Lumiere et de Tendresse, protegeant et guidant le developpement evolutif  de tous ces “Petits-Divins-en-Evolution” que nous sommes sur Terre, et avec nous egalement le reste de Tout ce qui Est. La Mere Divine est la Force Creatrice du Supreme, la fantastique Energie de Sagesse et d’Amour qui sous-tend, supporte et constamment re-cree tous les Univers, y compris ce Monde Physique, que nous nous efforcons de connaitre, et ceux que nous ne connaissons pas encore.

Alors que commencait aout 1914, le debut de la Premiere Gueere Mondiale contraignit Mirra a retourner temporairement en France, puis a sejourner quelques annees au Japon, avant de pouvoir revenir pour de bon en 1920.

La collaboration avait pourtant pu commencer des le 15 aout 1914, anniversaire de Sri Aurobindo, avec comme prevu le premier numero de “Arya”, la revue mensuelle a travers laquelle Sri Aurobindo commenca a deverser sur le monde la vision evolutive qui allait changer peu a peu toute la comprehension, incomplete et donc fausse, que nous avions precedemment du Monde, de la Vie, de l’Evolution et de la Spiritualite tout a la fois. Ce que Sri Aurobindo ecrivait chaque mois en Anglais, etait chaque mois traduit en Francais par Mirra pour la publication dans les deux langues. En 1921, Mirra une fois revenue, la publication fut discontinuee apres ces sept annees sans interruption, faisant place a la publication sous forme de livres separes des ouvrages par lesquels le nom de Sri Aurobindo et la  merveilleuse certitude evolutive qu’il presentait se sont repandus dans le monde entier.

En 1926, il fallut creer de toutes pieces un Ashram pour prendre soin des disciples dont le nombre ne cessait de croitre; Mira (maintenant avec un seul “r”), a la demande de Sri Aurobindo, commenca en tant que “la Mere” a tout organiser materiellement dans ce but, et aussi a guider interieurement les disciples. Ce fut grace aux contributions de Mira que la methode employee, “le Yoga Integral”, trouva sa forme complete.

De son cote, depuis la seclusion de sa chambre, Sri Aurobindo lui-meme commenca a consacrer son temps et son pouvoir spirituel a l’autre tache encore plus importante et urgente a accomplir pour la Terre: amener graduellement en contact direct avec la Matiere terrestre l’energie caracteristique de la Dimension speciale, inconnue jusque-la hormis a l’epoque vedique, que Mirra et lui-meme avaient chacun decouverte independamment, et a laquelle ils avaient donne le nom de Monde Supramental, c’est-a dire “Au-dela du Mental”. C’etait ce Pouvoir Supramental qui declencherait le prochain pas evolutif sur Terre, il s’agissait donc d’accelerer deliberement sa venue en allant chercher jusque dans son propre domaine la vibration specifique de cette Conscience-Force Supramentale, et a travers tous les autres domaines intermediaires de l’amener jusqu’a notre monde terrestre, ou la vibration correspondante serait ainsi activee et commencerait a transformer tout sur la Terre pour y preparer l’avenement de l’Ere Supramentale, suite – tres differente – de l’Ere Mentale qui s’acheve.

Comme il fallait absolument finir d’accomplir cela suffisamment rapidement pour echapper a une Troisieme Guerre Mondiale, Sri Aurobindo laissa son corps physique en Decembre 1950 afin de continuer son travail plus facilement “en coulisse”. En 1956 le contact direct avec le Supramental fut enfin etabli, et ce fut le tour de la Mere, ou “Mere”, ainsi que l’appelaient affectueusement les disciples, de completer le travail preparatoire en accueillant la Nouvelle Energie dans son propre corps, afin que ses cellules apprennent peu a peu a fonctionner d’une nouvelle maniere, prelude  a une forme de vie terrestre encore physique, mais basee sur l’Energie Supramentale pour tout son fonctionnement.

Ce qui se passa apres 1956 dans le corps de Mere est decrit dans les treize volumes de ce document fantastique mais trop souvent douloureux qu’elle a appele son “Agenda”, son Journal de Bord en quelque sorte, dont je vais commencer a citer plus souvent des extraits, maintenant que cette presentation d’ensemble concernant Mere aura ete publiee.

