Au Père Ganesh-Noël

(TRADUCTION D’UN ANCIEN ARTICLE EN ANGLAIS, ‘Father Ganesh-Christmas’,  https://labofevolution.wordpress.com/2016/03/18/father-ganesh-christmas/ , pour mieux éclairer le sens profond de mon article récent, “Fêtant Ganesh une fois de plus…” )
Dans le volume 1 (1958) de son «Agenda» (français pour «Journal»), on peut lire comment la Mère a déclaré à son confident Satprem, au sujet du dieu hindou Ganesh (également appelé Ganeshan, Ganapati …), que d’abord elle ne pouvait pas croire qu’il  existait vraiment comme on le décrit généralement, c’est à dire… avec une tête d’éléphant sur un corps par ailleurs humain.

Comment explique-t-on une apparence aussi étrange?! … La légende veut que son père, le Seigneur Shiva lui-même, soit venu voir son épouse, la grande déesse Parvati, mais elle prenait son bain et ne voulant pas être dérangée, elle avait demandé à leur deuxième fils, Ganesh, de garder sa porte. Quand Ganeshan, fidèle à l’ordre de sa mère, a refusé l’entrée même à son propre père, eh bien, Shiva, furieux, a coupé la tête de son fils … et puis le regrettant immédiatement bien sûr, a pris la tête du premier autre être qu’il a vu – qui se trouvait être un éléphant – et l’a placée sur le corps du pauvre Ganeshan afin qu’il puisse vivre à nouveau! … Mais ce petit problème n’a pas empêché Ganesh de devenir extrêmement populaire partout en Inde, en tant que dieu non seulement de la Connaissance, mais aussi de la Richesse: le Gentil Donneur de la prospérité financière et de l’abondance.

La Mère était responsable de manière matérielle et spirituelle de l’Ashram entier de Sri Aurobindo à Pondichéry. En préliminaire au texte cité ci-dessous, précisons que tous les mois, étnt donné tout l’argent voulu pour la nourriture, l’hébergement, les vêtements, etc., des plus de deux mille disciples vivant là en tant qu’ Ashramites, malgré les revenus des maisons d’hôtes et des entreprises reliées à l’Ashram, ainsi que les nombreux dons de quelques riches dévots, la Mère avait le plus souvent du mal à trouver toutes les ressources nécessaires pour couvrir toutes ces dépenses … Alors voici ce qu’elle avait à dire ce jour-là à propos de Ganesh :

 

“N’est-ce pas, c’était comme cela: il y a ce Ganesh2… Nous avions une méditation (il y a de cela plus de trente ans) dans la salle où l’on fait la distribution de «Prospérité»3, nous étions huit ou dix, je crois; (…) et un jour qu’il était question de prospérité, ou de richesse ou de je ne sais quoi, j’ai pensé (on dit toujours que Ganesh est le dieu de l’argent, de la fortune, des biens de ce monde), j’ai pensé: «Ce dieu avec une trompe d’éléphant, toute cette histoire, est-ce que ce n’est pas de l’imagination humaine?» Là-dessus, on médite, et voilà que je vois entrer et s’installer en face de moi un être vivant, absolument vivant et lumineux, avec la trompe comme ça… et souriant! Alors moi, dans ma méditation, je dis: «Ah! c’est donc vrai que tu existes!» – «Naturellement que j’existe! et tu n’as qu’à me demander tout ce que tu veux, au point de vue argent bien entendu, je te le donnerai.»

J’ai demandé, et pendant à peu près dix ans, c’est venu comme cela (geste à flots). C’était épatant. Je demandais, et au Darshan suivant, ou un mois après, ou quelques jours après (cela dépendait), ça venait.

Et puis la guerre est arrivée et toutes les difficultés, et cette augmentation formidable des gens et des dépenses (la guerre a coûté les yeux de la tête: n’importe quoi coûtait dix fois plus qu’avant), et tout d’un coup, fini, plus rien. Pas exactement plus rien, mais un petit filet maigrelet. Et quand je demandais, ça ne venait pas. Alors un jour, j’ai interviewé Ganesh à travers son image (!) et je lui ai dit: «Et ta promesse?» – «Je ne peux pas faire ça, c’est trop pour moi, mes moyens sont très limités!» Ah! je me suis dit: (riant) ça, c’est de la déveine! Et je ne comptais plus sur lui.

Une fois, quelqu’un a même demandé au Père Noël! C’était une jeune fille qui était musulmane et qui avait une sympathie spéciale pour «Father Christmas» (je ne sais pas pourquoi, ça ne faisait pas partie de sa religion!) Sans rien me dire, elle a appelé le Père Noël et elle lui a dit: «Mère ne croit pas en toi, tu dois lui faire un cadeau pour lui prouver que tu existes. Pour Noël, tu lui donneras ça.» C’est arrivé!… Elle était très fière.

Mais c’était seulement une fois comme cela; et Ganesh, fini.”

 (“Agenda de Mère” vol.1, 6 juillet 1958)

Mère, quelques années plus tard, le 4 janvier 1964 («Agenda» vol. 5) expliqua pourquoi les moyens de Ganeshan n’étaient plus suffisants:

“J’avais eu une rencontre assez intéressante avec Ganapati1 (il y a bien des années) et il m’avait promis de me donner ce dont j’avais besoin, et il l’a fait pendant très longtemps, certainement plus de dix ans, et il l’a fait largement. Puis tout a changé à l’Ashram; c’était après la guerre, les enfants sont venus et nous avons débordé; nous sommes devenus beaucoup plus compliqués et beaucoup plus grands, et on a commencé à toucher les pays étrangers, particulièrement l’Amérique. Et je continuais à rester en contact avec Ganapati; je ne peux pas dire que je lui faisais un poudjâ (!) mais tous les matins, je mettais une fleur devant son image. Et un matin, je lui ai dit: «Pourquoi as-tu cessé de faire ce que tu as fait pendant si longtemps?» J’ai écouté et il m’a clairement répondu: «Ton besoin est devenu trop grand.» Je n’ai pas très bien compris, parce qu’il peut disposer de fortunes plus grandes que ce dont j’avais besoin. Puis je me suis tournée vers Ganapati et je lui ai dit: «Qu’est-ce que c’est que tout ça?» Et j’ai vu clairement (ce n’est pas lui qui a répondu, c’était Sri Aurobindo), j’ai vu clairement que Ganapati n’a de pouvoir que sur ceux qui ont foi en lui, c’est-à-dire que c’est limité à l’Inde, et que j’avais besoin d’argent d’Amérique, de France, d’Angleterre, d’Afrique… et qu’il n’avait pas de pouvoir là, et que, par conséquent, il ne pouvait pas aider. C’est devenu très clair, j’étais tranquille, j’ai compris: «C’est très bien, il a fait ce qu’il a pu, et puis c’est tout.» Et il est vrai que je continue à recevoir de l’Inde, mais pas assez; d’autant que depuis l’Indépendance, la moitié de l’Inde est ruinée et tous les gens qui me donnaient beaucoup d’argent ne m’en donnent plus, parce qu’ils ne peuvent plus – ce n’est pas qu’ils ne veulent plus, mais ils ne peuvent plus.”

