Intégral Yoga & Défauts humains (V): le Divin en l’autre, et en tout

Lorsque je suis arrivée en 1972 à Auroville, le nouveau livre d’écrits de Sri Aurobindo que j’ai alors découvert était tout mince, mais il a à nouveau été un éblouissement, comme l’avait déjà été auparavant “La Vie divine”. Il s’agissait de ses “Pensées et Aphorismes”, beaucoup d’entre eux déjà mentionnés et cités au fil des années sur ce Blog, y compris dans mes articles récents, mais leur valeur est si profonde et si universelle que je vais avoir à en utiliser encore certains dans le présent article. Les quelques-uns qui suivent, tirés de la section ‘Jnana’ de l’opuscule, quand je les ai lus alors, m’ont coupé le souffle par l’énormité de ce qu’ils impliquaient. Cela allait bien plus loin que les croyances fort belles mais encore limitées de ceux qui adorent Jésus-Christ, ou de ceux qui adorent Vishnou le Protecteur (plutôt que Brahma le Créateur ou Shiva le Destructeur, dans l’Hindouisme). Voici ce que dit Sri Aurobindo:

21 — Le chrétien et le vaishnava louent le pardon ; quant à moi, je demande :
« Qu’ai-je donc à pardonner et à qui ? »

22 — Dieu m’a frappé avec une main humaine ; dirai-je donc : « Je Te pardonne Ton insolence, ô Dieu » ?

23 — Dieu m’a fait du bien avec un coup. Dirai-je : « Je Te pardonne, ô Tout-Puissant, le mal et la cruauté, mais ne recommence pas » ?

24 — Quand je me plains d’une infortune et l’appelle un mal, ou quand je suis jaloux et déçu, je sais qu’en moi s’est encore réveillé l’éternel imbécile.

25 — Quand je vois les autres souffrir, je sens que je suis malheureux, mais une sagesse qui n’est pas mienne voit le bien qui s’approche, et approuve.

27 — Dieu est un grand et cruel Tortionnaire, parce qu’Il aime. Vous ne comprenez pas, parce que vous n’avez pas vu Krishna et joué avec lui.

29 — J’ai oublié ce qu’est le vice et la vertu ; je ne vois plus que Dieu, Son jeu dans le monde et Sa volonté dans l’humanité.

 

Se moquant de la raison humaine, qui essaye de juger ce qui est bien ou mal à partir des apparences superficielles, c’est avec beaucoup d’ironie que Sri Aurobindo décrit la manière habituelle de raisonner:

31 — Ce que je désire ou pense être bon ne se produit pas, par conséquent il est évident que ce n’est pas un Être suprêmement sage qui gouverne le monde,
mais seulement un Hasard aveugle ou une Causalité brutale.

C’est par expérience personnelle que Sri Aurobindo avait vu combien peut se tromper la raison humaine, et écrivait ces Aphorismes, car en 1908 il avait été soudain arrêté et jeté dans la prison d’Alipore à Calcutta, sur la base d’une accusation si grave qu’elle pouvait lui coûter la vie. Dans sa surprise il s’était plaint anxieusement au Divin: où était donc la Protection dont il se croyait assuré tant que sa vie serait consacrée à libérer son pays du joug britannique?

Eh bien, le Divin lui répondit qu’il n’y avait pas eu d’autre choix que cette extrême façon de s’y prendre pour arrêter Aurobindo dans son élan politique, après qu’il ait ignoré les avertissements plus doux qui lui avaient été donnés auparavant, de tout arrêter – ainsi qu’il devrait le faire, car le Divin avait pour lui une mission encore plus importante! Aurobindo avait d’ailleurs fait suffisamment pour l’Inde: d’autres allaient se lever pour continuer cette tâche, et l’Inde deviendrait de toutes façons libre pendant les grands changements mondiaux à venir…

Et le Divin promit aussi de le protéger personnellement contre tout danger réel dû à l’incarcération et au procès, lui assurant qu’il serait en fait libéré. En effet, un an jour pour jour plus tard, au moment du jugement, son avocat dans sa plaidoierie se mit à prononcer des mots divinement inspirés et inspirants, prophétisant le renom et la gratitude mondiale dont bénéficierait un jour l’accusé, en tant que le bienfaiteur de l’Humanité qu’il allait devenir. Dans la stupeur et le total silence où tous étaient plongés, le miracle se produisit: contre toute attente, Aurobindo fut purement et simplement acquitté.

Mais il y eut plus encore à cette incroyable histoire: durant cette entière année de prison, il avait reçu du Divin, jour après jour, toute l’expérience spirituelle très diverse dont il aurait besoin comme base pour la réelle Mission, immense, que le Divin lui réservait: aller plus loin encore que tout cela, et trouver le Yoga Intégral qui rendrait l’Humanité dans son ensemble capable de briser la prison de Conscience Mentale qui l’empêchait de poursuivre son évolution vers une Conscience plus haute et plus vraie. Pour cette intense année d’entraînement spirituel, le Divin avait envahi la vie en prison d’Aurobindo lui-même, sous la forme de Sri Krishna, le Divin en tant que l’Amant Éternel de nos âmes, révélant sa Présence en tout et tous autour de lui, y compris le procureur et les juges!… Ainsi que l’expliqua Aurobindo plus tard dans son fameux discours à Uttarpara, le premier après sa libération:

“C’était Sri Krishna qui était assis là, c’était mon Amant et mon Ami qui était assis là et souriait. “Maintenant as-tu peur?” Il dit, “Je suis en tous les hommes et j’ai le pouvoir de changer leurs actions et leurs paroles. Ma protection est encore avec toi et tu n’as pas à avoir peur. Ce procès qui t’est intenté, laisse-le entre mes mains. Ce n’est pas à toi de t’en occuper, Ce n’était pas pour un procès que je t’ai amené ici, mais pour autre chose. Le procès lui-même est seulement un moyen pour ce que Je veux faire, et rien de plus .

Est-ce étonnant alors, qu’en 1913 Sri Aurobindo ait écrit ces sublimes mots de gratitude:

34 — Ô Infortune, sois bénie, car à travers toi j’ai vu le visage de mon Amant.

