Traduction française de ‘Time within No-Time… and another Lifetime’

(Après encore un épisode de “Pas de connexion internet”, je reprends ma publication interrompue…)

“LE TEMPS DANS LE NON-TEMPS… ET UNE AUTRE VIE”

Quelque chose qui a vraiment mis mon mental à rude épreuve lorsque je l’ai lu pour la première fois dans Sri Aurobindo, au point de me faire peur, comme quelque chose qui était vraiment trop, impossible même à concevoir, est le fait qu’en vérité il n’y a pas de temps, il n’existe pas de la manière dont nous le vivons d’habitude – linéairement.
Eh oui, en vérité il n’y a pas de ‘temps qui passe’, et ce que nous appelons Passé et Futur coexistent très bien avec ce que nous appelons Présent, le tout à l’intérieur de ce que Seth à travers Jane Roberts appelle “le Temps Spacieux”, un terme que j’aime utiliser moi-même parce que je le trouve évocateur et j’espère qu’il aidera aussi les autres à se faire une idée, ou, mieux encore, à avoir une première vague perception de ce qui existe véritablement, qui n’est pas le Temps tel que nous le connaissons.

Ceux d’entre vous, visiteurs, qui avez déjà lu plusieurs de mes expériences intérieures relatées dans ce blog, avez peut-être remarqué que chaque fois à un moment ou à un autre je signale que le temps n’existait plus pendant l’expérience, seulement le Non-Temps.
C’est quelque chose que vous trouverez mentionné aussi par n’importe qui d’autre qui a eu également l’expérience de la Réalité Intérieure; eux aussi auront connu le Non-Temps.
Mais le connaître par expérience est une chose, le comprendre en est une autre; pendant longtemps ce fait reste incompréhensible pour notre mental. Pendant des années j’ai soigneusement évité de penser à nouveau aux concepts inimaginables évoqués par Sri Aurobindo. Je ne pouvais qu’offrir humblement au Divin cette douloureuse incapacité, et demander l’aide de Sri Aurobindo pour un jour comprendre comment réellement il existait un Non-Temps, et comment, pire encore, dans ce Non-Temps tout en fait existait simultanément…!

Désolée pour ceux d’entre vous qui peut-être vous trouvez exposés à de tels concepts pour la première fois ici, et qui peut-être sentez votre mental attraper une crampe ou s’évanouir en lisant tout ceci!!! Sachant par expérience la sensation terrible qu’on ressent, je ne vais pas laisser votre mental en état de choc plus longtemps, car ma volonté est au contraire de partager immédiatement avec vous les images qui, lentement, lentement, au cours de ces dernières années, sont apparues dans mon mental, lui donnant une représentation visuelle de ces faits incompréhensibles, lesquels alors ont commencé en effet à prendre un sens concret.

Pour mes autres vies, par exemple: au début, comme tous ceux qui vivent le Temps de facon linéaire, je les imaginais à la suite, en une succession chronologique, et du coup les concepts habituels de Karma etc semblaient s’appliquer très bien dans ce contexte tel que je le visualisais.
Mais ensuite, me rappelant cette histoire de simultanéité, j’avais su que ma facon linéaire de visualiser ces vies comme des perles sur un fil n’était toujours pas la manière correcte, et j’ai ouvert mon mental autant que j’ai pu aux autres représentations plus vraies qui peut-être étaient là dans l’atmosphère, essayant avec compassion de pénétrer dans mon mental!….

Des récits de souvenirs spontanés d’autres vies par différentes personnes m’ont beaucoup aidée, car plusieurs de ces personnes avaient réussi à rester très conscientes pendant la période entre deux vies et l’avait décrite tout à fait précisément; ayant étudié également de nombreux récits d’Expériences aux Portes de la Mort, j’ai immédiatement remarqué les éléments évidents et nombreux que ces deux phénomènes trop souvent placés rigidement dans des catégories différentes avaient de toute évidence en commun, les différences dans les descriptions dépendant seulement de quels détails spécifiques chaque personne avait remarqués, parmi tous ceux présents en fait dans l’expérience complète.

De la même façon, ce qui était classifié comme OBE (Out of Body Experience) pouvait souvent présenter les caracteéristiques de phénomènes étiquetes différemment d’après les points de vue trop étroits adoptés habituellement par les chercheurs, chacun enfermé dans ce qui était vu comme une discipline spécifique étudiant un type spécifique de phénomène, alors que la plupart de ces phénomènes sont plus ou moins la même chose, et on s’en rendrait compte si seulement les chercheurs retiraient leurs oeilleres et allaient voir un peu dans les autres disciplines aussi.

