2002: Deux Expériences (le “dorje”et Chartres) reliées à Celle de “Gaia” Maintenant

C’est quand même bien utile, cette habitude que j’ai prise depuis très longtemps, d’écrire,  ne fût-ce que sous forme de brèves notes, ce que je vis intérieurement, genre rêve ou expérience ou autre fait important! C’est grâce à cette habitude que je viens de retrouver dans le carnet de 2002, où je me rappelais fort bien l’avoir notée, l’expérience super-puissante à Chartres… et puis en cherchant celle-là, quelques pages avant je suis tombée sur la description première de l’expérience qui lui est maintenant reliée, celle de moi-même en tant que vajra/dorje tibétain étincelant de lumière…!
C’était le jeudi 9 mai 2002, en fin de journée, j’ai noté:
“Séance de massage sacro-cranial chez I., avec sa géode améthyste d’abord aux pieds puis à la tête.
A la fin, image soudaine:
Au niveau du nombril, une sorte de joyau lumineux blanc lançant des sortes d’éclairs très blancs dans tous les sens, et le reste du corps, ou du moins sa forme extérieure ou énergétique, apparaissait tel un dorje tibétain.”
C’était donc il y a déjà dix ans!!! Je n’avais à l’époque aucune attirance spéciale pour le Tibet et ses objets rituels de culte, habituellement en cuivre ou autre matériau opaque, à l’aspect aussi obscur et peu bienveillant que la plupart des divinités qu’ils servaient à adorer; mais là, ce dorje totalement transparent et lumineux, c’était autre chose!…
C’est pendant l’été de la même année que j’ai pu enfin aller à Chartres. Voici ce que j’ai écrit plus tard à ce sujet, dans le même carnet:
“Il est temps maintenant de noter ce qui s’est passé le 12 Juillet, au cours de ma visite à Chartres grâce à la gentille invitation de ce cher F. dans sa petite Clio qui lui va comme un gant, savourant chaque kilomètre de cette Vallée de Chevreuse que nous avons choisi de traverser, délaissant l’autoroute…
Dans la Cathédrale (vitraux incroyables, même pour mon oeil de néophyte), j’ai tout de suite cherché à me rapprocher du fameux Labyrinthe dont j’espérais bien qu’il serait, comme supposément tous les vendredis, débarrassé des chaises qui les autres jours le recouvrent. Il était en effet découvert, ô joie!
Malgré le flot chaotique des gens et enfants le traversant dans tous les sens ou même y courant, visiblement sans se douter du tout de son sens ni de son potentiel initiatiques, j’ai fini par voir où était l’Entrée, et je m’y suis engagée avec un appel intérieur à Mère et Sri Aurobindo. J’avais déjà repéré la Grande Rosace où Notre-Dame et l’Enfant trônent, au centre… du Symbole de la Mère Divine!… On l’a dans son dos quand on se place à l’Entrée du Labyrinthe.
Très vite, une fois dessus, chacun de mes pas s’est accompagné spontanément, tout bas, du mot “Mère”, et ma concentration intérieure s’est approfondie de plus en plus, oubliant le chaos bruyant des gens autout de moi.
Quand je suis finalement arrivée au Centre, je n’attendais rien de spécial; mais dès que je me suis avancée là (après qu’on en ait retiré la poussette avec enfant qui y était, empêchant d’y accéder!…), immédiatement une Energie extraordinaire à commencé à descendre, m’immobilisant de plus en plus fortement, de la tête aux pieds, au fur et à mesure que le temps passait. Je ne pouvais plus bouger, ni ouvrir les yeux. Un grand sentiment de la Présence de la Mère Divine avait envahi mon coeur intérieur, et la gratitude en sortait à flots intenses.
J’étais absolument sidérée.
L’Energie passait surtout verticalement et par les chakras. Le chakra d’en haut n’était plus qu’un très large entonnoir, élargi à en être pratiquement plat, comme un lotus grand ouvert. Pas une pensée, pas une émotion, rien, seulement la sensation de cette Energie qui entrait, entrait, et se déversait dans mon être. Finalement je l’ai perçue, cette Energie, comme une Lumière Dorée qui formait comme un énorme Pilier occupant tout le Centre du Labyrinthe (y compris les huit pétales et les entre-pétales où je m’étais reculée d’un pas pour pouvoir rester aussi longtemps que nécessaire sans pour autant gêner l’accès des autres au Centre proprement dit).
Et ce Pilier continuait vers le bas – loin de s’arrêter au sol, il s’enfonçait aussi dans la Terre, m’y enracinant par la même occasion!…
Ce Pilier de Lumière Dorée reliait le Ciel et la Terre, et me passait à travers au passage. Fabuleux!..
Mon visage baigné de larmes de joie était en extase calme, souvent levé vers la Rosace de la Mère Divine (qui maintenant me faisait face), et vers ses deux occupants à qui mon être se donnait sans réserve – au moins centralement, car ce n’est que plus tard, quand j’ai pu m’asseoir, (non pas sur le Labyrinthe, bien sûr, mais sur le bord du socle d’un des piliers de pierre qui en sont proches), qu’enfin mon corps a pu avoir sa part de l’expérience. Là, mes cellules aussi ont reçu et éprouvé la charge, dans une certaine mesure.
Je n’étais finalement sortie du Centre du Labyrinthe qu’après un temps qui m’apparaissait comme une eternité intense. Mon immobilité pour ainsi dire pétrifiée par cette Descente, n’a été mûe que par le surprenant movement de rotation en vortex, que lui imprimait de temps en temps la Force. Au bout d’un certaine durée de ce temps pétrifié, il m’a été dit intérieurement que ça suffisait, qu’il fallait maintenant quitter le Centre… ce que je n’ai fait pourtant qu’à regret, un regret infini, poignant, d’avoir à me séparer à nouveau de cette Union indicible et de l’intensité presqu’écrasante de Présence que j’éprouvais.
Le parcours du Labyrinthe en sens inverse m’a été une grande aide pour peu à peu revenir au monde extérieur.
Une fois sortie complètement du Labyrinthe, je n’avais qu’une envie, c’était d’y retourner aussitôt, de retrourner vers ce Centre béni. Ce m’était douleur que de résister à cette envie, et de rester dans la vie extérieure suffisamment pour aller m’asseoir sur une chaise proche et, après un long moment, être capable de retrouver F., tout étonné de mon silence et état “bizarre”, et de lui adresser quelques mots anodins et rassurants.
Plus tard, pendant qu’il me ramenait dans la Clio chez ma mère, je me suis rendue compte que j’avais la fièvre. Le lendemain encore, cette fièvre a continué, et je n’ai pas été “dans mon assiette” de toute la journée… “
… mais je savais pourquoi, et ça en valait bien la peine!…
Tout cela était d’autant plus sidérant pour moi qu’ordinairement j’étais parfaitement incapable de sentir toutes ces “énergies” diverses, auras et autres, que tant d’autres personnes perçoivent communément et sans difficultés!… Je me considérais comme complètement bouchée!…

