18.11.19: La “mort” victorieuse de Mère, prédite dans “Savitri”

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“Savitri”: La suprême révélation de la Vision de Sri Aurobindo”  (signé: La Mère)

Il est bien connu que Sri Aurobindo, en écrivant son vaste poème épique sur l’Évolution, intitulé “Savitri”, raconte l’histoire d’une Incarnation sur Terre de la Mère Divine en des temps beaucoup plus anciens, en Inde, mais ouvrant déjà pour la Terre entière la Possibilité de l’Ère Nouvelle qui commence maintenant: l’ÈRE SUPRAMENTALE,

Savitri, à la fin du poème, a gagné ce qui était son propre Défi – son époux Satyavan, lui qui est à travers les Àges l’Incarnation de l’Aspiration Humaine, doit  pour cela être sauvé de la Mort prématurée qui était son Destin supposé. Alors, quand Savitri réussit, le Divin, dans sa jubilation divine de cette magnifique Victoire de la part de Celle qui était en quelque sorte son champion sur la Terre à cet important moment-là, annonce la Victoire encore plus grande à venir, lorsqu’il s’agira d’activer enfin sur Terre la Conscience de Vérité, Supramentale, qui remplacera la Conscience Mentale à la tête de l’Évolution.

Non seulement cela permettra de sortir des impasses créées par le Mental mais, annonce le Divin, tout ce dont les êtres humains ont rêvé depuis toujours va enfin commencer à se réaliser peu à peu, jusqu’à une véritable Vie Divine, ici sur la Terre, et dans des corps transformés mais toujours matériels… quoique d’une Matière elle-même transformée aussi.

Auparavant, deux Pionniers de l’Évolution Consciente devront s’incarner pour faire le nécessaire afin d’activer la Fréquence Vibratoire Supramentale dans la Matière Terrestre, rendant possibles tous les énormes changements voulus. Cette prédiction divine concerne l’Incarnation de Sri Aurobindo et de la Mère eux-mêmes, venus à notre époque faire l’Action décisive indispensable pour ajouter cet échelon crucial à l’Évolution Terrestre.  Sri Aurobindo, écrivant cette Prédiction, ne cache pas les difficultés et dangers – il en sait quelque chose par expérience – auxquels auront à faire face ces deux Pionniers pour remporter eux aussi la Victoire qu’ils sont venus remporter.

Mère de son côté, après, ne cachera pas à son confident Satprem que nombre des expériences spirituelles extraordinaires, y compris les plus dangereuses, que Sri Aurobindo a attribuées à son héroïne Savitri, sont en fait ses expériences à elle… de même que celles d’Ashvapaty, le père de Savitri, un Roi secrètement grand Yogi, étaient en réalité celles accomplies par Sri Aurobindo lui-même…

Nous sommes pour la plupart encore ignorants du potentiel bien supérieur – en fait divin – maintenant activé jusque dans la Matière Physique elle-même, et donc aussi les cellules de nos corps.
Ces incroyables nouvelles Possibilités, il faut le répétér en effet, ne nous ont été acquises que grâce à la longue Action évolutive, invisible mais fort efficace, de Sri Aurobindo et la Mère, qui ont finalement sacrifié chacun la transformation complète de son propre corps, afin de rendre terrestres plutôt que seulement individuelles les victoires remportées au fil de longues décades – et au prix finalement de leur vie physique.
Mais quel gain inouï « pour la Terre et les hommes », comme le voulait justement Savitri, cette Incarnation plus ancienne de la Mère Divine dans l’incroyable chef-d’oeuvre que nous a laissé Sri Aurobindo en cet immense poème épique mais aussi initiatique!…
C’est le seul de ses écrits qu’il ait continué de dicter et réviser jusqu’au dernier moment, avant sa mort secrètement volontaire sous le couvert d’une maladie dont il aurait pu aisément se guérir.
Vers la fin du poème, à chaque offre par le Suprême d’un merveilleux Don Divin, si tentant certes, mais offert pour elle seule et son époux Satyavan qu’elle venait d’arracher victorieusement à la Mort, Savitri chaque fois, dans son infinie Compassion de Mère Divine, répondait obstinément « Oh oui, donne-moi Ta Paix (ou Ta Félicité, ou Ta Force, ou……), mais pour la terre et les hommes!… «  De même toute une merveilleuse Vie Divine future sur la Terre a été obtenue par ces deux Volontés indomptables au service du Plan Divin bel et bien à réaliser ici,..  Avec Amour et Joie – et, oui en effet, « pour la Terre et les hommes… «: pour tous ceux d’entre nous qui voudront aller enfin au-delà des limitations humaines considérées comme « normales » , et plus tard aider les autres à les dépasser eux aussi quand ils s’y sentiront prêts. Puissions-nous tous garder à jamais au coeur une profonde Gratitude pour les Deux Êtres qui ont rendu tout cela possible…
En 1950, avant sa propre disparition délibérée pour achever en coulisses sa propre Mission, Sri Aurobindo savait déjà, supposément à propos de Savitri, mais combien davantage encore à propos de Mère elle-même, qu’elle aurait une tâche encore plus  impossible: une fois que le Pouvoir Supramental, tellement plus intense que les précédents, serait activé sur la Terre, ils’agirait de le recevoir dans son propre corps et d’aider ses cellules à apprendre comment vivre avec et par ce Pouvoir au lieu d’en mourir – et de faire cela non seulement pour son corps, mais d’une façon qui aide potentiellement tous les autres corps aussi à acquérir cette nouvelle Possibilité de Vie Nouvelle. Sri Aurobindo savait déjà que seul ce corps de Mère avait l’extraordinaire, l’exceptionnelle endurance pour réussir – peut-être – pareil exploit.
Sri Aurobindo savait et écrivait déjà ceci:
“Un jour peut venir où elle devra se tenir sans aide
Sur l’arête dangereuse de l’avenir du monde et du sien,
Portant le futur du monde contre sa seule poitrine,
Portant l’espoir humain dans un coeur laissé seul
Pour qu’il conquière ou échoue sur d’ultimes confins désespérés,
En tête à tête avec la mort, à la frontière de l’anéantissement.
Sa grandeur, dans cette dernière scène implacable,
Doit passer seule un pont périlleux dans le Temps
Et atteindre un point culminant de la destinée cosmique
Où pour l’homme tout est gagné ou tout perdu.
Au milieu de ce silence désert, perdu, démesuré,
D’une heure décisive dans le destin du monde,
Dans l’ascension de son âme par-delà le temps humain
Quand elle se tiendra seule avec la Mort ou avec Dieu,
À part sur un rebord muet et sans espoir,
Face à face avec son Moi, la mort et la destinée
Comme sur quelque limite extrême entre le Temps et l’Éternité,
Quand l’être devra prendre fin ou la vie recréer sa base,
Seule elle devra conquérir ou seule elle devra tomber.”
(“Savitri”, Livre Six, Chant 2, page 461, vers 856 sqq)
De ceux qui ont connu l’existence de Mère telle qu’elle était dans le corps humain qu’ils ont connu, la plupart croient que le 17 novembre 1973, elle est morte. Que ce corps est tout simplement mort. Qu’elle a échoué.
Il se trouve que moi qui n’étais arrivée à Auroville que depuis un an et demi, à une époque où même à l’Ashram presque personne ne savait ou ne se rendait vraiment compte de ce que tentait Mère dans son corps depuis 1956 et la venue du Supramental, moi qui n’étais même pas intéressée au début à rencontrer Mère pour mon anniversaire, ne me rendant pas encore compte de la chance que cela serait pour mon progrès intérieur, il se trouve que le 18 novembre 1973, quand à Auroville on a reçu la nouvelle que Mère “avait quitté son corps”, il se trouve qu’il m’a été donné coup sur coup, d’abord à Auroville puis à l’Ashram devant le corps théoriquement “mort” deMère, deux énormes expériences qui m’ont fait voir d’Elle et de son corps une Réalité bien autre, et magnifiquement, cosmiquement victorieuse*. D’une Victoire dont je ne savais même pas comment elle avait été gagnée, mais dont j’ai reçu sans le savoir dans mon corps même la preuve concrète. Indéniable, car elle s’est manifestée à peine quelques années plus tard par un éveil tout à fait inattendu de ma propre conscience cellulaire, qui a commencé à se tourner vers le Divin, en un véritable Yoga des cellules elles-mêmes qui n’a fait que s’amplifier depuis. sous mon regard ébahi mais émerveillé – et plein de gratitude pour la Grâce Divine qui me fait vivre une chose aussi nouvelle sur la Terre, et me permet ainsi d’affirmer que non, Mère n’a pas perdu sa Bataille finale avec la Mort: elle l’a gagnée, et potentiellement aussi pour tous les autres corps humains qui voudront bien un jour, à leur tour, changer leur conscience et leur vie, et se tourner vers le Divin…
————–
* Sur ce point, voir aussi mon autre article:
https://labofevolution.wordpress.com/2018/11/18/18-11-1973-getting-a-double-darshan-from-the-divine-mother/

