Réponse à une question à propos de “Sri Aurobindo sur la Santé…”

Dans un Commentaire à mon récent article “Sri Aurobindo sur Santé, Peur et Maladie” (https://labofevolution.wordpress.com/2020/08/05/sri-aurobindo-on-health-fear-and-disease/?fbclid=IwAR3D8EM_1LnJxFGajZA1dSAizOrpDTD9VZHJDPpdv_5R10kp8JbeGriA fjM) mes amis Aurobindoniens d’Amerique, Don Salmon and Jan Maslow, m’ont posé une question dont je pense que j’y répondrai mieux par un nouvel article spécialement pour cela.

Donc, après ma brève réponse immédiate directement dans la section “Commentaires”, je copie ici même leur commentaire avec sa question, comme début du plus long texte qui sera ma réponse non seulement pour eux, mais peut-être aussi pour d’autres qui ont pu se poser une question similaire:

“Comme c’est merveilleux que tu sois de retour ici, Bhaga.

Bon, j’ai une question pour toi. Après tous les Aphorismes de Sri Aurobindo tu dis que nous devons faire toutes les choses extérieures dont Sri Aurobindo dit  que’elles ne seraient pas nécessaires si nous avions suffisamment de foi.

En fait, Jan et moi faisons toutes ces choses. Mais nous avons récemment rencontré quelqu’un que nous croyons véritablement éveillé à des niveaux très-très hauts, voyant le Divin en tout, complètement soumis à la  Volonté Divine.

Cette personne ne prend aucune de ces précautions et nous met au défi d’avoir assez confiance en le Divin pour faire de même.

Serions intéressés à entendre ton point de vue là-dessus!

À nouveau, c’est si merveilleux que tu sois de retour.”

“C’est vrai, chers amis, à la fin  de cet article j’ai dit en effet de “faire toutes ces choses”, voulant dire non pas vraiment comme des “précautions” à vos propres yeux… mais simplement, pour obéir à quoi que ce soit que les autorités dans votre coin du monde veulent que vous fassiez comme mesures sociales  nécessaires, à leurs yeux, pour restreindre le phénomène social, collectif qu’est une épidémie, et plus encore une pandémie.

Dans mon cas personnel le fait est, je dois l’admettre, que comme votre ami moi non plus je ne fais réellement aucune de ces choses. Mais si vous avez lu aussi l’article de moi qui suivait immédiatement celui des citations de Sri Aurobindo, vous avez certainemnt une bonne idée des conditions dans lesquelles j’ai vécu cette pandémie, au moins jusqu’à présent: bien en sécurité chez moi!…

Et cela peut faire une grande différence, pour commencer, comparé aux conditions dont vous avez l’expérience là où vous vivez. Et sont-elles les mêmes que celles de votre ami?…

Nous à Auroville, de manière générale nous ne sommes pas du genre très   discipliné, loin de là, mais parce que nos propres autorités internes nous rappellent gentiment mais constamment que nous devons respecter les lois et règlements de l’Inde dans cette situation comme dans les autres, oui, nous avons fait de gros efforts, et cela, plus probablement une généreuse dose de Grâce Divine, nous a jusqu’ici protégés de toute réelle explosion de la maladie dans Auroville même.

Quant à la recluse presque totale que j’ai été pendant tous ces mois, tout ce terrible drame que les journaux m’envoyaient à la figure chaque fois que j’y jetais un coup d’oeil n’était pas présent du tout dans ma propre réalité, si bien que la peur de ce drame ne me touchait pas non plus. Je n’ai presque jamais eu moi-même à porter le masque requis, ni à me désinfecter les mains – chaque fois qu’il se trouvait que je sortais, c’était d’abord pour moi une surprise, et seulement après je me rappelais “Ah oui, c’est vrai, il y a ce stupide virus…”, si bien que j’ai presque totalement échappé à l’impact psychologique massif que toutes ces mesures ont probablement eu sur au moins quelques Auroviliens et bien plus d’autres personnes dans les autres parties de l’Inde et du monde qui ont souffert bien plus et ont eu à faire face de très près à la réalité du virus plus ou moins tout le temps.

Et pourtant, même dans cette atmosphere si protégée tout autour de moi, je me rappelle encore l’unique fois, il y a environ deux mois, quand après plusieurs mois d’apparente absolue Protection, la nouvelle vint bel et bien d’un premier cas à Auroville. Un choc aigu au coeur a percé d’un coup un peu la totale confiance qu’avait eu mon être jusqu’alors. Pour quelques secondes ma foi a été ébranlée par le soudain coup de cette nouvelle et de ce qu’elle signifiait: ‘Ça’ peut entrer aussi ici!…

Il m’a fallu un moment pour me rétablir de ce choc et retrouver mon équilibre intérieur et mon sens de sécurité.

Quelle leçon pour moi… Quelle révélatrice mesure de ma foi réelle!

Mais même après quelques quarantaines discrètes ici et là, aucune mort n’est jamais survenue à Auroville même à cause du virus.

Avec des cas commençant dans les villages autour d’Auroville, là d’où certains  de nos employés journaliers venaient, à nouveau la menace est devenue plus réelle, car elle se rapprochait.

Entre-temps mon être s’était fait à l’idée que peut-être la maladie allait entrer dans nos vies à nous aussi. Et la réponse alors était venue droit des cellules:

“Eh bien, même si ça arrive à entrer dans ce corps, on arrivera à en guérir!!!’

Pour moi, c’est cela l’essentiel: la réponse des cellules elles-mêmes.

Fait on ne peut plus intéressant, toute la première partie de ce “confinement” avait été à mes yeux béni, je le sentais, par le fait qu’une autre Française, une visiteuse annuelle, depuis lontemps mon élève et devenue mon amie, ne pouvait pas encore rentrer en France, et était confinée à Pondy tout comme je l’étais à Auroville.

Comme nous étions toutes les deux très désireuses de lire (dans la traduction française récemment publiée) les quatre volumes du “Journal du Yoga” de Sri Aurobindo, mais que nous ne pouvions pas nouis rencontrer l’une chez l’autre pour le faire, elle a eu une merveilleuse idée: nous allions d’abord lire séparément pendant quelque temps, et puis nous aurions une longue conversation téléphonique pour partager nos compréhensions et sentiments à propos de tout ce que nous avions pu lire jusque-là.  Et encore, et encore, pendant deux mois,  nous l’avons fait!…

Sri Aurobindo - On Himself

Quel plaisir intérieur partagé! Comme un Séminaire Privé pour nous deux, directement avec Sri Aurobindo!… Ma relative familiarité avec l’original en anglais lu de nmbreuses années avant me permettait de le relire maintenant en français bien plus vite qu’elle, s’y prenant pour la première fois, ne pouvait le faire, si bien que j’ai eu tout le temps de lire et assimiler tout en profondeur dans les quatre volumes et de recommencer, pendant qu’elle atteignait (avec une très belle et fructueuse compréhension) la fin du second volume avant de partir.

Plus important encore, la pleine familiarité que j’avais aussi acquise, dans les années qui avaient suivi, avec “Savitri” d’un côté, et “L’Agenda de Mère” de l’autre, me rendit capable de percevoir (en tant que l’avide chercheur que je suis en plus de la mystique!) une incroyable perspective nouvelle sur l’attitude de Sri Aurobindo et de Mère specialement envers le corps et sa transformation, depuis cette toute première période avant et autour de leur première rencontre en 1914, au cours des années après le retour de Mère pour de bon en 1920, jusqu’à 1927 et un complet changementde la part de la guidance intérieure et des instructions reçues, au sujet specifiquement du corps: ô immense et profonde Joie de voir alors une totale confirmation de tout ce que j’avais fait moi-même spontanément au début (quand mon corps a commencé à s’éveiller), puis compris au fil des années, et plus tard enseigné aux autres personnes intéressées, sur comment le corps devait être traité!…

Tout cela, découvert à travers la lecture approfondie de cet extraordinaire ‘Record of Yoga’, avec l’intensité si contagieuse des pratiques “à tout casser” de Sri Aurobindo lui-même, pour une intégrale transformation de son être… et à la fin, concernant cet humble corps de Matière, comment les réels changements seraient obtenus aussi, oui, mais sur une approche de plus long-terme,  prenant en considération la conscience propre au corps, avec son lourd fardeau de croyances et d’habitudes subconscientes.

