L’Action de Sri Aurobindo continue…

(Traduction française de l’article précédent, ‘Sri Aurobindo’s Continued Action’)

Carte-Message de l’Ashram pour ce Jour de Darshan commémorant le décès de Sri Aurobindo le 5 Décembre 1950 (plus traduction):

‘In absolute silence sleeps an absolute Power.’/ “Dans l’absolu silence dort un Pouvoir absolu”.

Savitri

Sri Aurobindo

De retour en Inde en 1893 en tant que jeune adulte déterminé à libérer son pays du Joug britannique, après une douzaine d’années d’un engagement politique intensément actif et dangereux, lorsqu’un Ordre Intérieur du Divin lui fit savoir que sa véritable Mission était bien d’être un Combattant pour la Liberté, certes, mais d’une manière encore bien plus vaste, car c’était pour libérer l’Humanité tout entière du Joug du Pouvoir Mental, Aurobindo Ghose se donna avec la même fervente intensité à l’énorme nouvelle Tâche qui lui était présentée.

Se tournant complètement vers ce but spirituel de trouver la Nouvelle Voie de Yoga qui constituerait un Pas Nouveau de l’Évolution ici sur Terre, au lieu de l’habituelle Échappée loin de la vie terrestre qu’était la spiritualité traditionnelle, l’homme ardent qui s’appelait maintenant Sri Aurobindo prit refuge en 1910 dans l’enclave alors française de Pondichéry, un reclus spirituel parmi quelques compagnons du Bengale qui s’étaient exilés pour le suivre. Avec la venue en 1914 de cette Française de haut niveau spirituel en qui il reconnut “La Mère”, son alter ego spiritual et sa collaboratrice pour  faire avancer l’Évolution sur Terre, et après son retour défintif en 1920, dès 1926 il remporta une Victoire intériere majeure: la Descente de Sri Krishna dans le Physique, le 24 Novembre. Ce jour marqua le début d’un changement important: Sri Aurobindo demanda à la Mère de s’occuper entièrement des disciples de plus en plus nombreux autour d’eux (ainsi naquit l’Ashram) tandis que lui se retirait dans sa chambre pour une durée indéterminée.

Il ne faut pas s’y tromper: Sri Aurobindo ne s’était pas retiré pour ne rien faire, loin de là: dans d’autres articles sur ce Blog a été décrite la nouvelle Tâche énorme, surhumaine qu’il lui fallut entreprendre alors: faire descendre la Conscience-Force Supramentale depuis les hauteurs de son propre Royaume jusqu’à ce Royaume de Matière, où elle pourrait activer le même Pouvoir Supramental qui y dormait encore, et ainsi démarrer sur Terre cette nouvelle Ère Évolutive devenue si urgente, qui rendrait l’Humanité capable de dépasser l’Ère Mentale présente et de ne plus y être emprisonnée.

Si bien que Sri Aurobindo tout comme Mère ont été pleinement occupés après 1926, c’est le moins qu’on en puisse dire !!!

Et pourtant dans un article récent à l’occasion du 11.11 2018, pour la Célébration  Internationale de l’Armistice qui mit fin à la Première Guerre Mondiale, j’ai évoqué la  formidable Action invisible que Sri Aurobindo et la Mère décidèrent tous les deux d’avoir, d’abord pendant la Première, puis la Deuxième Guerre Mondiale, au moment  crucial où cette Aide devint absolument nécessaire, et avec autant de puissance que possible, pour que les Alliés for the Allies vainquent la terrible menace du Nazisme Hitlérien, en train de conquérir et d’asservir le monde entier. (https://labofevolution.wordpress.com/2018/11/11/11-11-2018-centenary-of-the-armistice/?fbclid=IwAR3MbKhVh7flMAaVeP91xiEJFD8WBpbH9AxQ4uiM9YcVJefkYyHzpOkWh78).