 

Mère, le 17 Novembre 1973 et le Matrimandir

En Décembre 1950 à Pondicherry (South India) Sri Aurobindo, le grand Yogi de l’Évolution Consciente, sous le couvert d’une maladie sacrifia délibérément son corps physique pour terminer plus vite son Action Évolutive secrète pour la Terre : activer dans la Matière terrestre la Conscience-Force de Vérité qu’il appelait ‘Supramentale’ et qui commencerait sur Terre la Nouvelle Ère bien nécessaire.

À sa demande, sa collaboratrice spirituelle venue en 1914 de France, Mira Alfassa, en qui il avait reconnu l’incarnation de ce Principe Féminin du Divin appelée en Inde la Mère Divine, et qu’il appelait donc « La Mère », a continué à diriger l’Ashram qui s’était formé autour d’eux, d’abord spontanément, puis officiellement en 1926. Mais de plus, après qu’en 1956 le Supramental ait été effectivement activé,  la Mère a vu qu’il était temps finalement de fonder, en 1968, à une dizaine de kilomètres de Pondy, la Ville Nouvelle qui avait été depuis longtemps leur projet commun plus vaste, pour aider à l’évolution de l’humanité entière vers « une conscience plus haute et plus vraie ». À la fois en l’honneur de Sri Aurobindo et pour célébrer l’Aurore de cette humanité nouvelle, elle donna à la Ville naissante le nom d’« Auroville ».

Jusqu’à ce qu’elle quitte elle-même son corps physique le 17 Novembre 1973 – date que nous commémorons aujourd’hui -, c’est la Mère qui a guidé personnellement les premières années du développement à la fois intérieur et extérieur de la Ville future, ainsi que de sa population embryonnaire.

Sur l’îlot central, au milieu du cercle de la Cité qui continue à se construire peu à peu, se trouve maintenant son édifice le plus important, que la Mère nomma le « Matrimandir », ou « Oratoire de la Mère », annonçant qu’il serait « l’âme d’Auroville ». Après avoir eu depuis 1969 des visions répétées de sa Chambre Intérieure, c’est dès 1971 que la Mère fit commencer la construction du bâtiment complet qui y donnerait accès, d’une manière qui se révèle être à la fois symbolique et initiatique, par sa forme même pour commencer: une sphère légèrement aplatie comme la Terre, et émergeant d’un vaste cratère creusé dans le sol. Aujourd’hui cette magnifique sphère, ornée de grands disques dorés concaves ou convexes, attire de loin le regard parmi les différents jardins plus bas qui l’entourent, voulus eux aussi par la Mère: tout l’ensemble, l’édifice entier plus son environnement immédiat, se trouve matérialiser en volume et à grande échelle, le Symbole même dessiné depuis longtemps par la Mère (voir plus bas sur la Carte du Darshan), montrant de quelle manière se produit l’Action éternelle et incessante de la Mère Divine pour créer et maintenir en existence cet Univers et tous les Univers.

Le cercle le plus extérieur de ce Symbole contient les Douze Qualités par lesquelles la Mère Divine peut transformer notre nature humaine, et que chaque être humain peut développer ici plus facilement, grâce à l’atmosphère particulière communiquant le vécu d’un de ces états d’être, non seulement dans chacun des jardins prévus ou déjà réalisés, mais aussi dans chacun des espaces aménagés directement à l’intérieur des structures creuses de béton, les « pétales », comme ils sont appelés, entourant la sphère comme les pétales entourent le coeur d’un Lotus, symbole en Inde de la Conscience Divine. Ainsi chacun des « pétales », comme chacun des jardins, concerne l’une des Douze Qualités représentées sur le cercle extérieur du Symbole, et de nombreuses personnes tirent grand bénéfice intérieur des moments passés dans l’un ou l’autre de ces « pétales”, selon leur choix.

