31.8.2019: Cérémonie pour Pachamama – et la forêt amazonienne – à Auroville

Samedi dernier, il y juste deux jours, le 31 août, j’ai été heureuse de participer à un évènement organisé comme d’habitude par Anandi, une Aurovilienne (et amie) de longue date, originaire d’Argentine, qui coordine ici tout ce qui concerne l’Amérique (les trois Amériques en Une) et le site de son futur Pavillon dans la Zone Culturelle d’Auroville.
Voici, pour commencer, l’annonce lancée quelque temps auparavant:
Très chers amis, nous aurons une Cérémonie très spéciale le 31 août à notre Site de l’Amérique:
Tout d’abord, c’est le dernier jour d’août, le Mois de la Pachamama, que nous célébrons comme à l’habitude ensemble.
D’autre part, nous avons un Newcomer à Auroville, Eric, de France mais relié à notre Continent, non seulement par son épouse Paraguayenne, mais aussi par son contact très étroit avec les Lakota Sioux, qui lui ont donné l’initiation depuis déjà longtemps.
Mais il y a plus: nous avons reçu des Andes un incroyable cadeau: un Wipala, le drapeau Arc-en-ciel des Peuples Indigènes d’Amérique.
Pour toutes ces raisons, nous allons nous réunir sur l’Apacheta à la Nursery, juste pour Célébrer ensemble… et aussi prier et chanter pour la guérison de l’Amazonie.
S’il vous plaît, apportez de la nourriture, des fleurs, de l’encens, quoi que ce soit qui pour vous a de l’importance, pour l’offrir à notre Terre Mère ce jour-là.
Merci d’être avec nous,
Anandi, B, Eric et Lara
NOTE: ENVOYEZ CETTE INVITATION À TOUTE PERSONNE RELIÉE À L’AMÉRIQUE. MERCI.
Avec cette annonce se trouvait l’image d’une affiche que, par une merveilleuse synchronicité, j’ai vue à nouveau, mais cette fois grand format, juste le jour d’après l’annonce, parmi les nombreux panneaux arrangés en exposition d’extérieur au Centre pour les Visiteurs, informant les gens sur la Zone Culturelle et certains Pavillons Culturels non encore édifiés mais déjà existants dans le coeur des Auroviliens qui s’y sentent reliés de quelque manière que ce soit. Je n’avais jamais eu la curiosité d’aller regarder ces panneaux auparavant, si bien que je n’avais jamais vu non plus cette extraordinaire affiche de l’Amérique Une, et maintenant je la voyais deux fois en deux jours!…
(J’ai bien essayé de copier-coller cette affiche sur cet article, mais je n’ai pas réussi… pas encore. Je trouverai bien le moyen à un moment… ).
Quelques jours et un Rappel après, le jour J était déjà là, et tout se passa très bien. Environ 26 personnes participèrent.
Le jour suivant, Anandi ouvrit la voie aux impressions et commentaires, en étant la première à donner les siens dans un nouveau mail:
Merci à Eric pour ses Prières Lakota, à Andres pour sa gaita et à Jivatman pour son improvisation à la flûte pendant notre Visualisation concernant l’Amazonie. À Svaram pour les instruments et à tout le monde pour avoir participé de tout leur coeur à cette Célébration. Combien nous souhaitons que nos voix et notre amour, depuis le Site de l’Amérique à Auroville, aient atteint notre Amérique pour l’aider à surmonter ce moment difficile.
Un grand merci à B pour avoir fait partie d’Amérique Une depuis quarante ans… et pour avoir apporté un gâteau au chocolat avec une Carte de l’Amérique tracée dessus! Merci à Shakti et Ravi pour la délicieuse nourriture indienne.
Dans son Amour, en Gratitude
💜🕊

Anandi

Ce à quoi Jivatman (l’Aurovilien du Brésil qui improvisa de façon si belle sur sa flûte) répondit immédiatement:
Un grand Merci à toi pour ce partage!
et Mita, qui n’était pas venue, répondit elle aussi:
Wow, Anandi,
Ça semble avoir été fabuleux!
Regrette de n’avoir pas pu rentrer assez tôt pour me joindre à vous.
La prochaine fois!
Meilleurs voeux
Mita R.
Lire tout cela eut sur moi également un étrange effet de contagion, ouvrant en moi tout un flot de sentiments profonds dont j’avais été consciente pendant la Cérémonie, et qui soudain voulaient être partagés avec tous. Voici la forme que cela a prise finalement:
“Mes joyeux remerciements à chacun de ceux qui ont fait de cet évènement un aussi beau moment – ceux déjà mentionnés par Anandi, plus Anandi elle-même, pour en avoir été l’initiatrice… Et puis merci à Pachamama en personne, vivante dans ce monticule que nous avions formé, tout comme sous nos pieds nus; et à ses grands enfants-arbres hauts et larges autour de nous dans cette belle clairière, avec le Soleil présent lui aussi, descendant lentement à travers le feuillage dans la vastitude du Ciel au-dessus de nous! Notre Appel alla vers les Six Directions, oui vraiment, avec en nos coeurs spécialement l’Amazonie…
Vers les Deux Directions du Temps aussi nous avons appelé: il se trouve que je suis l’une des rares personnes à Auroville depuis 1972, à représenter l’Amérique Centrale, à travers la Martinique, l’une de ces Antilles, françaises ou non, qui sont les restes dans l’Océan Atlantique d’un très ancien Continent du Passé Oublié, longtemps avant ce vaste

mélange de peuples aux diverses origines que les trois parties de l’Amérique, y compris ces îles, sont devenues au présent, à part quelques rares endroits ayant encore leur population originelle. Vers un Futur plus vrai, symbolisé par Auroville elle-même, alla aussi notre Appel:

Auroville: enfin un lieu où la Diversité divine est consciemment protégée et chérie, tout en étant en même temps harmonisée en sa vaste, divine Unité…
Eh bien, après le changement de location officielle du Site de l’Amérique, c’était la première fois que j’étais arrivée à trouver un moment, au moment voulu… et à trouver même aussi enfin cette nouvelle location, pas si facile à atteindre, mais si accueillante une fois là!
Il y avait même un petit carré de feuille d’or pour amener le Matrimandir au beau milieu de tous les objets plus spécifiquement culturels à utiliser pendant la Cérémonie… Et de toutes petites photos de Sri Aurobindo et de Mère étaient là également, matérialisations discrètes comme il se devait de leur Présence et Soutien dans notre entreprise.
Mes remerciements les plus chaleureux à toi, Eric, pour m’avoir depuis je ne sais où apporté une chaise, afin que je n’aie pas à rester debout tout le temps! Sois béni pour cela, aussi bien que pour ton rôle si important dans cette Cérémonie à laquelle ton acte de gentillesse m’a permis de me joindre!
Ayant à rentrer chez moi avant la nuit, je ne pouvais rester jusqu’à la toute fin et avoir une part de la nourriture si appétissante apportée dès le début par B, et vers la fin par Shakti + Ravi et leurs merveileux enfants, mais j’ai pu au moins être là pour me réjouir de la participation délicieusement spontanée de la petite fille, et même du bébé, avant de devoir m’en aller… Quelle Bénédiction additionnelle du Futur ils étaient pour nous tous là-bas, surtout des adultes ayant préparé le terrain et l’atmosphère du mieux qu’ils ont pu, pour que eux réalisent plus tard l’Auroville encore plus vrai dont la Terre a besoin…
Avec de l’Amour souriant,
Bhaga ‘
Quand j’ai eu terminé cette “petite contribution” qui s’allongeait au fur et à mesure que je l’écrivais, j’ai réalisé qu’elle était en fait destinée à devenir la dernière partie du nouvel article depuis longtemps attendu pour mon Blog de Recherche, ‘Lab of Evolution’: un article qui retracerait l’historique de cet évènement comme je l’ai vécu et serai toujours heureuse de me le rappeler….
Et voilà que ce récit est là maintenant, pour que vous qui me lisez, en ayez la joie vous aussi!… Avec l’aide de l’une des photos prises pendant la Cérémonie:

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Integral Yoga & Human Defects (IV) : What About Psychoanalysis Today ?

I recommend to all those who can read English the great cascade of comments posted yesterday by my psychologist friend Don Salmon who lives in the USA. All in response to my previous post quoting two texts by Sri Aurobindo on Psychoanalysis, Don’s comments provide additional richness of information to the topic at hand. Interestingly enough,  Don’s comments even constitute a kind of preparation for the present post of mine -all the more because I have posted right away some short answers to them.

But as this new post I am now writing was already intended before, and meant to continue what I myself wanted to convey through this current sequence of posts on the same overall topic, rather than making this post now a direct reply to Don, I’ll just keep  on my own track, and say what I wanted to say anyway… knowing that by doing so I’ll be at the same time answering further Don’s concerns.

So I’d like to go back to the two texts from Sri Aurobindo quoted in my previous post:

Why did I quote them, first of all?

Well, together with Mother’s later re-formulation of her own corresponding Message, these two texts from Sri Aurobindo had been also mentioned by her to Satprem in relation to the same subject, so I felt it was only fair to quote this whole addition asked for by the Mother, just as it had been added indeed by Satprem in the final text of this passage of the Agenda on ‘Don’t try to be virtuous’.

But fairness wasn’t the only reason:

I felt also that both texts (which I knew and loved since long) truly shed on the whole topic of Psychological Healing such a powerful and clear and illuminating light, that they would be of great help for everybody, be it patient or medical doctor, and for still a very long time, as Sri Aurobindo indicated there the very central root of all psychological problems: the absence in most of us human beings of sufficient influence from our secret Divine Self, deep within as well as high above our superficial self with all its presently warring parts.

This indicates also then the obvious real solution: the necessity for each individual to reconnect and gradually re-identify with his/her true, Divine Self, so as to transform as well gradually those external parts into their potential divine reality, as perfected instruments of self-expression of the Divine in this world of Manifestation.

Such an immense overall understanding  and goal go way beyond what ordinary Psychology and Psychiatry perceive of Human Nature, but unless one gets that fuller picture of what we truly are, there is no way this needed inner balance and harmony can establish themselves in our being. Such a supremely important point makes these quotes an invaluable gift, just by itself already.

Given this fuller picture that is the all-pervasive basis for all that Sri Aurobindo and Mother taught from their own huge spiritual experience, Psychoanalysis in those early times was obviously rather inadequate, as Sri Aurobindo starts with saying, quite unequivocally. And yet Sri Aurobindo, in his vast wisdom, doesn’t put any blanket condemnation upon it. All that he says is carefully and clearly qualified: it is Freud he is talking about, and he explains exactly what is fundamentally wrong in Freud’s approach and all similar approaches. He wants us to understand why he doesn’t approve of it.

Not only does Sri Aurobindo point out why this approach is so wrong and actually dangerous, but he also describes what would be the correct way: finding the true Light first, then only – and cautiously –  using it to go into the intermediary strata of our inner, psychological being, with all their warring obscurities obscuring constantly our consciousness. and making us think, feel and act according to their whims instead of our real, spiritual inclination and will.

But Sri Aurobindo’s warning is qualified also time-wise: he himself underlies that these new discoveries Psychoanalysis prides itself of, are fragmentary and distorted because this aspiring new science is only in its infancy. Far from condemning it forever, at the end of what he writes, he expresses full confidence on the contrary that a day will come when the real knowledge in that field will gradually emerge and be used successfully for the benefit of all.

So, seeing this wonderful clarity and precision in Sri Aurobindo’s two texts, I felt no one could possibly misinterpret them if not by their own inattentive and mistaken reading of them. I knew that risk still could be there in my readers, but I gave them at least the benefit of the doubt, so to say, trusting their own better judgement and sheer thinking capacity!…

After seeing yesterday the immediate and somewhat indignant reaction from Don against my publishing those texts, I wondered what may have caused the difference in his perception and my own perception of whether those two texts were still useful reading, or by now totally outdated, given the huge strides forward in the right direction that have happened since then in that field of medical research and practice (see Don’s second comment, about Dan Sieger, about that).

The major difference, obviously to me, stems quite simply from the place in the world  and the social context in which each of us lives:

Don was born and lives in the USA, and in a city there where all such subjects are part to a large extent of normal life, thanks to the relatively high level of education and intellectuality in most of the population. A psychologist himself, together with his equally qualified wife he has written a book and is putting together a website about what I would call the New Psychology. From what he has himself written in his comments yesterday, one can see he is part just naturally of those circles of researchers in this field who meet or communicate often, nationally and internationally, All know of the latest advances, and are  able to have access, themselves and their family, to the most advanced psychological care that they already know is available, if ever they find themselves in psychological or psychiatric trouble. They somehow take all that for granted, it’s just ‘normal life’ for them.