Et nous voilà revenus au point de départ, en ces jours et mois de “pandémie”, et à votre question sur comment vous comporter dans cette situation:

Ce que Sri Aurobindo a déclaré au temps de ces “Pensées et Aphorismes” était la Fondation, la Base de Vérité vers laquelle nous avons à retourner à chaque niveau et dans chaque partie de notre être, en l’occurrence notre corps.

Comment appliquer ces Vérités Fondamentales aux situations concrètes, et par chacun pour son propre corps? Dans quelle mesure, comme Sri Aurobindo et Mère le faisaient avant, appliquer encore la Force Supérieure depuis une autre partie de l’être pour protéger le corps, ainsi que votre ami semble le faire et vouloir que les autres le fassent aussi? Dans quelle mesure permettre plutôt à la conscience du corps lui-même de trouver ses propres façons et moyens pour répondre à la menace à travers sa propre relation ou/et identification grandissantes avec le Divin, comme je tends à le faire? Dans quelle mesure prendre encore aussi des “précautions”, sous n’importe quelles formes extérieures qui semblent ou sont ressenties comme nécessaire ou utiles, moment après moment, pour le corps?

A vrai dire,je ne pense pas qu’il y ait une réponse unique valable pour tous les cas, comme les vêtements “taille unique”!

Juste comme pour n’importe quel autre aspect de la sadhana pour ce Yoga Intégral de Transformation, Sri Aurobindo lui-même, quand on lui posait des questions, très souvent répondait “Tout dépend…”

Tout dépend de si nombreux facteurs dont chacun de nous est le seul, avec son Guide Intérieur, à avoir connaissance et à pouvoir prendre en considération à chaque moment de sa vie, de façon à prendre la décision intérieure correcte…

Alors, chers amis, et les autres qui peut-être liront ceci, ma réponse sera très simple: c’est à vous de voir, avec votre corps! Ne vous préoccupez pas de ce que les autres font ou ne font pas, suivez simplement chaque fois votre propre sens intérieur de ce qu’il faut faire…  et de toutes façons, n’oubliez pas de toujours appeler l’Aide et la Protection Divines, cela sera ma joyeuse recommendation, car tant qu’on n’est pas pleinement supramentalisé, personne ne sait quand ses propres forces intérieures peuvent soudain lui faire défaut!…

Où que vous soyez intérieurement et extérieurement, je vous souhaite à tous  et à toutes une Joyeuse Continuation, à votre manière unique, de votre Intégrale Transformation – si c’est cela votre But, comme c’est celui de mon corps et le mien…

A Question to me about my recent post “Sri Aurobindo on Health…”

In a comment to my recent article (https://labofevolution.wordpress.com/2020/08/05/sri-aurobindo-on-health-fear-and-disease/?fbclid=IwAR3D8EM_1LnJxFGajZA1dSAizOrpDTD9VZHJDPpdv_5R10kp8JbeGriA fjM) my Aurobindonian friends from America, Don  Salmon and Jan Maslow, have asked me a question that I feel will be best answered by a full new article of its own.

So, after my immediate brief reply directly in the comments section, I am now posting that comment with its question right here, to begin this longer piece of writing which will be my real answer to them – and possibly also to a number of other readers who may have had a similar question:

‘How wonderful to see you back here, Bhaga.

Now, I have a question for you. After all of Sri Aurobindo’s comments you say we must do all the outward things Sri Aurobindo says would not be necessary if we had sufficient faith.

In fact, Jan and I are doing all those things. But we have recently met someone we believe genuine awake at very very high levels, seeing the Divine in all, completely surrendered to the Divine Will.

This person is not taking any of these precautions and challenging us to have sufficient trust in the Divine to do the same.

Would be interested in hearing your take on this!

Again, so wonderful you are back.’

Well, dear friends, at the end of that post I did say to ‘do all these things ‘, not meaning really as ‘precautions’ in your own eyes… but simply to comply with whatever the authorities in your area of the world expect you to do as social measures needed, in their eyes, for containing the social, collective phenomenon that an epidemic is, and a pandemic all the more so.

In my own personal case, as a matter of fact I must say that I too, like your friend, do not really do any of these things. But if you have read also the article of mine that immediately followed the one of quotes from Sri Aurobindo, you certainly have a good idea of the conditions in which I have lived this pandemic, at least until now: quite securely at home!…

And that may make quite a difference, to start with, compared to the conditions you are experiencing where you are located. And are they the same as your friend’s?…

We in Auroville are not, generally speaking, a very disciplined lot, far from it, but because of our own internal authorities kindly but constantly reminding us that we must observe the Indian laws and regulations in this situation like in others, we did make big efforts; and this, plus probably a generous amount of Divine Grace, has so far protected us from any real outbreak of the disease within Auroville itself.

As the almost total recluse that I have been all these months, this whole terrible drama that the newspapers would blow into my face any time I had a look wasn’t present at all in my own reality, so the fear of it didn’t really touch me either. I almost never had myself to wear the required mask and sanitize my hands – every time I would happen to go out I would actually be surprised at first, and then only remember ‘Oh yes, there is that stupid virus…’, so I have escaped almost totally the sheer psychological impact that all those measures have probably had on at least some other Aurovilians and many more people in other parts of India and of the world which have suffered much more and had to face very closely the reality of this disease more or less all the time.

And yet, even in that so protected atmosphere all around me, I still remember the one time, about two months back by now, when after several months of seemingly absolute Protection, the news did come of one first case in Auroville. A sharp shock in the heart pierced at once a little the total confidence my being had had until that moment. For a few seconds my faith was shaken by the sudden blow of those news and what they meant: ‘it’ could enter also here!…

It took me a moment to recover from that shock and find again my inner balance and sense of security.

What a lesson this gave me… What a humbling measure of my actual faith!

But even after a few quiet quarantines here or there, no death ever happened in Auroville itself from the virus.

With cases starting in villages around Auroville, from where some of our daily employees are coming, again the threat became more real as it came closer.

By that time my being had come to terms with the possibility of the disease entering our very lives. And the answer then was straight from the cells:

‘Well, even if it manages to enter this body, we can always recover!!!’

For me, this is the crux of the matter: the response from the cells themselves.

Interestingly enough, the whole first part of this ‘confinement’ period has been particularly blessed, I felt, by the fact that another French lady, a yearly visiting long-time student and by now friend of mine, couldn’t leave yet back to France, and was confined in Pondy just as I was in Auroville.

As we were both very eager to read (in the recently published French translation) the four volumes of Sri Aurobindo’s ‘Record of Yoga’, but couldn’t meet in each other’s homes to do it, she had a great idea: we would first read separately for a while, and then have a full conversation over the phone to share our understandings and feelings about whatever we had read by that time.  And again, and again, for two months, we did it!…

Sri Aurobindo - On Himself

What a shared inner treat!… Like a private Seminar for us two, directly with Sri Aurobindo!… My relative familiarity with the English original read many years before allowed me to re-read it now in French much faster than she, new to it all, ever could, so I had all the time needed to read and  assimilate everything in depth in all the four volumes and back again, while she reached the end of the second volume before leaving.

Most importantly, the full familiarity I have also acquired in the intervening years, of ‘Savitri’ on the one hand, and of ‘Mother’s Agenda’ on the other hand, enabled me to get (as the avid Researcher I am as well as primarily a mystic!…) an astonishing whole new perspective on Sri Aurobindo and Mother’s attitude specifically towards the body and its transformation, from this very early time before and around their first meeting in 1914, through the years after Mother’s return for good in 1920, till 1927 and a complete change of inner guidance and instructions received, regarding specifically the body: ô immense and deep Joy of seeing then a total confirmation of all I have done myself spontaneously at first (when it started happening in me), then understood over the years, and later taught to other interested people as well, about how the body should be treated!…

All this, found out through this extraordinary ‘Record of Yoga’, with the so contagious intensity of Sri Aurobindo’s own ‘full blast’ practices for an integral transformation of his being… and in the end, concerning this humble body of Matter, how the real changes would be obtained too, but with a longer-term approach taking into account its own consciousness with its heavy load of subconscious beliefs and habits…

And here we are, back in our present days and months of so-called ‘pandemic’, and your question about how to deal with it:

What Sri Aurobindo stated in the time of those ‘Thoughts and Aphorisms’ was the Foundation, the Basis of Truth towards which we had to return at each level and in each part of our being, in that case our body.