Voila. Ce 21 fevrier 2014 tire a sa fin, et avec lui cet article dedie de tout coeur a Mere, cet etre incroyablement merveilleux dont le role dans la transformation de la Terre et de nos etres qui se poursuit, n’est pas encore assez connu. Et dire qu’apres 1968 elle a eu en plus a s’occuper d’Auroville, de cet Auroville dont il fallait guider les premiers pas dans la vie…

Puisse cet humble article susciter en beaucoup d’autres etres humains l’admiration et la gratitude sur lesquelles Mere n’a bien sur jamais compte, mais que tout de meme elle merite tellement de notre part a tous… Merci, Mere…

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Twelve Days with Danaya and her “PNL Plus”

Dany Putta-1(TRANSLATION OF PREVIOUS POST FROM ORIGINAL FRENCH)

Throughout this period of holidays, I had the pleasure of receiving in my new home the lady who, from “guest” six years ago, has quickly become one of my friends, returning the following year, and again to my great joy at the end / beginning of year that just took us from 2013 to 2014: Danaya.

Danaya is tiny, very tiny, like a pixie, with a pretty mischievous smile under her blue eyes.

She likes blue, all shades of blue, and when she offered me to spend a few days with me , I was glad that on the side of my workspace the inner room and bathroom are both decorated in various shades of blue: Danaya was going to like it… Knowing then where she could stay (which was the only difficulty, and so my only hesitation) I have then accepted her proposal with enthusiasm.

Arrived as agreed on December 23 morning, she will leave in late night tonight, January 3, as expected again, taking the bus throughout the course that will bring her back to these other places in India where she is staying again at this time, which brings happiness to the people who are also there and who know what a very valuable little lady she is, without boasting able to perform inner metamorphoses within even the most distressed personalities… if they are willing to ask for her help during the short time required for the type of care that Danaya knows well and knows how to use wisely: the so-called “NLP”, but in the case of Danaya I would rather call it the “NLP Plus”!…

And this is what I myself too benefited from with gratitude towards the end of her short stay with me that is ending.

From the very first year (December 2007) when she had landed in my old home in ‘Repos’, and more precisely in the small guest-room (fortunately precisely blue…!) that I had, I was interested in this method of NLP which had been the work of Danaya throughout the second part of her professional career. She then decided to enjoy a well-earned retirement, and having no family responsibilities to keep her back, she had traveled the world in all directions (Peru, Bolivia, Mexico, USA … ) , and after 2009 in Nepal, preferably on foot and climbing every mountain peaks, were they downright Himalayas, that the adventurous and tenacious side of her nature suggested to her to conquer.

She befriended the young Nepali Trek Guide who had accompanied her several times, sometimes in such perilous circumstances that she had almost lost her life. Danaya had tried to settle near him and his family in their village away in a back corner of Nepal, but while still retaining her link with them and continuing her vital financial assistance to them, particularly for the education of their young son, she realized that all the same she needed more contacts with not only more cultivated people, but people of her own culture and speaking her own language. To return permanently in France, however, was not the right solution either, because she felt the need of a larger and more varied existence.

And then there was also the deeper spiritual need, that had made her re-visit in this life places she knew she had known in other lifetimes, and now this spiritual need which since 1992 had directed her steps also to Ashrams here or there in India (Sai Baba’s Puttaparthy, the atmosphere left by Ramana Maharshi at his Thiruvannamalai ashram…), was growing more and more. As for Pondichery and Auroville it was rather the different spiritual perspective, the evolutive vision and action from Sri Aurobindo and the Mother that intrigued her, and landing straight away with me she had obviously landed in the right place! But there was also the whole novelty for her of the collective spiritual adventure that was Auroville, and that she was beginning to experience through her contact with me and through her daily life for a month in Repos, one of the places in which Auroville life was happening in all its astonishing diversity.

In this first stay with me, the general impression that her explanations about NLP had left me had been that this approach was still too mental, that is to say too rigid and systematic for me, it was better that I keep my distance. The following year, it was with her young friend the Nepali Guide that she had returned, to put him too into contact with Auroville, but the constant presence of that other person and the need to take care of him often in order to help him explore Auroville, had hardly left us any time for our own deeper conversations.