Well, the situation is utterly different in the part of the world where, although French, I live by choice since 1972: Auroville, near Puducherry (ex-Pondicherry), South India. This is rural Tamil Nadu, with only a few big cities far and between. The new discoveries and new ways of New Psychology have a hard time here reaching and infiltrating mentalities still steeped in antiquated educative systems where the Freudian concepts remain hugely the predominant, if often subconscious (!) basis of understanding for those in the masses sufficiently educated to have at least heard of such notions at all. Even in the top level of really educated people, changing the old beliefs one has received isn’t easy: the ego is there too, which prevented Sigmund Freud himself from ever accepting that some of his theories may be wrong, even when his faithful student Carl Jung had the courage to point out to him what didn’t seem to be correct… Patients in areas of the world where Dan Siegel isn’t even heard of can at least use the clues given by Sri Aurobindo, as clear criteria for selecting the doctor whose approach will not harm them…

So my quiet conclusion is that Don and myself are actually both right in our different perceptions of the need still, or not, of those two texts by Sri Aurobindo. It all depends on the context in which we live and on the audience we are thinking of and trying to reach and help when we write. We are complementary, I would say. In this way,  our long mutual appreciation makes us a good bridge between the two worlds we each live in and identify ourselves with to some extent, however subconsciously… Oops! Here comes Freud again, surreptitiously, in our generalized acceptation of at least that basic discovery he did make, that was true, and confirmed by Sri Aurobindo then: the existence of the Subconscious!

I’ll end with celebrating with Don and inviting everyone to read that most wonderful other text by Sri Aurobindo that Don took the trouble to find again in order to quote it in his next comment… It summarizes indeed what we both agree deeply about, which fills up our life, and that we both found only in Sri Aurobindo.

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PS: Yes, this morning, after a good night of rest, my cells have been happy to peacefully participate in the creation of this article… But now, enough is enough!… 😊

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Integral Yoga & Human Defects (II) -“Don’t Try to Be Virtuous…”

(Translation of the original French previous post)

To realize that everybody has got some defects, and so to admit that one has some too, to accept to see them, whatever they may be, is only the very first step for becoming able one day to truly correct them.

But Mother goes much further than that in the conversation with Satprem down below.

A moment in ‘Mother’s Agenda’ which seems to me a particularly important one and which I try then to myself live as much as I can, at all levels of my being, and even the cells sometimes start to experience it too, which means that this new inner attitude is spreading…

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January 21, 1962

(The point of departure for this conversation was one of Sri Aurobindo’s aphorisms:)

70 – Examine thyself without pity, then thou wilt be more charitable and pitiful to others.

Very good! (Mother laughs) That’s very good.

It’s very good for everyone, isn’t it?

Especially for those who think they’re so superior.

But it really does correspond to something very deep.

This is exactly the experience I have been going through these past few days; since the day before yesterday it seems to have reached its peak, and this morning it developed into a comprehensive vision, an earth-encompassing vision.

It’s almost like a reversal of attitude.

Actually, people have always taken themselves for victims hounded by adverse forces – the courageous fight back, the rest lament. But increasingly there has been a very concrete vision of the role the adverse forces play in the creation, of their almost absolute necessity as goads to make the creation progress and become its Origin again. And there was such a clear vision that one should accomplish one’s own transformation – that’s what we must pray for, what we must work out – rather than demand the conversion or abolition of the adverse forces.

And this is all from the terrestrial, not the individual standpoint (for the individual standpoint, it’s quite clear): I am speaking from the terrestrial standpoint.

And there was the sudden vision of all the error, all the incomprehension, all the ignorance, all the darkness and – even worse – all the ill will in the earth’s consciousness, which felt responsible for the prolongation of those adverse forces and beings and offered them up in a great… it was more than an aspiration, it was a sort of holocaust, so that the adverse forces might disappear, might no longer have any reason to exist, no longer need to be there to point out all that has to change.

The adverse forces were necessitated by all these negations of the divine life. And this movement of earth consciousness towards the Supreme, the offering of all these things with such extraordinary intensity, was a kind of reparation so that those adverse forces might disappear.

The experience was very intense. It crystallized around a small nucleus of experiences too personal to mention (because I wasn’t the only one involved), which translated into this: “Take all my wrongdoings, take them all, accept them, obliterate them, and may those forces disappear.”

That’s essentially what this aphorism says, seen from the other end. So long as a single human consciousness carries the possibility of feeling, acting, thinking or being in opposition to the great divine Becoming, it is impossible to blame anyone else for it; it is impossible to blame the adverse forces, which are kept in the creation as a means of making you see and feel how far you still have to go.

(silence)

It was like a memory,1 an eternally present memory of that consciousness of supreme Love emanated by the Lord onto earth – INTO earth – to draw it back again to Him. And truly it was the descent of the very essence of the divine nature into the most total divine negation, and thus the abandonment of the divine condition to take on terrestrial darkness, so as to bring Earth back to the divine state. And unless That, that supreme Love, becomes all-powerfully conscious here on Earth, the return can never be definitive.

It came after the vision of the great divine Becoming.2 “Since this world is progressive,” I was wondering, “since it is increasingly becoming the Divine, won’t there always be this deeply painful sense of the nondivine, of the state that, compared with the one to come, is not divine? Won’t there always be what we call ‘adverse forces,’ in other words, things that don’t harmoniously follow the movement?” Then came the answer, the vision of That: “No, the moment of this very Possibility is drawing near, the moment for the manifestation of the essence of perfect Love, which can transform this unconsciousness, this ignorance and this ill will that goes with it into a luminous and joyous progression, wholly progressive, wholly comprehensive, thirsting for perfection.”

It was very concrete.

And it corresponds to a state where you are so PERFECTLY identified with all that is, that you concretely become all that is antidivine – and so you can offer it up. It can be offered up and really transformed through this offering.

This sort of will in people for purity, for Good (which in ordinary mentality is expressed by a need to be virtuous) is actually the GREAT OBSTACLE to true self-giving. It’s the root of Falsehood, the very source of hypocrisy: the refusal to take up one’s share of the burden of difficulties. And that’s what Sri Aurobindo has touched on in this aphorism, directly and very simply.

Do not try to be virtuous. See to what extent you are united, ONE with all that is antidivine. Take up your share of the burden; accept to be impure and false yourself, and in so doing you will be able to take up the Shadow and offer it. And insofar as you are able to take it and offer it, things will change.3

Don’t try to be among the pure. Accept to be with those who are in darkness and, in total love, offer it all.