How to apply those Fundamental Truths in actual situations and each with our own unique body? To which extent, as Sri Aurobindo and the Mother were doing before, to still apply the Higher Force from another part of the being to protect the body, as your friend seems to be doing and wanting others to do too? To which extent to rather allow the body’s consciousness itself to find its own ways and means to respond to the threat through its own growing relationship or/and identification with the Divine, as I tend to do? To which extent to still take also ‘precautions’, in whatever outer forms may seem or feel necessary or helpful  from moment to moment for the body?

Well, I don’t think there is one answer that is the ‘one size fits all’.

Just as for any other aspect of the sadhana for this Integral Yoga, Sri Aurobindo himself, when questioned, would very often answer ‘It all depends’…

It all depends on so many factors each one of us is the only one, together with their Inner Guidance, to know about and be able to take into account at every moment of their life, in order to make the right inner decision…

So, dear friends, and others who may read this, my answer will be very simple: it’s up to you and your body! Don’t worry about what others may be doing or not doing, just follow your own inner sense of what to do…  and anyway, don’t forget to call for the Divine’s Help and Protection always, that would be my cheerful recommendation, for until we are fully supramentalized, no one knows when our own inner strength may suddenly fail us!…

Wherever you are inwardly and outwardly, I wish you all a Happy Continuation, in your own unique way, of your Integral Transformation – if that is your Aim, as my body’s and mine…

 

 

 

 

Why From January 10th, I Couldn’t Blog

The last email I have been able to send from this cherished Golden MacBook has been on January 10th this year… nearly six months ago.

That last email was a SOS to all my neighbours at Luminosity, here in Auroville: my laptop’s battery, for a yet unknown reason, wasn’t charging anymore; it would be fully down soon, and my laptop would stop. Did anyone have by any chance the same kind of charger, that I could borrow briefly, just to check if it was the charger that was the problem?

No appropriate charger could be found among us for checking.

A few days later, after further investigation by our main Aurovilian specialist in that field, it turned out that

Apple's updated MacBook is indeed faster with longer battery life ...1400 × 933

the battery itself was the problem.

It was a plain and straightforward need of a new battery, he said, and ordered at once the specific one needed: it would only take about fifteen days to come, he assured me, with the blase air of one who had already ordered and received batteries of all kinds from that well-known company in China.

Yes, from China. Business as usual, or so it seemed then.

Several weeks later, not only nothing had come yet, but it was becoming quite clear that the battery wouldn’t come anytime soon: the whole world was slowly awakening to the fact that a new, unknown virus was invading it rapidly and dangerously… spreading out precisely from China.

The whole business world had started to collapse like a castle of cards depending on each other to stand: company after company had to stop working for the simple reason that they were missing the supplies normally received from the other companies that themselves had already had to close down because of not enough manpower, a situation due in turn to that huge problem: what had come to be called a ‘pandemic’, meaning a worldwide epidemic.

The whole of Auroville, of course, just as all the other places in India too, has had to go into the ‘confinement’/’lock down’ process that was getting generalized to one extent or the other in almost every country.

It wouldn’t have changed much actually to my own life, which is anyway not very social the way the lives of most other ‘normal’ people tend to be. My daily life, the way I prefer to live it, could be already considered pretty much of a ‘confinement’ by many of those other people, even in Auroville itself!…

Well, even if a kind of self-confinement was anyway my way of life, I wasn’t going to get away with this additional one so easily, though :

It so happened that in my own individual case this general confinement situation became aggravated, and not just by the absence of this indispensable laptop, as I explained above, for lack of the new battery it needed. On top of that there has been also the absence of my scooter…. for exactly the same reason!!!

Yes, as unbelievable as it may seem, my scooter’s battery too had needed to be changed just around the same time as the laptop’s, and so I had given it out to the mechanical workshop, also for supposedly a short time…. which then became forever, as in this case too, the battery required couldn’t anymore be obtained from anywhere!!!

So I found myself suddenly ‘super-confined’, so to say… but much to my delight, I must admit, because at the same time the Divine Grace has been somehow, through various friends with normal mobility, kindly providing me with all the necessary help concerning the basic needs of my life, without my having to go anywhere myself. For the first few days I bravely started walking to the Solar Kitchen nearby (where I usually take my lunches), queuing up for groceries, and then coming back, all by foot… On my way back one day, one of my toes got hurt, which, once I had managed to slowly and painfully reach home again, forced me to just stay there, so as not to get the wound infected.

This is when I realized I was truly meant to just stop my outer activities – and so I did.

Or almost: I did learn at last, with some kind help again, how to use my cellphone for receiving and getting email, so at least basic communication remained possible with the rest of the world, close family first of all – but operating the cellphone for such complicated things as writing, posting and sharing new articles on this Research Blog was much more than what I could manage to do on my own, or dare ask any other person to teach me how to do on that cellphone.

This is why this Blog has fallen silent for the longest period of time it ever did since its 2011 beginnings : nearly six months!…

At least nobody would die from that, I was quite sure (!…), so I didn’t worry much about that sudden silence due to my no-blogging situation, however frustrating it was at times for me during these six months. At the same time those months felt a bit like a parenthesis out of time, and a rather pleasant one at that, as far as I was concerned: I actually enjoyed this long period of almost total silence that has been for some reason imposed on me in that way by the Divine Wisdom…

And what did I do with my time for all this time?

Well, I mostly went within myself. Just dived in. Which I do also in ordinary times, of course, but oh my, was it wonderful to suddenly have the time to do it for the biggest part of the day, any day!… It had been decades since I had had so much freedom with my time and had felt free to go into my Inner Being for such wonderful stretches of Blissful No-Time, filling not only my Inner Being but the outer parts as well, including my dear population of body-cells, who badly miss that actual, concrete Bliss when my days are too full with ‘things to be done’ – although I really try always not to burden them too much, and to give them enough respite in between for them to rest sufficiently…

At last the needed battery, ô Joy, could be found in India itself, and my dear laptop was able to revive and be operational again.

But for a few weeks the present article, which I immediately and eagerly started to compose right then, still had to wait unfinished, for I had suddenly more urgent matters to deal with, not personally this time, but in the context of Auroville at large.

Finally today is the Day when a first new article did get posted again on this Blog of mine: quite unexpectedly it hasn’t been this waiting one, though, but the one just previous to this one, for its very topic made it obviously the first priority for the sake of all of you, my visitors: it was on the supremely important advice given by Sri Aurobindo himself on Health, Fear and Disease… (the link to it is at the bottom of this one, left side)

Now that also this present one is completed at last and about to be posted, I venture to say that I hope to be able to write more often again, and in more depth, as I usually do.

As far as I can see right now, my next new articles here will be mostly about what happened for me during these very special last six months: the most significant experiences and progresses in my being, as they settle slowly, and in hindsight their importance begins to emerge in my overall awareness and understanding not only of my personal life, but of this immense, infinite context that the Integral Yoga of Transformation gifted to us all by Sri Aurobindo and the Mother enables us to access, now in a more and more intense and frequent way, in these more and more obviously crucial times for the Evolution of Humanity as a whole on Planet Earth…

 

 

 

 

 

New Year 2020: the Message Card

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Posted here with my thanks also to Kanayalal Bakraniya who relayed it all on his Facebook Timeline.

The Power of Collective Aspiration

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For people like me who have been living in Auroville since very long, and in spite of everybody’s best individual efforts have witnessed already so many of our distressing mistakes, it is so empowering and comforting to read once again this wonderful Message from the Mother.