Donc après tout cela, vous qui me lisez, vous avez tout intérêt à cesser de considérer automatiquemnt que “les autres” sont l’évidente source et cause de tous vos malheurs, et à voir plutôt la Main du Divin agissant à travers diverses circonstances extérieures et divers intruments humains – la plupart d’entre eux, étant donné l’état d’inconscience présente des êtres humains, ne se rendant absolument pas compte qu’ils participent en fait à un Plan Divin extraordinairemnt complexe et minutieusement organisé qui se déroule sous la forme de cette Évolution Terrestre. À travers tout ce qui se passe chacun d’entre nous est conduit le mieux possible à la comprèhension correcte de comment tout cela fonctionne, avec la Grâce Divine à l’oeuvre pour tous, même alors que l’évènement extérieur semble être ‘mauvais’, ou injuste, ou… 

Plus vite nous apprendrons à avoir de plus en plus constamment cette nouvelle perception et compréhension de chaque situation – de quoi que ce soit qui se passe – plus vite nous deviendrons paisibles et heureux… juste comme Sri Aurobindo lui-même nous en a indiqué le moyen à travers ses si précieux Aphorismes,  ceux-ci maintenant venant de leur section “Bhakti”:

444 — Il y a deux choses en Dieu que les hommes appellent mal : ce qu’ils ne peuvent pas du tout comprendre, et ce qu’ils comprennent mal et dont ils font mauvais usage quand ils en ont la possession ; c’est seulement ce qu’ils recherchent à tâtons, à moitié en vain et qu’ils comprennent vaguement, qu’ils appellent bon et saint. Mais, pour moi, toutes choses sont aimables en Lui.

445 — Ils disent, ô mon Dieu, que je suis fou, parce que je ne vois aucune faute en Toi ; mais si, vraiment, je suis fou de Ton amour, je ne tiens pas à recouvrer mon bon sens.

446 — « Erreurs, mensonges, faux pas ! » s’écrient-ils. Que Tes erreurs sont brillantes et belles, ô Seigneur ! Tes mensonges sauvent la vie à la Vérité ; par Tes faux pas le monde se perfectionne.

447 — « Vie, Vie, Vie ! », c’est ce que j’entends les passions crier ; « Dieu, Dieu, Dieu ! », telle est la réponse de l’âme. À moins que tu ne voies et n’aimes la Vie comme Dieu seulement, la Vie elle-même sera une joie scellée pour toi.

448 — « Il l’aime » disent les sens ; mais l’âme dit : « Dieu, Dieu, Dieu. » Telle est la formule qui embrasse toute l’existence.

449 — Si tu ne peux pas aimer le ver le plus vil et le plus immonde des criminels, comment peux-tu croire que tu as accepté Dieu en ton esprit ?

450 — Aimer Dieu en excluant le monde, c’est Lui donner une adoration intense mais imparfaite.

488 — Je dois aimer mon voisin non pas parce qu’il est le voisinage, car qu’y a-t-il dans le voisinage et les distances ? Ni parce que les religions me disent qu’il est mon frère, car où est la source de cette fraternité ? Mais parce qu’il est moi-même. Le voisinage et les distances touchent le corps — le cœur va au-delà. La fraternité est celle du sang, du pays, de la religion ou de l’humanité ; mais quand l’intérêt égoïste vocifère, qu’advient-il de cette fraternité ? C’est seulement en vivant en Dieu et en transformant le mental, le cœur et le corps à l’image de Son unité universelle que cet amour profond, désintéressé, inébranlable, devient possible.

Cela ne s’arrête même pas là: avec cet Amour vient aussi le Miel de ce Délice d’Être et de Devenir, qui fait partie de l’Essence-même du Divin, car c’est l’aspect Ananda de SatChitAnanda. Dans cette Nouvelle Conscience dont l’Aurore nous éclaire et transforme de plus en plus la manière dont nous vivons chaque moment de notre vie, les défauts humains dûs à notre égo humain graduellement s’effacent avec lui, tout naturellemnt, au fur et à mesure que nous grandissons au-delà d’eux. C’est là le merveilleux Miel Divin que nous commençons à goûter de manière de plus en plus permanente, et c’est là la route toute droite vers cette “Vie Divine” à nous promise, ici sur Terre. C’est à chacun d’entre nous d’utiliser le secret ultime que Sri Aurobindo nous a donné  à travers encore un de ses “Aperçus et Pensées” :

 

“Transforme tout en miel. Telle est la loi pour vivre divinement.”

 

Integral Yoga & Human Defects (V): the Divine in the Other & in Everything

When I arrived in Auroville in 1972, the new book of writings from Sri Aurobindo I discovered then was a thin one, but it just blew my mind once again, just as his ‘Life Divine’ had done before. It was his ‘Thoughts & Aphorisms’, many of them mentioned and quoted already over the years on this blog, and in my recent articles too, but their value is so deep and universal, I’ll have to use some of them in the present article again. The following few, in the ‘Jnana’ part of the booklet, when I read them long ago, took my breath away by the hugeness of what they actually meant. It went way beyond the very beautiful but still limited beliefs of those who adore Jesus-Christ, or those who adore Vishnu, the Preserver (in contrast to Brahma the Creator and Shiva the Destroyer, in Hinduism). Here is what Sri Aurobindo says:

22. Forgiveness is praised by the Christian and the Vaishnava, but for me, I ask, “What have I to forgive and whom?”

23. God struck me with a human hand; shall I say then, “I pardon Thee thy insolence, O God”?

24. God gave me good in a blow. Shall I say, “I forgive thee, O Almighty One, the harm and the cruelty, but do it not again”?

25. When I pine at misfortune and call it evil, or am jealous and disappointed, then I know that there is awake in me again the eternal fool.

And Sri Aurobindo adds: ‘… but the wisdom that is not mine, sees the good that is coming and approves.’

28. God is a great and cruel Torturer because He loves. You do not understand this, because you have not seen and played with Krishna.

30. I have forgotten what vice is and what virtue; I can only see God, His play in the world and His will in humanity.

Mocking our human reason, which tries to judge from superficial appearances what is good or evil, it is only with irony that Sri Aurobindo describes its usual way of reasoning:

32. What I wished or thought to be the right thing, does not come about; therefore it is clear that there is no All Wise one who guides the world but only blind Chance or a brute Causality.