This time, coming alone and with the clear intention to resume this deeper contact with me, this is what we focused both upon… but it took of course very varied forms:

As it happens, every time it has been for the year-end holidays that Danaya could come, so at first the same pleasant rituals as always kept us busy together: putting in place and fixing the small almost natural looking Christmas tree once bought in Pondy, then decorating it, and the room around it (the living-room in my work space), and also to a lesser extent all the other rooms that I have at my disposal, with whatever colored balls and tinsel, garlands illuminated and non-illuminated, and stars of all sizes we had used before, plus a trip to Pondy to buy some new additional material that would complement it all… and also buy some food a little special too, for the two modest dinners “New Year’s Eve style” that would be needed for both the coming up annual culturally and emotionally required celebrations!

Those celebrations of ours included of course watching some of the movies, specially beautiful too, that each of us wanted the other to discover: already become a fervent fan thanks to me of “The Lord of the Rings” (the Trilogy by Peter Jackson crowned with many Oscars) and even of the whole “Twilight” saga, Danaya this time appreciated with me the delightful Extended Edition of “The Hobbit” (the first part of the new Trilogy being realized by Peter Jackson) for our Christmas Eve; and for the New Year’s Eve, as the film she wanted to show me, “Orchestra Seats”, was presenting technical problems, we pulled out again a film she had come to cherish as much as I do: “Chariots of Fire”, with its irresistible music by Vangelis and its wonderful actors for this wonderful and so moving true story.

Between those two “special evenings” I had her watch with me the film done from the next book of this same Stephenie Meyer who created the “Twilight” series “: The Host “;  she liked it so much she has already looked at it a second time then, and made a copy of it; as for her, she made ​​me discover “Kingdom of Heaven”, that I did not know at all, but which indeed reveals a very beautiful story – on top of it based on historical facts although in a very free way. (see Wikipedia en.wikipedia.org / wiki / Kingdom_of_Heaven_ (film)).

Especially before and after our daily meals together, we often had the opportunity to talk at leisure about what each of us kept at heart, and to ask each other more specific questions that allowed us to improve our understanding of each other’s spiritual approach. I saw that the way in which she had recently started again to practice NLP, in response to the request of the people she met in France as well as in India, which already since 1999 during her stay in Guadeloupe had become much more flexible, more inventive, more creative, was becoming more and more so because she mingled many of her own intuitions into it as she took care of those people. I came to feel that now I could trust her and ask for her help about some specific psychological problems, already weakened and undermined by my own spiritual methods based on recommendations by Sri Aurobindo and Mother, but not yet uprooted from my being as fully as I wanted them to be. The precision and rapidity of action which seem to be possible with NLP techniques could perhaps enable me to further the uprooting of these so deeply ingrained negative tendencies coming actually from existences in other time periods.

Following the inner work indeed completed, I include here the “Report – Testimony” that I wrote for Danaya (under her better known name of Dany) as is normally done at the end of an NLP workshop:

REPORT – TESTIMONY FROM BHAGA.

The objective was to weaken or even completely erase the old emotional impressions giving rise to some compulsive and therefore undesirable behaviors.

The progress of the inner work was done in the manner recommended by the Instructor accompanying me in my endeavour, Dany, except that at some point, stuck and not knowing how to go further, I signaled to Dany (of course she had noticed that there was a problem) not to intervene for helping me, and I handed the difficulty internally to ‘That In Me Which Knows’ (the Superconscious, one might say), and after a moment of waiting the requested intuition came, which allowed me to loosen up the situation.

The research objective has been achieved by following this new approach quite fitting in the inner situation that was to be lived again while recreating my response to it from a truer basis of behavior, respecting my true inner integrity .

The new personal history recreated in that way from within with the most authentic and best suited behavior, has then been visibly and audibly integrated into my present being in a quite significant symbolic form, ejecting at the same time the former compulsive behavior that it was replacing, as well as the old personal history that had resulted from it, distorting the true development of my being on this point.

I am full of gratitude for my accompanist Dany to have known at the right time how to let me change the directions that I had been given prior to the session and let me find out for myself the solution that best could serve the situation as actually encountered. The rest of the procedure could also happen in the best way possible through her constant silent listening and inner support until the quite satisfactory conclusion of the work undertaken.