Cependant, ainsi que Sri Aurobindo l’a expliqué dans le précieux livret de 1926-27 appelé « La Mère », il y a tout d’abord (représentés donc dans le cercle plus intérieur du Symbole), avec chacun son nom et ses caractéristiques propres, décrits magnifiquement tour à tour, les Quatre Pouvoirs principaux de la Mère Divine, plus importants, et déjà à l’oeuvre en tout depuis toujours, que nous nous en rendions compte ou non: Sagesse, Puissance, Harmonie, et Perfection.

En Sanskrit, les noms de ces Quatre Aspects majeurs de la Mère Divine sont: Maheshwari, Mahakâli, Mahalakshmi et Mahasaraswati, Pour chacune le préfixe « Maha- « indique qu’elle est l’origine spirituelle première, véritable, de ce Pouvoir, issu directement de la Source Suprême (le Centre même du Symbole), à ne pas confondre avec les divinités moindres en qui leur rôle a été réduit ou déformé au cours du temps, et sous le nom desquelles ces Quatre sont connues et désignées de nos jours dans la religion populaire.

Leur Action est universelle et s’organise dans une certaine succession naturelle à toute action:
De la Sagesse qui a la Vision d’ensemble et doit venir en premier, à la Puissance de réalisation qui doit ensuite s’y ajouter, puis à l’Harmonie avec laquelle l’action nécessaire doit se produire, puis finalement jusqu’à la Perfection indispensable également pour s’assurer que ce qui a été fait l’a été avec la précision et la solidité voulues, toutes nos actions humaines impliquent elles aussi l’intervention de ces Quatre Pouvoirs, quoique seulement dans l’infime mesure correspondant à la petitesse ordinaire de ce que nous entreprenons de faire en tant qu’êtres humains.

L’observation m’a montré au fil des années que dans nos natures individuelles, ces Quatre Pouvoirs Principaux de la Mère sont présents, mais en général développés de façon très inégale, car chaque être humain tend à en apprécier seulement l’un ou l’autre, voyant avec crainte ou mépris ceux de ces Quatre Pouvoirs pas encore suffisamment ressentis comme « normaux « dans sa propre nature individuelle. Cette tendance au rejet de ce qui est différent de nous, ressenti même comme opposé à notre manière d’être, est l’une des conséquences les plus graves en l’humanité actuelle du fonctionnement de ce Pouvoir Mental qui a jusqu’ici dominé notre nature humaine.

C’est ce que la Mère appelait l’Exclusivisme, cause terrible de tous les fanatismes, qu’ils soient religieux, politiques ou autres: le fonctionnement mental, par sa perception trop étroite et limitée, limitante et déformante, ne perçoit que les extrêmes, polarise tout en dualités de contraires, et s’imagine que, de toutes les vérités très diverses que perçoivent les humains, une seule est forcément la vraie, excluant toutes les autres comme fausses ou délibérément mensongères – d’où toutes les guerres et autres massacres réciproques d’un peuple par un autre, trop souvent au nom de la Vérité, hélas.

La gigantesque sphère du Matrimandir, par sa forme même, représente enfin cette Vérité Réelle, « plus haute et plus vraie », dont parlait Mère: ronde et complète, incluant tous les multiples points de vue, chacun à sa place comme tous les disques dorés, dans l’Espace qui est aussi Temps. C’est la Vérité Supramentale, celle qui est au-delà des vérités fragmentaires du Mental et ne peut être perçue que par les consciences individuelles qui consentent à s’élargir, à devenir vastes, à s’ouvrir à cette Conscience-de-Vérité pleine et entière qu’est la Conscience Supramentale.
Une incroyable « coïncidence » m’a saisie d’émerveillement plus tard lorsqu’on m’a signalé le Fait remarquable que je décris dans les deux paragraphes qui suivent:
C’est à 19h25 que s’est achevée le 17 novembre 1973, dans la lumière des projecteurs, la plus longue des séances collectives de bétonnage que nous ayons jamais accomplie, celle qui réunissait finalement les sommets des quatre énormes Piliers en une seule vaste dalle de béton, laquelle allait constituer le dessous et le départ de la Sphère entière encore à édifier peu à peu par la suite.
C’est aussi exactement à 19h25, en ce même soir du 17 novembre 1973, que sans qu’aucun de nous ne le sache, la Mère, dans sa chambre à l’Ashram de Pondichéry, a finalement quitté son corps physique.
Comme si elle avait attendu ce moment, dirais-je maintenant, où la base même du Matrimandir serait là, réalisée, donnant l’assurance que tout le reste suivrait sans encombres, pour s’autoriser elle-même à passer à ce Corps Nouveau déjà réel, mais pas encore visible physiquement, dans lequel elle s’était vue intérieurement plusieurs fois déjà, et d’autres personnes l’avaient vue également (dé plus, la conscience spiritualisée des cellules non utilisées pour ce Corps Nouveau a pu passer dans d’autres corps humains suffisamment réceptifs, pour y commencer le même éveil évolutif…)
À propos encore de ces Quatre Piliers et de la Sphère, une évidence s’impose, pratique et spirituelle à la fois:
La Sphère Supramentale du Matrimandir n’a pu évidemment être construite, et rester ensuite posée en équilibre à la hauteur voulue pour qu’elle semble émerger du cratère, que parce que les quatre énormes Piliers qui la soutiennent, représentant chacun l’un de ces Quatre Aspects de la Mère, sont tous les quatre parfaitement au même niveau. Ce simple fait montre bien qu’il faut qu’il en soit ainsi au-dedans de nous aussi: aucun être humain ne sera capable de porter en lui et de manifester avec l’équilibre nécessaire la Conscience-Force Supramentale et la Puissance de Réalisation qu’elle apporte, si en lui ou elle n’ont pas été développés de manière égale ces Quatre Aspects de la Mère qui sont à la base de tout ce qui est déjà manifesté de la Réalité Divine. Seul un tel développement parfaitement équilibré permettra l’utilisation souple et spontanée de l’un ou l’autre de ces Pouvoirs, ou des Quatre dans la proportion voulue, dans la situation précise survenant à chaque instant.
D’ailleurs même à l’intérieur de la Sphère ces Quatre Piliers se continuent comme les immenses « côtes » formant, avec tout un réseau de poutres transversales, la structure interne qui sous-tend la coque extérieure seule visible de l’extérieur, sous les disques d’or.
Et de l’intérieur, que voit-on? Cette coque translucide, très légèrement couleur d’aurore, au-delà de toutes les poutres qui s’entrelacent tout autour, formant un immense espace creux, sphérique lui aussi bien sûr, et si accueillant…