It is from his own experience that Sri Aurobindo knew better than human reason, by the time he was writing those Aphorisms: when in 1908 he had been all of a sudden arrested and thrown into the Alipore jail of Calcutta, under such a serious accusation that it could mean death for him, in his surprise he anxiously complained to the Divine: where was the Protection he thought was assured to him as long as his life was dedicated to his mission of freeing his country from the British rule?

Well, the Divine responded that there was no other choice but this drastic solution for stopping Aurobindo in his political tracks, after he had ignored the milder promptings given previously to him to quit – as he would have to, for the Divine had an even more important mission for him! He had done enough for India, by the way: others would now rise up to continue that task, and India would anyway become free during the major world-changes to come…

And the Divine did promise to also protect him personally now against any real danger from the incarceration and court-case, assuring him he would actually come out free. Well, a year to the day later, at the time of the decisive judgement, his lawyer in his speech suddenly uttered divinely inspired and inspiring, prophetic words about the worldwide renown and gratitude that would one day be there for the accused man, as the great benefactor of Humanity that he would become. In the stunned total silence everyone had fallen into, the miracle happened: to everyone’s amazement Aurobindo was purely and simply acquitted.

But there was even more to this incredible story: during that one year in prison, he had been given by the Divine, day after day, all the diverse spiritual experiences he would need as a basis for the real, immense Mission the Divine had in store for him: to go further than all that and find the new, Integral Yoga that would enable Humanity as a whole to break out from the Mental Consciousness imprisoning it and preventing it from further evolution towards a higher and truer Consciousness. For this intense, year-long, spiritual training, the Divine had invaded Aurobindo’s own prison life in the form of Sri Krishna, the Divine as the Eternal Lover of our Souls, revealing Himself in everything and everyone around him, including the lawyers and judges!… As Aurobindo explained later in his famous speech at Uttarpara, the first one after his liberation:

‘It was Sri Krishna who sat there, it was my Lover and Friend who sat there and smiled. “Now do you fear?” He said, “I am in all men and I overrule their actions and their words. My protection is still with you and you shall not fear. This case which is brought against you, leave it in my hand. It is not for you. It was not for the trial that I brought you here but for something else. The case itself is only a means for my work and nothing more.

Any wonder then that in 1913 Sri Aurobindo was writing this sublime words of gratitude:

35. O Misfortune, blessed be thou; for through thee I have seen the face of my Lover.

So after all this,  you, my readers, have better stop considering automatically ‘the others’ to be the obvious source and cause of all your miseries, and start seeing in all that is happening the Hand of the Divine through various outer circumstances and human instruments, – most of them, given our present human unconsciousness, totally unaware that they are actually participating in an exquisitely complex and minutely arranged Divine Plan gradually unfolding in this Terrestrial Evolution. Through all those occurrences each of us is led as best as possible to the correct understanding of how it all works, with the Divine Grace being there for all, even when the outer event seems to be ‘bad’, or unjust, or…

The faster we will learn to have more and more constantly this new perception and understanding of each situation, of whatever is happening, the faster we will become peaceful and happy…. just as Sri Aurobindo himself showed us the way to be through those so precious Aphorisms of his, now from the ‘Bhakti’ part of them:

444. There are two things in God which men call evil, that which they cannot understand at all and that which they misunderstand and, possessing, misuse; it is only what they grope after half-vainly and dimly understand that they call good and holy. But to me all things in Him are lovable.

445. They say, O my God, that I am mad because I see no fault in Thee; but if I am indeed mad with Thy love, I do not wish to recover my sanity.

446. “Errors, falsehoods, stumblings!” they cry. How bright and beautiful are Thy errors, O Lord! Thy falsehoods save Truth alive; by Thy stumblings the world is perfected.

447. Life, Life, Life, I hear the passions cry; God, God, God, is the soul’s answer. Unless thou seest and lovest Life as God only, then is Life itself a sealed joy to thee.

448. “He loves her”, the senses say; but the soul says “God God God”. That is the all-embracing formula of existence.

449. If thou canst not love the vilest worm and the foulest of criminals, how canst thou believe that thou hast accepted God in thy spirit?

450. To love God, excluding the world, is to give Him an intense but imperfect adoration.

488. I should love my neighbour not because he is neighbourhood, — for what is there in neighbourhood and distance? nor because the religions tell me he is my brother, — for where is the root of that brotherhood? but because he is myself. Neighbourhood and distance affect the body, the heart goes beyond them. Brotherhood is of blood or country or religion or humanity, but when self-interest clamours what becomes of this brotherhood? It is only by living in God and turning mind and heart and body into the image of his universal unity that that deep, disinterested and unassailable love becomes possible.

It doesn’t even stop there: with that Love comes also the Honey of this Delight of Being and Becoming that is part of the very Essence of the Divine, for it is the Ananda part of SatChitAnanda. In this New Consciousness now dawning on us and transforming more and more the way we live each moment of our life, the human defects due to our human ego gradually fade away with it, just naturally, as we simply outgrow them. It is this wonderful Divine Honey which we start tasting more and more permanently, and this is the straight way to this ‘Life Divine’ promised to us, right here on Earth. It’s up to each of us to use the ultimate secret given to us by Sri Aurobindo in yet another one of  his ‘Thoughts & Glimpses’:

 

Feminism in our New Evolutive Step

From the Sunday Express Magazine of May 27, 2018, here in India, a comic strip that says it all about how most men are now completely confused:

clip

Yes, dear visitors here who happen to be men in this lifetime, but who are somehow progressists, and so are honestly trying, like the man above, in spite of your naturally male mentality, to nevertheless understand what women mean by “FEMINISM”,  I do agree with his – and your – bewilderment!…

It is true that it can all be quite confusing, if the word “FEMINISM” is taken only as it usually is: a social equality to be reached between the two genders, at last giving women access to the same advantages as men, like for example… well, all the things enumerated by the brave man trying to understand his wife in the comic strip above; all the things that this Meghan Markle, now of Royal Wedding fame, had on her own already conquered for herself in her social life, and that she indeed had to give up in order to marry Prince Harry, a member of the British Royal Family.