Comment tout cela se rapporte-t-il à mon expérience personnelle et à ma croissance intérieure évolutive, on pourrait se le demander …
Eh bien, dès mes premières années de vie à Auroville, je savais que Mère ne voulait pas que des poudjas (cérémonies, rituels) soient faites ici pour tous ces dieux, car Auroville n’est pas une place pour la religion, étant un lieu d’évolution spirituelle. Mais j’avais remarqué pourtant aussi que Mère semblait faire en quelque sorte une exception à propos de Ganesh: elle avait permis à une vieille dame indienne, une disciple dévouée, vivant dans une des premières communautés, de garder le petit temple de Ganesh qu’elle avait près de chez elle et même de faire sa poudja pour célébrer le Chaturthi de Ganesh (anniversaire) chaque année; De plus, d’autres Auroviliens pouvaient également se joindre à cette femme pour l’occasion.
Je dois y être passée une ou deux fois au cours de ma première décennie d’existence aurovilienne, et c’était tout.
Bien sûr, plus tard, pendant les près de deux décennies que j’ai vécues plus récemment à Repos, sur la plage d’Auroville, alors que je devais employer toute une équipe de travailleurs pour s’occuper de l’endroit, chaque année je les ai rejoints pour la fidèle  célébration annuelle qu’ils voulaient avoir là-bas, dans Repos même – mais c’était en fait pour les travailleurs plutôt que pour Ganesh …

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Ainsi, comme on peut le voir, je n’ai personnellement jamais méprisé, mais jamais non plus accordé beaucoup d’importance à Ganesh.

C’est à dire, jusqu’au Ganesh Chaturthi de l’année dernière, le 17 septembre 2015 …

Je devais en avoir assez d’une longue série personnelle de “vaches maigres” et “très maigres”, qui m’avait vue me débattre encore et encore juste pour avoir assez à manger. C’est à peine si je réussissais à terminer chaque mois avec ma «maintenance», le montant qu’ Auroville pourrait me donner pour mes besoins de base.

Donc, en ce jour précis de Ganesh Chaturthi, j’ai fait quelque chose que je n’avais jamais fait auparavant: je me suis adressée à Ganesh, intérieurement.

Oui, Ganesh lui-même, sous la forme de la minuscule image plastifiée sur socle d’un adorable Ganesh tout rose, que j’avais toujours conservée, avec un petit livre tout aussi petit et rose, minuscule mais épais avec de nombreuses petites pages vierges très réelles entre ses deux couvertures roses si joyeuses.

Ce jour-là, soudainement saisie par une impulsion intérieure irrésistible, j’ai résolument saisi le Petit Livre Rose, l’ai ouvert et sur sa première page j’ai écrit (en rose, bien sûr) ma première prière pour Ganesh. Les mots qui me sont venus intérieurement étant sacrés, je ne les répéterai pas ici; c’était tout simplement mes mots à moi, de toutes façons. Tout ce que je peux dire, c’est que je voulais vraiment dire ce que j’ai dit, et je l’ai dit avec une ardeur fervente, et en même temps une simplicité absolue: j’ai  laisse mon coeur parler, comme on peut parler à un ami de confiance …

Et puis, après ce jour-là, j’ai oublié tout cela.

Mais, quelques mois plus tard, ce qui m’a fait y penser à nouveau a été … les résultats. Les résultats très évidents et étonnants que, en regardant en arrière, je pouvais voir depuis lors: de presque partout et presque tous les amis que je pouvais avoir eu ici à un moment donné, l’argent ou les cadeaux avaient commencé à venir, goutte à goutte d’abord, et bientôt à verse! Comme un flot pratiquement constant, s’occupant de tous mes besoins chaque fois qu’il en apparaissait un! … Si j’écrivais la liste ici, mes chers visiteurs seraient aussi sidérés que je le suis devenue, par le pouvoir tranquille mais indéniable de Ganesh se manifestant enfin dans ma vie après que je le lui ai finalement demandé pour de bon, quand vraiment j’étais à bout …

Du 17 septembre 2015 à Noël est venue la première vague montante, qui a abouti à la fête de Noël elle-même, que j’ai passée dans mon nouveau chez moi à Luminosité (voir l’histoire complète dans l’un de mes derniers articles, https://labofevolution.wordpress.com/ 2016/01/15 / the-greatest-and-most-beautiful-christmas-gift-i-ever-got /). Et la veille du Nouvel An, une autre vague, pour encore remplir les manques qui pouvaient avoir subsisté dans ma vie, matériellement et douloureusement.

Mes besoins ne sont pas du tout grands, soyos clairs; mais lorsque même cela n’est pas couvert depuis longtemps, cela devient un peu pénible, et l’on finit par se demander pourquoi sa vie doit être vraiment si misérable: le Yoga Intégral n’est pas du tout un chemin d’ascétisme délibéré ni de privations au nom de la spiritualité, les anciens vœux de pauvreté que bon nombre d’entre nous peuvent avoir prononcés dans d’autres vies en tant que religieuses ou moines, ne doivent pas encore durer dans cette vie-ci!….

Nous ne sommes pas là pour souffrir, mais au contraire, même dans ce monde de la matière physique révélant peu à peu le Divin, nous sommes ici pour manifester nous-mêmes aussi de mieux et mieux ce Divin que nous sommes tous en vérité, depuis toute éternité et pour toute éternité ... Mais le Divin doit, d’une manière ou d’une autre, nous donner les moyens matériels pour cela!