Dans cet article-là c’était l’un des livres de Maggi Lidchi-Grassi que je recommandais hautement, comme un inestimable document “interne”, pour ainsi dire, sur toute cette période si dangereuse pour la Terre et pour le Nouveau Pas évolutif véritablement  prévu: basé en fait sur l’Amour Divin – exactement le contraire de l’horrible version déformée qu’Hitler faisait de son mieux pour produire…

Aujourd’hui c’est un autre encore des magnifiques livres de Maggi Lidchi-Grassi que j’ai juste fini de relire:  concernant à nouveau la Deuxième Guerre Mondiale, mais nous racontant cette fois entièrement l’histoire vraie, incroyable, absolument prenante, de ce soldat Irlandais-Américain, John Kelly, histoire dont seuls des passages étaient donnés dans l’autre livre..

Déjà depuis l’enfance il était en termes très amicaux avec deux Êtres merveilleux, qu’il appelait “le Grand Être” et “la Dame Céleste”. Jeune adulte appelé sous les drapeaux pendant la Deuxième Guerre Mondiale, il participa à la terrible Bataille de la Sarre, dans l’Est de la France… et c’est là qu’encore et encore ces deux mêmes Ëtres vinrent à son secours et à celui de ses compagnons les autres soldats, les sauvant chaque fois, de la manière la plus incroyable, du danger et de la mort, par leurs avertissements, ou leurs conseils stratégiques, ou même tout bonnement une protecion miraculeuse.  Le livre entier, ”Great Sir and the Heaven Lady”, est basé très fidèlement sur le témoignage direct de ce soldat en personne, qui finalement, après la Guerre, découvrit l’identité physique de ses merveilleux Amis et Bienfaiteurs, et en suivit la trace jusqu’à Pondichéry, à temps pour rencontrer la Mère pendant qu’elle était encore dans son corps physique.

Une histoire vraie, des plus émouvantes et belles, qui nous fait nous rendre compte à quel point Sri Aurobindo et Mère ont été actifs, non seulement, ainsi que l’autre livre en fait surtout état, en influençant et guidant intérieurement les Dirigeants Alliés, mais aussi en plein sur les chanps de bataille, pour sauver les troupes elles-mêmes, durant cette Seconde Guerre Mondiale (et la Première aussi, mais cela sera pour un autre article…).

À vrai dire, même la mort de Sri Aurobindo a été une Action majeure de plus de sa part: ainsi que je l’ai dit dans certains de mes articles précédents, c’est délibérément qu’il a laissé le Plan Physique, par un sacrifice de son corps physique déjà à moitié transformé,  afin de finir suffisamment vite, dans les autres dimensions, ce Travail de faire descendre le Supramental, qu’il avait dû interrompre pour stopper Hitler et ses troupes – car cela était devenu à un certain point la priorité absolue.

En 1949 pourtant, encore une autre Guerre Mondiale menaçant à nouveau fit que la priorité absolue retourna à la Descente du Supramental:  il n’y avait que cela qui pourrait amener irrévocablement ici sur la Terre et dans la Matière terrestre ce Pouvoir Supramental seul capable de remporter la victoire sur les Forces d’Obscurité amenant chaque fois ces énormes Guerres dans leurs tentatives furieusement désespérées d’empêcher tout pas nouveau de l’Évolution sur Terre…

Le sacrifice de Sri Aurobindo pour l’Humanité le 5 décembre 1950 – l’éénemnt-même que nous commémorons aujourd’hui – ne fut pas en vain: le 29 Février 1956 la Jonction se fit, perçue tout de suite intérieurement par la Mère, avec des résultats immédiats sur son propre corps physique, alors que pour la Terre dans son ensemble elle vit que les effets seraient retardés par la sombre couche d’Inconscience tout autour de la planète. Mais à peine quatre années plus tard, au début des Années Soixante, quand elle vit tous les changements se produisant en Occident à travers le Flower Power etc, Mère salua joyeusement ces premiers résultats planétaires visibles de ce qu’elle avait appelé en 1956 la “Manifestaton Supramentale”.