THAT, the loss of such social advantages, must be what his wife is tearing up about, the man reasons in earnest, and then expresses to her with real compassion…

But to the utter surprise and dismay of this poor husband of good will, his guess is totally wrong, and his well intended words only make his wife furious: with his stupid comments bringing up such unimportant, materialistic details, he is destroying… what exactly?… Well, the only thing that really matters, deep down in any woman: that wonderful feeling that Love, yes, LOVE, can accomplish anything, even the normally most socially impossible marriage!…

Just like in Fairy-Tales: the one truly magic ingredient in Fairy-Tales is actually LOVE. It is that miraculous feeling of all-conquering LOVE, blissfully shared (thanks to the TV) with the happy newly-weds in London, that his wife was really all tearing up about, a soft little cushion pressed against her heart!

Now all this apparently just mushy stuff would be all right in women magazines, but what place does it have here, in this Research Blog about Conscious Evolution ???

Some of you may wonder if my being myself a woman in this lifetime is perhaps obscuring my judgement, making me indulge in my feminity and include into this Blog mushy topics like this one, that have nothing to do with the real, utterly serious subject that Conscious Evolution is.

Please be reassured that it is not at all the case. It is on the contrary very consciously and deliberately that I am including all this here, as my entire research work of forty-five long years in Sri Aurobindo and Mother’s writings have shown me without the slightest doubt how supremely important True LOVE is, for All That Is:

LOVE is quite simply the eternal and constantly most important single divine Power for achieving, little by little but irresistibly, this huge, immense Process of Reunion that Evolution actually is, between all the numberless fragments of the Divine, within the One Divine Being Who Is – that One whose eternal divine nature is so wonderfully described in India as ‘Satchitananda’: ‘ExistenceConsciousnessBliss’.

In Satchitananda all potentialities are there, manifesting themselves first as all the Pairs, the Dualities, those apparent Opposites that are in fact Complementaries and must re-join each other in the True Reality to be achieved also here. Those Dualities are all aspects of the main Duality, the one called Yin-Yang in Chinese Wisdom, that can be said to be the Masculine and the Feminine, but never fully exclusive of each other, as is shown in th Yin-Yang Symbol.

It so happens that this Power of Love, in its inherent Sweetness, is more part of the  Feminine Aspect of the Divine, while Love’s also inherent Strength is more part of the Masculine Aspect of the Divine. Separated, neither of them is True Love. Only put together again in the right balance do they express again authentic LOVE.

There has been until now a heavy unbalance towards the expression of the Masculine, leading to most of the violence of all kinds we are witnessing in our human world, including the violence and cruelty towards the other beings upon this planet, and against the planet itself.

With the activation here at last of the Supramental Consciousness-Force, brought down by Sri Aurobindo,, those two Polarities are presently re-balancing themselves, allowing the Feminine, with the Sweetness of its Love, to heal the wounds caused for so long by the Strength that became Violence, precisely because of its lacking the Sweetness needed to temper it. Not that the Masculine must be eliminated or reduced to too little: that would only be the Pendulum swinging to the other extreme, with no better results.

Now men just as women must become balanced within their own being, both genders allowing themselves to express the qualities of both the Masculine and the Feminine aspects of their secret divine nature, which in this way will manifest fully, for the benefit not only of themselves but also of this whole world.

This is why LOVE is so important a topic nowadays, for all of us – and why FEMINISM, understood in that vaster, evolutive way, must become something that not only women, but men too, insist on determinedly for the happy Future of the Earth:

It is in all of us, whatever the external gender, that the Reunion of the Two Aspects must happen, so that the FEMINISM can stop having to be a battle of the women against the men – a self-defeating situation in itself, obviously, for it forces the women to diminish the natural feminity in themselves and use too much of their own masculine strength, in order simply to overcome the resistance of the men, when the latter remain obstinately and blindly bent on preserving the claimed superiority of their supposedly exclusive masculinity.

Well, I hope this distinctly FEMINIST write-up, explained in this clearly evolutive way, will help all men of good will – including the one in the comic strip above!… – to stop being confused, and to resolutely and gladly join their wife and other women in the Re-Balancing Feminism now needed from all of us… and that will result in more True LOVE between all of us!

With my smiling thanks to Arun Ramkumar for his so funny but so true visual rendition of both points of view, the Masculine and the Feminine, when the Masculine doesn’t yet understand what true FEMINISM is all about, nor why he too could join in…

Introducing my own Inner Family

At the end of my previous post, which was about ‘The Rich Complexity of our Being’, I called all those various inner parts of us, in a half joking manner,  our ‘Inner Family’… A rather dysfunctional one to start with, it seems, for most of us!… But let’s not lose hope: harmony can be learned, also within ourselves, through the practice of the Integral Yoga meant  precisely for that integral transformation.

Well, over the years I started having vague impressions of what the main inner parts of me looked like, so to say, or rather what they felt like to me, but for long it remained a very vague, blurry kind of picture, never reaching the stage of a clear one for any of them.

But then something happened in the last few years, which enables me today to introduce you to at least some of those members of my Inner Family, with , lo and behold, some actual (symbolic) images of them!!!

What happened is that since many-many years I have been keeping notes of my dreams and of my experiences at the cellular level. For keeping regularly such an important record for my research work about Conscious Evolution, I regularly got quite simply some little notebooks, the kind that kids use in school, from our internal small general store in Auroville.

For years the covers were photos of beautiful landscapes from all over the world, for awakening a concern for the environment in the kids who would use them. It was really nicely done. I myself enjoyed a lot looking at those spectacular places on the Earth that I would probably never visit, but at least I could know of and admire that way.

But one day when I needed soon a new notebook and went looking for one, all that was available was in a completely different style: the covers now were amusing drawings, probably more likely to attract children. Most of them didn’t attract me at all, though. Until I found one that immediately made me laugh out loud, right in the store, with the joy of recognition:

‘But this is my mental being!!!’ I exclaimed under my breath, and started smiling at it with total glee. The drawing was this one:

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I loved it!!! Without an instant of hesitation, I took it home and was eager to start using it when the previous one did come to an end.