(silence)

From the moment this was seen and DONE, the full power came back – the great creative Power.

(silence)

Most likely the experience could take place only because the time had come for all this to be offered up.

The point is not to perpetuate those things, but to offer them up.

Because the time has come to manifest this Power, which is a power of Love – of LOVE, not merely of identity – of Love, of perfect Love; for perfect Love alone can offer.

It happened this morning, with great simplicity, but at the same time it had something so vast and almighty in it, as if the Universal Mother were turning towards the Lord and saying, “At last! We are ready.”

That was my experience this morning.

Do you mean to say there’s been a progress on Earth?

Yes, on Earth; it’s the Earth’s history that’s in question.

Now?

In those realms, you know, “now” sometimes stretches over many years. I won’t say it’s going to be instantaneous; that, I don’t know – I don’t know. I will probably know in a few days.

It’s like opening a door just a crack and catching a glimpse of what’s beyond….

It was the same kind of experience when I told Sri Aurobindo that India was free; it was the Universal Mother speaking from what could be called Her origin – it was from that level – and the thing took thirty-five years to come down on Earth.

When I had the experience that the time had come for the supramental Force to descend on Earth, I followed the effects of that descent, I followed the effects and the consequences in my consciousness. But to ordinary eyes it was something like what happened with India’s liberation – it’s possible, of course, that the Supermind did come down, but for the moment its effects are more than veiled.

The first rather tangible manifestation was this vision of the boat; with that, things became more concrete, it radically changed something in the attitude.

We’re at another stage now.

(silence)

This recent period has been very difficult. I see clearly that it was a preparation – to prepare the way for that experience. It came to reverse the attitude, the attitude of struggling to surmount, subdue and abolish everything antidivine in creation.

Up till now, this attitude was probably (not probably – certainly) necessary to prepare things. But now there’s a sort of sudden reversal, as if the moment had come for the creative principle, the force, the universal creative Force to say, “This too is Me. For it is time for it to disappear. This too is Me: I no longer treat it as an enemy to get rid of; I accept it as Myself, so that it truly does become Me.”

And it was preceded by a kind of anguish: “Will there always be something that, compared with the state to come, seems antidivine?” No: after a long preparation, it becomes capable of feeling divine – and thus of being divine.

Looking at things externally, in terms of present material reality, there is still a lot of ground to be covered before the new manifestation becomes an actual fact. What we have now is probably the seed of the thing – like the seed of India’s freedom, which later blossomed.

 

 

 

 

 

 

 

 

Yoga Intégral et Défauts Humains (II) -“N’essayez pas d’être vertueux…”

Se rendre compte que tout le monde a des défauts, et donc admettre qu’on en a soi-même aussi, accepter de les voir, quels qu’ils soient, n’est encore qu’un tout premier pas pour arriver un jour à les corriger vraiment.

Mais Mère va encore beaucoup plus loin dans la conversation avec Satprem qui suit.

Un moment de “L’Agenda de Mère” qui me semble particulièrement important et que donc je vis moi-même de mon mieux, à tous les niveaux de mon être, et même les cellules parfois commencent à le vivre aussi, ce qui veut dire que cette attitude intérieure nouvelle se répand…

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21 janvier 1962

(La conversation suivante a eu pour point de départ un aphorisme de Sri Aurobindo:)

70 – Examine-toi sans pitié, alors tu seras plus charitable et plus compatissant pour les autres.

Très bien! (Mère rit) C’est très bien.

C’est très bon pour tout le monde, non?

Surtout pour les gens qui se croient très supérieurs.

Mais vraiment, ça correspond à quelque chose de très profond.

Justement, c’est une expérience que j’ai depuis quelques jours et qui est comme arrivée à son apogée depuis avant-hier, et une vision d’ensemble au point de vue terrestre, ce matin.

C’est presque comme un renversement d’attitude.

Au fond, les hommes se sont toujours pris pour des espèces de victimes harcelées par les forces adverses, et ceux qui sont courageux se battent, les autres se lamentent. Mais de plus en plus, il y a eu une vision très concrète du rôle que jouent les forces adverses dans la création, de leur nécessité pour ainsi dire absolue pour qu’il puisse y avoir le progrès nécessaire afin que la création redevienne son Origine. Et la vision si claire qu’au lieu de demander la conversion ou l’abolition des forces adverses, c’est sa propre transformation qu’il faut accomplir, pour laquelle il faut prier, qu’il faut effectuer.

Ceci, au point de vue terrestre, je ne me place pas au point de vue individuel; le point de vue individuel, on le sait, n’est-ce pas, c’est au point de vue terrestre.

Et c’était la vision, tout d’un coup, de toutes les erreurs, de toutes les incompréhensions, de toutes les ignorances, de toutes les obscurités, et, pire que cela, de toutes les mauvaises volontés de la conscience terrestre, qui se sont senties responsables de la prolongation de ces êtres et de ces forces adverses, et qui les ont offertes dans une grande – plus qu’aspiration, une sorte d’holocauste, pour que les forces adverses puissent disparaître, qu’elles n’aient plus de raison d’être, qu’elles ne soient plus là comme des indicatrices de tout ce qui doit changer.

Elles étaient rendues obligatoires par toutes ces choses qui étaient des négations de la vie divine; et ce mouvement de la conscience terrestre au Suprême, l’offrande de toutes ces choses avec une intensité extraordinaire, était comme un rachat pour que ces forces adverses puissent disparaître.

C’était une expérience très intense. Elle s’est cristallisée autour d’un petit noyau d’expériences trop personnelles pour que ça puisse se raconter (je veux dire que je ne suis pas seule en cause), mais qui se traduisait comme cela: «Prends toutes les fautes que j’ai commises, prends toutes ces fautes, accepte-les, efface-les, pour que ces forces puissent disparaître.»

Cet aphorisme, c’est ça à l’autre bout, c’est ça dans son essence. Tant qu’une conscience humaine aura en elle la possibilité de sentir, d’agir ou de penser ou d’être contrairement au grand Devenir divin, il est impossible d’en blâmer un autre; il est impossible de blâmer les forces adverses, qui sont maintenues dans la création comme le moyen de vous faire voir et sentir tout le chemin qui est à faire.