C’est pendant cette période du début des Années Soixante, le 14 Février 1961, qu’elle écrivit le Message immensément illuminateur que je reproduis ci-dessous, écrit de sa main:

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(“Ce que Sri Aurobindo représente dans l’histoire du monde n’est pas un enseignement, ni même une révélation; c’est une action décisive venue tout droit du Suprême.”)

Durant toutes les années qui ont suivi, qui virent l’enregistrement par Satprem de tout ce document évolutif si précieux qu’est “L’Agenda de Mère”, les treize volumes sont pleins, parmi d’autres remarques cruciales de Mère, de commentaires attestant de l’Action de Sri Aurobindo comme se continuant de plus belle, affectant de manière souvent très importante les évènements terrestres, sur une grande ou petite échelle.

Après la “mort” de Mère elle-même le 17 Novembre 1973 (voir, grâce à l’encadré “Search” en haut, les nombreux articles que j’ai écrits sur ce sujet capital) il n’y a plus aucun accompte “officiel” de l’Action de Sri Aurobindo en ce monde-ci.

Mais à en juger par l’expérience personnelle que j’en ai, et celle d’un grand nombre d’autres personnes – pour ne parler que de celles que je connais, ici à Auroville, ou ailleurs – il y a tout plein d’exemples montrant que l’Action de Sri Aurobindo parmi nous ne fait qu’augmenter!… Pour ma part, je me rappelle une remarquable expérience, directement au niveau cellulaire, pour ce même Jour de Darshan du 5 Décembre, il y a seulement quelques années, que je vais probablement finir par relater ici dans quelque nouvel article, quand le temps sera mûr pour cela…

Aujourd’hui, je vais simplement terminer en affirmant avec pleine force que ce Jour de Darshan (comme tous les autres) n’est pas simplement une Commémoration d’un évènement passé – en l’occurrence ce qui est arrivé en 1950. C’est chaque fois aussi une occasion très réelle pour une Action renouvelée de Sri Aurobindo (ou Mère) dans notre propre être également – si nous nous gardons toujours ouverts à cette Possibilité…  et reconnaissants ensuite, pour quoi que ce soit qui ait pu se produire, dont nous n’ayons pas eu conscience ou appréciation suffisantes sur le moment, mais qui se développera peut-être plus tard, à partir de ce qui aura été fait pour nous par Eux en tel ou tel Jour de Darshan !…

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Sri Aurobindo’s Continued Action

The Ashram’s Card Message for this Darshan Day commemorating Sri Aurobondo’s passing away on December 5th, 1950:

‘In absolute silence sleeps an absolute Power.’

Savitri

Sri Aurobindo

Back in India in 1893 as a young adult determined to free his country from the British Rule, after a dozen years of intensely active and dangerous political engagement, when the Inner Command from the Divine came that his true Mission was to be a Freedom Fighter indeed, but in an even much vaster way, as it was to free Humanity as a whole from the Mental Power’s Rule, Aurobindo Ghose dedicated himself with the same fervent intensity to the huge New Task presented to him.

Turning entirely to this spiritual goal of finding the New Way of Yoga that would bring about a further Step in Evolution right here on Earth, instead of the usual Escape from earthly life that traditional spirituality was, the ardent man who was now Sri Aurobindo took refuge in 1910 in the then French enclave of Pondichéry, a spiritual recluse among a few companions from Bengale self-exiled to follow him. With the coming In 1914 of the French spiritual lady that he recognized inwardly as ‘The Mother’, his spiritual alter ego and his co-worker for Evolution on Earth, and her return for good in 1920, by 1926 a major inner Victory was won by him: the Descent of Sri Krishna in the Physical, on November 24th. From that day on, he asked the Mother to take full charge of the disciples who had flocked around them (thus was the Ashram created), while he withdrew in his room for an indefinite length of time.