Eh bien, il semble que de Ganesh, le fidèle allié de Mère pour le travail évolutif qu’elle a dû accomplir à grande échelle, j’ai enfin fait mon allié aussi, pour mes propres petits besoins et travail évolutifs personnels: comme je l’expliquerai dans des articles futurs, mon travail aussi a beaucoup profité des cadeaux de Noël de Ganeshan… à tel point que, aujourd’hui, je l’appelle avec un grand sourire amical, mon Père Ganesh-Noël ‘! …

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Fêtant mon cher Ganesh, une fois de plus

Hier (jeudi 24), j’ai pensé que j’aurais le temps dans l’après-midi de traduire en français mon dernier article, mais ce que je devais absolument faire à Pondy le matin, et qui devait être fini à midi, a pris en fait toute la journée, alors je n’ai jamais eu le temps de faire cette traduction …

En outre, la traduction pourrait avoir encore à attendre un jour de plus, car aujourd’hui est une Journée Spéciale que je veux célébrer aussi absolument – comme désormais je le fais chaque année, pour la troisième année déjà (voir mon article plus ancien juste traduit après celui-ci:  labofevolution.wordpress.com/2017/08/27/au-pere-ganesh-noel/ ),   quelque soit la date exacte où ce jour tombe cette année-là.

Car aujourd’hui, c’est la «Ganesh Pudja», ou Ganesh’s Day, et non seulement l’Inde, du Sud et du Nord, célèbrent en ce moment avec beaucoup de joie, mais moi aussi!…

Et pour de bonnes raisons: c’est grâce à la générosité d’un ancien ami aurovilien, sans aucun doute inspiré par «Père Ganesh-Noël», que, il y a deux ans, pour Noël, quand le Service du Logement me donnait ce magnifique appartement à Luminosité, un studio en bas a également été mis à ma disposition: il est devenu mon petit bureau pour la plupart de mes travaux de recherche et d’enseignement, dans le cadre de ce «Laboratoire de l’Évolution – Centre pour l’Unité Humaine» (LOE-CHU) qui est mon travail officiel à Auroville depuis 1984. Le même ami a même ajouté aussi à ce cadeau principal quelques autres plus petits (comme un moniteur grand écran pour voir des films ou mes propres cours en petits groupes, et qui peut faire double emploi comme téléviseur à part entière chaque fois que je voudrai regarder de nouveau mon cher Roger Federer en pleine action, par exemple …).

Depuis cette première prière réelle à Ganesh il y a deux ans, ma vie matérielle est devenue considérablement plus facile à bien des égards, mais avec les aliments spéciaux nécessaires, outre de légers médicaments, pour résoudre un problème de santé persistant, ma “maintenance” (allocation mensuelle) était encore si serrée que dans le cas de toute dépense supplémentaire (quelque chose de cassé devant être remplacé …), je ne pouvais tout simplement pas le faire, c’était trop serré financièrement.

Donc, depuis deux ans, j’ai également fait ma part en aidant Ganesh à m’aider: j’ai postulé officiellement pour la petite Pension de retraite que le gouvernement français devrait m’accorder pour les quelques années que j’ai passées en France en tant que jeune Professeur certifiée de Lettres Classiques, juste avant de venir à Auroville …

Ô heureuse stupéfaction! Une pension m’était bel et bien dûe en effet, et malgré les obstacles administratifs sans fin (résolus l’un après l’autre par une merveilleuse jeune femme, la vice-consule au Consulat de France ici même à Pondy), cette pension est enfin sur le point de venir! … Mais comme mon ancien compte bancaire en France a été, je l’ai appris récemment, fermé depuis longtemps pour manque d’activité (!), il me fallait  m’adresser à une banque à Pondy-même pour ouvrir un compte … qui serait le réceptacle, pour les deux institutions françaises de retraite concernées, où verser l’abondance sans fin de ma pension mensuelle.

Au cours des deux dernières semaines, en dépit de la bonne volonté de la banque à Pondy, ce processus prenait un temps invraisemblable, en raison de plusieurs congés, plus une grève bancaire générale et tout ce qu’on peut imaginer d’autre …

Donc, hier, c’était en fait pourquoi j’étais de nouveau à Pondy: pour que ce compte soit enfin ouvert, avec un Numéro de Compte officiel que je pourrais alors communiquer immédiatement aux bureaux en France qui l’attendent toujours avec patience pour que toutes ces sommes en suspens puissent commencer à y être versées !…

Eh bien, alors que ce compte était censé être prêt, il n’était toujours pas prêt du tout. C’est seulement grâce à l’agent de la banque qui s’occupe de mon cas là-bas, et grâce à son bon cœur et sa gentillesse (sans doute sous l’influence secrète de Ganesh à nouveau …!), qu’à la fin de cette longue journée à Pondy tout a finalement été terminé et, dans le ciel qui devenait sombre, je suis repartie avec le précieux Numéro de Compte inscrit et marqué de tous les sceaux nécessaires de la banque pour avoir validité suffisamment officielle aux yeux des institutions françaises. Durant tout le chemin de retour vers Auroville et chez moi, mon cœur n’a pas arrêté de chanter, presque avec incrédulité: “Ca y est, c’est fait, c’est fait, c’est fait! …”

Et vous vous demandez pourquoi aujourd’hui je célèbre avec tant de jubilation et de gratitude mon si bon ami, Ganesh, qui en plus de tout le reste a réussi à faire en sorte que tout cela se produise juste à temps pour aujourd’hui, oui, pile pour son propre «Ganesh Pudja»? !

Bravo, mon merveilleux Ganesh, bravo !!!

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Celebrating dear Ganesh Again…

Yesterday (Thursday 24th) I thought I would have time in the afternoon to translate my latest post into French, but  what I had to do absolutely in Pondy in the morning and was supposed to be finished by midday, took instead the whole day, so I never had the time to do that translation…

Moreover, the translation might still have to wait one more day, for today is a Special Day that I want absolutely to celebrate – like nowadays I do every year, for the third year already (see my post https://labofevolution.wordpress.com/2016/03/18/father-ganesh-christmas/ ) whenever that Day falls on that year.

For today is ‘Ganesh Pudja’, or Ganesh’s Day, and not only the whole of India, South and North, is celebrating in great joy, but I am, too!!!