This notebook was quite thick actually, so it stayed with me for an enjoyable rather long time, although I wrote on it daily, and often quite lengthy entries. But still after a while I had to go and find the next one…

This time, no funny drawings on the covers of the available notebooks. A different style again, and not inspiring at all. None of those that I looked at I liked, so what to do?… I kept still looking in the little pile. And suddenly, down at the very bottom, what I saw took my breath away. It was this:

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‘Oh my, a Unicorn!… What a beauty… So powerful, yet so calmly at rest in that lovely protected clearing, in that soft Soul Light… Wow, this must be a symbolic image for something of my Soul, of my Psychic Being! This picture is a pure Blessing from the Divine. I’m taking this home.’

There was one more notebook with the very same cover, of course I gladly added it to the first one.

Those two were again of the thick kind, so they took care of my daily notes for quite a few months. It was pure bliss to look at the cover every time I would use these two notebooks, the second one right after the first was finished. When still finally the time to find a new one came once more, it was with a heavy heart that I went again to that notebook shelf in the store: how could I ever find anything as great as that so resplendent and peaceful Unicorn?…

Surprise: the funny drawings were back on the covers for the whole new pile that was there. I sighed. Would I find again something at least worthwhile, even if only again in that funny style?

Almost at once it came up, quite funny indeed, and yet so charming in its own way:

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Just a split second looking at it, and then I knew, and smiled a huge, sweet grin of recognition again: this was my emotional being, of course! Unmistakable, in every detail of it, just like for the one I had found before that was also such a perfect image of my mental being!!!

I had to laugh softly, thinking of my emotional being so wonderfully rendered in that unexpected but so true portrait of it!…. ‘But wait a minute’, I suddenly thought, ‘what does that mean, getting now this specific little cover after the two wonderful Unicorns?’ Well, I had some idea what it meant, and I wasn’t sure I liked it: it meant that after the wonderful, long inner period that had rested and reinforced my inner strength and purity of purpose – right at the cellular level of my being – the Divine was now warning me somehow, with a smile, through this new so cute and amusing little cover, that my emotional being was going to get some further training, probably so as to be reinforced and purified too!

The ‘Unicorn’ period was still not over, as the second one of those notebooks was still only halfway through, so I kind of forgot what was likely to come next for my sadhana, But several weeks back the second ‘Unicorn’ notebook did come to an end and then came the turn of the cute, sweet girly teddy-bear all in pink, with her pink heart balloon begging for love just as her shy smile did…

My visitors here on this blog know only of the emotional shocks I mentioned, which related to Blogging, but of course that vulnerability is there also in other areas of my life, in an extreme way that as a young adult I soon saw had no cause at all in this lifetime. As I discovered later in Auroville (while in a deliberate trance), it is actually one of the two major ancient problems from another life, that I scripted myself to take up again in this lifetime, knowing that my deep spiritual progress this time around would enable me at last to heal that scarred and scared part of myself once and for all.

Well, when that waiting little notebook came finally to be used, oh my, that was it indeed!!! Since that month of July, emotional shocks from the most unexpected quarters have simply rained on me like hail. I was grateful to the Divine that thanks to this gentle but so clear warning through the new notebook’s cover, I was ready, and didn’t take anything too badly…! As you may have noticed in the end of my post about the shocks related to Blogging, a very liberating sense of humor started even to express itself about it all, right in my emotional being itself… So it is still for the time being a ‘Work in progress’, no doubt, but it is progressing indeed!

Now that you have some idea of what at least those main members of my Inner Family are like in my own case, what I will describe in future posts of the evolutive process as experienced by each of them will be, I hope, a livelier and funnier read, while giving you also, most importantly, a good example of what the Integral Yoga means in daily life…

 

 

 

Au Père Ganesh-Noël

(TRADUCTION D’UN ANCIEN ARTICLE EN ANGLAIS, ‘Father Ganesh-Christmas’,  https://labofevolution.wordpress.com/2016/03/18/father-ganesh-christmas/ , pour mieux éclairer le sens profond de mon article récent, “Fêtant Ganesh une fois de plus…” )
Dans le volume 1 (1958) de son «Agenda» (français pour «Journal»), on peut lire comment la Mère a déclaré à son confident Satprem, au sujet du dieu hindou Ganesh (également appelé Ganeshan, Ganapati …), que d’abord elle ne pouvait pas croire qu’il  existait vraiment comme on le décrit généralement, c’est à dire… avec une tête d’éléphant sur un corps par ailleurs humain.

Comment explique-t-on une apparence aussi étrange?! … La légende veut que son père, le Seigneur Shiva lui-même, soit venu voir son épouse, la grande déesse Parvati, mais elle prenait son bain et ne voulant pas être dérangée, elle avait demandé à leur deuxième fils, Ganesh, de garder sa porte. Quand Ganeshan, fidèle à l’ordre de sa mère, a refusé l’entrée même à son propre père, eh bien, Shiva, furieux, a coupé la tête de son fils … et puis le regrettant immédiatement bien sûr, a pris la tête du premier autre être qu’il a vu – qui se trouvait être un éléphant – et l’a placée sur le corps du pauvre Ganeshan afin qu’il puisse vivre à nouveau! … Mais ce petit problème n’a pas empêché Ganesh de devenir extrêmement populaire partout en Inde, en tant que dieu non seulement de la Connaissance, mais aussi de la Richesse: le Gentil Donneur de la prospérité financière et de l’abondance.

La Mère était responsable de manière matérielle et spirituelle de l’Ashram entier de Sri Aurobindo à Pondichéry. En préliminaire au texte cité ci-dessous, précisons que tous les mois, étnt donné tout l’argent voulu pour la nourriture, l’hébergement, les vêtements, etc., des plus de deux mille disciples vivant là en tant qu’ Ashramites, malgré les revenus des maisons d’hôtes et des entreprises reliées à l’Ashram, ainsi que les nombreux dons de quelques riches dévots, la Mère avait le plus souvent du mal à trouver toutes les ressources nécessaires pour couvrir toutes ces dépenses … Alors voici ce qu’elle avait à dire ce jour-là à propos de Ganesh :

 

“N’est-ce pas, c’était comme cela: il y a ce Ganesh2… Nous avions une méditation (il y a de cela plus de trente ans) dans la salle où l’on fait la distribution de «Prospérité»3, nous étions huit ou dix, je crois; (…) et un jour qu’il était question de prospérité, ou de richesse ou de je ne sais quoi, j’ai pensé (on dit toujours que Ganesh est le dieu de l’argent, de la fortune, des biens de ce monde), j’ai pensé: «Ce dieu avec une trompe d’éléphant, toute cette histoire, est-ce que ce n’est pas de l’imagination humaine?» Là-dessus, on médite, et voilà que je vois entrer et s’installer en face de moi un être vivant, absolument vivant et lumineux, avec la trompe comme ça… et souriant! Alors moi, dans ma méditation, je dis: «Ah! c’est donc vrai que tu existes!» – «Naturellement que j’existe! et tu n’as qu’à me demander tout ce que tu veux, au point de vue argent bien entendu, je te le donnerai.»