De sa moitié inférieure partent les deux rampes s’élevant chacune en une large spirale jusqu’à la moitié supérieure abritant la Chambre, toute blanche et simple, avec ses douze colonnes à mi-chemin du centre, et avec en ce centre les quelques Symboles essentiels qu’elle offre à la contemplation de ceux qui y prennent place – le tout dans la douce lumière émanée précisément par l’un de ces objets au Centre: une large sphère de cristal – optique, donc parfaitement transparent et non déformant, ce qui est en fait très important – recevant d’en haut le rayon de soleil qui y est capté et dirigé droit vers le bas, passant ainsi à la verticale à travers d’abord le Cristal, puis une ouverture dans le sol, vers le niveau des rampes sous la Chambre, et jusqu’au niveau le plus bas, sous le fond même de la Sphère du Matrimandir, là où dort l’eau d’un Bassin, évoquant lui aussi un lotus, avec son coeur recevant lui aussi le rayon de lumière, et avec les gracieux cercles concentriques de pétales de lotus stylisés descendant doucement jusqu’à lui … comme le font les nombreuses personnes amoureuses de sa beauté paisible.

Tous les niveaux de notre être sont ainsi symboliquement touchés par cette Lumière venue d’en haut, reçue et transmise d’abord par l’équivalent de notre Centre du Coeur, l’Espace secret de notre Être Psychique, comme l’appellent Sri Aurobindo et Mère: l’Ëtre de notre Âme, qui grandit en nous au long de nos vies terrestres.

Je traduis ici le texte de Sri Aurobindo choisi à l’Ashram pour la Carte qui a été distribuée en ce jour de Darshan:

“Gardez foi en votre destinée spirituelle, retirez-vous de l’erreur et ouvrez davantage l’être psychique à la direction donnée par la lumière et le pouvoir de la Mère. Si la volonté centrale est sincère, chaque reconnaissance d’une faute peut devenir  un tremplin vers un mouvement plus vrai et un progrès plus élevé.”

 

31.8.2019: Cérémonie pour Pachamama – et la forêt amazonienne – à Auroville

Samedi dernier, il y juste deux jours, le 31 août, j’ai été heureuse de participer à un évènement organisé comme d’habitude par Anandi, une Aurovilienne (et amie) de longue date, originaire d’Argentine, qui coordine ici tout ce qui concerne l’Amérique (les trois Amériques en Une) et le site de son futur Pavillon dans la Zone Culturelle d’Auroville.
Voici, pour commencer, l’annonce lancée quelque temps auparavant:
Très chers amis, nous aurons une Cérémonie très spéciale le 31 août à notre Site de l’Amérique:
Tout d’abord, c’est le dernier jour d’août, le Mois de la Pachamama, que nous célébrons comme à l’habitude ensemble.
D’autre part, nous avons un Newcomer à Auroville, Eric, de France mais relié à notre Continent, non seulement par son épouse Paraguayenne, mais aussi par son contact très étroit avec les Lakota Sioux, qui lui ont donné l’initiation depuis déjà longtemps.
Mais il y a plus: nous avons reçu des Andes un incroyable cadeau: un Wipala, le drapeau Arc-en-ciel des Peuples Indigènes d’Amérique.
Pour toutes ces raisons, nous allons nous réunir sur l’Apacheta à la Nursery, juste pour Célébrer ensemble… et aussi prier et chanter pour la guérison de l’Amazonie.
S’il vous plaît, apportez de la nourriture, des fleurs, de l’encens, quoi que ce soit qui pour vous a de l’importance, pour l’offrir à notre Terre Mère ce jour-là.
Merci d’être avec nous,
Anandi, B, Eric et Lara
NOTE: ENVOYEZ CETTE INVITATION À TOUTE PERSONNE RELIÉE À L’AMÉRIQUE. MERCI.
Avec cette annonce se trouvait l’image d’une affiche que, par une merveilleuse synchronicité, j’ai vue à nouveau, mais cette fois grand format, juste le jour d’après l’annonce, parmi les nombreux panneaux arrangés en exposition d’extérieur au Centre pour les Visiteurs, informant les gens sur la Zone Culturelle et certains Pavillons Culturels non encore édifiés mais déjà existants dans le coeur des Auroviliens qui s’y sentent reliés de quelque manière que ce soit. Je n’avais jamais eu la curiosité d’aller regarder ces panneaux auparavant, si bien que je n’avais jamais vu non plus cette extraordinaire affiche de l’Amérique Une, et maintenant je la voyais deux fois en deux jours!…
(J’ai bien essayé de copier-coller cette affiche sur cet article, mais je n’ai pas réussi… pas encore. Je trouverai bien le moyen à un moment… ).
Quelques jours et un Rappel après, le jour J était déjà là, et tout se passa très bien. Environ 26 personnes participèrent.
Le jour suivant, Anandi ouvrit la voie aux impressions et commentaires, en étant la première à donner les siens dans un nouveau mail:
Merci à Eric pour ses Prières Lakota, à Andres pour sa gaita et à Jivatman pour son improvisation à la flûte pendant notre Visualisation concernant l’Amazonie. À Svaram pour les instruments et à tout le monde pour avoir participé de tout leur coeur à cette Célébration. Combien nous souhaitons que nos voix et notre amour, depuis le Site de l’Amérique à Auroville, aient atteint notre Amérique pour l’aider à surmonter ce moment difficile.
Un grand merci à B pour avoir fait partie d’Amérique Une depuis quarante ans… et pour avoir apporté un gâteau au chocolat avec une Carte de l’Amérique tracée dessus! Merci à Shakti et Ravi pour la délicieuse nourriture indienne.
Dans son Amour, en Gratitude
💜🕊