This Message says in effect that whatever the mistakes we all, individually or as small groups, inevitably still make in our personal or collective life here, which may otherwise attract onto us and Auroville as a whole one disaster or another, whatever the mistakes and the ensuing problems apparently looming already menacingly like huge dark clouds piled up on the horizon and coming rapidly closer, whatever the dangers to Auroville that we may fear we are responsible for, if we all gather – even just inwardly – not to criticize and blame each other, but with a sincere, harmonious aspiration to do better and to better ourselves, each one where it is needed, then such a ‘harmonious collective aspiration’ may very well dissipate even the darkest and biggest clouds… and the Divine Grace will have helped us, once again, turn some more stumbling blocks into stepping stones for new Progress, both inwardly and outwardly….

May we never forget that Message of Infinite Divine Grace, for after all we  who live here are yet but kids in comparison to what we must become for being able to build Mother’s Auroville, the true one, both within ourselves first of all, as the New Humanity She was hoping for, and outside too, for realizing what She called ‘The City the Earth needs’ : a City which is also respecting and including Nature everywhere, for when She founded it, She said:

At last a place where nothing will have the right to impose itself as the exclusive truth.

We have to learn how to truly agree, and to see how, in this manner, the Truth we become able to manifest together is greater and truer than all the separate smaller truths (however valid each of them may be) that we still tend to fight for, the divisive Mental Power we still unconsciously obey making our human minds still fight for those smaller truths. It is really time we all took the step, the New Evolutive Step, of allowing our individual consciousnesses to widen, so as to include the points of view of the others as well as our own.  Then only our decision-making and our decision implementation will become harmonious and successful, and Auroville the Universal Township will grow harmoniously as it should.

It all becomes possible, simply but necessarily, with the “harmonious collective aspiration ” that Mother calls for… and Her Grace will do even that for us, if we all together truly aspire for it!

Let’s just be as simple and sincere as all those little cells feeling and looking like a whole flower bed of pink roses, or like sweet little flames of Love for the Divine, as they are described in the other post I hardly finished writing before this one unexpectedly wrote itself as well: still about the same Collective Aspiration, but this time as it is needed in Human Beings themselves too…

 

 

Collective Love for the Divine… as It Can Be Lived also by our Body-Cells

Image may contain: flower, plant and nature
(Photo by Marc de Kinsat)

The wonderful inner condition described by Marc de Kinsat with this great photo of his, commenting it with equally beautiful words of his own too, summarized here by me, is what develops in us centrally when the mind quietens down and something deeper can take over. I would add that it is the ‘Love for the Divine condition’ caused by our inmost being, the Being of our Soul or ‘Psychic Being’ as Sri Aurobindo and Mother call it, when it becomes strong enough to quieten the mind indeed, that is, our Mental Being… and also the Life-Energy in us, our Vital Being: it is not mentioned by Marc in the lines accompanying the photo,  but in effect very often this Vital Being is, inside of us, the other great noise-maker that needs to quieten down too.

The picture of just one beautiful pink Rose in full bloom would have been already perfect to illustrate that lovely inner condition when it is felt centrally as so vividly described in Marc’s accompanying text.

The above picture though, that Marc has instead chosen and posted, of so many such Roses together, pressing each other joyfully in their common élan towards the Sun, is actually a perfect again representation of the same wonderful inner condition,  happening in our being in the same way, for the same reason and with the same results, yet not just centrally but in our body-cells as well… I can say this from direct experience because some time ago, this is precisely how my own body-cells felt themselves and saw themselves to be, from within. They have had a great amount of ‘Bhakti’ for the Divine since decades, but it was the first time this ever growing Bhakti was translating itself in precisely that beautiful way of a tightly pressed flower bed of Roses.

Since then I had been looking for a picture showing exactly how my cells felt and looked to themselves and also to my inner eye, but I couldn’t find a fully satisfactory picture, Today I found this one from Marc… and this is it! With all my thanks to Marc for his permission to use it, I am glad to post it here in this article of mine…

That specific way of feeling in my body, like being a big flower bed of tightly pressed together pink roses in full bloom, lasted for days. It was there again each early morning after the night’s usually less conscious sleep interspersed with dreams. What a sweet way of living the day… and I hope it will soon invade the sleep time too!

But this is still not the most recent expression of this Bhakti that our very body-cells are now capable of having.for the Divine:

A week or so later, as it happened to be a good friend’s birthday, on her Facebook Timeline I used one of the many options that are provided automatically, of tender or amusing colored drawings as a background illustration for the Birthday Wishes one is writing to the person. I chose one illustration I had chosen already many times for other persons too before, then to mean the Sweet Flame of Love for the Divine burning centrally in the person.

But that time, because it so happened that this friend too experiences Bhakti in her own cells, I noticed, for the first time really, that there were actually several, not just one, nice little roundish flames in the picture… So for the first time what I felt prompted to write was this:

May the Sweet Little Flames
of Love for the Divine
keep burning
in the cells!

And after also visiting briefly that person in the evening, I had my usual light dinner and went to bed.
Lo and behold!… The next morning, I woke up on the wonderful feeling and inner image of innumerable tiny flames, all roundish and happy looking just like those Sweet Little Flames on the illustration, but shining softly everywhere inside my body!!!
My own cells had taken their inspiration from the Message intended for the cells in another person’s body, and had made it spontaneously their own, with such a moving intensity of Love and Happiness…
What an extraordinary New Step in Evolution we are all invited to consciously live…

18.11.19: La “mort” victorieuse de Mère, prédite dans “Savitri”

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“Savitri”: La suprême révélation de la Vision de Sri Aurobindo”  (signé: La Mère)

Il est bien connu que Sri Aurobindo, en écrivant son vaste poème épique sur l’Évolution, intitulé “Savitri”, raconte l’histoire d’une Incarnation sur Terre de la Mère Divine en des temps beaucoup plus anciens, en Inde, mais ouvrant déjà pour la Terre entière la Possibilité de l’Ère Nouvelle qui commence maintenant: l’ÈRE SUPRAMENTALE,

Savitri, à la fin du poème, a gagné ce qui était son propre Défi – son époux Satyavan, lui qui est à travers les Àges l’Incarnation de l’Aspiration Humaine, doit  pour cela être sauvé de la Mort prématurée qui était son Destin supposé. Alors, quand Savitri réussit, le Divin, dans sa jubilation divine de cette magnifique Victoire de la part de Celle qui était en quelque sorte son champion sur la Terre à cet important moment-là, annonce la Victoire encore plus grande à venir, lorsqu’il s’agira d’activer enfin sur Terre la Conscience de Vérité, Supramentale, qui remplacera la Conscience Mentale à la tête de l’Évolution.

Non seulement cela permettra de sortir des impasses créées par le Mental mais, annonce le Divin, tout ce dont les êtres humains ont rêvé depuis toujours va enfin commencer à se réaliser peu à peu, jusqu’à une véritable Vie Divine, ici sur la Terre, et dans des corps transformés mais toujours matériels… quoique d’une Matière elle-même transformée aussi.

Auparavant, deux Pionniers de l’Évolution Consciente devront s’incarner pour faire le nécessaire afin d’activer la Fréquence Vibratoire Supramentale dans la Matière Terrestre, rendant possibles tous les énormes changements voulus. Cette prédiction divine concerne l’Incarnation de Sri Aurobindo et de la Mère eux-mêmes, venus à notre époque faire l’Action décisive indispensable pour ajouter cet échelon crucial à l’Évolution Terrestre.  Sri Aurobindo, écrivant cette Prédiction, ne cache pas les difficultés et dangers – il en sait quelque chose par expérience – auxquels auront à faire face ces deux Pionniers pour remporter eux aussi la Victoire qu’ils sont venus remporter.