And for good reasons: it is thanks to the generosity of an old Aurovilian friend, no doubt inspired by ‘Father Ganesh-Christmas’, that when two years ago for Christmas I was being given by the Housing Service this wonderful apartment at Luminosity, the studio downstairs too has been put at my disposal: it became my little Office for most of my Research and Teaching work, all under that ‘Laboratory of Evolution – Centre for Human Unity’ (LOE-CHU) that is my official work in Auroville since 1984. The same friend added even to this main gift a few other smaller ones too (such as a great big screen Monitor on which to view films or my own courses in small groups, and which can double as a full-fledged TV whenever I may want to watch again my dear Roger Federer in full action, for example…).

Since that first real Prayer to Ganesh two years ago, my material life has become already considerably easier in many ways, but with the special foods needed, besides medicines, to cure a lingering health problem, my maintenance was still so tight that in case of any extra expense (something broken to be replaced…), I just could not do it, it was too tight financially.

So, since two years again, I have also done my own part in helping Ganesh help me: I have applied officially for the small Retirement Pension that should be owed to me by the French Government for the few years I spent in France as a young certified teacher in the Classics, just before coming to Auroville…

Lo and behold! The Pension was due indeed, and in spite of endless administrative hurdles (solved for me one after the other by a most wonderful young lady, the Vice-Consule at the French Consulate right here in Pondy), it is finally coming !… But as my old bank account in France had been, I learned recently, closed since long for lack of activity (!), I had to approach a bank in Pondy itself to open an account… which would be the receptacle for the two French Retirement Institutions concerned to pour into the endless bounty of my monthly Pension.

During the last two weeks, in spite of the goodwill of the bank in Pondy, that process was taking ages to be over with, because of several holidays, plus a general bank strike, and what not…

So yesterday, that was actually why I was once again in Pondy: to have that account at last opened, with an official Account Number that I could then immediately communicate to the Offices in France still waiting patiently with all the money that was to begin being poured in…!

Well, although it was supposed to be ready, it was still not ready at all. It is only thanks to the bank officer taking care of my case there, and thanks to his good heart and kindness (no doubt under the secret influence of Ganesh again…!), that, at the very end of that long day in Pondy, everything finally got to be all done, and in the darkening sky I left with the precious Account Number written down and stamped upon with all the needed seals from the bank to validate it officially enough for the French Institutions. All the way back home my heart kept singing, almost in disbelief, ‘It’s done, done, done!…’

And you wonder why today I am celebrating with so much glee and gratitude for my so excellent friend Ganesh, who managed on top of it all to make it happen just in time for today itself, yes, for his very own ‘Ganesh Pudja’?!

Well done, dearest Ganesh, well done!!!

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And Where We Are At Now… (with a great song in French!…)

The challenges of these more recent years seem to be different, but they are actually the same: it is still the very same Dark Forces doing their best to set human beings, groups, countries, religions, whatever, against each other in the name of their Exclusive Truth supposed to be the Absolute Truth… while the Real Truth, the Supramental Truth brought down by Sri Aurobindo and Mother, now at work upon Earth, being from that Plane beyond the Mental plane, is an all-inclusive Truth, rounded, all embracing, spherical like the Matrimandir at the Centre of Auroville, acting as its Soul…

Just today again, I got a new Facebook ‘Friend’, met actually in 1991 in the US, and who is of Arabic culture, himself a wonderfully cultured mind with a sweet soul, trying to bring Sri Aurobindo to that Arabic culture too. On his FB Page I found  a song – rap at its best for me – that I liked very much and will try to bring here as well as, automatically then, on my own FB Page too; it says all the essential things, in the several languages needed for at least us all of the three Abrahamic religions to resonate to them together:

:A song for Peace
The three Religions:
You do not need to know French to get most of what the song is saying
أغنيىة لمحبي السلام: ثلاث مغنيين، مسيحية وبهودي ومسلم أنتجوا هذه الأغنية على
الإنترنت بدون أن يلتقوا وجها لوجه:

Yuliana, chanteuse Russe de passage à Paris en 2014 tombe par hasard sur cette chanson à la radio et décide en rentrant chez elle à Krasnodar en Russie de la…

 

 

L’Appel du 18 Juin 1940: l’un des tournants qui ont sauvé notre monde

Ce matin, une longue pensée reconnaissante et applaudissante pour cet “Appel du 18 Juin” par le Général De Gaulle en 1940, de Londres, grâce à l’accord immédiat de Winston Churchill mettant à sa disposition la BBC.

Appel auquel mon père, parmi beaucoup d’autres Français, avait répondu, pour l’honneur et le bonheur de la France, et du reste du monde.

La situation d’aujourd’hui (une France libre, un monde libre) nous paraît tout naturellement aller de soi maintenant,  Mais il s’en est fallu de bien peu que tout bascule dans l’horreur nazie généralisée:

Peu d’entre nous savent qu’à l’heure où rien ne semblait plus pouvoir arrêter Hitler, victorieux sur tous les fronts, d’autres Forces se sont levées, des Forces de Lumière, pour vaincre les Forces d’Obscurité dont il s’était fait le serviteur et qui lui conféraient son pouvoir sur les masses. Depuis leur simple Ashram à Pondichéry, dans le secret de leur immense conscience, Sri Aurobindo et la Mère, les deux Pionniers du Prochain Pas Evolutif – le Vrai, pas la version déformée et terrible de “Mein Kampf”- devant l’imminence du danger, ont décidé de mettre toute leur concentration et leur pouvoir intérieur dans la balance, afin d’arrêter l’avance d’Hitler et de ses troupes.

Depuis 1926 le travail prioritaire, colossal lui aussi, de Sri Aurobindo avait été de faire descendre sur Terre la Conscience-Force Supramentale qui serait la fréquence vibratoire nouvelle activant l’ère supramentale ici,  dans l’évolution terrestre. Même ce travail-là, pourtant lui aussi si urgent pour assurer justement la Victoire évolutive décisive et irréversible, fut à ce moment-là mis de côté, interrompu: il fallait avant tout éviter que le pire ne se produise d’abord, qui renverrait notre évolution à la  barbarie, de surcroît institutionnalisée; ce qui aurait rendu impossible pour longtemps le Pas Nouveau qui se préparait. Il fallait absolument empêcher cela.

Et Hitler fut en effet repoussé. Sur tous les fronts. Et finalement vaincu.

Mais la lutte a été intense. D’autres êtres humains, consciemment ou non; se sont faits les instruments des Forces de Vérité: Winston Churchill et De Gaulle ont été, dira Sri Aurobindo, particulièrement réceptifs.