Anandi

Ce à quoi Jivatman (l’Aurovilien du Brésil qui improvisa de façon si belle sur sa flûte) répondit immédiatement:
Un grand Merci à toi pour ce partage!
et Mita, qui n’était pas venue, répondit elle aussi:
Wow, Anandi,
Ça semble avoir été fabuleux!
Regrette de n’avoir pas pu rentrer assez tôt pour me joindre à vous.
La prochaine fois!
Meilleurs voeux
Mita R.
Lire tout cela eut sur moi également un étrange effet de contagion, ouvrant en moi tout un flot de sentiments profonds dont j’avais été consciente pendant la Cérémonie, et qui soudain voulaient être partagés avec tous. Voici la forme que cela a prise finalement:
“Mes joyeux remerciements à chacun de ceux qui ont fait de cet évènement un aussi beau moment – ceux déjà mentionnés par Anandi, plus Anandi elle-même, pour en avoir été l’initiatrice… Et puis merci à Pachamama en personne, vivante dans ce monticule que nous avions formé, tout comme sous nos pieds nus; et à ses grands enfants-arbres hauts et larges autour de nous dans cette belle clairière, avec le Soleil présent lui aussi, descendant lentement à travers le feuillage dans la vastitude du Ciel au-dessus de nous! Notre Appel alla vers les Six Directions, oui vraiment, avec en nos coeurs spécialement l’Amazonie…
Vers les Deux Directions du Temps aussi nous avons appelé: il se trouve que je suis l’une des rares personnes à Auroville depuis 1972, à représenter l’Amérique Centrale, à travers la Martinique, l’une de ces Antilles, françaises ou non, qui sont les restes dans l’Océan Atlantique d’un très ancien Continent du Passé Oublié, longtemps avant ce vaste

mélange de peuples aux diverses origines que les trois parties de l’Amérique, y compris ces îles, sont devenues au présent, à part quelques rares endroits ayant encore leur population originelle. Vers un Futur plus vrai, symbolisé par Auroville elle-même, alla aussi notre Appel:

Auroville: enfin un lieu où la Diversité divine est consciemment protégée et chérie, tout en étant en même temps harmonisée en sa vaste, divine Unité…
Eh bien, après le changement de location officielle du Site de l’Amérique, c’était la première fois que j’étais arrivée à trouver un moment, au moment voulu… et à trouver même aussi enfin cette nouvelle location, pas si facile à atteindre, mais si accueillante une fois là!
Il y avait même un petit carré de feuille d’or pour amener le Matrimandir au beau milieu de tous les objets plus spécifiquement culturels à utiliser pendant la Cérémonie… Et de toutes petites photos de Sri Aurobindo et de Mère étaient là également, matérialisations discrètes comme il se devait de leur Présence et Soutien dans notre entreprise.
Mes remerciements les plus chaleureux à toi, Eric, pour m’avoir depuis je ne sais où apporté une chaise, afin que je n’aie pas à rester debout tout le temps! Sois béni pour cela, aussi bien que pour ton rôle si important dans cette Cérémonie à laquelle ton acte de gentillesse m’a permis de me joindre!
Ayant à rentrer chez moi avant la nuit, je ne pouvais rester jusqu’à la toute fin et avoir une part de la nourriture si appétissante apportée dès le début par B, et vers la fin par Shakti + Ravi et leurs merveileux enfants, mais j’ai pu au moins être là pour me réjouir de la participation délicieusement spontanée de la petite fille, et même du bébé, avant de devoir m’en aller… Quelle Bénédiction additionnelle du Futur ils étaient pour nous tous là-bas, surtout des adultes ayant préparé le terrain et l’atmosphère du mieux qu’ils ont pu, pour que eux réalisent plus tard l’Auroville encore plus vrai dont la Terre a besoin…
Avec de l’Amour souriant,
Bhaga ‘
Quand j’ai eu terminé cette “petite contribution” qui s’allongeait au fur et à mesure que je l’écrivais, j’ai réalisé qu’elle était en fait destinée à devenir la dernière partie du nouvel article depuis longtemps attendu pour mon Blog de Recherche, ‘Lab of Evolution’: un article qui retracerait l’historique de cet évènement comme je l’ai vécu et serai toujours heureuse de me le rappeler….
Et voilà que ce récit est là maintenant, pour que vous qui me lisez, en ayez la joie vous aussi!… Avec l’aide de l’une des photos prises pendant la Cérémonie:

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31.8.2019: The Pachamama Ceremony in Auroville – also for the Amazon forests

This last Saturday, just two days ago, on 31st of August, I was glad to participate in an event organized as usual by Anandi, a long time Aurovilian and personal friend from Argentina, who coordinates here all that concerns America (the three Americas as One) and the site of its future Pavilion in the Cultural Zone of Auroville.
Here is, to start with, the announcement she had put out some days before:
Dearest people, we have a very Special Ceremony the 31st. August at our America Site :
First of all, it is the last day of August, the Month of the Pachamama that we usually celebrate together.
On the other hand, we have a New Comer in Auroville, Eric, from France, related with our Continent, one for being married with a Paraguayan lady, and also, for his very close contact with the Lakota Sioux, with whom he has been initiated long back.
But more: we have received an incredible gift from the Andes: a Wipala,  the Rainbow flag of the Indigenous People of America.
For all of that, we are going to be together at the Apacheta in the Nursery, just to Celebrate together… and also to pray and sing for the healing of the Amazon.
 
Please, bring some food, flowers, incense. or anything valuable for you, to offer to the Mother Earth that day.
 
Thanks for being with us,
 
Anandi, B, Eric and Lara
 
 
NOTE : PLEASE FORWARD THIS INVITATION TO EVERYBODY RELATED WITH AMERICA. THANKS
With this announcement was also the image of a great poster that, by a wonderful synchronicity, I saw again just the day after the announcement, but this time big size, at the Visitors’ Centre, among the many panels put up as an outside exhibition informing people about the Cultural Zone and some of the Cultural Pavilions not yet built, but already living in the heart of the Aurovilians related to it in whatever way. I had never had the curiosity to look at those panels before, so I had never seen this amazing ‘America Poster either, and now I was seeing twice in two days!…
(I tried to copy and paste here that poster, but it didn’t work … yet. Some day I’ll find the way…)
A few days and a ‘Reminder’ email later, the Day was already upon us, and it all happened very smoothly. About 26 persons showed up.
The following day, Anandi opened the way to impressions and comments, by starting with her own:
Thanks to Eric for his Lakota Prayers , to Andres for his gaita and to Jivatman for his flute improvisation for our Visualization on the Amazon . To Svaram for the instruments , and to everybody participating heartily on the Celebration . We would like that our voices and love from the America Site in Av., went to our America for overcome this difficult moment .
A big thanks to B for having been with America One for the last 40 years … and for bringing a chocolate cake with the America’s map on ! Thanks to Shakti and Ravi for the delicious Indian food.
In Her Love and Gratitude
💜🕊