Mère de son côté, après, ne cachera pas à son confident Satprem que nombre des expériences spirituelles extraordinaires, y compris les plus dangereuses, que Sri Aurobindo a attribuées à son héroïne Savitri, sont en fait ses expériences à elle… de même que celles d’Ashvapaty, le père de Savitri, un Roi secrètement grand Yogi, étaient en réalité celles accomplies par Sri Aurobindo lui-même…

Nous sommes pour la plupart encore ignorants du potentiel bien supérieur – en fait divin – maintenant activé jusque dans la Matière Physique elle-même, et donc aussi les cellules de nos corps.
Ces incroyables nouvelles Possibilités, il faut le répétér en effet, ne nous ont été acquises que grâce à la longue Action évolutive, invisible mais fort efficace, de Sri Aurobindo et la Mère, qui ont finalement sacrifié chacun la transformation complète de son propre corps, afin de rendre terrestres plutôt que seulement individuelles les victoires remportées au fil de longues décades – et au prix finalement de leur vie physique.
Mais quel gain inouï « pour la Terre et les hommes », comme le voulait justement Savitri, cette Incarnation plus ancienne de la Mère Divine dans l’incroyable chef-d’oeuvre que nous a laissé Sri Aurobindo en cet immense poème épique mais aussi initiatique!…
C’est le seul de ses écrits qu’il ait continué de dicter et réviser jusqu’au dernier moment, avant sa mort secrètement volontaire sous le couvert d’une maladie dont il aurait pu aisément se guérir.
Vers la fin du poème, à chaque offre par le Suprême d’un merveilleux Don Divin, si tentant certes, mais offert pour elle seule et son époux Satyavan qu’elle venait d’arracher victorieusement à la Mort, Savitri chaque fois, dans son infinie Compassion de Mère Divine, répondait obstinément « Oh oui, donne-moi Ta Paix (ou Ta Félicité, ou Ta Force, ou……), mais pour la terre et les hommes!… «  De même toute une merveilleuse Vie Divine future sur la Terre a été obtenue par ces deux Volontés indomptables au service du Plan Divin bel et bien à réaliser ici,..  Avec Amour et Joie – et, oui en effet, « pour la Terre et les hommes… «: pour tous ceux d’entre nous qui voudront aller enfin au-delà des limitations humaines considérées comme « normales » , et plus tard aider les autres à les dépasser eux aussi quand ils s’y sentiront prêts. Puissions-nous tous garder à jamais au coeur une profonde Gratitude pour les Deux Êtres qui ont rendu tout cela possible…
En 1950, avant sa propre disparition délibérée pour achever en coulisses sa propre Mission, Sri Aurobindo savait déjà, supposément à propos de Savitri, mais combien davantage encore à propos de Mère elle-même, qu’elle aurait une tâche encore plus  impossible: une fois que le Pouvoir Supramental, tellement plus intense que les précédents, serait activé sur la Terre, ils’agirait de le recevoir dans son propre corps et d’aider ses cellules à apprendre comment vivre avec et par ce Pouvoir au lieu d’en mourir – et de faire cela non seulement pour son corps, mais d’une façon qui aide potentiellement tous les autres corps aussi à acquérir cette nouvelle Possibilité de Vie Nouvelle. Sri Aurobindo savait déjà que seul ce corps de Mère avait l’extraordinaire, l’exceptionnelle endurance pour réussir – peut-être – pareil exploit.
Sri Aurobindo savait et écrivait déjà ceci:
“Un jour peut venir où elle devra se tenir sans aide
Sur l’arête dangereuse de l’avenir du monde et du sien,
Portant le futur du monde contre sa seule poitrine,
Portant l’espoir humain dans un coeur laissé seul
Pour qu’il conquière ou échoue sur d’ultimes confins désespérés,
En tête à tête avec la mort, à la frontière de l’anéantissement.
Sa grandeur, dans cette dernière scène implacable,
Doit passer seule un pont périlleux dans le Temps
Et atteindre un point culminant de la destinée cosmique
Où pour l’homme tout est gagné ou tout perdu.
Au milieu de ce silence désert, perdu, démesuré,
D’une heure décisive dans le destin du monde,
Dans l’ascension de son âme par-delà le temps humain
Quand elle se tiendra seule avec la Mort ou avec Dieu,
À part sur un rebord muet et sans espoir,
Face à face avec son Moi, la mort et la destinée
Comme sur quelque limite extrême entre le Temps et l’Éternité,
Quand l’être devra prendre fin ou la vie recréer sa base,
Seule elle devra conquérir ou seule elle devra tomber.”
(“Savitri”, Livre Six, Chant 2, page 461, vers 856 sqq)
De ceux qui ont connu l’existence de Mère telle qu’elle était dans le corps humain qu’ils ont connu, la plupart croient que le 17 novembre 1973, elle est morte. Que ce corps est tout simplement mort. Qu’elle a échoué.
Il se trouve que moi qui n’étais arrivée à Auroville que depuis un an et demi, à une époque où même à l’Ashram presque personne ne savait ou ne se rendait vraiment compte de ce que tentait Mère dans son corps depuis 1956 et la venue du Supramental, moi qui n’étais même pas intéressée au début à rencontrer Mère pour mon anniversaire, ne me rendant pas encore compte de la chance que cela serait pour mon progrès intérieur, il se trouve que le 18 novembre 1973, quand à Auroville on a reçu la nouvelle que Mère “avait quitté son corps”, il se trouve qu’il m’a été donné coup sur coup, d’abord à Auroville puis à l’Ashram devant le corps théoriquement “mort” deMère, deux énormes expériences qui m’ont fait voir d’Elle et de son corps une Réalité bien autre, et magnifiquement, cosmiquement victorieuse*. D’une Victoire dont je ne savais même pas comment elle avait été gagnée, mais dont j’ai reçu sans le savoir dans mon corps même la preuve concrète. Indéniable, car elle s’est manifestée à peine quelques années plus tard par un éveil tout à fait inattendu de ma propre conscience cellulaire, qui a commencé à se tourner vers le Divin, en un véritable Yoga des cellules elles-mêmes qui n’a fait que s’amplifier depuis. sous mon regard ébahi mais émerveillé – et plein de gratitude pour la Grâce Divine qui me fait vivre une chose aussi nouvelle sur la Terre, et me permet ainsi d’affirmer que non, Mère n’a pas perdu sa Bataille finale avec la Mort: elle l’a gagnée, et potentiellement aussi pour tous les autres corps humains qui voudront bien un jour, à leur tour, changer leur conscience et leur vie, et se tourner vers le Divin…
————–
* Sur ce point, voir aussi mon autre article:
https://labofevolution.wordpress.com/2018/11/18/18-11-1973-getting-a-double-darshan-from-the-divine-mother/

 

Mère, le 17 Novembre 1973 et le Matrimandir

En Décembre 1950 à Pondicherry (South India) Sri Aurobindo, le grand Yogi de l’Évolution Consciente, sous le couvert d’une maladie sacrifia délibérément son corps physique pour terminer plus vite son Action Évolutive secrète pour la Terre : activer dans la Matière terrestre la Conscience-Force de Vérité qu’il appelait ‘Supramentale’ et qui commencerait sur Terre la Nouvelle Ère bien nécessaire.

À sa demande, sa collaboratrice spirituelle venue en 1914 de France, Mira Alfassa, en qui il avait reconnu l’incarnation de ce Principe Féminin du Divin appelée en Inde la Mère Divine, et qu’il appelait donc « La Mère », a continué à diriger l’Ashram qui s’était formé autour d’eux, d’abord spontanément, puis officiellement en 1926. Mais de plus, après qu’en 1956 le Supramental ait été effectivement activé,  la Mère a vu qu’il était temps finalement de fonder, en 1968, à une dizaine de kilomètres de Pondy, la Ville Nouvelle qui avait été depuis longtemps leur projet commun plus vaste, pour aider à l’évolution de l’humanité entière vers « une conscience plus haute et plus vraie ». À la fois en l’honneur de Sri Aurobindo et pour célébrer l’Aurore de cette humanité nouvelle, elle donna à la Ville naissante le nom d’« Auroville ».

Jusqu’à ce qu’elle quitte elle-même son corps physique le 17 Novembre 1973 – date que nous commémorons aujourd’hui -, c’est la Mère qui a guidé personnellement les premières années du développement à la fois intérieur et extérieur de la Ville future, ainsi que de sa population embryonnaire.