Des documents ont été retrouvés depuis, des témoignages vécus ont été racontés, qui attestent de la présence de Sri Aurobindo et Mère, dans leurs corps subtil, jusque sur les champs de bataille ici ou là. Plusieurs livres fascinants de Maggi Licchi-Grassi, dont un enfin en français en 2010, relatent de manière détaillée cette massive Action secrète, occulte, que fut l’intervention de Sri Aurobindo et de Mère dans la Seconde Guerre Mondiale, cet “assaut contre l’évolution de l’homme”, ainsi que la décrit avec force et justesse Maggi dans son introduction.

L’Appel du 18 juin a été l’un des premiers moments décisifs où l’humanité a pris conscience de la gravité de cette Guerre, en laquelle De Gaulle a vu, déjà en 1940, qu’elle allait devenir une autre Guerre Mondiale.

A vous tous et toutes de cette époque qui par votre combat, voire votre sacrifice, avez permis à notre humanité terrestre de continuer à évoluer,  à vous j’offre toute ma reconnaissance, mon infinie gratitude: grâce à vous, d’autres comme moi ont pu naître dans un monde encore libre, et choisir de participer consciemment à son évolution en cours, certains d’entre eux comme moi à travers ce petit Auroville qui symbolise tout le reste,..

21.2.2017: Darshan Anniversaire de la Naissance de Mère

*
The Grace is always with you, concentrate in your heart with a silent mind,

and you are sure also to receive the guidance and the help you aspire for.

 

The Mother

*

Tel a été, ci-dessus en anglais, le Message publié aujourd’hui par l’Ashram sous forme de Carte pour la célébration du Darshan Anniversaire de Mère.

Mais c’est dans son original français que j’ai réinclus ce matin ici (avec de très légères améliorations, dont les accents, cédilles ect!) l’article écrit à la même date en 2014 pour célébrer à ma manière cette naissance si importante pour l’humanité entière:

21 Fevrier 1878: Naissance de Mirra … La Mere

 

Ce fut en France que cette naissance eut lieu, car l’être spirituel très spécial qui allait s’incarner à nouveau avait exprès attendu que ses futurs parents s’installent en France l’année précédente, afin d’encore naître Française comme en plusieurs de ses autres vies. La petite fille qui naquit donc le 21 février 1878 à Paris, Bvd Haussmann, à 10 heures du matin, fut appelée Mirra.

Par sa mère elle renouait avec l’Egypte Ancienne de certaines autres naissances; par son père elle s’ajoutait un lien avec la Turquie, en plus de racines autres encore, par exemple ouralo-altaiques, et espagnoles; son frère aîné, plus agé d’un an et demi, était né en Egypte, à Alexandrie, mais avait reçu un nom italien: Mattéo.

Ses parents étaient de religion supposément juive d’un côté et musulmane de l’autre (une union pareille n’avait pu avoir lieu que grâce au milieu d’origine commun aux deux côtés, le monde de la banque), mais dans cette fin de siècle résolument scientifico-matérialiste, la petite Mirra Alfassa grandit dans une atmosphère parfaitement nettoyée de toute croyance religieuse: les rares fois où la famille se rendait à la Synagogue (ou au Temple), c’était uniquement pour des occasions socialement obligatoires, telles que mariages d’amis etc. Les diverses cérémonies auxquelles elle assista ainsi de temps en temps, en divers édifices religieux donc, n’eurent guère pour effet sur la petite fille que de lui montrer les croyances souvent absurdes ou choquantes que les religions enseignent comme dogmes qu’on est tenu d’accepter. Par contre, elle aimait souvent la musique jouée à ces occasions, et eut meme une fois, des années plus tard, une expérience intérieure étonnante en entendant une de ces musiques.

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Dès son plus jeune âge, on put constater qu’elle était remarquablement sérieuse et silencieuse: elle essayait en fait de comprendre la vie et pourquoi les gens agissaient comme ils le faisaient. Vers cinq ans, accompagnant ses parents pour des funérailles chez des amis, elle attendait patiemment que les condoléances se terminent et qu’ils s’en aillent. Soudain elle prit conscience qu’elle avait envie de pleurer, comme si elle avait un gros chagrin. Mais ne trouvant aucune raison justifiant cette soudaine envie de pleurer, elle regarda autour d’elle… et là, dans l’atmosphère même de la pièce, invisibles aux autres mais pas à elle, la petite Mirra vit les vibrations de chagrin qui émanaient des gens déjà envahis par la tristesse, et qui s’efforçaient d’envahir aussi tous les autres gens présents, elle-même comprise.

Réagissant immédiatement contre cette intrusion dans son être d’une émotion qu’elle n’éprouvait nullement en réalité, elle observa par la suite le même phénomène en bien d’autres circonstances: que ce soit excitation, colère, peur, ou quelqu’autre émotion, c’était la même chose que pour la tristesse, toutes les vibrations caractéristiques de chaque état d’être étaient en fait dans l’air, littéralement, s’introduisant d’une personne à une autre ou même à toute une foule, sans que les personnes concernées se rendent compte de ce qui se passait. Tels des maisons aux portes et fenêtres laissées grandes ouvertes, par où n’importe quoi peut s’introduire et s’installer sans même être remarqué, les gens vivent sans s’en douter dans une mêlée de vibrations en tous genres se disputant constamment l’entrée et l’hégémonie dans leur être.

Le résultat d’ensemble de tout cela est que la plupart des êtres humains sont comme des pantins, des marionnettes dont les ficelles sont tirées en tous sens par ces forces qui les habitent et en fait les contrôlent et les meuvent, les faisant réagir encore et encore de la même façon à certains types de situations sans qu’ils comprennent pourquoi ni comment.  Il s’agit de ce qu’on appellerait aujourd’hui des fréquences vibratoires, dont chacune a un effet différent sur nos êtres. Tout comme pour les instruments de musique, nos cordes intérieures se mettent à vibrer selon la fréquence énergétique qui a réussi à s’introduire et à dominer les autres dans cette incessante compétition invisible.

La musique, justement, a un grand pouvoir sur ceux qui l’entendent, précisément à cause des différentes tonalités possibles, les différents ”modes” dont les musiciens savent très bien quel genre d’effet chacun aura sur l’auditoire. C’est ainsi  que les films de nos jours sont en général accompagnés de compositions musicales savamment orchestrées pour créer dans le public les émotions voulues pour chaque scène du film.