Anandi

To which Jivatman (the Aurovilian from Brazil who improvized beautifully on his flute) answered at once:
 Thank you so much for sharing!
and Mita, who had missed it, sent in another reply: 
Wow, Anandi,
That sounds fabulous!
Wish I could have made it back in time to join in.
The next one!
Best,
Mita R.
Reading all this had a contagious effect on me as well, opening up in me a whole well of deep feelings I had been conscious of during the event, and that suddenly wanted to be shared with all. Here is the form it finally took:
‘My joyful thanks to everyone who made this such a very nice event – those already mentioned by Anandi, plus Anandi herself for taking the initiative… And plus also Pachamama herself, alive in that little mound we made, just as under our naked feet; and her large tree-children standing tall and large around us in that beautiful clearing, with the Sun attending too, going down slowly through the foliage in the vastness of the Sky over us! Our Call went to all the Six Directions indeed, with in our heart especially the Amazon…

To the Two Directions of Time as well we called: I happen to be one of the few here since 1972 who represent Central America, through Martinique, one of those French Antilles or West Indies, which are the small remnants in the Atlantic Ocean of a very ancient, forgotten Past Continent, long before this vast melting-pot of peoples of all origins that the present three parts of America, including those islands, have slowly become over the millennia, except for rare spots with still the original population. Towards a truer Future, symbolized by Auroville itself, went also our Call:

Auroville: at last a place where the divine Diversity is being consciously kept and cherished, while being also harmonized into its vast, divine Unity…
Well, after the change of location of America’s official site, this was the first time I managed to find the time, at the right time… and to find also at last this new place, not so easy to reach, but so welcoming once there! Even a little square of gold was there to bring the Matrimandir into the midst of all the more specifically cultural objects that were used for the Ceremony… And tiny photos of Sri Aurobindo and Mother were there too, materializations discrete as should be of their Presence and Help in our endeavor.
My warmest thanks to you, Eric, for bringing me all the way from somewhere a chair, so that I wouldn’t have to stand all the time!… May you be blessed for that, as much as for your great role in this Ceremony your caring enabled me to join in!
Having to go home before dark, I couldn’t stay till the very end and get a share of the delicious-looking food brought from the start by B, and towards the end by Shakti + Ravi and their wonderful kids, but at least I was able to enjoy the delightful participation of those kids before having to leave… What an additional Blessing from the Future they were for all of us there, mostly adults who have prepared the ground and the atmosphere as best they could, for them to realize in turn later the truer yet Auroville that the Earth needs…
With smiling Love,
Bhaga ‘
After finishing this ‘little contribution’ of mine that had grown longer as it was being written, I realized it was actually to be the last part of a much overdue new post for my Research Blog, ‘Lab of Evolution’: a post that would retrace the history of the event as I lived it and will be ever happy to remember it….
And here it is now, for you my readers to enjoy it too!… With the help of one of the photos taken during the Ceremony:

 

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Eric with the drum, Anandi with the poncho

Integral Yoga & Human Defects (IV) : What About Psychoanalysis Today ?

I recommend to all those who can read English the great cascade of comments posted yesterday by my psychologist friend Don Salmon who lives in the USA. All in response to my previous post quoting two texts by Sri Aurobindo on Psychoanalysis, Don’s comments provide additional richness of information to the topic at hand. Interestingly enough,  Don’s comments even constitute a kind of preparation for the present post of mine -all the more because I have posted right away some short answers to them.

But as this new post I am now writing was already intended before, and meant to continue what I myself wanted to convey through this current sequence of posts on the same overall topic, rather than making this post now a direct reply to Don, I’ll just keep  on my own track, and say what I wanted to say anyway… knowing that by doing so I’ll be at the same time answering further Don’s concerns.

So I’d like to go back to the two texts from Sri Aurobindo quoted in my previous post:

Why did I quote them, first of all?

Well, together with Mother’s later re-formulation of her own corresponding Message, these two texts from Sri Aurobindo had been also mentioned by her to Satprem in relation to the same subject, so I felt it was only fair to quote this whole addition asked for by the Mother, just as it had been added indeed by Satprem in the final text of this passage of the Agenda on ‘Don’t try to be virtuous’.

But fairness wasn’t the only reason:

I felt also that both texts (which I knew and loved since long) truly shed on the whole topic of Psychological Healing such a powerful and clear and illuminating light, that they would be of great help for everybody, be it patient or medical doctor, and for still a very long time, as Sri Aurobindo indicated there the very central root of all psychological problems: the absence in most of us human beings of sufficient influence from our secret Divine Self, deep within as well as high above our superficial self with all its presently warring parts.

This indicates also then the obvious real solution: the necessity for each individual to reconnect and gradually re-identify with his/her true, Divine Self, so as to transform as well gradually those external parts into their potential divine reality, as perfected instruments of self-expression of the Divine in this world of Manifestation.

Such an immense overall understanding  and goal go way beyond what ordinary Psychology and Psychiatry perceive of Human Nature, but unless one gets that fuller picture of what we truly are, there is no way this needed inner balance and harmony can establish themselves in our being. Such a supremely important point makes these quotes an invaluable gift, just by itself already.

Given this fuller picture that is the all-pervasive basis for all that Sri Aurobindo and Mother taught from their own huge spiritual experience, Psychoanalysis in those early times was obviously rather inadequate, as Sri Aurobindo starts with saying, quite unequivocally. And yet Sri Aurobindo, in his vast wisdom, doesn’t put any blanket condemnation upon it. All that he says is carefully and clearly qualified: it is Freud he is talking about, and he explains exactly what is fundamentally wrong in Freud’s approach and all similar approaches. He wants us to understand why he doesn’t approve of it.

Not only does Sri Aurobindo point out why this approach is so wrong and actually dangerous, but he also describes what would be the correct way: finding the true Light first, then only – and cautiously –  using it to go into the intermediary strata of our inner, psychological being, with all their warring obscurities obscuring constantly our consciousness. and making us think, feel and act according to their whims instead of our real, spiritual inclination and will.

But Sri Aurobindo’s warning is qualified also time-wise: he himself underlies that these new discoveries Psychoanalysis prides itself of, are fragmentary and distorted because this aspiring new science is only in its infancy. Far from condemning it forever, at the end of what he writes, he expresses full confidence on the contrary that a day will come when the real knowledge in that field will gradually emerge and be used successfully for the benefit of all.

So, seeing this wonderful clarity and precision in Sri Aurobindo’s two texts, I felt no one could possibly misinterpret them if not by their own inattentive and mistaken reading of them. I knew that risk still could be there in my readers, but I gave them at least the benefit of the doubt, so to say, trusting their own better judgement and sheer thinking capacity!…

After seeing yesterday the immediate and somewhat indignant reaction from Don against my publishing those texts, I wondered what may have caused the difference in his perception and my own perception of whether those two texts were still useful reading, or by now totally outdated, given the huge strides forward in the right direction that have happened since then in that field of medical research and practice (see Don’s second comment, about Dan Sieger, about that).