Sur l’îlot central, au milieu du cercle de la Cité qui continue à se construire peu à peu, se trouve maintenant son édifice le plus important, que la Mère nomma le « Matrimandir », ou « Oratoire de la Mère », annonçant qu’il serait « l’âme d’Auroville ». Après avoir eu depuis 1969 des visions répétées de sa Chambre Intérieure, c’est dès 1971 que la Mère fit commencer la construction du bâtiment complet qui y donnerait accès, d’une manière qui se révèle être à la fois symbolique et initiatique, par sa forme même pour commencer: une sphère légèrement aplatie comme la Terre, et émergeant d’un vaste cratère creusé dans le sol. Aujourd’hui cette magnifique sphère, ornée de grands disques dorés concaves ou convexes, attire de loin le regard parmi les différents jardins plus bas qui l’entourent, voulus eux aussi par la Mère: tout l’ensemble, l’édifice entier plus son environnement immédiat, se trouve matérialiser en volume et à grande échelle, le Symbole même dessiné depuis longtemps par la Mère (voir plus bas sur la Carte du Darshan), montrant de quelle manière se produit l’Action éternelle et incessante de la Mère Divine pour créer et maintenir en existence cet Univers et tous les Univers.

Le cercle le plus extérieur de ce Symbole contient les Douze Qualités par lesquelles la Mère Divine peut transformer notre nature humaine, et que chaque être humain peut développer ici plus facilement, grâce à l’atmosphère particulière communiquant le vécu d’un de ces états d’être, non seulement dans chacun des jardins prévus ou déjà réalisés, mais aussi dans chacun des espaces aménagés directement à l’intérieur des structures creuses de béton, les « pétales », comme ils sont appelés, entourant la sphère comme les pétales entourent le coeur d’un Lotus, symbole en Inde de la Conscience Divine. Ainsi chacun des « pétales », comme chacun des jardins, concerne l’une des Douze Qualités représentées sur le cercle extérieur du Symbole, et de nombreuses personnes tirent grand bénéfice intérieur des moments passés dans l’un ou l’autre de ces « pétales”, selon leur choix.

Cependant, ainsi que Sri Aurobindo l’a expliqué dans le précieux livret de 1926-27 appelé « La Mère », il y a tout d’abord (représentés donc dans le cercle plus intérieur du Symbole), avec chacun son nom et ses caractéristiques propres, décrits magnifiquement tour à tour, les Quatre Pouvoirs principaux de la Mère Divine, plus importants, et déjà à l’oeuvre en tout depuis toujours, que nous nous en rendions compte ou non: Sagesse, Puissance, Harmonie, et Perfection.

En Sanskrit, les noms de ces Quatre Aspects majeurs de la Mère Divine sont: Maheshwari, Mahakâli, Mahalakshmi et Mahasaraswati, Pour chacune le préfixe « Maha- « indique qu’elle est l’origine spirituelle première, véritable, de ce Pouvoir, issu directement de la Source Suprême (le Centre même du Symbole), à ne pas confondre avec les divinités moindres en qui leur rôle a été réduit ou déformé au cours du temps, et sous le nom desquelles ces Quatre sont connues et désignées de nos jours dans la religion populaire.

Leur Action est universelle et s’organise dans une certaine succession naturelle à toute action:
De la Sagesse qui a la Vision d’ensemble et doit venir en premier, à la Puissance de réalisation qui doit ensuite s’y ajouter, puis à l’Harmonie avec laquelle l’action nécessaire doit se produire, puis finalement jusqu’à la Perfection indispensable également pour s’assurer que ce qui a été fait l’a été avec la précision et la solidité voulues, toutes nos actions humaines impliquent elles aussi l’intervention de ces Quatre Pouvoirs, quoique seulement dans l’infime mesure correspondant à la petitesse ordinaire de ce que nous entreprenons de faire en tant qu’êtres humains.

L’observation m’a montré au fil des années que dans nos natures individuelles, ces Quatre Pouvoirs Principaux de la Mère sont présents, mais en général développés de façon très inégale, car chaque être humain tend à en apprécier seulement l’un ou l’autre, voyant avec crainte ou mépris ceux de ces Quatre Pouvoirs pas encore suffisamment ressentis comme « normaux « dans sa propre nature individuelle. Cette tendance au rejet de ce qui est différent de nous, ressenti même comme opposé à notre manière d’être, est l’une des conséquences les plus graves en l’humanité actuelle du fonctionnement de ce Pouvoir Mental qui a jusqu’ici dominé notre nature humaine.

C’est ce que la Mère appelait l’Exclusivisme, cause terrible de tous les fanatismes, qu’ils soient religieux, politiques ou autres: le fonctionnement mental, par sa perception trop étroite et limitée, limitante et déformante, ne perçoit que les extrêmes, polarise tout en dualités de contraires, et s’imagine que, de toutes les vérités très diverses que perçoivent les humains, une seule est forcément la vraie, excluant toutes les autres comme fausses ou délibérément mensongères – d’où toutes les guerres et autres massacres réciproques d’un peuple par un autre, trop souvent au nom de la Vérité, hélas.

La gigantesque sphère du Matrimandir, par sa forme même, représente enfin cette Vérité Réelle, « plus haute et plus vraie », dont parlait Mère: ronde et complète, incluant tous les multiples points de vue, chacun à sa place comme tous les disques dorés, dans l’Espace qui est aussi Temps. C’est la Vérité Supramentale, celle qui est au-delà des vérités fragmentaires du Mental et ne peut être perçue que par les consciences individuelles qui consentent à s’élargir, à devenir vastes, à s’ouvrir à cette Conscience-de-Vérité pleine et entière qu’est la Conscience Supramentale.
Une incroyable « coïncidence » m’a saisie d’émerveillement plus tard lorsqu’on m’a signalé le Fait remarquable que je décris dans les deux paragraphes qui suivent:
C’est à 19h25 que s’est achevée le 17 novembre 1973, dans la lumière des projecteurs, la plus longue des séances collectives de bétonnage que nous ayons jamais accomplie, celle qui réunissait finalement les sommets des quatre énormes Piliers en une seule vaste dalle de béton, laquelle allait constituer le dessous et le départ de la Sphère entière encore à édifier peu à peu par la suite.
C’est aussi exactement à 19h25, en ce même soir du 17 novembre 1973, que sans qu’aucun de nous ne le sache, la Mère, dans sa chambre à l’Ashram de Pondichéry, a finalement quitté son corps physique.
Comme si elle avait attendu ce moment, dirais-je maintenant, où la base même du Matrimandir serait là, réalisée, donnant l’assurance que tout le reste suivrait sans encombres, pour s’autoriser elle-même à passer à ce Corps Nouveau déjà réel, mais pas encore visible physiquement, dans lequel elle s’était vue intérieurement plusieurs fois déjà, et d’autres personnes l’avaient vue également (dé plus, la conscience spiritualisée des cellules non utilisées pour ce Corps Nouveau a pu passer dans d’autres corps humains suffisamment réceptifs, pour y commencer le même éveil évolutif…)
À propos encore de ces Quatre Piliers et de la Sphère, une évidence s’impose, pratique et spirituelle à la fois:
La Sphère Supramentale du Matrimandir n’a pu évidemment être construite, et rester ensuite posée en équilibre à la hauteur voulue pour qu’elle semble émerger du cratère, que parce que les quatre énormes Piliers qui la soutiennent, représentant chacun l’un de ces Quatre Aspects de la Mère, sont tous les quatre parfaitement au même niveau. Ce simple fait montre bien qu’il faut qu’il en soit ainsi au-dedans de nous aussi: aucun être humain ne sera capable de porter en lui et de manifester avec l’équilibre nécessaire la Conscience-Force Supramentale et la Puissance de Réalisation qu’elle apporte, si en lui ou elle n’ont pas été développés de manière égale ces Quatre Aspects de la Mère qui sont à la base de tout ce qui est déjà manifesté de la Réalité Divine. Seul un tel développement parfaitement équilibré permettra l’utilisation souple et spontanée de l’un ou l’autre de ces Pouvoirs, ou des Quatre dans la proportion voulue, dans la situation précise survenant à chaque instant.
D’ailleurs même à l’intérieur de la Sphère ces Quatre Piliers se continuent comme les immenses « côtes » formant, avec tout un réseau de poutres transversales, la structure interne qui sous-tend la coque extérieure seule visible de l’extérieur, sous les disques d’or.
Et de l’intérieur, que voit-on? Cette coque translucide, très légèrement couleur d’aurore, au-delà de toutes les poutres qui s’entrelacent tout autour, formant un immense espace creux, sphérique lui aussi bien sûr, et si accueillant…