Aussi longtemps qu’on se rend compte de l’effet produit en soi-même, qu’on l’apprécie et qu’on l’accepte, tout va bien; la musique  peut même devenir alors une aide tout à fait positive et efficace pour entrer dans les états supérieurs de conscience que l’on veut éprouver de plus en plus souvent. Mais à l’autre extrêmité des modes musicaux possibles, il y en a qui au contraire entraînent la conscience dans les niveaux vibratoires les plus dégradants et avilissants pour un être humain. Une fois qu’on a pris l’habitude de les accepter dans son être, il peut devenir très difficile d’arriver à les en déloger, et d’arrêter leur influence en soi.

La jeune Mirra êtait consciente de tout cela; elle était musicienne dans l’âme, et l’est restée toute sa vie. Sa mère, elle-même dotée d’une volonté de fer, s’est vite rendue compte que sa fille avait une personnalité hors du commun, et qu’il ne servirait à rien d’essayer de forcer cette enfant à aller dans les écoles de l’époque, où Mirra refusait absolument d’aller. Si bien qu’a sept-huit ans elle ne savait toujours ni lire ni écrire; comme par ailleurs son extrême intelligence était évidente, ses parents ne tentèrent pas de la contraindre. Mais un beau jour elle vit soudain l’avantage de savoir lire, et du coup d’elle-même elle apprit, avec l’aide de son frère, en une semaine, et devint une lectrice assidue des nombreux sujets qui l’intéressaient. Après ses neuf ans elle consentit finalement à aller au “Cours des Feuillantines” comme sa mère le voulait…

Elle se révéla très douée aussi pour les mathématiques, tout comme son frère Mattéo l’était – étudiant avec lui quand il préparait son entrée à Polytechnique, et trouvant parfois la solution quand lui et son professeur ne la trouvaient pas… Cependant, en grandissant c’est l’art de la peinture qu’elle choisit d’apprendre, sous la direction des grands Impressionistes de l’époque. C’est là qu’elle rencontre Henri Morisset, élève de Gustave Moreau. A dix-neuf ans elle l’épouse et en a un fils un an après; elle connaît aussi le début de célébrité donné par une exposition de ses propres oeuvres.

Mais ce qui l’intéresse vraiment, ce n’est pas tant maternité ni art à l’échelle personnelle, que la vraie Réalité qui se cache derrière les apparences solides de ce que nous appelons la Matière: tout enfant encore, apprenant que les objets que nous croyons solides ne sont qu’atomes en mouvement, elle s’était écriée,

“Mais alors?… Rien n’est vrai!”

Cela avait produit une totale révolution dans sa tête, et depuis elle voulait découvrir la Vraie Réalité.

Comment, dans cette Vraie Réalité, s’expliquaient donc les phénomènes dont elle avait eu l’expérience depuis son enfance, mais dont elle avait vite cessé de parler à sa mère l’implacable matérialiste, car chaque fois celle-ci l’emmenait d’urgence chez le plus proche médecin, déclarant que sa fille était folle…! Et encore, les incidents qui se produisaient en plein jour – à table par exemple, quand elle regardait un peu trop longtemps une des personnes autour d’elle, et le ou la voyait soudain sous ses traits et costumes d’une autre époque, ou bien quand, au milieu du geste de porter la fourchette à sa bouche elle entrait en transe, sa conscience s’intériorisant soudain, au point que, impolitesse suprême aux yeux de sa mère et des convives effarés, il lui arivait de s’évanouir sur place –  ces incidents-là n’étaient rien en regard de ceux qui se produisaient chaque nuit, et dont fort heureusement sa mère ne savait rien:

Vers ses treize ans en particulier, chaque nuit, la jeune Mirra sortait régulièrement, tout naturellement, de son corps physique, (oui, ces OBEs dont Bob Monroe et son Monroe Institute ont depuis remarquablement développé l’utilisation consciente, et dont pour cette raison ce blog vous entretient parfois …) pour se livrer dans son corps subtil à son occupation favorite: monter dans le ciel nocturne avec cette robe dorée spéciale qui s’allongeait et s’allongeait jusqu’à former une sorte de toît protecteur souple, et tous les malheureux humains endormis pouvaient dans leur sommeil sortir eux aussi de leur corps et n’avaient qu’à toucher un bout de cette grande robe pour se sentir instantanément réconfortés, consolés, protégés… La plupart ne se rappelleraient plus rien au réveil, mais cela importait peu à Mirra, l’essentiel pour elle était la joie d’avoir cette Action si bénéfique pour tous ces êtres… Malgré son si jeune âge, elle se sentait déjà comme une mère pour eux tous qui avaient besoin de son amour maternel à l’échelle du monde entier… La nuit au moins, elle pouvait faire librement ce qu’elle ressentait comme son vrai travail.

Quelques années plus tard, Mirra dans son corps subtil rencontra régulièrement un autre être, dont l’apparence et le vêtement, dans la vision qu’elle en avait, lui firent penser qu’il venait de l’Inde, mais dont elle n’était même pas sûre qu’il existait aussi sur le plan physique; elle l’appela “Krishna”.  Dans cette autre dimension ils travaillaient ensemble au futur évolutif de la Terre.

Mais la jeune femme ne trouvait personne qui puisse lui expliquer toutes ces étranges activités qui lui étaient pourtant si naturelles.

Ce fut à travers un étudiant ami de son frère Mattéo qu’elle apprit enfin l’existence d’un personnage singulier, Max Théon, un Initié disait-on, originaire de quelque part comme la Pologne, mais qui vivait avec son épouse anglaise Alma en Algérie, à Tlemcen.

Qu’à cela ne tienne, la jeune maman laisse pour un temps son fils à ses tantes qui l’adorent, et part toute seule en Algérie rencontrer ce couple mystérieux. Lui est un homme dangereux,  orgueilleux, épris des pouvoirs impressionnants que lui donne sa connaissance occulte; mais Alma, elle, est très douce et très sincère dans sa dédication au Travail Divin, et des deux c’est elle qui est la véritable médium, capable de passer d’une dimension à la suivante, et ainsi de suite, douze fois – un talent que Mirra apprendra d’elle pendant son séjour dans leur grande maison de Tlemcen. Alma est aussi clairvoyante; a l’arrivée de Mirra, elle l’a accueillie en lui disant tout bonnement:

” Tiens! Mais vous êtes l’Incarnation de la Mère Divine!… Oui-oui, je le sais parce que je le vois: vous avez les douze étoiles autour de votre tête, et il n’y a que les Incarnations de la Mère Divine qui ont cela.”