(silence)

C’était comme un souvenir1 – un souvenir qui est éternellement présent – de cette Conscience d’Amour suprême que le Seigneur a émanée sur la terre, dans la terre – dans la terre – pour la ramener à Lui, et c’était vraiment la descente dans la Négation divine la plus totale de l’essence même de la Nature divine, par conséquent l’abandon de l’état divin pour accepter l’obscurité terrestre, afin de ramener la Terre à l’état divin. Et à moins que ce ne soit Ça, cet Amour suprême, qui devienne tout puissamment conscient ici, sur la Terre, le retour ne pourra jamais être définitif.

C’était après la vision du grand Devenir divin;2 je me disais: «Puisque ce monde est progressif, puisqu’il devient de plus en plus le Divin, est-ce qu’il n’y aura pas toujours ce sentiment, si profondément douloureux, de la chose qui n’est pas divine, de l’état qui n’est pas divin par rapport à celui qui doit devenir; est-ce qu’il n’y aura pas toujours ce que l’on appelle des «forces adverses», c’est-à-dire quelque chose qui ne suit pas harmonieusement le mouvement?» Alors la réponse est venue, la vision de Ça est venue: «Non, c’est justement le moment de cette Possibilité-là qui est proche, le moment de la manifestation de cette essence d’Amour parfait qui peut transformer cette inconscience, cette ignorance et cette mauvaise volonté qui en est la conséquence, en une progression lumineuse, joyeuse, toute progressive, toute compréhensive, assoiffée de perfection.»

C’était très concret.

Et ça correspond à un état où l’on s’identifie si parfaitement à tout ce qui est, qu’on devient tout ce qui est anti-divin, d’une façon concrète, et qu’on peut l’offrir – qu’on peut l’offrir, qu’on peut vraiment le transformer par l’offrande.

Au fond, dans les hommes, c’est cette espèce de volonté de pureté, de Bien (qui se traduit dans la mentalité ordinaire par le besoin d’être vertueux) qui est le grand obstacle au vrai don de soi. C’est à l’origine du Mensonge, et surtout c’est la source même de l’hypocrisie: le refus d’accepter de prendre sur soi sa part du fardeau des difficultés. Et c’est cela que Sri Aurobindo a touché dans cet aphorisme, tout droit, d’une façon très simple.

N’essayez pas d’être vertueux. Voyez à quel point vous êtes uni, UN avec tout ce qui est anti-divin, prenez votre part du fardeau, acceptez d’être, vous-même, impur et mensonger, et, comme cela, vous pourrez prendre l’Ombre et la donner. Et dans la mesure où vous êtes capable de la prendre et de la donner, alors les choses changeront.3

N’essayez pas d’être parmi les purs. Acceptez d’être avec ceux qui sont dans l’obscurité, et dans un amour total, donnez tout ça.

(silence)

De la minute où ça a été vu et FAIT, le plein Pouvoir est revenu – le grand Pouvoir créateur.

(silence)

Probablement, l’expérience ne pouvait venir que parce que c’était le moment où le don de tout cela était venu.

Ce n’est pas pour le perpétuer: c’est pour le donner.

C’est parce que le moment est venu de manifester ce Pouvoir, qui est un Pouvoir d’amour – D’AMOUR, pas seulement d’identité –, d’Amour, d’Amour parfait, qui seul peut donner.

C’était ce matin, dans une grande simplicité, mais en même temps quelque chose de si vaste et de si tout-puissant, comme si la Mère universelle se tournait vers le Seigneur et lui disait: «Enfin! nous sommes prêts.»

Voilà mon expérience de ce matin.

Tu veux dire qu’il y a eu un progrès sur la Terre?

Oui, sur la Terre, c’est de l’histoire de la Terre qu’il s’agit.

Maintenant?

Tu sais, les «maintenant» dans ces domaines-là s’étendent sur de nombreuses années, parfois. Je ne veux pas dire que ce sera instantané, ça, je ne sais pas – je ne sais pas, je le saurai probablement dans quelques jours.

Tu sais… quand on entrebâille une porte et qu’on voit un tout petit peu comme ça…

Quand j’ai dit à Sri Aurobindo que l’Inde était libre, c’était la même expérience, c’était la Mère universelle (à ce qu’on pourrait appeler son point de départ), c’était là, c’était Elle qui parlait – ça a mis trente-cinq ans à venir sur la Terre.

Quand j’ai eu l’expérience que le moment était venu pour que la Force supramentale descende sur la Terre, j’ai suivi dans ma conscience, j’ai suivi les effets (les conséquences et les effets), mais pour une vision ordinaire c’était quelque chose d’équivalent à ce qui s’est passé pour la libération de l’Inde: n’est-ce pas, c’est possible que ce soit descendu, mais, pour le moment, les effets en sont plus que voilés.

La première manifestation un peu tangible, c’était cette vision du bateau; alors c’est devenu plus concret, ça a changé quelque chose radicalement dans l’attitude.

Maintenant, c’est une autre étape.

(silence)

Tous ces temps derniers étaient très difficiles. Je vois bien que c’était pour préparer – c’était pour préparer ça. C’était pour renverser cette attitude – une attitude de lutte pour surmonter, vaincre, abolir tout ce qui est anti-divin dans la création.

C’était probablement (pas probablement, c’était certainement) nécessaire depuis le commencement jusqu’à maintenant pour préparer les choses. Mais maintenant, c’est une sorte de renversement subit, comme si le moment était venu, justement pour le Principe créateur, la Force, la Force créatrice de l’univers, de dire: «Ça aussi, c’est Moi. Parce qu’il est temps que ça disparaisse. Ça aussi, c’est Moi; Je ne le traite plus comme un ennemi que Je dois rejeter, Je l’accepte comme Moi, pour qu’il devienne vraiment Moi.»

Et c’était précédé par une sorte d’angoisse: «Est-ce que, toujours, il y aura comme ça quelque chose qui, par rapport à ce qui doit devenir, paraîtra toujours anti-divin?» – Non, après une longue préparation, ça devient capable de se sentir divin. Et par conséquent de l’être.

Si on regarde extérieurement, dans le fait matériel maintenant, il y a encore beaucoup de chemin à faire pour que cette manifestation nouvelle devienne une chose accomplie. Mais c’est probablement le germe de la Chose qui est là maintenant, comme l’était le germe de la liberté de l’Inde, qui s’est épanoui plus tard.4

Mother’s Birthday on the 21st and the New Darshan She gave me

I usually do not plan any outward event on a Darshan Day, in order to be able to concentrate fully upon the inner dimension of my life and the Darshan on that Day.