Quant à ma vision, tout à fait stupéfiante elle aussi, de moi-même sous la forme de ce dorje tibétain lumineux, le souvenir m’en est revenu un dimanche soir, 12 avril 2009, ayant entre-temps découvert les livres d’Olga Kharitidi dont j’ai parlé surtout au début de ce blog, mais qui restent facilement accessibles parce que je leur ai dédié une des Catégories sur lesquelles on peut directement cliquer. Voici mes notes  à propos de cette vision, et de ce qu’elle m’a évoqué ce soir-là:
“Mon passé “shamanique”?!?… Moi qui rejette tellement le Shamanisme!…
Il va falloir que je cherche dans ces cahiers: Quand ai-je rêvé une nuit d’un grand objet sacré tibétain, le Dorjé [et dans mes notes je l’ai dessiné remarquablement bien] tout fait de lumière, et qui était… Moi, mon Moi vrai à ce niveau-là. Le réveil  sur cette expérience m’a laissé un goût de splendeur dans la conscience, très intense.
Maintenant je découvre grâce à un jeune Belge (!) un shamane hongrois (!!!), Joska Soos de Sovar, du Clan de Baksa, à travers qui s’exprimait encore (mort 15.8.08) la filiation ouralo-altaïque du shamanisme hongrois – lien à nouveau avec le premier livre d’Olga Kharitidi, “Entering the Circle”, et les anciens shamanes de l’Altaî.
Tout semble converger vers cette origine pré-sibérienne, altaïque (plus la partie mongole maintenant de l’Altaï), du temps d’un autre climat, comme pour le Désert de Gobi (Mongolie aussi) autrefois fertile, comme l’affirme Edgar Cayce. Mon impression d’exhilaration, très lointaine dans le passé, chevauchant au galop “dans les plaines de l’Asie Centrale”… Mon amour pour les yourtes… LA yourte. Bien plus pratique en fait que la tente amériendienne toute pentue, qui a perdu sa “muraille” circulaire verticale, au-dessus de laquelle la tente était posée.
Bon. Au dodo!….
Vais-je rêver de Belovodia?…”

2 Comments (+add yours?)

  1. Nina
    May 30, 2012 @ 23:57:38

    reincarnation has long made sense to me

    the cosmos is energy and energy is not lost,

    just changed from one form to another

    but I have never taken the time to really explore it

    Like

    Reply

  2. Trackback: The Variety of Spiritual Experiences Lived by the Eternal Me in this Lifetime (put in chronological order) | Lab of Evolution

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