La conclusion principale, importante, à laquelle on peut aisément arriver (surtout si on a lu les écrits de Sri Aurobindo et Mère!…), sera peut-être utile à nous tous:

– Notre conscience n’a pas vraiment besoin d’être aux portes de la mort pour changer de niveau de réalité et accéder à d’autres dimensions de la Réalité Totale dont nous et tout le reste faisons partie.

C’est ce qui se passe par exemple pendant le sommeil lorsque nous rêvons, et il y a des rêves qui nous emmènent droit dans d’autres vies; ces rêves auront un caractère spécial et resteront en mémoire plus longtemps et plus clairement que les rêves habituels. Ou bien nous pouvons changer de dimension pendant que nous méditons; ou à n’importe quel autre moment où pour une raison ou une autre notre mental n’est pas très actif.
Le seul facteur vraiment déterminant semble être en effet cela:
Plus notre mental sera en repos, ou vacant (ce qui veut dire le moins centré sur cette réalité habituelle), plus quelque perception d’une autre dimension aura une chance d’entrer, nous donnant soudain un apercu de cette autre dimension, et c’est ce que nous vivrons alors comme la réalité de ce moment-là.
Quelle autre dimension précise s’introduit dans notre réalité, ou quelle autre dimension est le nouveau territoire que notre conscience soudain pénètre,  cela pourra être différent chaque fois, mais avec une expérience suffisamment longue et diverse chaque personne peut commencer à identifier et plus tard reconnaître certaines des dimensions découvertes ainsi.
C’est exactement ce que notre contemporain si original, Robert Monroe, qui ne savait strictement rien des autres dimensions, fit: il utilisa ses OBE d’abord inattendues puis délibérées, et au fil des années par ce travail systématique arriva, seul à part une poignée d’autres ‘explorateurs’ aussi fous que lui, à établir une “carte du territoire” qui a bien rendu service, et continue, aux milliers d’autres êtres humains de partout qui depuis ont participé aux programmes de l’Institut Monroe.
Bob Monroe lui aussi a souligné ce fait important, l’identité de base qui unifie le vaste champ d’expériences apparemment très différentes qui sont présentement étudiées.

Cela dit, je peux retourner à nos nombreuses vies et dire quelle nouvelle image a récemment émergé dans mon mental pour représenter ensemble celles des miennes dont j’ai connaissance:
– tout d’abord, le fil commun sur lequel elles se trouvent toutes doit prendre la forme d’un collier, au lieu d’une ligne avec un commencement et une fin;
– deuxièmement,  ce collier doit être placé autour du cou de Quelqu’un, chaque perle du collier étant une manifestation ou “vie” de cette même Entite Centrale, le “Moi Central”, dans autant d’époques de notre histoire terrestre qu’il y a de perles – encore que parfois nous vivions plus d’une vie dans une certaine époque.
On arrive à une image qui fait beaucoup penser à un soleil central avec ses nombreux rayons partant dans toutes les directions. Plutôt inspirant!!!

Une autre image que je vais maintenant partager avec vous, susceptible de donner une représentation utile de tout cela, est celle que j’ai littéralement vue quand je me suis occupée d’un second problème-mystère que j’avais dans cette vie-ci, pour lequel j’ai suivi la même manière de m’y prendre que pour le premier problème, et ce, avec l’aide de la même amie.

Ce second probleme était une profonde peur des autres gens et en particulier des foules; même dans ce contexte spécial qu’est Auroville, je ressentais cette peur constamment, comme si quelque chose de terrible était perpétuellement prêt à  m’arriver si jamais j’ouvrais la bouche pour parler des vérités plus hautes qui devaient être dites – spécialement du fait que j’étais fondatrice et directrice d’un Centre de Recherche appelé “Laboratoire de l’Evolution”.

Donc me revoilà allongée près de mon amie, pensant que je savais grâce à ma première expérience à quoi m’attendre… mais elle avait à peine commencé à compter à rebours que ma conscience avait déjà quitté mon corps présent, et je me suis retrouvée flottant quelque part très haut dans l’espace, d’où je pouvais voir la Terre en son entier et particulièrement les pays visibles directement depuis ce point-là – qui me paraissait à ce moment-là l’endroit le plus normal du monde où être…! Ma conscience centrale savait ce que mon mental ne savait pas, et elle était déjà en train de regarder d’en haut le pays précis où cette profonde peur avait commencé. Mais tout en planant au-dessus du pays voulu mon esprit fit quelque chose d’autre à quoi je ne m’attendais pas: il étudia ce point précis, comme pour juger de la profondeur pour ainsi dire, de la couche de temps où il fallait aller, et puis il plongea droit dans cette couche-là, la bonne couche de temps dans les profondeurs, en quelque sorte, de ce pays!!! (cette fois-là ce n’était pas la France, c’est pourquoi cet article n’a pas été écrit d’abord en Français…!)