De sa moitié inférieure partent les deux rampes s’élevant chacune en une large spirale jusqu’à la moitié supérieure abritant la Chambre, toute blanche et simple, avec ses douze colonnes à mi-chemin du centre, et avec en ce centre les quelques Symboles essentiels qu’elle offre à la contemplation de ceux qui y prennent place – le tout dans la douce lumière émanée précisément par l’un de ces objets au Centre: une large sphère de cristal – optique, donc parfaitement transparent et non déformant, ce qui est en fait très important – recevant d’en haut le rayon de soleil qui y est capté et dirigé droit vers le bas, passant ainsi à la verticale à travers d’abord le Cristal, puis une ouverture dans le sol, vers le niveau des rampes sous la Chambre, et jusqu’au niveau le plus bas, sous le fond même de la Sphère du Matrimandir, là où dort l’eau d’un Bassin, évoquant lui aussi un lotus, avec son coeur recevant lui aussi le rayon de lumière, et avec les gracieux cercles concentriques de pétales de lotus stylisés descendant doucement jusqu’à lui … comme le font les nombreuses personnes amoureuses de sa beauté paisible.

Tous les niveaux de notre être sont ainsi symboliquement touchés par cette Lumière venue d’en haut, reçue et transmise d’abord par l’équivalent de notre Centre du Coeur, l’Espace secret de notre Être Psychique, comme l’appellent Sri Aurobindo et Mère: l’Ëtre de notre Âme, qui grandit en nous au long de nos vies terrestres.

Je traduis ici le texte de Sri Aurobindo choisi à l’Ashram pour la Carte qui a été distribuée en ce jour de Darshan:

“Gardez foi en votre destinée spirituelle, retirez-vous de l’erreur et ouvrez davantage l’être psychique à la direction donnée par la lumière et le pouvoir de la Mère. Si la volonté centrale est sincère, chaque reconnaissance d’une faute peut devenir  un tremplin vers un mouvement plus vrai et un progrès plus élevé.”

 

31.8.2019: Cérémonie pour Pachamama – et la forêt amazonienne – à Auroville

Samedi dernier, il y juste deux jours, le 31 août, j’ai été heureuse de participer à un évènement organisé comme d’habitude par Anandi, une Aurovilienne (et amie) de longue date, originaire d’Argentine, qui coordine ici tout ce qui concerne l’Amérique (les trois Amériques en Une) et le site de son futur Pavillon dans la Zone Culturelle d’Auroville.
Voici, pour commencer, l’annonce lancée quelque temps auparavant:
Très chers amis, nous aurons une Cérémonie très spéciale le 31 août à notre Site de l’Amérique:
Tout d’abord, c’est le dernier jour d’août, le Mois de la Pachamama, que nous célébrons comme à l’habitude ensemble.
D’autre part, nous avons un Newcomer à Auroville, Eric, de France mais relié à notre Continent, non seulement par son épouse Paraguayenne, mais aussi par son contact très étroit avec les Lakota Sioux, qui lui ont donné l’initiation depuis déjà longtemps.
Mais il y a plus: nous avons reçu des Andes un incroyable cadeau: un Wipala, le drapeau Arc-en-ciel des Peuples Indigènes d’Amérique.
Pour toutes ces raisons, nous allons nous réunir sur l’Apacheta à la Nursery, juste pour Célébrer ensemble… et aussi prier et chanter pour la guérison de l’Amazonie.
S’il vous plaît, apportez de la nourriture, des fleurs, de l’encens, quoi que ce soit qui pour vous a de l’importance, pour l’offrir à notre Terre Mère ce jour-là.
Merci d’être avec nous,
Anandi, B, Eric et Lara
NOTE: ENVOYEZ CETTE INVITATION À TOUTE PERSONNE RELIÉE À L’AMÉRIQUE. MERCI.
Avec cette annonce se trouvait l’image d’une affiche que, par une merveilleuse synchronicité, j’ai vue à nouveau, mais cette fois grand format, juste le jour d’après l’annonce, parmi les nombreux panneaux arrangés en exposition d’extérieur au Centre pour les Visiteurs, informant les gens sur la Zone Culturelle et certains Pavillons Culturels non encore édifiés mais déjà existants dans le coeur des Auroviliens qui s’y sentent reliés de quelque manière que ce soit. Je n’avais jamais eu la curiosité d’aller regarder ces panneaux auparavant, si bien que je n’avais jamais vu non plus cette extraordinaire affiche de l’Amérique Une, et maintenant je la voyais deux fois en deux jours!…
(J’ai bien essayé de copier-coller cette affiche sur cet article, mais je n’ai pas réussi… pas encore. Je trouverai bien le moyen à un moment… ).
Quelques jours et un Rappel après, le jour J était déjà là, et tout se passa très bien. Environ 26 personnes participèrent.
Le jour suivant, Anandi ouvrit la voie aux impressions et commentaires, en étant la première à donner les siens dans un nouveau mail:
Merci à Eric pour ses Prières Lakota, à Andres pour sa gaita et à Jivatman pour son improvisation à la flûte pendant notre Visualisation concernant l’Amazonie. À Svaram pour les instruments et à tout le monde pour avoir participé de tout leur coeur à cette Célébration. Combien nous souhaitons que nos voix et notre amour, depuis le Site de l’Amérique à Auroville, aient atteint notre Amérique pour l’aider à surmonter ce moment difficile.
Un grand merci à B pour avoir fait partie d’Amérique Une depuis quarante ans… et pour avoir apporté un gâteau au chocolat avec une Carte de l’Amérique tracée dessus! Merci à Shakti et Ravi pour la délicieuse nourriture indienne.
Dans son Amour, en Gratitude
💜🕊

Anandi

Ce à quoi Jivatman (l’Aurovilien du Brésil qui improvisa de façon si belle sur sa flûte) répondit immédiatement:
Un grand Merci à toi pour ce partage!
et Mita, qui n’était pas venue, répondit elle aussi:
Wow, Anandi,
Ça semble avoir été fabuleux!
Regrette de n’avoir pas pu rentrer assez tôt pour me joindre à vous.
La prochaine fois!
Meilleurs voeux
Mita R.
Lire tout cela eut sur moi également un étrange effet de contagion, ouvrant en moi tout un flot de sentiments profonds dont j’avais été consciente pendant la Cérémonie, et qui soudain voulaient être partagés avec tous. Voici la forme que cela a prise finalement:
“Mes joyeux remerciements à chacun de ceux qui ont fait de cet évènement un aussi beau moment – ceux déjà mentionnés par Anandi, plus Anandi elle-même, pour en avoir été l’initiatrice… Et puis merci à Pachamama en personne, vivante dans ce monticule que nous avions formé, tout comme sous nos pieds nus; et à ses grands enfants-arbres hauts et larges autour de nous dans cette belle clairière, avec le Soleil présent lui aussi, descendant lentement à travers le feuillage dans la vastitude du Ciel au-dessus de nous! Notre Appel alla vers les Six Directions, oui vraiment, avec en nos coeurs spécialement l’Amazonie…
Vers les Deux Directions du Temps aussi nous avons appelé: il se trouve que je suis l’une des rares personnes à Auroville depuis 1972, à représenter l’Amérique Centrale, à travers la Martinique, l’une de ces Antilles, françaises ou non, qui sont les restes dans l’Océan Atlantique d’un très ancien Continent du Passé Oublié, longtemps avant ce vaste

mélange de peuples aux diverses origines que les trois parties de l’Amérique, y compris ces îles, sont devenues au présent, à part quelques rares endroits ayant encore leur population originelle. Vers un Futur plus vrai, symbolisé par Auroville elle-même, alla aussi notre Appel:

Auroville: enfin un lieu où la Diversité divine est consciemment protégée et chérie, tout en étant en même temps harmonisée en sa vaste, divine Unité…
Eh bien, après le changement de location officielle du Site de l’Amérique, c’était la première fois que j’étais arrivée à trouver un moment, au moment voulu… et à trouver même aussi enfin cette nouvelle location, pas si facile à atteindre, mais si accueillante une fois là!
Il y avait même un petit carré de feuille d’or pour amener le Matrimandir au beau milieu de tous les objets plus spécifiquement culturels à utiliser pendant la Cérémonie… Et de toutes petites photos de Sri Aurobindo et de Mère étaient là également, matérialisations discrètes comme il se devait de leur Présence et Soutien dans notre entreprise.
Mes remerciements les plus chaleureux à toi, Eric, pour m’avoir depuis je ne sais où apporté une chaise, afin que je n’aie pas à rester debout tout le temps! Sois béni pour cela, aussi bien que pour ton rôle si important dans cette Cérémonie à laquelle ton acte de gentillesse m’a permis de me joindre!
Ayant à rentrer chez moi avant la nuit, je ne pouvais rester jusqu’à la toute fin et avoir une part de la nourriture si appétissante apportée dès le début par B, et vers la fin par Shakti + Ravi et leurs merveileux enfants, mais j’ai pu au moins être là pour me réjouir de la participation délicieusement spontanée de la petite fille, et même du bébé, avant de devoir m’en aller… Quelle Bénédiction additionnelle du Futur ils étaient pour nous tous là-bas, surtout des adultes ayant préparé le terrain et l’atmosphère du mieux qu’ils ont pu, pour que eux réalisent plus tard l’Auroville encore plus vrai dont la Terre a besoin…
Avec de l’Amour souriant,
Bhaga ‘
Quand j’ai eu terminé cette “petite contribution” qui s’allongeait au fur et à mesure que je l’écrivais, j’ai réalisé qu’elle était en fait destinée à devenir la dernière partie du nouvel article depuis longtemps attendu pour mon Blog de Recherche, ‘Lab of Evolution’: un article qui retracerait l’historique de cet évènement comme je l’ai vécu et serai toujours heureuse de me le rappeler….
Et voilà que ce récit est là maintenant, pour que vous qui me lisez, en ayez la joie vous aussi!… Avec l’aide de l’une des photos prises pendant la Cérémonie:

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31.8.2019: The Pachamama Ceremony in Auroville – also for the Amazon forests

This last Saturday, just two days ago, on 31st of August, I was glad to participate in an event organized as usual by Anandi, a long time Aurovilian and personal friend from Argentina, who coordinates here all that concerns America (the three Americas as One) and the site of its future Pavilion in the Cultural Zone of Auroville.
Here is, to start with, the announcement she had put out some days before:
Dearest people, we have a very Special Ceremony the 31st. August at our America Site :
First of all, it is the last day of August, the Month of the Pachamama that we usually celebrate together.
On the other hand, we have a New Comer in Auroville, Eric, from France, related with our Continent, one for being married with a Paraguayan lady, and also, for his very close contact with the Lakota Sioux, with whom he has been initiated long back.
But more: we have received an incredible gift from the Andes: a Wipala,  the Rainbow flag of the Indigenous People of America.
For all of that, we are going to be together at the Apacheta in the Nursery, just to Celebrate together… and also to pray and sing for the healing of the Amazon.
 
Please, bring some food, flowers, incense. or anything valuable for you, to offer to the Mother Earth that day.
 
Thanks for being with us,
 
Anandi, B, Eric and Lara
 
 
NOTE : PLEASE FORWARD THIS INVITATION TO EVERYBODY RELATED WITH AMERICA. THANKS
With this announcement was also the image of a great poster that, by a wonderful synchronicity, I saw again just the day after the announcement, but this time big size, at the Visitors’ Centre, among the many panels put up as an outside exhibition informing people about the Cultural Zone and some of the Cultural Pavilions not yet built, but already living in the heart of the Aurovilians related to it in whatever way. I had never had the curiosity to look at those panels before, so I had never seen this amazing ‘America Poster either, and now I was seeing twice in two days!…
(I tried to copy and paste here that poster, but it didn’t work … yet. Some day I’ll find the way…)
A few days and a ‘Reminder’ email later, the Day was already upon us, and it all happened very smoothly. About 26 persons showed up.
The following day, Anandi opened the way to impressions and comments, by starting with her own:
Thanks to Eric for his Lakota Prayers , to Andres for his gaita and to Jivatman for his flute improvisation for our Visualization on the Amazon . To Svaram for the instruments , and to everybody participating heartily on the Celebration . We would like that our voices and love from the America Site in Av., went to our America for overcome this difficult moment .
A big thanks to B for having been with America One for the last 40 years … and for bringing a chocolate cake with the America’s map on ! Thanks to Shakti and Ravi for the delicious Indian food.
In Her Love and Gratitude
💜🕊

Anandi

To which Jivatman (the Aurovilian from Brazil who improvized beautifully on his flute) answered at once:
 Thank you so much for sharing!
and Mita, who had missed it, sent in another reply: 
Wow, Anandi,
That sounds fabulous!
Wish I could have made it back in time to join in.
The next one!
Best,
Mita R.
Reading all this had a contagious effect on me as well, opening up in me a whole well of deep feelings I had been conscious of during the event, and that suddenly wanted to be shared with all. Here is the form it finally took:
‘My joyful thanks to everyone who made this such a very nice event – those already mentioned by Anandi, plus Anandi herself for taking the initiative… And plus also Pachamama herself, alive in that little mound we made, just as under our naked feet; and her large tree-children standing tall and large around us in that beautiful clearing, with the Sun attending too, going down slowly through the foliage in the vastness of the Sky over us! Our Call went to all the Six Directions indeed, with in our heart especially the Amazon…

To the Two Directions of Time as well we called: I happen to be one of the few here since 1972 who represent Central America, through Martinique, one of those French Antilles or West Indies, which are the small remnants in the Atlantic Ocean of a very ancient, forgotten Past Continent, long before this vast melting-pot of peoples of all origins that the present three parts of America, including those islands, have slowly become over the millennia, except for rare spots with still the original population. Towards a truer Future, symbolized by Auroville itself, went also our Call:

Auroville: at last a place where the divine Diversity is being consciously kept and cherished, while being also harmonized into its vast, divine Unity…
Well, after the change of location of America’s official site, this was the first time I managed to find the time, at the right time… and to find also at last this new place, not so easy to reach, but so welcoming once there! Even a little square of gold was there to bring the Matrimandir into the midst of all the more specifically cultural objects that were used for the Ceremony… And tiny photos of Sri Aurobindo and Mother were there too, materializations discrete as should be of their Presence and Help in our endeavor.
My warmest thanks to you, Eric, for bringing me all the way from somewhere a chair, so that I wouldn’t have to stand all the time!… May you be blessed for that, as much as for your great role in this Ceremony your caring enabled me to join in!
Having to go home before dark, I couldn’t stay till the very end and get a share of the delicious-looking food brought from the start by B, and towards the end by Shakti + Ravi and their wonderful kids, but at least I was able to enjoy the delightful participation of those kids before having to leave… What an additional Blessing from the Future they were for all of us there, mostly adults who have prepared the ground and the atmosphere as best they could, for them to realize in turn later the truer yet Auroville that the Earth needs…
With smiling Love,
Bhaga ‘
After finishing this ‘little contribution’ of mine that had grown longer as it was being written, I realized it was actually to be the last part of a much overdue new post for my Research Blog, ‘Lab of Evolution’: a post that would retrace the history of the event as I lived it and will be ever happy to remember it….
And here it is now, for you my readers to enjoy it too!… With the help of one of the photos taken during the Ceremony:

 

IMG_0930

Eric with the drum, Anandi with the poncho

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