This technique called “history change” or something like that, lived thanks to Dany in the appropriate conditions of inner freedom, has enabled me (as far as I can judge from the few days after the experience) to achieve my goal very effectively.

As for herself Danaya seems to have this time much better understood thanks to me the essence of what has been contributed by Sri Aurobindo and Mother to terrestrial evolution, individual and collective. Tonight when going away she will carry two small books of Sri Aurobindo I’ve given her, very thin ones, but overflowing with a wealth of content that both astonishes and fascinates her.

One can see in this way that these twelve days spent together have been opportunities to progress, each one thanks to the other. When she leaves at ten o’clock tonight, it will be with the intention of meeting again, probably during this same year 2014 that is beginning… An important detail: we also laugh a lot, and very happily, when we are together!

So, ‘Au revoir’, dear Danaya! Until next time…

Douze Jours avec Danaya et sa “PNL Plus”

Dany Putta-1

Pendant toute cette periode des Fetes, j’ai eu le plaisir de recevoir dans mon nouveau chez moi celle qui, de “guest” il y a six ans, est vite devenue une de mes amies, revenant l’annee suivante, et a nouveau a ma grande joie en cette fin/debut d’annee qui vient de nous faire passer de 2013 a 2014: Danaya.

Danaya est toute petite, toute menue, telle un joli lutin au sourire malicieux sous ses yeux bleus.

Elle aime le bleu, toutes les nuances de bleu, et quand elle m’a propose de venir passer quelques jours avec moi, j’ai ete bien aise que du cote de mon espace de travail la piece interieure et la salle de bains soient toutes les deux decorees en camaieu  de bleu: Danaya allait s’y plaire!… Sachant ainsi ou la loger (ce qui etait la seule difficulte, donc ma seule hesitation), j’ai pu accepter avec enthousiasme sa proposition.

Arrivee comme convenu le 23 Decembre au matin, elle va s’en repartir tard dans la nuit ce soir, 3 Janvier, comme prevu encore, prenant le bus au long cours qui va la ramener vers ces autres lieux de l’Inde ou elle sejourne a nouveau en ce moment, ce qui fait le bonheur des personnes qui y sont aussi et qui la connaissent pour le tres precieux petit bout de femme qu’elle est, capable  sans y paraitre d’accomplir des metamorphoses interieures au sein des personnalites les plus en detresse… si elles veulent bien demander son aide pendant  le peu de temps qu’exige le genre de soins que Danaya connait bien et sait employer a bon escient: ce qu’on appelle la “PNL”, mais que dans le cas de Danaya j’appellerais plutot la “PNL Plus”!…

Et c’est ce dont j’ai beneficie moi aussi avec gratitude vers la fin de ce court sejour chez moi qui se termine.

Des la premiere annee (Decembre 2007) ou elle avait atterri dans mon ancien chez moi a Repos, et plus exactement dans la petite chambre d’amis (par bonheur precisement bleue…!) que j’y avais, je m’etais interessee a cette methode de la PNL qui avait ete le travail de Danaya pendant toute la seconde partie de sa carriere professionnelle. Elle avait ensuite decide de profiter d’une retraite bien gagnee, et n’ayant plus  de responsabilites familiales pour la retenir, elle avait parcouru le monde en tous sens (Perou, Bolivie, Mexique, USA…), et apres 2009 au Nepal, de preference a pied et en escaladant tous les sommets montagneux, fussent-ils carrement himalayens, que le cote aventureux et tenace de sa nature lui suggerait de conquerir.

S’etant liee d’amitie avec le jeune Guide de Trek nepalais qui l’avait plusieurs fois accompagnee, parfois dans des conditions si perilleuses qu’elle avait bien failli y perdre la vie, Danaya avait tente de s’etablir pres de lui et de sa famille dans leur village d’un coin recule du Nepal, mais bien que gardant toujours son lien avec eux et leur continuant son indispensable aide financiere, particulierement pour l’education de leur jeune fils, elle s’est rendu compte qu’il lui fallait tout de meme plus de contacts avec des personnes non seulement plus cultivees, mais de sa propre culture et parlant son propre langage. Retourner de maniere permanente en France n’etait cependant pas non plus la bonne solution, car elle sentait le besoin d’une existence plus vaste et plus variee.