The major difference, obviously to me, stems quite simply from the place in the world  and the social context in which each of us lives:

Don was born and lives in the USA, and in a city there where all such subjects are part to a large extent of normal life, thanks to the relatively high level of education and intellectuality in most of the population. A psychologist himself, together with his equally qualified wife he has written a book and is putting together a website about what I would call the New Psychology. From what he has himself written in his comments yesterday, one can see he is part just naturally of those circles of researchers in this field who meet or communicate often, nationally and internationally, All know of the latest advances, and are  able to have access, themselves and their family, to the most advanced psychological care that they already know is available, if ever they find themselves in psychological or psychiatric trouble. They somehow take all that for granted, it’s just ‘normal life’ for them.

Well, the situation is utterly different in the part of the world where, although French, I live by choice since 1972: Auroville, near Puducherry (ex-Pondicherry), South India. This is rural Tamil Nadu, with only a few big cities far and between. The new discoveries and new ways of New Psychology have a hard time here reaching and infiltrating mentalities still steeped in antiquated educative systems where the Freudian concepts remain hugely the predominant, if often subconscious (!) basis of understanding for those in the masses sufficiently educated to have at least heard of such notions at all. Even in the top level of really educated people, changing the old beliefs one has received isn’t easy: the ego is there too, which prevented Sigmund Freud himself from ever accepting that some of his theories may be wrong, even when his faithful student Carl Jung had the courage to point out to him what didn’t seem to be correct… Patients in areas of the world where Dan Siegel isn’t even heard of can at least use the clues given by Sri Aurobindo, as clear criteria for selecting the doctor whose approach will not harm them…

So my quiet conclusion is that Don and myself are actually both right in our different perceptions of the need still, or not, of those two texts by Sri Aurobindo. It all depends on the context in which we live and on the audience we are thinking of and trying to reach and help when we write. We are complementary, I would say. In this way,  our long mutual appreciation makes us a good bridge between the two worlds we each live in and identify ourselves with to some extent, however subconsciously… Oops! Here comes Freud again, surreptitiously, in our generalized acceptation of at least that basic discovery he did make, that was true, and confirmed by Sri Aurobindo then: the existence of the Subconscious!

I’ll end with celebrating with Don and inviting everyone to read that most wonderful other text by Sri Aurobindo that Don took the trouble to find again in order to quote it in his next comment… It summarizes indeed what we both agree deeply about, which fills up our life, and that we both found only in Sri Aurobindo.

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PS: Yes, this morning, after a good night of rest, my cells have been happy to peacefully participate in the creation of this article… But now, enough is enough!… 😊

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

4.4.1910: Sri Aurobindo’s Arrival in Pondy meant a New Education too, for Evolution

I feel prompted this morning to write something in celebration of Sri Aurobindo’s arrival in then French Pondichéry, on April 4th, a hundred and nine years ago.

This date certainly marked the starting-point of the present much more ‘awake ‘Pondy’, from the slumbering French ‘comptoir’ it was then, one of the five coastal places in India which were called so at the time and still are ‘special’ to some extent, somewhat regrouped as they are under a common kind of status, with recently renamed ‘Puducherry’ by far the most important of those five remnants of the French cultural influence in India.

The discrete coming in 1910 and subsequent quiet permanent stay there of a famous political refugee from Calcutta, Aurobindo Ghose – whose rapidly growing spiritual reputation soon established him among the greatest known yogis as ‘Sri Aurobindo’ – indeed marked the beginning of a new era for the small ancient city where some affirmed that the Rishi Agastya himself had lived in Vedic times.

It is true that only after having found there the needed political asylum  did Sri Aurobindo get to read the Rig Veda in its original text – which allowed him to at last recognize, in some of the experiences described there, the special ones among those he himself was having, that he had been surprised not to find described in any later Indian spiritual scripture. The identity of inner experience in those specific cases enabled him to discover the lost, deeply spiritual true meaning of the Rig Veda, which he revealed later, from 1914 on, in the chapters of ‘The Secret of the Veda’, published month after month along with his other early big books soon famous, in the philosophical review ‘Arya’ started on August 15th (his birthday) in collaboration for the French version with the Mother (then Mira Alfassa), even after she had to leave because of WWI.

After the Mother’s return in 1920, what those two Pioneers of Conscious Evolution gradually created together has been this immense new spiritual path that they named the ‘Integral Yoga’, as this Integrality was necessary for an Evolution towards a ‘Life ‘Divine’ here on Earth instead of the usual (and only possible option till then) Escape to the Beyond.This has been already a major gift to Humanity.

But a less known fact is that they created also a corresponding, equally important new process of Education, that could now be extremely useful anywhere, as our entire terrestrial world, thanks to the secret but decisive inner Action of Sri Aurobindo and the Mother’s themselves,, has since then moved into its next Evolutive Step, in which our present educational systems are becoming more and more blatantly outdated and inadequate, when not plainly harmful, especially as the children being born now are often ready from the start to evolve much faster than their parents and than the stagnant societies around them.

For what Sri Aurobindo and the Mother advised went much further than simply returning to the glorious cultural or even spiritual past of India. It is our Evolutive Future that is now calling us forward, it is towards a new, truer, transformed Human Being that we are evolving, who as time passes will be able at some point to embody this very ‘Life Divine’ announced, made possible and prepared by Sri Aurobindo and the Mother as the Next Step of Evolution for the Earth.

What is still practiced in the Ashram’s International Centre of Education created by the Mother in 1952, as well as in the Aurovilian equivalent, happening since 1984 officially under the vast umbrella known as ‘SAIIER’ (the Sri Aurobindo Internatioal Institute of Educational Research) is still based on the fundamentals pointed out by Sri Aurobindo and the Mother :

It is what they called the Psychic Being, the deep Inner Being formed over many lifetimes around the spark of the Soul, that is the most important element in the child, and must be helped to remain active and strong even as the child grows older and the outer parts of his/her individual nature exert a stronger influence on his/her behavior: the Mental part, the Vital Part and the Physical part will turn more easily towards the Divine if they develop under the influence of the Psychic Being – which is the only part in us still conscious of the Divine and of being a Happy and Loving Child of the Divine – rather than under the usually stronger influence of the ego.

The ego is the outer, superficial sense of an individual self, that is indispensable at the beginning for the process of Individuation that the Divine spark in each of us is to undergo for the Manifestation of the Divine in all the infinite Diversity It contains.