J’ai demandé, et pendant à peu près dix ans, c’est venu comme cela (geste à flots). C’était épatant. Je demandais, et au Darshan suivant, ou un mois après, ou quelques jours après (cela dépendait), ça venait.

Et puis la guerre est arrivée et toutes les difficultés, et cette augmentation formidable des gens et des dépenses (la guerre a coûté les yeux de la tête: n’importe quoi coûtait dix fois plus qu’avant), et tout d’un coup, fini, plus rien. Pas exactement plus rien, mais un petit filet maigrelet. Et quand je demandais, ça ne venait pas. Alors un jour, j’ai interviewé Ganesh à travers son image (!) et je lui ai dit: «Et ta promesse?» – «Je ne peux pas faire ça, c’est trop pour moi, mes moyens sont très limités!» Ah! je me suis dit: (riant) ça, c’est de la déveine! Et je ne comptais plus sur lui.

Une fois, quelqu’un a même demandé au Père Noël! C’était une jeune fille qui était musulmane et qui avait une sympathie spéciale pour «Father Christmas» (je ne sais pas pourquoi, ça ne faisait pas partie de sa religion!) Sans rien me dire, elle a appelé le Père Noël et elle lui a dit: «Mère ne croit pas en toi, tu dois lui faire un cadeau pour lui prouver que tu existes. Pour Noël, tu lui donneras ça.» C’est arrivé!… Elle était très fière.

Mais c’était seulement une fois comme cela; et Ganesh, fini.”

 (“Agenda de Mère” vol.1, 6 juillet 1958)

Mère, quelques années plus tard, le 4 janvier 1964 («Agenda» vol. 5) expliqua pourquoi les moyens de Ganeshan n’étaient plus suffisants:

“J’avais eu une rencontre assez intéressante avec Ganapati1 (il y a bien des années) et il m’avait promis de me donner ce dont j’avais besoin, et il l’a fait pendant très longtemps, certainement plus de dix ans, et il l’a fait largement. Puis tout a changé à l’Ashram; c’était après la guerre, les enfants sont venus et nous avons débordé; nous sommes devenus beaucoup plus compliqués et beaucoup plus grands, et on a commencé à toucher les pays étrangers, particulièrement l’Amérique. Et je continuais à rester en contact avec Ganapati; je ne peux pas dire que je lui faisais un poudjâ (!) mais tous les matins, je mettais une fleur devant son image. Et un matin, je lui ai dit: «Pourquoi as-tu cessé de faire ce que tu as fait pendant si longtemps?» J’ai écouté et il m’a clairement répondu: «Ton besoin est devenu trop grand.» Je n’ai pas très bien compris, parce qu’il peut disposer de fortunes plus grandes que ce dont j’avais besoin. Puis je me suis tournée vers Ganapati et je lui ai dit: «Qu’est-ce que c’est que tout ça?» Et j’ai vu clairement (ce n’est pas lui qui a répondu, c’était Sri Aurobindo), j’ai vu clairement que Ganapati n’a de pouvoir que sur ceux qui ont foi en lui, c’est-à-dire que c’est limité à l’Inde, et que j’avais besoin d’argent d’Amérique, de France, d’Angleterre, d’Afrique… et qu’il n’avait pas de pouvoir là, et que, par conséquent, il ne pouvait pas aider. C’est devenu très clair, j’étais tranquille, j’ai compris: «C’est très bien, il a fait ce qu’il a pu, et puis c’est tout.» Et il est vrai que je continue à recevoir de l’Inde, mais pas assez; d’autant que depuis l’Indépendance, la moitié de l’Inde est ruinée et tous les gens qui me donnaient beaucoup d’argent ne m’en donnent plus, parce qu’ils ne peuvent plus – ce n’est pas qu’ils ne veulent plus, mais ils ne peuvent plus.”

Comment tout cela se rapporte-t-il à mon expérience personnelle et à ma croissance intérieure évolutive, on pourrait se le demander …
Eh bien, dès mes premières années de vie à Auroville, je savais que Mère ne voulait pas que des poudjas (cérémonies, rituels) soient faites ici pour tous ces dieux, car Auroville n’est pas une place pour la religion, étant un lieu d’évolution spirituelle. Mais j’avais remarqué pourtant aussi que Mère semblait faire en quelque sorte une exception à propos de Ganesh: elle avait permis à une vieille dame indienne, une disciple dévouée, vivant dans une des premières communautés, de garder le petit temple de Ganesh qu’elle avait près de chez elle et même de faire sa poudja pour célébrer le Chaturthi de Ganesh (anniversaire) chaque année; De plus, d’autres Auroviliens pouvaient également se joindre à cette femme pour l’occasion.
Je dois y être passée une ou deux fois au cours de ma première décennie d’existence aurovilienne, et c’était tout.
Bien sûr, plus tard, pendant les près de deux décennies que j’ai vécues plus récemment à Repos, sur la plage d’Auroville, alors que je devais employer toute une équipe de travailleurs pour s’occuper de l’endroit, chaque année je les ai rejoints pour la fidèle  célébration annuelle qu’ils voulaient avoir là-bas, dans Repos même – mais c’était en fait pour les travailleurs plutôt que pour Ganesh …

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Ainsi, comme on peut le voir, je n’ai personnellement jamais méprisé, mais jamais non plus accordé beaucoup d’importance à Ganesh.

C’est à dire, jusqu’au Ganesh Chaturthi de l’année dernière, le 17 septembre 2015 …

Je devais en avoir assez d’une longue série personnelle de “vaches maigres” et “très maigres”, qui m’avait vue me débattre encore et encore juste pour avoir assez à manger. C’est à peine si je réussissais à terminer chaque mois avec ma «maintenance», le montant qu’ Auroville pourrait me donner pour mes besoins de base.