Et puis il y avait aussi le besoin spirituel, plus profond encore, qui lui avait fait re-parcourir en cette vie des lieux qu’elle savait avoir connus en d’autres existences; et maintenant ce besoin spirituel  qui depuis 1992 avait dirige ses pas aussi vers des Ashrams ici ou la en Inde (Sai Baba a Puttaparthy, l’atmosphere laissee par Ramana Maharshi a Thiruvannamalai) grandissait peu a peu… A Pondichery et Auroville c’etait bien sur la  perspective spirituelle differente, la vision et l’action evolutives de Sri Aurobindo et la Mere qui l’intriguaient; en atterrissant d’emblee chez moi elle etait de toute evidence bien tombee! Mais il y avait aussi toute la nouveaute pour elle de l’aventure spirituelle collective qu’etait Auroville, dont elle commencait a faire l’experience a mon contact et par sa vie quotidienne pendant un mois a Repos, un des lieux ou se passait la vie aurovilienne dans toute son etonnante diversite.

A ce premier passage chez moi, l’impression generale que ses explications m’avaient laissee de la PNL avait ete que cette approche etait encore trop mentale, c’est a dire trop rigide et systematique pour moi, qu’il valait mieux que je garde mes distances. L’annee suivante, c’etait avec son jeune ami le guide nepalais qu’elle etait revenue, pour le mettre en contact lui aussi avec Auroville; mais la presence constante de cette autre personne et la necessite de s’occuper de lui souvent pour l’aider a explorer Auroville, ne nous avaient plus guere laisse de temps a nous deux pour des conversations plus profondes.

Cette fois-ci, venant seule et avec la claire intention de reprendre ce contact plus profond avec moi, c’est ce sur quoi nous nous sommes concentrees toutes les deux… mais cela a pris bien entendu des formes tres variees:

Comme il se trouve que chaque fois c’est pour la periode des fetes de fin d’annee que Danaya a pu venir, ca a ete tout d’abord les memes rites plaisants qui nous ont occupees ensemble: remettre en place et en etat le petit arbre de Noel demontable achete autrefois a Pondy, le decorer. ainsi que la piece autour de lui (la salle de sejour dans mon espace travail), et aussi dans une moindre mesure toutes les autres pieces dont je dispose, avec toutes les boules de couleur et guirlandes, lumineuses et non lumineuses, et autres etoiles de toutes tailles qui etaient toujours utilisables; plus une viree a Pondy pour acheter un peu de materiel additionel neuf qui completerait l’ensemble… et puis quelques victuailles un peu speciales aussi pour les deux modestes diners “style reveillon” qui s’imposeraient aux deux dates de celebrations annuelles culturellement et emotionnellement requises!

Nos celebrations ont inclus bien sur de regarder ensemble les films, specialement beaux eux aussi, que chacune voulait faire decouvrir a l’autre:  deja devenue grace a moi une fervente du “Seigneur des Anneaux” (la Trilogie de Peter Jackson couronnee de nombreux Oscars) et meme de toute la Saga “Twilight”, Danaya cette fois-ci a apprecie avec moi la rejouissante Version Longue du “Hobbit” (la premiere partie de la nouvelle Trilogie en cours de realisation par Peter Jackson) pour la soiree de Noel; et pour la veillee du Jour de l’An , comme  le film qu’elle souhaitait me montrer, “Fauteuils d’Orchestre”, a presente des problemes techniques, nous avons ressorti un film qu’elle cherit maintenant autant que moi: “Les Chariots de Feu”, avec son irresistible musique par Vangelis, et ses admirables acteurs pour cette admirable et si emouvante histoire vraie.

Entre les deux “soirees speciales”, je lui ai montre le film tire de l’oeuvre suivante de cette meme  Stephenie Meyer qui a cree la serie “Twilight”: “The Host” (en Francais, “Les Ames Vagabondes”), qu’elle a deja regarde une deuxieme fois ensuite, et copie; et elle m’a fait decouvrir “The Kingdom of Heaven”, que je ne connaissais pas du tout, mais qui s’est revele en effet une fort belle histoire – basee de surcroit sur des faits historiques bien que de maniere tres libre. (voir sur Wikipedia en.wikipedia.org/wiki/Kingdom_of_Heaven_(film))‎ .