A nouveau je me retrouvai dans un corps différent, cette fois-ci le jeune corps d’un adolescent, portant une tunique courte, blanche, légère, avec une simple cordelière comme ceinture, et des sandales de cuir. A nouveau j’entendis distinctement un nom qui m’était dit, cette fois ce n’était pas le nom du lieu mais le nom de la personne que j’étais en tant que cet enfant: je ne révèlerai pas ce qu’était ce nom, car il s’agit d’un personnage connu historiquement.

Mais je n’étais pas encore cet adulte célèbre, et en tant qu’encore cet enfant je descendais joyeusement, agile comme une chevrette, la pente d’une colline sur un chemin conduisant à la ville en bas.
J’étais très joyeux ce jour-là car j’étais enfin maintenant assez âgé pour me joindre au groupe de ceux qui étudiaient avec l’homme à mes yeux le plus sage et le plus intéressant du monde entier, et j’etais très fier qu’il m’ait accepté comme nouvel élève. Il vivait dans la ville et c’était là que j’allais, plein de grands espoirs pour mon avenir.
Puis la scène que je vivais changea: j’étais maintenant un jeune homme, écoutant avec ravissement mon Maître parmi d’autres jeunes de la ville… en dépit de mon caractère trop vaniteux, trop rebelle, combien je l’adorais!…
Puis la scène changea encore, et devint une scène terrible: mon Maître, mon cher Maître, allait mourir!!! Ces stupides gens de la ville, ces imbéciles, ces criminels, ils l’avaient condamné à mort, et il n’y avait rien que je puisse y faire!…  C’était lui le plus sage d’eux tous, et ils ne s’en rendaient même pas compte!!! Ils disaient qu’il corrompait la jeunesse, alors qu’au contraire nous avions tant appris avec lui! O dieux, comment se fait-il que vous permettiez à un meurtre aussi affreux de se produire?!? N’y a-t-il donc pas plus de justice dans les cieux que parmi les hommes??? S’il en est ainsi, jamais, jamais je ne révèlerai ce que je suis comme cet homme l’a fait, jamais je ne dirai ouvertement les vérités plus hautes, si telle est la récompense à prévoir!…
Et sur ce voeu terrible prononcé dans le désespoir de voir détruit ce que j’avais de plus précieux et de plus révéré, s’acheva cette troisième et dernière scène, et je fus à nouveau ma conscience centrale dans mon corps présent, le visage baigné de larmes, pleine de compassion pour cet être humain si radicalement désillusionné, maintenant cruellement conscient de ce que les foules ignorantes peuvent faire aux êtres plus sages qui essayent de les aider.

Comme si ce que je venais de vivre n’avait pas été la seule fois que j’avais appris à la dure cette terrible leçon, j’eus une brève vision de moi-même dans une autre existence, mourant sur un bûcher; et je sentais tant d’autres souvenirs au fond de moi qu’il valait mieux ne pas déranger, quand une existence s’était horriblement achevée parce que j’avais dit les vérités du futur en présence de gens qui ne voulaient pas les entendre…

Pas vraiment étonnant qu’après tout cela, j’aie si peur des foules!!!
Et pourtant il y avait pour moi aussi quelque chose d’extrêmement important à apprendre: comment, en dépit de tout cela, ne pas craindre, ne pas mépriser, ne pas haïr.
Nous sommes tous le Divin inconscient en train de redevenir de plus en plus conscient, nous avons tous été à un moment ou à un autre aussi inconscients que ceux que maintenant nous jugeons, alors cela n’a aucun sens ni aucune utilité de mépriser ou haïr qui que ce soit. Les empêcher de nuire, oui; et bien sûr nous-mêmes nous devons dépasser la peur que nous pouvons encore avoir d’eux, en apprenant à faire confiance et appel à la Protection Divine, tout en ne gardant que Paix, Pouvoir et Amour parfaits en nous-mêmes.
Pas si facile à faire… et pourtant c’est ce qui doit être fait par un aussi grand nombre que possible d’entre nous à ce point de l’évolution terrestre où tous ces problemes venant d’autres vies peuvent et doivent être dissous, comme les vieux drames qu’ils sont, et être remplacés par les histoires plus joyeuses et lumineuses que nous allons maintenant représenter ensemble sur cette grande scène de théâtre terrestre remise à neuf… Une dernière Victoire à remporter, et cette si jolie planète Terre ne sera plus un Champ de Bataille, mais un Terrain de Jeu pour tous ceux qui ont envie de jouer au Nouveau Jeu, au Jeu Nouveau!

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