Passage manquant dans “Mai 68: Paris…”

Pour quelque bizarre et mystérieuse raison (peut-être parce que j’ai introduit des extraits de certains websites?…), un passage entier de mon article sur Mai 68 à Paris a purement et simplement disparu dans le texte publié et ne s’y affiche pas malgré mes tentatives répétées, quoique ce passage soit là intact sur le brouillon avant publication..!

Je l’ajoute donc séparément ci-dessous:

————–

En ce début d’années 60, je devenais moi-même une jeune adulte dans cette société française où j’avais atterri adolescente. Ainsi que le relate Wikipedia, c’est Nougaro qui avait introduit de nouveaux rythmes dans la chanson française et composé de nombreuses chansons qui séduisaient le public, moi y compris : Les mains d’une femme dans la farine, Les petits bruns et les grands blonds, Le cinéma, Chanson pour Marilyn

Il poursuivait sa collaboration avec Michel Legrand (Le Cinéma et Les Don Juan) et écrivait également avec le compositeur Jacques Datin (Cécile Ma Fille et Une Petite Fille). Sa chanson Je Suis Sous, pleine de jeux de mots faisant référence à l’alcool de facon comique mais néanmoins détestable à souhait, me faisait bien rire…

Ayant passé victorieusement mon CAPES théorique en 1967, j’ai réussi, contre toute attente, sur un coup d’audace, à me faire envoyer au soleil de Nice pour l’année suivante, où je serais officiellement “élève-professeur” et passerais mon CAPES pratique en fin d’année scolaire.
C’est donc à Nice que j’étais lorsqu’ont éclaté à Paris les jours de folie jolie – l’expression me vient juste maintenant – qui allait transformer la vie de la France entière, de façon hélas éphémère.
Ayant été étudiante pendant les années précédentes dans cette même Sorbonne vénérable où était né ce vent de renouveau merveilleux, je suivais de loin mais avec enthousiasme ce qui se passait à Paris; et Nice n’était pas en reste: la grève générale s’étendait aussi jusque dans ce Midi méditerrannéen d’habitude plus calme, et c’est dans une allégresse bon enfant que les étudiants de Nice s’emparèrent eux aussi de leur université!…
Un inconvénient à tout cela, tout de même: avec la grève entre autres des transports, comment les élèves pourraient-elles venir à la classe que je devais donner devant l’inspecteur voulu pour passer mon CAPES pratique et être enfin sacrée Professeur de Lettres Classiques??? Qu’à cela ne tienne: j’ai expliqué tout bonnement aux élèves qu’il était très important pour moi qu’elles viennent ce jour-là, sinon, sans élèves, je ne pourrais pas passer mon CAPES!…
Au jour dit, quelle joie: tout le monde était là, au grand complet, tout le monde s’était débrouillé pour venir!…
J’ai été très touchée, et ce CAPES passé dans ces circonstances si spéciales reste pour moi un souvenir qui fait encore monter un sourire de tendresse pour ces élèves qui m’ont ainsi délibérément aidée.

Nougaro lui aussi s’est senti soulevé par cette vague de fraternité vraie qui avait envahi les coeurs. Ainsi que le relate encore Wikipedia, “Bien qu’il soit farouchement opposé à la politique, les évènements de Mai 68 lui inspirent un torrentiel Paris Mai, plaidoyer pour la vie, qui sera interdit d’antenne. Il enregistre la même année son premier album live à l’Olympia : Une soirée avec Claude Nougaro.”

Et je dois rajouter encore quelque chose qui devrait être inclus dans le passage ci-dessus, mais à nouveau n’y est pas à la publication:

Ayant passé victorieusement mon CAPES théorique en 1967, j’ai réussi, contre toute attente, sur un coup d’audace, à me faire envoyer au soleil de Nice pour l’année suivante, où je serais officiellement “élève-professeur” et passerais mon CAPES pratique en fin d’année scolaire.
C’est donc à Nice que j’étais lorsqu’ont éclaté à Paris les jours de folie jolie – l’expression me vient juste maintenant – qui allait transformer la vie de la France entière, de façon hélas éphémère.
Ayant été étudiante pendant les années précédentes dans cette même Sorbonne vénérable où était né ce vent de renouveau merveilleux, je suivais de loin mais avec enthousiasme ce qui se passait à Paris; et Nice n’était pas en reste: la grève générale s’étendait aussi jusque dans ce Midi méditerrannéen d’habitude plus calme, et c’est dans une allégresse bon enfant que les étudiants de Nice s’emparèrent eux aussi de leur université!…
Un inconvénient à tout cela, tout de même: avec la grève entre autres des transports, comment les élèves pourraient-elles venir à la classe que je devais donner devant l’inspecteur voulu pour passer mon CAPES pratique et être enfin sacrée Professeur de Lettres Classiques??? Qu’à cela ne tienne: j’ai expliqué tout bonnement aux élèves qu’il était très important pour moi qu’elles viennent ce jour-là, sinon, sans élèves, je ne pourrais pas passer mon CAPES!…
Au jour dit, quelle joie: tout le monde était là, au grand complet, tout le monde s’était débrouillé pour venir!…
J’ai été très touchée, et ce CAPES passé dans ces circonstances si spéciales reste pour moi un souvenir qui fait encore monter un sourire de tendresse pour ces élèves qui m’ont ainsi délibérément aidée.Ayant passé victorieusement mon CAPES théorique en 1967, j’ai réussi, contre toute attente, sur un coup d’audace, à me faire envoyer au soleil de Nice pour l’année suivante, où je serais officiellement “élève-professeur” et passerais mon CAPES pratique en fin d’année scolaire.
C’est donc à Nice que j’étais lorsqu’ont éclaté à Paris les jours de folie jolie – l’expression me vient juste maintenant – qui allait transformer la vie de la France entière, de façon hélas éphémère.
Ayant été étudiante pendant les années précédentes dans cette même Sorbonne vénérable où était né ce vent de renouveau merveilleux, je suivais de loin mais avec enthousiasme ce qui se passait à Paris; et Nice n’était pas en reste: la grève générale s’étendait aussi jusque dans ce Midi méditerrannéen d’habitude plus calme, et c’est dans une allégresse bon enfant que les étudiants de Nice s’emparèrent eux aussi de leur université!…
Un inconvénient à tout cela, tout de même: avec la grève entre autres des transports, comment les élèves pourraient-elles venir à la classe que je devais donner devant l’inspecteur voulu pour passer mon CAPES pratique et être enfin sacrée Professeur de Lettres Classiques??? Qu’à cela ne tienne: j’ai expliqué tout bonnement aux élèves qu’il était très important pour moi qu’elles viennent ce jour-là, sinon, sans élèves, je ne pourrais pas passer mon CAPES!…
Au jour dit, quelle joie: tout le monde était là, au grand complet, tout le monde s’était débrouillé pour venir!…
J’ai été très touchée, et ce CAPES passé dans ces circonstances si spéciales reste pour moi un souvenir qui fait encore monter un sourire de tendresse pour ces élèves qui m’ont ainsi délibérément aidée.

5 Comments (+add yours?)

  1. Nina
    May 07, 2012 @ 12:52:24

    I used google translate to read your post and I am sure it was not as elegant in English

    but reading about your fond school memories

    made me think about how much joy I had in my own school days

    thank you for evoking such happiness and memories

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    • Bhaga
      May 07, 2012 @ 13:04:59

      Thank you, dear Nina, for this nice comment! After all the struggle it took me to insist again and again and finally get everything published, even those inexplicably missing bits (the last one is now there even twice!…), I am glad that at least for one person those reestablished missing bits are indeed appreciated!!!🙂 It was worth the trouble putting them in again, then…

      Like

      Reply

  2. Nina
    May 07, 2012 @ 13:13:20

    You are kindly welcome Bhaga

    I have really enjoyed the past year..year and a half? my sense of time remains muddled, no matter.

    I have really appreciated your inspirational words, as you know from your visits to my blog that I have struggled with many concerns

    words are not adequate to express how much your mentorship has meant to me

    so using google translate is such a small effort to continue to benefit from your wisdom that you so kindly share and offer to seekers like myself

    thank you Bhaga, just for being you

    Good karma to you and yours, I think that might be more meaning for you

    and from myself, from a secret part of myself that I have not shared or expressed on my own blog: Blessed Be

    your accidental student
    but definitely your net-friend

    Nina

    Like

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