But this year I had had to schedule on the 21st (Mother’s Birthday) first an important ‘Lunch’ for thanking an official  person at the French Consulate in Pondy, who has been extremely helpful in finally obtaining for me the small retirement pension that I was entitled to, and am getting since already a year by now. In my heartfelt gratitude I really wanted this lunch together with her to happen, and this was her only moment free, so I had agreed to it, thinking Mother wouldn’t mind, this kind lady had been unwittingly such a wonderful instrument for Mother to give me through her this quite needed relative abundance for my material life.

Also, a young couple who is working with me regularly about their cells had asked if they could come in the late evening, and to that too I had agreed, thinking again that Mother wouldn’t object to us concentrating on our cells even when it was Her Birthday.

But at the last minute the lunch in Pondy had to be annulled, as the lady there was suddenly sent out to another place for some work; and the young couple later changed their coming to the next morning, on Friday 22nd.

So the two exceptional outward events on my planning both unexpectedly vanished without a trace, and I got the nice surprise of a wonderfully free full day to spend at home with myself and the Mother….

And my, was it worth it!…

I had had a vague feeling in the morning that during the last half year or so, my feelings towards the Mother and my usual intimate closeness to Her had perhaps diminished, because of the almost exclusive focus that has grown in me towards the Divine as Bhagavan the Supreme, Bhagavan my Divine Lover and now even Spouse, with Whom I spend more and more, and often so blissfully, my days and nights…

If a proof was needed to reassure me that nothing had diminished nevertheless with the Mother, I got that Proof on Thursday afternoon itself, when a very deep interiorisation somehow seized me at some point, and I found myself in the Sweet Arms of my Eternal Mother and She just wouldn’t let me go out of her Embrace for such a long, long time that I lost all sense of Time and joined Her in her Eternity…

It was so strong an inner condition that I hardly emerged from it even as night started  falling, and I went finally straight to bed still in that beatific half trance, without ever having had my normal light dinner!…

And also without having ever written down any notes for myself about that wonderful Darshan my Divine Mamma had given me for this Darshan Day! Now all fears that some distance may have grown between us are totally erased from my being, and I am Her eternal child more than ever – if more there is to Plenitude and Infinitude…

In Gratitude to Her who is our Eternal Mamma, on whom we can always count! For She too is the Supreme. In the words of Sri AurobIndo’s mantra to the Divine Mother:

‘OM ANANDAMAYI, CHAITANYAMAYI, SATYAMAYI, PARAME…

03: Om Anandamayi, Chaitanyamayi, Satyamayi Parame

L’Action de Sri Aurobindo continue…

(Traduction française de l’article précédent, ‘Sri Aurobindo’s Continued Action’)

Carte-Message de l’Ashram pour ce Jour de Darshan commémorant le décès de Sri Aurobindo le 5 Décembre 1950 (plus traduction):

‘In absolute silence sleeps an absolute Power.’/ “Dans l’absolu silence dort un Pouvoir absolu”.

Savitri

Sri Aurobindo

De retour en Inde en 1893 en tant que jeune adulte déterminé à libérer son pays du Joug britannique, après une douzaine d’années d’un engagement politique intensément actif et dangereux, lorsqu’un Ordre Intérieur du Divin lui fit savoir que sa véritable Mission était bien d’être un Combattant pour la Liberté, certes, mais d’une manière encore bien plus vaste, car c’était pour libérer l’Humanité tout entière du Joug du Pouvoir Mental, Aurobindo Ghose se donna avec la même fervente intensité à l’énorme nouvelle Tâche qui lui était présentée.

Se tournant complètement vers ce but spirituel de trouver la Nouvelle Voie de Yoga qui constituerait un Pas Nouveau de l’Évolution ici sur Terre, au lieu de l’habituelle Échappée loin de la vie terrestre qu’était la spiritualité traditionnelle, l’homme ardent qui s’appelait maintenant Sri Aurobindo prit refuge en 1910 dans l’enclave alors française de Pondichéry, un reclus spirituel parmi quelques compagnons du Bengale qui s’étaient exilés pour le suivre. Avec la venue en 1914 de cette Française de haut niveau spirituel en qui il reconnut “La Mère”, son alter ego spiritual et sa collaboratrice pour  faire avancer l’Évolution sur Terre, et après son retour défintif en 1920, dès 1926 il remporta une Victoire intériere majeure: la Descente de Sri Krishna dans le Physique, le 24 Novembre. Ce jour marqua le début d’un changement important: Sri Aurobindo demanda à la Mère de s’occuper entièrement des disciples de plus en plus nombreux autour d’eux (ainsi naquit l’Ashram) tandis que lui se retirait dans sa chambre pour une durée indéterminée.

Il ne faut pas s’y tromper: Sri Aurobindo ne s’était pas retiré pour ne rien faire, loin de là: dans d’autres articles sur ce Blog a été décrite la nouvelle Tâche énorme, surhumaine qu’il lui fallut entreprendre alors: faire descendre la Conscience-Force Supramentale depuis les hauteurs de son propre Royaume jusqu’à ce Royaume de Matière, où elle pourrait activer le même Pouvoir Supramental qui y dormait encore, et ainsi démarrer sur Terre cette nouvelle Ère Évolutive devenue si urgente, qui rendrait l’Humanité capable de dépasser l’Ère Mentale présente et de ne plus y être emprisonnée.

Si bien que Sri Aurobindo tout comme Mère ont été pleinement occupés après 1926, c’est le moins qu’on en puisse dire !!!

Et pourtant dans un article récent à l’occasion du 11.11 2018, pour la Célébration  Internationale de l’Armistice qui mit fin à la Première Guerre Mondiale, j’ai évoqué la  formidable Action invisible que Sri Aurobindo et la Mère décidèrent tous les deux d’avoir, d’abord pendant la Première, puis la Deuxième Guerre Mondiale, au moment  crucial où cette Aide devint absolument nécessaire, et avec autant de puissance que possible, pour que les Alliés for the Allies vainquent la terrible menace du Nazisme Hitlérien, en train de conquérir et d’asservir le monde entier. (https://labofevolution.wordpress.com/2018/11/11/11-11-2018-centenary-of-the-armistice/?fbclid=IwAR3MbKhVh7flMAaVeP91xiEJFD8WBpbH9AxQ4uiM9YcVJefkYyHzpOkWh78).