En particulier avant et apres nos repas quotidiens ensemble, nous avons souvent eu l’occasion de parler a loisir de ce qui nous tenait chacune a coeur, et de nous poser mutuellement les questions plus precises qui nous permettaient d’ameliorer chacune notre comprehension de l’approche spirituelle de l’autre. J’ai vu que la maniere dont elle avait recemment recommence a pratiquer la PNL, en reponse a la demande des personnes qu’elle rencontrait aussi bien en France qu’en Inde, deja devenue depuis 1999 et son sejour en Guadeloupe beaucoup plus souple, plus inventive, plus creatrice, le devenait de plus en plus car elle y melait beaucoup de ses propres intuitions pendant qu’elle s’occupait de ces personnes. J’en suis arrivee a sentir que maintenant je pouvais lui faire confiance et lui demander son aide pour certains problemes psychologiques de fond, deja bien affaiblis et amoindris par mes methodes spirituelles inspirees des recommendations donnees par Sri Aurobindo et Mere, mais pas encore deracines de mon etre aussi completement que je le souhaiterais. L’efficacite de detail et la rapidite d’action apportees par les techniques de la PNL , me suis-je dit, pourraient peut-etre me permettre de pousser plus loin le deracinement de ces tendances negatives si profondement ancrees, venant en fait d’existences a d’autres epoques.

A la suite du travail interieur ainsi effectivement accompli, je peux inclure ici le “bilan-temoignage” que j’ai ecrit pour Danaya (sous son nom plus connu de Dany) ainsi que cela se fait normalement a la fin d’un stage de PNL:

BILAN-TEMOIGNAGE DE BHAGA.

L’objectif etait d’affaiblir ou meme effacer completement les empreintes emotionnelles anciennes donnant lieu a certains comportements compulsifs et donc indesirables.

Le deroulement du travail interieur s’est fait a la maniere recommandee par mon accompagnatrice, Dany, sauf qu’a un moment, bloquee et ne sachant comment aller plus loin, j’ai fait signe a Dany (elle avait bien sur remarque qu’il y avait un probleme) de ne pas intervenir pour m’aider, et j’ai remis interieurement la difficulte a Ce Qui Sait En Moi (le Superconscient, pourrait-on dire) et  apres un moment d’attente l’intuition demandee  est venue, qui m’a permis de decoincer la situation.

L’objectif recherche a ainsi ete atteint en suivant ce nouveau fil directeur tout a fait adapte a la situation interieure qu’il s’agissait de revivre en la recreant sur la base d’un comportement plus vrai, respectant mon integrite interieure veritable.

La nouvelle histoire personnelle ainsi recreee du dedans avec ce comportement plus authentique et mieux adapte a ete ensuite visiblement et audiblement integree a l’etre present sous une forme symbolique tout a fait significative, ejectant par la meme occasion l’ancien comportement compulsif qu’elle remplacait, ainsi que l’histoire ancienne qui en avait decoule, faussant le developpement vrai de l’etre sur ce point.

Je suis pleine de gratitude pour mon accompagnatrice Dany d’avoir su au moment voulu me laisser modifier les directives qu’elle m’avait au prealable donnees, et trouver par moi-meme la solution qui conviendrait le mieux a la situation rencontree. La suite du deroulement a pu aussi se passer de la meilleure maniere possible grace a son ecoute et support silencieux constants, jusqu’a la conclusion tout a fait satisfaisante du travail entrepris.

Cette technique appelee “Changement d’histoire”, vecue grace a Dany dans les conditions de liberte interieure appropriees, m’a donc permis (autant que je puisse en juger apres ces quelques jours depuis l’experience) d’atteindre tres efficacement mon objectif de depart.

De son cote Danaya semble avoir cette fois-ci beaucoup mieux compris grace a moi l’essentiel de ce qu’ont apporte Sri Aurobindo et Mere pour l’Evolution Terrestre, individuelle et collective. Cette nuit elle emportera en partant deux petits livres de Sri Aurobindo que je lui ai donnes, tout minces, mais debordant d’une richesse de contenu qui la sidere et la seduit.