Entendant ces étonnantes mais révélatrices paroles, Mirra commença à mieux comprendre ce qu’elle vivait depuis sa plus tendre enfance, quand elle s’asseyait dans le petit fauteuil qu’on avait fait faire spécialement pour elle, qu’elle restait bien tranquille, et qu’alors elle sentait au-dessus de sa tête une sorte de Présence vaste, lumineuse et forte, et qu’elle se disait “C’est Ca, c’est Ca que je dois vivre…”

Max Théon avait dans son apparence physique, son profil aigu surtout, quelque chose qui rappelait à Mirra les visions qu’elle avait eues de cet être inconnu qu’elle appelait “Krishna”. Mais Max Théon n’était pas du tout intérieurement l’être en question, c’était évident. Après un second séjour d’étude avec eux, Mirra reprit sa propre route, vers la Mission qu’elle-même était née pour accomplir, et qui, elle l’avait découvert à travers ses explorations toujours plus poussées dans les dimensions supérieures, avait à voir avec le prochain pas évolutif sur la Terre.

Son mari, sentant sa véritable dimension, garda toujours une profonde vénération pour elle. Mais ayant divorcé (encore une audace singulière pour l’époque…) pour entreprendre la conversion au Divin du philosophe qu’elle épousa ensuite, elle se consacra de plus en plus aux groupes de personnes qui se réunissaient autour d’elle régulièrement à Paris pour étudier et pratiquer la spiritualité du Futur.

En 1913 elle entendit parler par son nouvel époux d’un Yogi Indien à la renommée grandissante, Sri Aurobindo, qui depuis 1910 avait fui l’Inde britannique et vivait à Pondicherry, alors enclave française en Inde du Sud.

Suivant l’intuition qui la guide, Mirra, voulant en avoir le coeur net, accompagne son mari à Pondicherry et rencontre Sri Aurobindo seule à seul le 29 mars 1914.

Cette fois, c’est bien Lui, l’Etre mystérieux de ses visions, elle le reconnaît instantanément. Et lui aussi d’un seul regard reconnaît intérieurement en elle l’incarnation de la Mère Divine avec qui le travail évolutif voulu pourra s’accomplir, l’aspect féminin du Divin comme l’aspect masculin étant à la fois présents et collaborant directement pour l’accomplir. C’est à cause de cette perception immédiate que Sri Aurobindo a eue de qui était Mirra, que bientôt quand il parlera d’elle aux quelques disciples déjà rassemblés autour de lui, il commencera à l’appeler “La Mère”, nom qui lui sera ainsi donné ensuite par tous.

En Inde et dans les nonbreuses autres cultures où ce Principe Divin Féminin n’a pas été oublié, ni délibérément remplacé dans les consciences humaines par une image du Divin uniquement masculine, qu’appelle-t-on “La Mère”?

C’est l’aspect Féminin, Maternel du Divin, qui porte éternellement la Création entière dans ses Bras de Lumière et de Tendresse, protégeant et guidant le développement évolutif  de tous ces “Petits-Divins-en-Evolution” que nous sommes sur Terre, et avec nous également le reste de Tout ce qui Est. La Mère Divine est la Force Créatrice du Suprême, la fantastique Energie de Sagesse et d’Amour qui sous-tend, supporte et constamment re-crée tous les Univers, y compris ce Monde Physique que nous nous efforcons de connaître, et ceux que nous ne connaissons pas encore.

Alors que commençait août 1914, le début de la Première Gueere Mondiale contraignit Mirra et son mari à retourner temporairement en France, puis à séjourner quelques années au Japon, avant que Mirra, se rendant compte que son mari ne serait jamais converti, puisse revenir pour de bon vivre sa vraie Mission auprès de Sri Aurobindo, en 1920.

Leur collaboration avait pourtant pu prendre corps dès le 15 août 1914, anniversaire de Sri Aurobindo, avec comme prévu le premier numéro de “Arya”, la revue mensuelle à travers laquelle Sri Aurobindo commença à déverser sur le monde la vision évolutive qui allait changer peu à peu toute la compréhension, incomplète et donc fausse, que nous avions précédemment du Monde, de la Vie, de l’Evolution et de la Spiritualite tout à la fois. Ce que Sri Aurobindo écrivait chaque mois en anglais, était chaque mois traduit en français par Mirra pour la publication dans les deux langues. En 1921, Mirra une fois revenue, cette publication fut discontinuée après ces sept années sans interruption, faisant place à la publication sous forme de livres séparés des ouvrages par lesquels le nom de Sri Aurobindo et la  merveilleuse certitude évolutive qu’il présentait s’étaient répandus dans le monde entier.

En 1926, il fallut créer de toutes pièces un Ashram pour prendre soin des disciples dont le nombre ne cessait de croître; Mira (maintenant avec un seul “r”), à la demande de Sri Aurobindo, commença en tant que “La Mère” à tout organiser matériellement dans ce but, et aussi à guider intérieurement les disciples. Ce fut grâce aux contributions de Mira que la méthode employée, “le Yoga Intégral”, trouva sa forme complète.

De son côté, depuis la séclusion de sa chambre, Sri Aurobindo commença à consacrer son temps et son pouvoir spirituel à l’autre tâche encore plus importante et urgente à accomplir pour la Terre: amener graduellement en contact direct avec la Matière terrestre l’énergie caractéristique de la Dimension spéciale, inconnue jusque-là hormis à la lointaine époque védique, que Mirra et lui-même avaient chacun deécouverte indépendamment, et à laquelle ils avaient donné le nom de Monde Supramental, c’est-à dire “Au-delà du Mental”. C’était ce Pouvoir Supramental qui déclencherait le prochain pas évolutif sur Terre, il s’agissait donc d’accélérer délibérément sa venue en allant chercher jusque dans son propre domaine la vibration spécifique de cette Conscience-Force Supramentale, et à travers tous les autres domaines intermédiaires de l’amener jusqu’à notre monde terrestre, où la vibration correspondante serait ainsi activée et commencerait à transformer tout sur la Terre pour y préparer l’avènement de l’Ere Supramentale, suite – très différente – de l’Ere Mentale qui s’achève.