Donc, en ce jour précis de Ganesh Chaturthi, j’ai fait quelque chose que je n’avais jamais fait auparavant: je me suis adressée à Ganesh, intérieurement.

Oui, Ganesh lui-même, sous la forme de la minuscule image plastifiée sur socle d’un adorable Ganesh tout rose, que j’avais toujours conservée, avec un petit livre tout aussi petit et rose, minuscule mais épais avec de nombreuses petites pages vierges très réelles entre ses deux couvertures roses si joyeuses.

Ce jour-là, soudainement saisie par une impulsion intérieure irrésistible, j’ai résolument saisi le Petit Livre Rose, l’ai ouvert et sur sa première page j’ai écrit (en rose, bien sûr) ma première prière pour Ganesh. Les mots qui me sont venus intérieurement étant sacrés, je ne les répéterai pas ici; c’était tout simplement mes mots à moi, de toutes façons. Tout ce que je peux dire, c’est que je voulais vraiment dire ce que j’ai dit, et je l’ai dit avec une ardeur fervente, et en même temps une simplicité absolue: j’ai  laisse mon coeur parler, comme on peut parler à un ami de confiance …

Et puis, après ce jour-là, j’ai oublié tout cela.

Mais, quelques mois plus tard, ce qui m’a fait y penser à nouveau a été … les résultats. Les résultats très évidents et étonnants que, en regardant en arrière, je pouvais voir depuis lors: de presque partout et presque tous les amis que je pouvais avoir eu ici à un moment donné, l’argent ou les cadeaux avaient commencé à venir, goutte à goutte d’abord, et bientôt à verse! Comme un flot pratiquement constant, s’occupant de tous mes besoins chaque fois qu’il en apparaissait un! … Si j’écrivais la liste ici, mes chers visiteurs seraient aussi sidérés que je le suis devenue, par le pouvoir tranquille mais indéniable de Ganesh se manifestant enfin dans ma vie après que je le lui ai finalement demandé pour de bon, quand vraiment j’étais à bout …

Du 17 septembre 2015 à Noël est venue la première vague montante, qui a abouti à la fête de Noël elle-même, que j’ai passée dans mon nouveau chez moi à Luminosité (voir l’histoire complète dans l’un de mes derniers articles, https://labofevolution.wordpress.com/ 2016/01/15 / the-greatest-and-most-beautiful-christmas-gift-i-ever-got /). Et la veille du Nouvel An, une autre vague, pour encore remplir les manques qui pouvaient avoir subsisté dans ma vie, matériellement et douloureusement.

Mes besoins ne sont pas du tout grands, soyos clairs; mais lorsque même cela n’est pas couvert depuis longtemps, cela devient un peu pénible, et l’on finit par se demander pourquoi sa vie doit être vraiment si misérable: le Yoga Intégral n’est pas du tout un chemin d’ascétisme délibéré ni de privations au nom de la spiritualité, les anciens vœux de pauvreté que bon nombre d’entre nous peuvent avoir prononcés dans d’autres vies en tant que religieuses ou moines, ne doivent pas encore durer dans cette vie-ci!….

Nous ne sommes pas là pour souffrir, mais au contraire, même dans ce monde de la matière physique révélant peu à peu le Divin, nous sommes ici pour manifester nous-mêmes aussi de mieux et mieux ce Divin que nous sommes tous en vérité, depuis toute éternité et pour toute éternité ... Mais le Divin doit, d’une manière ou d’une autre, nous donner les moyens matériels pour cela!

Eh bien, il semble que de Ganesh, le fidèle allié de Mère pour le travail évolutif qu’elle a dû accomplir à grande échelle, j’ai enfin fait mon allié aussi, pour mes propres petits besoins et travail évolutifs personnels: comme je l’expliquerai dans des articles futurs, mon travail aussi a beaucoup profité des cadeaux de Noël de Ganeshan… à tel point que, aujourd’hui, je l’appelle avec un grand sourire amical, mon Père Ganesh-Noël ‘! …

Fêtant mon cher Ganesh, une fois de plus

Hier (jeudi 24), j’ai pensé que j’aurais le temps dans l’après-midi de traduire en français mon dernier article, mais ce que je devais absolument faire à Pondy le matin, et qui devait être fini à midi, a pris en fait toute la journée, alors je n’ai jamais eu le temps de faire cette traduction …

En outre, la traduction pourrait avoir encore à attendre un jour de plus, car aujourd’hui est une Journée Spéciale que je veux célébrer aussi absolument – comme désormais je le fais chaque année, pour la troisième année déjà (voir mon article plus ancien juste traduit après celui-ci:  labofevolution.wordpress.com/2017/08/27/au-pere-ganesh-noel/ ),   quelque soit la date exacte où ce jour tombe cette année-là.

Car aujourd’hui, c’est la «Ganesh Pudja», ou Ganesh’s Day, et non seulement l’Inde, du Sud et du Nord, célèbrent en ce moment avec beaucoup de joie, mais moi aussi!…

Et pour de bonnes raisons: c’est grâce à la générosité d’un ancien ami aurovilien, sans aucun doute inspiré par «Père Ganesh-Noël», que, il y a deux ans, pour Noël, quand le Service du Logement me donnait ce magnifique appartement à Luminosité, un studio en bas a également été mis à ma disposition: il est devenu mon petit bureau pour la plupart de mes travaux de recherche et d’enseignement, dans le cadre de ce «Laboratoire de l’Évolution – Centre pour l’Unité Humaine» (LOE-CHU) qui est mon travail officiel à Auroville depuis 1984. Le même ami a même ajouté aussi à ce cadeau principal quelques autres plus petits (comme un moniteur grand écran pour voir des films ou mes propres cours en petits groupes, et qui peut faire double emploi comme téléviseur à part entière chaque fois que je voudrai regarder de nouveau mon cher Roger Federer en pleine action, par exemple …).

Depuis cette première prière réelle à Ganesh il y a deux ans, ma vie matérielle est devenue considérablement plus facile à bien des égards, mais avec les aliments spéciaux nécessaires, outre de légers médicaments, pour résoudre un problème de santé persistant, ma “maintenance” (allocation mensuelle) était encore si serrée que dans le cas de toute dépense supplémentaire (quelque chose de cassé devant être remplacé …), je ne pouvais tout simplement pas le faire, c’était trop serré financièrement.