Dans cet article-là c’était l’un des livres de Maggi Lidchi-Grassi que je recommandais hautement, comme un inestimable document “interne”, pour ainsi dire, sur toute cette période si dangereuse pour la Terre et pour le Nouveau Pas évolutif véritablement  prévu: basé en fait sur l’Amour Divin – exactement le contraire de l’horrible version déformée qu’Hitler faisait de son mieux pour produire…

Aujourd’hui c’est un autre encore des magnifiques livres de Maggi Lidchi-Grassi que j’ai juste fini de relire:  concernant à nouveau la Deuxième Guerre Mondiale, mais nous racontant cette fois entièrement l’histoire vraie, incroyable, absolument prenante, de ce soldat Irlandais-Américain, John Kelly, histoire dont seuls des passages étaient donnés dans l’autre livre..

Déjà depuis l’enfance il était en termes très amicaux avec deux Êtres merveilleux, qu’il appelait “le Grand Être” et “la Dame Céleste”. Jeune adulte appelé sous les drapeaux pendant la Deuxième Guerre Mondiale, il participa à la terrible Bataille de la Sarre, dans l’Est de la France… et c’est là qu’encore et encore ces deux mêmes Ëtres vinrent à son secours et à celui de ses compagnons les autres soldats, les sauvant chaque fois, de la manière la plus incroyable, du danger et de la mort, par leurs avertissements, ou leurs conseils stratégiques, ou même tout bonnement une protecion miraculeuse.  Le livre entier, ”Great Sir and the Heaven Lady”, est basé très fidèlement sur le témoignage direct de ce soldat en personne, qui finalement, après la Guerre, découvrit l’identité physique de ses merveilleux Amis et Bienfaiteurs, et en suivit la trace jusqu’à Pondichéry, à temps pour rencontrer la Mère pendant qu’elle était encore dans son corps physique.

Une histoire vraie, des plus émouvantes et belles, qui nous fait nous rendre compte à quel point Sri Aurobindo et Mère ont été actifs, non seulement, ainsi que l’autre livre en fait surtout état, en influençant et guidant intérieurement les Dirigeants Alliés, mais aussi en plein sur les chanps de bataille, pour sauver les troupes elles-mêmes, durant cette Seconde Guerre Mondiale (et la Première aussi, mais cela sera pour un autre article…).

À vrai dire, même la mort de Sri Aurobindo a été une Action majeure de plus de sa part: ainsi que je l’ai dit dans certains de mes articles précédents, c’est délibérément qu’il a laissé le Plan Physique, par un sacrifice de son corps physique déjà à moitié transformé,  afin de finir suffisamment vite, dans les autres dimensions, ce Travail de faire descendre le Supramental, qu’il avait dû interrompre pour stopper Hitler et ses troupes – car cela était devenu à un certain point la priorité absolue.

En 1949 pourtant, encore une autre Guerre Mondiale menaçant à nouveau fit que la priorité absolue retourna à la Descente du Supramental:  il n’y avait que cela qui pourrait amener irrévocablement ici sur la Terre et dans la Matière terrestre ce Pouvoir Supramental seul capable de remporter la victoire sur les Forces d’Obscurité amenant chaque fois ces énormes Guerres dans leurs tentatives furieusement désespérées d’empêcher tout pas nouveau de l’Évolution sur Terre…

Le sacrifice de Sri Aurobindo pour l’Humanité le 5 décembre 1950 – l’éénemnt-même que nous commémorons aujourd’hui – ne fut pas en vain: le 29 Février 1956 la Jonction se fit, perçue tout de suite intérieurement par la Mère, avec des résultats immédiats sur son propre corps physique, alors que pour la Terre dans son ensemble elle vit que les effets seraient retardés par la sombre couche d’Inconscience tout autour de la planète. Mais à peine quatre années plus tard, au début des Années Soixante, quand elle vit tous les changements se produisant en Occident à travers le Flower Power etc, Mère salua joyeusement ces premiers résultats planétaires visibles de ce qu’elle avait appelé en 1956 la “Manifestaton Supramentale”.

C’est pendant cette période du début des Années Soixante, le 14 Février 1961, qu’elle écrivit le Message immensément illuminateur que je reproduis ci-dessous, écrit de sa main:

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(“Ce que Sri Aurobindo représente dans l’histoire du monde n’est pas un enseignement, ni même une révélation; c’est une action décisive venue tout droit du Suprême.”)

Durant toutes les années qui ont suivi, qui virent l’enregistrement par Satprem de tout ce document évolutif si précieux qu’est “L’Agenda de Mère”, les treize volumes sont pleins, parmi d’autres remarques cruciales de Mère, de commentaires attestant de l’Action de Sri Aurobindo comme se continuant de plus belle, affectant de manière souvent très importante les évènements terrestres, sur une grande ou petite échelle.

Après la “mort” de Mère elle-même le 17 Novembre 1973 (voir, grâce à l’encadré “Search” en haut, les nombreux articles que j’ai écrits sur ce sujet capital) il n’y a plus aucun accompte “officiel” de l’Action de Sri Aurobindo en ce monde-ci.

Mais à en juger par l’expérience personnelle que j’en ai, et celle d’un grand nombre d’autres personnes – pour ne parler que de celles que je connais, ici à Auroville, ou ailleurs – il y a tout plein d’exemples montrant que l’Action de Sri Aurobindo parmi nous ne fait qu’augmenter!… Pour ma part, je me rappelle une remarquable expérience, directement au niveau cellulaire, pour ce même Jour de Darshan du 5 Décembre, il y a seulement quelques années, que je vais probablement finir par relater ici dans quelque nouvel article, quand le temps sera mûr pour cela…

Aujourd’hui, je vais simplement terminer en affirmant avec pleine force que ce Jour de Darshan (comme tous les autres) n’est pas simplement une Commémoration d’un évènement passé – en l’occurrence ce qui est arrivé en 1950. C’est chaque fois aussi une occasion très réelle pour une Action renouvelée de Sri Aurobindo (ou Mère) dans notre propre être également – si nous nous gardons toujours ouverts à cette Possibilité…  et reconnaissants ensuite, pour quoi que ce soit qui ait pu se produire, dont nous n’ayons pas eu conscience ou appréciation suffisantes sur le moment, mais qui se développera peut-être plus tard, à partir de ce qui aura été fait pour nous par Eux en tel ou tel Jour de Darshan !…

Sri Aurobindo’s Continued Action

The Ashram’s Card Message for this Darshan Day commemorating Sri Aurobondo’s passing away on December 5th, 1950:

‘In absolute silence sleeps an absolute Power.’