Comme il fallait absolument finir d’accomplir cela suffisamment rapidement pour échapper à une Troisieme Guerre Mondiale, Sri Aurobindo laissa volontairement son corps physique en Décembre 1950 afin de continuer son travail plus facilement “en coulisse”. En 1956 le contact direct avec le Supramental fut enfin établi, et ce fut le tour de la Mère, ou “Mère”, ainsi que l’appelaient affectueusement les disciples, de compléter le travail préparatoire en accueillant la Nouvelle Energie dans son propre corps, afin que ses cellules apprennent peu à peu à fonctionner d’une nouvelle manière, prélude à une forme de vie terrestre toujours physique, mais basée sur l’Energie Supramentale pour tout son fonctionnement, qui deviendrait ainsi peu à peu divin.

Ce qui se passa après 1956 dans le corps de Mere est décrit dans les treize volumes de ce document fantastique mais trop souvent douloureux qu’elle a appelé son “Agenda”, son Journal de Bord en quelque sorte, dont je vais commencer à citer plus souvent des extraits, maintenant que cette présentation d’ensemble concernant Mère aura été publiée.

Voila. Ce 21 fevrier 2014 tire a sa fin, et avec lui cet article dédié de tout coeur à Mère, cet être incroyablement merveilleux dont le rôle, dans la transformation de la Terre et de nos êtres qui se poursuit, n’est pas encore assez connu. Et dire qu’à partir de 1968 elle a eu en plus à s’occuper d’Auroville, de cet Auroville dont il fallait guider les premiers pas dans la vie… jusqu’à ce 17 novembre 1973 où Mère à son tour “quitta son corps”, ayant fait le maximum possible pour faciliter la continuation de notre évolution même corporelle.

Puisse cet humble article susciter en beaucoup d’autres êtres humains l’admiration et la gratitude que Mère n’a bien sûr jamais escomptés, mais que tout de même elle mérite tellement de notre part à tous… Merci, ô Mère, merci…

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The Wonderful Effects of Being Grateful

My being given a beautiful flat at ‘Luminositty’ has been, at the deepest level, a result of my being grateful to the Divine even for things that could have seemed unjust, and of my expecting everything to always turn out to be a blessing, even if in disguise (see my recent post: https://labofevolution.wordpress.com/2017/01/20/how-in-truth-i-found-myself-living-at-luminosity/).

The amusing little drawing down below (courtesy http://www.johnehrenfeld.com) depicts quite exactly the present general situation between the two inner attitudes in us, human beings:

complaints-gratitude

Interestingly, I just happened upon an article in ‘Collective Evolution’ mentioning a whole scientific study about just those attitudes of mind (and heart), so I am glad to share that article with you too immediately, as it could bring about a crucial turning-point in your own life too:

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How Counting Your Blessings Vs. Burdens Can Actually Make You Happier, According To Science
Posted: 21 Jan 2017 11:02 AM PST

Well, look at the bright side… We’ve all heard this advice before, and if we haven’t, there’s a good chance we’ve said it to a friend who is in need of some cheering up.

But, what good does it do to look at the bright side? Does it actually make us feel better or does it just temporarily distract us from the less desirable emotions we are feeling at the time? This is not to say that we should only focus on the positive – that is to deny a part of ourselves and this world we live in; without the dark we would not be aware of the light.

When we count our blessings versus our burdens, however, it can actually increase our mood  – by up to 25%, according to the following study. When we are constantly thinking about what is going wrong, we aren’t leaving much room for thinking what is going right. By switching up your thought process, you will eventually start noticing your blessings more regularly and less of the burdens. If you are someone who believes in the law of attraction, this means you will be attracting more positivity into your life.

Practicing Gratitude Can Increase Your Overall Happiness

A study conducted by Emmons and McCollough in 2003 outlined the positive impact that practicing gratitude can have on our well-being. Research was carried out with three experimental groups over a 10-week period, Dr. Robert A. Emmons described the study in his new book ‘thanks!’

The first group was asked to write down five things they were grateful for that had happened in the last week for each of the 10 weeks of the study. This was called the gratitude condition.
The second group was asked to write down five daily annoyances or hassles from the previous week. This was the hassles condition.
The third group was asked to simply listed five events that had occurred in the last week, but not told to focus on either positive or negative aspects. This was the events or control condition.
The types of things people listed in the grateful condition included:

Sunset through the clouds.
The chance to be alive
The generosity of friends
The right to vote
And in the hassles condition:

Hard to find parking
Burned my macaroni and cheese
No money for gas
Before the experiment began, participants had kept daily journals to keep track of their moods, physical health, and general attitudes. These observations were then used to provide a comparison for after the 10 week experiment was finished.

The results of the study concluded that happiness levels were up by 25%. Those who were in the gratitude condition were more optimistic about the future, they felt better about their lives, and they even did on average about 1.5 more hours of exercise per week than those who where in the hassles or events condition. It’s amazing to think that all of this can be achieved just from focusing on your blessings rather than your burdens.

How Can You Implement More Gratitude Into Your Daily Life?

Depending on your current state, sometimes it can feel difficult to find things that you are grateful for. You may be going through a challenging experience, a break-up, the loss of a loved one, financial insecurity, but despite these challenges, there are always things to be grateful for. The more you make the effort to take note of these things, the easier this will become. It becomes a habit; much like the contrary, only focusing on the burdens in your life becomes a habit as well.

Gratitude Challenge

Who’s up for a challenge?! I challenge anyone reading this to start keeping a gratitude journal. Everyday, for one month, write down one thing that you are grateful for. It can be so simple! If you’ve had a particularly bad day, but your dog came and licked your nose you could write that down. You can literally put anything at all that you are grateful to have in your life.

If you have trouble sticking to these types of tasks, you can try something that has worked well for me in the past –enlist a friend. Find a friend who might be interested in trying this challenge out as well. Everyday send a text to your friend telling them at least one thing that you are grateful for, and in turn, they will send you one thing they are grateful for as well. This way you will hold yourself accountable. And if one forgets, hopefully the other will remember.

At the end of the month, reflect back on the month and see if your mood has changed or if you have felt more inspired to treat yourself well, and if overall your happiness has increased.

Change Your Mindset, Change Your Life

You see, life is all about perception. As Oprah Winfrey has said:

“Be thankful for what you have; you’ll end up having more. If you concentrate on what you don’t have, you will never, ever have enough.”

If all you are focusing on is what is going wrong, then you will never see what is going right. Change your focus, see what happens!

Much Love

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(Well, I do like this sweet greeting in the end also, don’t you?…)

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