Ces douze jours passes ensemble auront donc ete des occasions de progres interieur pour chacune, grace a l’autre. Quand nous nous quitterons a dix heures du soir, ce sera avec la ferme intention de se retrouver encore, probablement au cours de cette meme annee 2014 qui commence… Detail important: nous rions aussi beaucoup, et tres joyeusement, quand nous sommes ensemble!

Au revoir donc, chere Danaya! A la prochaine fois…

Douces et Humbles Illuminations dans ma Chambre

Fragment of the ceiling, the chandeliers and t...

Fragment of the ceiling, the chandeliers and the baldachin of the bed, in the “Chambre de la Reine” in Versailles castle. (Photo credit: Wikipedia)

Une des raisons majeures pour lesquelles je me sens bien a Djaima dans ma nouvelle chambre, c’est que deux de mes objets favoris deja a Repos dans mon ancienne chambre, mis en place ici intuitivement, sans avoir eu le temps d’observer la lumiere tout au long de la journee, fonctionnent enfin a merveille:

L’un, un coeur en verre taille a facettes pendait comme il se devait depuis deux ans au bout de son fil transparent devant ma fenetre, a l’arriere de ma terrasse, mais il etait rare que le soleil arrive a l’illuminer et a le faire lancer des reflets diamantes dans toute la chambre. J’avais fini par presque oublier sa presence. De meme,  la cascade d’etoiles en materiau en fait phosphorescent se balancant au-dessus de mon lit attendait en vain depuis toujours que quelque lumiere vienne la “charger” et faire briller ses etoiles la nuit, je ne m’etais jamais meme rendue compte que ces etoiles etaient phosphorescentes et supposees briller  dans l’obscurite, c’etait juste les jolies couleurs pastel des etoiles qui m’avaient plu. et je les regardais parfois le soir avant d’eteindre,  plutot distraitement, sans me douter de rien.

Ces deux pauvres objets, le premier un cadeau si gentil de la part d’une Guest, et l’autre, achete avec enthousiasme par moi-meme dans un magasin de Pondy il y a plusieurs annees, etaient visiblement moroses et tristes de leur inutilite dans ma vie.

Ici, je ne sais comment, tout a change:

Un midi, reenant de la Cafeteria d’Aurelec comme souvent, au lieu de retourner comme d’habitude directement dans mon espace de travail, je suis allee d’abord “chez moi”, juste a cote. Passant sans m’arreter dans la salle a manger a l’exterieur, j’ai ouvert la porte de la chambre… et suis restee, emerveillee, debout sur le seuil: sous le soleil radieux arrivant du dehors par la grande fenetre, d’innombrables eclats de diamant tournoyaient lentement partout dans la piece, illuminant  en silence murs, sol et plafond de leurs arcs-en-ciel etincelants de beaute.

C’etait un spectacle veritablement feerique, qui m’a coupe le souffle et figee sur place pendant un bon moment. Quand je me suis a nouveau rappele de respirer, ce fut dans l’allegresse de cette decouverte inattendue: le Coeur en “Cristal” fonctionnait enfin!!! Mon propre coeur lui aussi en lancait des eclairs de gratitude pour la Grace Divine qui m’avait fait placer cet objet juste a la bonne place ici.

Il me semble que c’est le lendemain soir que l’autre petit miracle s’est manifeste aussi:

Mon matelas, place sur la plateforme surelevee en maconnerie prevue pour cela, est encadre aux deux bouts par mes deux traversins, un au pied, l’autre a la tete du lit. Ce matin-la, ayant mis de jolis rideaux du cote fenetre au pied du lit (au Sud), de part et d’autre du traversin de ce cote-la, et ayant suspendu ma cascade d’etoiles pastel en haut, au milieu de l’espace entre les rideaux, ouverts style “baldaquin”, il ne me restait plus qu’a me trouver une lampe de chevet, ce que je fis sans trop de peine, juchant une lampe legere sur un bout du traversin; pour mieux y voir quand je lirais au lit le soir meme, je relevai un peu la lampe, flexible. vers le haut. A propos du style “baldaquin”, tout a fait demode de nos jours, mais pas pour moi: j’aime enormement Versailles, et en particulier la Chambre de la Reine, ou j’irais sans probleme dormir si c’etait possible – des gouts de luxe, he oui, reminiscences d’autres temps, bien que maintenant je n’aie pas besoin de luxe veritable, je suis tres satisfaite de mes modestes  demeures dans cette vie-ci… et dans beaucoup d’autres entre-temps!