Savitri

Sri Aurobindo

Back in India in 1893 as a young adult determined to free his country from the British Rule, after a dozen years of intensely active and dangerous political engagement, when the Inner Command from the Divine came that his true Mission was to be a Freedom Fighter indeed, but in an even much vaster way, as it was to free Humanity as a whole from the Mental Power’s Rule, Aurobindo Ghose dedicated himself with the same fervent intensity to the huge New Task presented to him.

Turning entirely to this spiritual goal of finding the New Way of Yoga that would bring about a further Step in Evolution right here on Earth, instead of the usual Escape from earthly life that traditional spirituality was, the ardent man who was now Sri Aurobindo took refuge in 1910 in the then French enclave of Pondichéry, a spiritual recluse among a few companions from Bengale self-exiled to follow him. With the coming In 1914 of the French spiritual lady that he recognized inwardly as ‘The Mother’, his spiritual alter ego and his co-worker for Evolution on Earth, and her return for good in 1920, by 1926 a major inner Victory was won by him: the Descent of Sri Krishna in the Physical, on November 24th. From that day on, he asked the Mother to take full charge of the disciples who had flocked around them (thus was the Ashram created), while he withdrew in his room for an indefinite length of time.

No one should be mistaken, though: Sri Aurobindo hadn’t withdrawn for idle leisure, far from that: in other posts on this blog has been described the immense, superhuman next Task he had had to undertake then: to bring the Supramental Consciousness-Force from its own high Realm down to this Realm of Matter, where it would activate the same Supramental Power dormant there, for that alone could start upon Earth the badly needed new Evolutive Era allowing Humanity to overgrow the present Mental Era and not be limited by it any more.

So both he and the Mother had been quite fully occupied from 1926 on, to say the least!!!

And yet in a recent post on the occasion of 11.11 2018, for the International Celebration of the Armistice ending WWI, I have evoked the tremendous invisible Action that both Sri Aurobindo and the Mother decided to have, first during WWI, and then during WWII also, at the crucial time when that Help became absolutely needed, and as powerfully as possible, for the Allies to win over the terrible threat of Hitler’s Nazism, about to conquer and enslave the entire world. (https://labofevolution.wordpress.com/2018/11/11/11-11-2018-centenary-of-the-armistice/?fbclid=IwAR3MbKhVh7flMAaVeP91xiEJFD8WBpbH9AxQ4uiM9YcVJefkYyHzpOkWh78).

In that post it was one great book by Maggi Lidchi-Grassi that I was highly recommending as an invaluable insider’s document, so to say, about that whole period so dangerous for the Earth and for its truly intended New Step in Human Evolution: one based actually on Divine Love  – just the contrary of the horribly distorted version of it that Hitler was trying to make happen…

Today it is yet another magnificent book by Maggi Lidchi-Grassi that I just finished re-reading: still about WWII, but telling us this time the incredible, totally gripping, real story of an Irish-American soldier, John Kelly.

Already since childhood he was inwardly in very friendly contact with two wonderful Beings, whom he called ‘Great Sir’ and ‘the Heaven Lady’. As a young adult drafted during WWII, he participated in the terrible Battle of the Sarre, in the East of France… during which again and again the same Two Beings came to his help and that of his fellow soldiers, rescuing them quite amazingly every time from danger and death by their warnings or tactical advice, or even sheer miraculous protection. The whole book, titled ”Great Sir and the Heaven Lady’, is based quite faithfully on the direct testimony from that soldier himself, who finally, after the War, found the physical identity of his wonderful Friends and Benefactors, and traced them to Pondicherry, in time to meet the Mother while she was still in her physical body.

A most moving and beautiful true Story that makes us realize again to which amazing extent Sri Aurobindo and the Mother have been active, not only, as told in the other book, in influencing and guiding inwardly the Allies’ Leaders, but even right on the battlefields, to save the troops themselves, during this Second World War (and the First One too, but that is for another post…).

Well, even Sri Aurobindo’s death has been another major Action on his part: as told in various previous posts of mine, it has been actually a deliberate leaving of the Physical Plane, and a sacrificing of his own already half transformed physical body, in order to  complete fast enough the bringing down of the Supramental that he had had to interrupt for stopping Hitler and his troops – for that had become at some point such an emergency as to become the top priority above everything else.

In 1949 though, yet another World War threatening again to erupt made the top priority return to the Supramental Activation:  only that would irrevocably bring right here on Earth and in Terrestrial Matter this Supramental Power which alone was capable of winning over the Dark Forces bringing up every time those huge Wars in their furiously desperate attempts to stop any further Evolution upon Earth.

Sri Aurobindo’s self-sacrifice for the sake of Humanity on December 5th, 1950 – the very Event commemorated today – wasn’t in vain: on February 29th 1956 the Junction happened, perceived at once inwardly by the Mother, with immediate starting effects on her own body, while for the Earth at large she saw  the effects would be delayed by the dark layer of Unconsciousness around the planet. But hardly four years later, in the early Sixties, when she saw all the changes that started to happen in the West through the Flower Power etc,, Mother recognized joyfully the first visible planetary results of what she had called in 1956 the ‘Supramental Manifestation’.

It is during that period of the Early Sixties, on February 14th, 1961, that she wrote the powerful Message I am copying down below in her own handwriting:

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During all the following years that saw the recording by Satprem of this so invaluable  Evolutive Document which ‘Mother’s Agenda’ is, all the thirteen big volumes of it are full, among other crucial  remarks by Mother, of many attesting to the continued Action of Sri Aurobindo affecting often quite decisively terrestrial events on a grand or small scale.

After the Mother’s own ‘death’ on November 17th, 1973 (please see, through the ‘Search’ box above, the many posts I have written here about this), there is no more ‘official’ record of Sri Aurobindo’s Action in this world.

But judging from my own personal experience of it, and that of quite a few other people as well – to speak only of those I happen to know, here in Auroville or elsewhere – there are plenty of examples showing that Sri Aurobindo’s Action among us is, if anything, on the increase!… I, for one, remember one remarkable experience, straight at the cellular level, on this very same Darshan Day of December 5th, only some years ago, that I will probably end up relating here in yet another post, when the time will be ripe for that…

Today, I will simply end with stating most forcefully that this Darshan Day (like all the others too) is not just a commemorative one, in this case of what happened in 1950. It is every time an effective opportunity for an ever renewed Action of Sri Aurobindo (or Mother) in our own beings as well – if we keep ourselves ever open for that Possibility… and grateful, afterwards, for whatever may have happened, that we may not have noticed or appreciated enough at the time, but which may develop later on from what was done for us by Them on such or such Darshan Day!…

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