Donc, depuis deux ans, j’ai également fait ma part en aidant Ganesh à m’aider: j’ai postulé officiellement pour la petite Pension de retraite que le gouvernement français devrait m’accorder pour les quelques années que j’ai passées en France en tant que jeune Professeur certifiée de Lettres Classiques, juste avant de venir à Auroville …

Ô heureuse stupéfaction! Une pension m’était bel et bien dûe en effet, et malgré les obstacles administratifs sans fin (résolus l’un après l’autre par une merveilleuse jeune femme, la vice-consule au Consulat de France ici même à Pondy), cette pension est enfin sur le point de venir! … Mais comme mon ancien compte bancaire en France a été, je l’ai appris récemment, fermé depuis longtemps pour manque d’activité (!), il me fallait  m’adresser à une banque à Pondy-même pour ouvrir un compte … qui serait le réceptacle, pour les deux institutions françaises de retraite concernées, où verser l’abondance sans fin de ma pension mensuelle.

Au cours des deux dernières semaines, en dépit de la bonne volonté de la banque à Pondy, ce processus prenait un temps invraisemblable, en raison de plusieurs congés, plus une grève bancaire générale et tout ce qu’on peut imaginer d’autre …

Donc, hier, c’était en fait pourquoi j’étais de nouveau à Pondy: pour que ce compte soit enfin ouvert, avec un Numéro de Compte officiel que je pourrais alors communiquer immédiatement aux bureaux en France qui l’attendent toujours avec patience pour que toutes ces sommes en suspens puissent commencer à y être versées !…

Eh bien, alors que ce compte était censé être prêt, il n’était toujours pas prêt du tout. C’est seulement grâce à l’agent de la banque qui s’occupe de mon cas là-bas, et grâce à son bon cœur et sa gentillesse (sans doute sous l’influence secrète de Ganesh à nouveau …!), qu’à la fin de cette longue journée à Pondy tout a finalement été terminé et, dans le ciel qui devenait sombre, je suis repartie avec le précieux Numéro de Compte inscrit et marqué de tous les sceaux nécessaires de la banque pour avoir validité suffisamment officielle aux yeux des institutions françaises. Durant tout le chemin de retour vers Auroville et chez moi, mon cœur n’a pas arrêté de chanter, presque avec incrédulité: “Ca y est, c’est fait, c’est fait, c’est fait! …”

Et vous vous demandez pourquoi aujourd’hui je célèbre avec tant de jubilation et de gratitude mon si bon ami, Ganesh, qui en plus de tout le reste a réussi à faire en sorte que tout cela se produise juste à temps pour aujourd’hui, oui, pile pour son propre «Ganesh Pudja»? !

Bravo, mon merveilleux Ganesh, bravo !!!

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Celebrating dear Ganesh Again…

Yesterday (Thursday 24th) I thought I would have time in the afternoon to translate my latest post into French, but  what I had to do absolutely in Pondy in the morning and was supposed to be finished by midday, took instead the whole day, so I never had the time to do that translation…

Moreover, the translation might still have to wait one more day, for today is a Special Day that I want absolutely to celebrate – like nowadays I do every year, for the third year already (see my post https://labofevolution.wordpress.com/2016/03/18/father-ganesh-christmas/ ) whenever that Day falls on that year.

For today is ‘Ganesh Pudja’, or Ganesh’s Day, and not only the whole of India, South and North, is celebrating in great joy, but I am, too!!!

And for good reasons: it is thanks to the generosity of an old Aurovilian friend, no doubt inspired by ‘Father Ganesh-Christmas’, that when two years ago for Christmas I was being given by the Housing Service this wonderful apartment at Luminosity, the studio downstairs too has been put at my disposal: it became my little Office for most of my Research and Teaching work, all under that ‘Laboratory of Evolution – Centre for Human Unity’ (LOE-CHU) that is my official work in Auroville since 1984. The same friend added even to this main gift a few other smaller ones too (such as a great big screen Monitor on which to view films or my own courses in small groups, and which can double as a full-fledged TV whenever I may want to watch again my dear Roger Federer in full action, for example…).

Since that first real Prayer to Ganesh two years ago, my material life has become already considerably easier in many ways, but with the special foods needed, besides medicines, to cure a lingering health problem, my maintenance was still so tight that in case of any extra expense (something broken to be replaced…), I just could not do it, it was too tight financially.

So, since two years again, I have also done my own part in helping Ganesh help me: I have applied officially for the small Retirement Pension that should be owed to me by the French Government for the few years I spent in France as a young certified teacher in the Classics, just before coming to Auroville…

Lo and behold! The Pension was due indeed, and in spite of endless administrative hurdles (solved for me one after the other by a most wonderful young lady, the Vice-Consule at the French Consulate right here in Pondy), it is finally coming !… But as my old bank account in France had been, I learned recently, closed since long for lack of activity (!), I had to approach a bank in Pondy itself to open an account… which would be the receptacle for the two French Retirement Institutions concerned to pour into the endless bounty of my monthly Pension.

During the last two weeks, in spite of the goodwill of the bank in Pondy, that process was taking ages to be over with, because of several holidays, plus a general bank strike, and what not…

So yesterday, that was actually why I was once again in Pondy: to have that account at last opened, with an official Account Number that I could then immediately communicate to the Offices in France still waiting patiently with all the money that was to begin being poured in…!

Well, although it was supposed to be ready, it was still not ready at all. It is only thanks to the bank officer taking care of my case there, and thanks to his good heart and kindness (no doubt under the secret influence of Ganesh again…!), that, at the very end of that long day in Pondy, everything finally got to be all done, and in the darkening sky I left with the precious Account Number written down and stamped upon with all the needed seals from the bank to validate it officially enough for the French Institutions. All the way back home my heart kept singing, almost in disbelief, ‘It’s done, done, done!…’

And you wonder why today I am celebrating with so much glee and gratitude for my so excellent friend Ganesh, who managed on top of it all to make it happen just in time for today itself, yes, for his very own ‘Ganesh Pudja’?!

Well done, dearest Ganesh, well done!!!

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