But as just an ego, that superficial self has lost all contact with its own secret Divinity, with Divine Love and with the Oneness behind everything there is. The ego is left only with the sense of separation, which tends to become a sense of division and opposition, hence all the struggles and wars between egoes among human beings, when the Psychic Being in each of them isn’t active and influential enough yet to  bring back and keep alive and strong in them the Love and sense of Oneness, but still together with the  also needed sense of Divine Individuality with a specific Way of Being and Purpose in Life.

Once the Psychic Being has been sufficiently called forth in the young child – above all, by the active presence in the parents and teachers of their own Psychic Being, so this is an obvious requirement for all those who would be parents or teachers – the only thing to do is to provide the child with as rich and diverse an environment as possible: this will make it easier to discover what are his or her true interests and motivations for learning and growing. The actual growth and development of the child will then unfold by itself  most spontaneously and happily, through the constant inner lead and guidance straight from within, from the Psychic Being itself, just as a seed knows exactly what plant or flower it is meant to become – and, given the environment and care it requires, will indeed become in time.

The child will be allowed to choose freely the activities he or she wants to do, and for the length of time that their interest for it will keep them genuinely happy being busy doing them and learning and growing through them. This, the Mother called the Free Progress, and it is the way, or at least some approximation of it, in most of the Auroville schools.

The present systems of so-called Education elsewhere may be perfect for turning children into the passive and docile sheep needed by those who would perpetuate indefinitely for their own profit and continued domination the mere Consumers’ Society that human life has been by now reduced to; but it isn’t at all an ineluctable Fatality that it should go on this way. We have been given the True Education’s simple inner secret by those who opened for Humanity as a whole the Way to our evolutive Future. In the very interest of our present Human Species, at least those children who are inwardly ready to grow towards that Future should be allowed and helped to do so.

I just found again the card commemorating the 10th Anniversary of SAIIER on Feb. 21st, 1994, with this superbly strong quote by the Mother, which I always loved, and was so glad that it had been chosen for the occasion:

‘We are not here to do (only a little better) what others do.

We are here to do what others cannot do because they do not have the idea that it can be done.

We are here to open the way of the Future to the children who belong to the Future.

Anything else is not worth the trouble and is not worthy of Sri Aurobindo’s help.’

    (The Mother, 6.09, 1961)

In the image down below, this text by the Mother  (without its last line) has been joined with a prayer she had written mostly for the children… but which I too learned with great enthusiasm when starting as a teacher after I arrived in Auroville in 1972, although I didn’t know yet that all this had been heralded by Sri Aurobindo’s own arrival in Pondichéry on April 4th, 1910:

Image result for "We are not here to do (only a little better) what the others do" The Mother, Sri Aurobindo Ashram

L’Anniversaire de Mère le 21, et le nouveau Darshan qu’Elle m’a donné…

(Traduction en français de l’article précédent)

Habituellement je ne prévois aucun évènement extérieur pour un Jour de Darshan, de façon à pouvoir me concentrer pleinement sur la dimension intérieure de ma vie et sur le Darshan de ce Jour.

Mais cette année il avait fallu que je mette au programme du 21 (Anniversaire de Mère) tout d’abord un “Déjeuner” important pour remercier une personne officielle au Consulat de Pondy, qui m’avait énormément aidée à m’obtenir finalement la petite retraite à laquelle j’avais droit, et que je reçois maintenant depuis un an déjà. Dans ma sincère gratitude je tenais vraiment à ce que ce déjeuner avec elle se produise, et c’était son seul moment de libre, alors j’avais donné mon accord, pensant que Mère n’y verrait pas d’inconvénient, cette personne ayant été sans s’en rendre compte un si merveilleux instrument de Mère pour me faire avoir à travers elle cette relative abondance fort nécessaire dans ma vie matérielle.

De plus, un jeune couple qui travaille régulèrement avec moi au sujet de leurs cellules m’avait demandé s’ils pouvaient venir en fin d’après-midi, et à cela aussi j’avais donné mon accord, pensant à nouveau que Mère ne verrait pas d’objection à ce que nous nous concentrions sur nos cellules même le Jour Anniversaire de sa Naissance.

Mais à la dernière minute le déjeuner à Pondy a dû être annulé, car la dame là-bas a soudain été envoyée faire un travail ailleurs, et le jeune couple ensuite a changé sa venue au lendemain matin, le 22.

Si bien que les deux rendez-vous extérieurs prévus ont tous les deux disparu sans laisser de trace, et j’ai eu la jolie surprise d’avoir une entière journée de libre à passer chez moi  en compagnie de moi-même et de Mère…

Et combien cela s’est révélé être précieux!…

J’avais eu une vague impression au matin que pendant les derniers six mois environ mes sentiments envers Mère et mon habituelle proximité intime avec Elle avaient peut-être diminué, à cause de la concentration presqu’ exclusive qui avait grandi en moi pour le Divin en tant que Bhagavan, le Suprême, Bhagavan mon Amant Divin et maintenant même mon Époux, avec Qui je passais de plus en plus, et souvent dans un tel délice, mes jours et mes nuits…

Si j’avais besoin d’une preuve pour m’assurer que rien n’avait diminué pour autant avec Mère, j’ai reçu cette Preuve le jeudi après-midi même, lorsqu’une très profonde intériorisation m’a en quelque sorte saisie à un certain moment, et je me suis retrouvée dans les Doux Bras de ma Mère Éternelle, et Elle ne m’a pas laissée sortir de son Étreinte pendant un si long temps que j’ai perdu tout sens du Temps et l’ai rejointe dans son Éternité…

Cette condition intérieure était si intense que j’en avais encore à peine émergé lorsque la nuit a commencé à tomber, et je suis allée finalement droit à mon lit dans cette semi-trance béatifique, sans avoir eu mon léger dîner habituel…

Et sans avoir non plus écrit de notes pour moi-même sur ce merveilleux Darshan que ma Maman Divine m’avait donné en ce Jour de Darshan! Maintenant toutes peurs qu’une distance ait pu se former entre nous étaient totalement effacées de mon être, et je suis son éternelle enfant plus que jamais – s’il existe un “plus” à la Plénitude et à l’Infinitude…

En Gratitude pour Elle qui est notre éternelle Maman, sur qui nous pouvons toujours compter! Car Elle aussi est le Suprême. Dans les mots de Sri Aurobindo pour son Mantra à la Mère Divine:

‘OM ANANDAMAYI, CHAITANYAMAYI, SATYAMAYI, PARAME…

03: Om Anandamayi, Chaitanyamayi, Satyamayi Parame

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