Cette nuit-la donc, ayant etrenne avec joie tout ce nouvel arrangement qui me plaisait bien, et ayant eu le grand plaisir de lire au lit dans un confort parfait, adossee au traversin surmonte d’un coussin, j’eteignis enfin la lumiere de la lampe de chevet, et m’installai dans le sens oppose, cote tete du lit (au Nord, expres), m’appretant a dormir.

Quelle ne fut pas ma surprise, ma tete une fois sur l’oreiller, de constater que quelque chose brillait encore au-dessus du pied du lit, qui n’etait pas la lampe de chevet, bel et bien eteinte; regardant mieux dans le noir, je vis que c’etait mes cheres etoiles qui brillaient doucement, paisiblement, en  jolie cascade partant du cercle ou elles etaient attachees!… je crois bien que j’ai un petit peu pleure de joie ce soir-la, devant ce second spectacle si inattendu – il ne s’etait jamais produit auparavant – et si bienfaisant pour mon etre interieur.

La, c’etait la place de la lampe de chevet, toute proche, et le fait qu’elle etait dirigee un peu vers le haut, qui  avait fait toute la difference, permettant aux etoiles de se “charger” efficacement et de reveler pour la toute premiere fois qu’elles etaient phosphorescentes! Elles le font bien sur maintenant toutes les nuits, car chaque soir je prends bien soin de laisser la lampe de chevet allumee avant meme que je vienne me coucher, comme ca, meme si je suis fatiguee et ne lis pas, j’ai droit tout de meme a ma cascade lumineuse qui amene chaque fois un bienheureux sourire sur mon visage…

Je sais bien que toutes ces etoiles ou lunes phosporescentes a suspendre ou a coller au plafond pour qu’elles y brillent la nuit, c’est pour les enfants tout ca, les adultes serieux n’ont plus que faire de ce genre de choses, pour eux c’est depasse, ou bien, mieux encore, ils n’en ont jamais eu le gout; mais pour moi c’est comme la mignonne petite lapine en peluche qui dort au pied de la photo de Mere a cote de moi: c’est quelque chose de mon ame qui s’exprime comme cela, symboliquement, et il est important que je la laisse s’exprimer comme cela, tant qu’elle s’exprime aussi autrement et de maniere moins enfantine (d’autres diraient”infantile”…!) et plus adulte le reste du temps. Pour Sri Aurobindo et Mere, loin d’etre des enfantillages a deconseiller, des objets symboliques apparemment risibles, mais servant de support materiel pour renforcer l’atmosphere interieure souhaitable de confiance enfantine dans le Divin, etaient parfaitement acceptables, voire benefiques pour l’individu qui sentait le besoin de le vivre ainsi. Un “besoin” dont il fallait bien sur pouvoir se passer le cas echeant, mais qui avait sa place dans la vie spirituelle…

Un petit clin d’oeil supplementaire de l’Enfant Divin Eternel ce soir-la: une luciole. mais oui, une vraie luciole, s’est mise a clignoter au coin droit de la fenetre, tout contre le rideau attache la! Je l’ai revue souvent depuis, luisant doucement, comme en echo a la lueur multiple des etoiles pastel… Ravissant!

Et pourquoi pensez-vous que je vous parle de tout cela precisement aujourd’hui?…

Parce que, hier soir, j’ai eu droit en prime a un vrai feu d’artifice miniature, la luciole – ou une de ses soeurs – volant joyeusement dans la chambre meme, telle une minuscule etoile tout a fait etincelante, egayant l’obscurite de son clignotement, ici ou la a chaque instant selon une fantaisie toujours impossible a prevoir – s’approchant carrement de moi, de mon visage, se posant  meme un bref instant sur ma main offerte, dansant sa farandole de lumiere pendant de longues minutes devant mes yeux incredules et eblouis, avant finalement d’aller se poser et, apres quelques clignotements de plus, de s’eteindre tranquillement. Alors moi aussi je me suis endormie… le coeur encore une fois plein d’une gratitude qui le faisait fondre de bonheur.

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