No one should be mistaken, though: Sri Aurobindo hadn’t withdrawn for idle leisure, far from that: in other posts on this blog has been described the immense, superhuman next Task he had had to undertake then: to bring the Supramental Consciousness-Force from its own high Realm down to this Realm of Matter, where it would activate the same Supramental Power dormant there, for that alone could start upon Earth the badly needed new Evolutive Era allowing Humanity to overgrow the present Mental Era and not be limited by it any more.

So both he and the Mother had been quite fully occupied from 1926 on, to say the least!!!

And yet in a recent post on the occasion of 11.11 2018, for the International Celebration of the Armistice ending WWI, I have evoked the tremendous invisible Action that both Sri Aurobindo and the Mother decided to have, first during WWI, and then during WWII also, at the crucial time when that Help became absolutely needed, and as powerfully as possible, for the Allies to win over the terrible threat of Hitler’s Nazism, about to conquer and enslave the entire world. (https://labofevolution.wordpress.com/2018/11/11/11-11-2018-centenary-of-the-armistice/?fbclid=IwAR3MbKhVh7flMAaVeP91xiEJFD8WBpbH9AxQ4uiM9YcVJefkYyHzpOkWh78).

In that post it was one great book by Maggi Lidchi-Grassi that I was highly recommending as an invaluable insider’s document, so to say, about that whole period so dangerous for the Earth and for its truly intended New Step in Human Evolution: one based actually on Divine Love  – just the contrary of the horribly distorted version of it that Hitler was trying to make happen…

Today it is yet another magnificent book by Maggi Lidchi-Grassi that I just finished re-reading: still about WWII, but telling us this time the incredible, totally gripping, real story of an Irish-American soldier, John Kelly.

Already since childhood he was inwardly in very friendly contact with two wonderful Beings, whom he called ‘Great Sir’ and ‘the Heaven Lady’. As a young adult drafted during WWII, he participated in the terrible Battle of the Sarre, in the East of France… during which again and again the same Two Beings came to his help and that of his fellow soldiers, rescuing them quite amazingly every time from danger and death by their warnings or tactical advice, or even sheer miraculous protection. The whole book, titled ”Great Sir and the Heaven Lady’, is based quite faithfully on the direct testimony from that soldier himself, who finally, after the War, found the physical identity of his wonderful Friends and Benefactors, and traced them to Pondicherry, in time to meet the Mother while she was still in her physical body.

A most moving and beautiful true Story that makes us realize again to which amazing extent Sri Aurobindo and the Mother have been active, not only, as told in the other book, in influencing and guiding inwardly the Allies’ Leaders, but even right on the battlefields, to save the troops themselves, during this Second World War (and the First One too, but that is for another post…).

Well, even Sri Aurobindo’s death has been another major Action on his part: as told in various previous posts of mine, it has been actually a deliberate leaving of the Physical Plane, and a sacrificing of his own already half transformed physical body, in order to  complete fast enough the bringing down of the Supramental that he had had to interrupt for stopping Hitler and his troops – for that had become at some point such an emergency as to become the top priority above everything else.

In 1949 though, yet another World War threatening again to erupt made the top priority return to the Supramental Activation:  only that would irrevocably bring right here on Earth and in Terrestrial Matter this Supramental Power which alone was capable of winning over the Dark Forces bringing up every time those huge Wars in their furiously desperate attempts to stop any further Evolution upon Earth.

Sri Aurobindo’s self-sacrifice for the sake of Humanity on December 5th, 1950 – the very Event commemorated today – wasn’t in vain: on February 29th 1956 the Junction happened, perceived at once inwardly by the Mother, with immediate starting effects on her own body, while for the Earth at large she saw  the effects would be delayed by the dark layer of Unconsciousness around the planet. But hardly four years later, in the early Sixties, when she saw all the changes that started to happen in the West through the Flower Power etc,, Mother recognized joyfully the first visible planetary results of what she had called in 1956 the ‘Supramental Manifestation’.

It is during that period of the Early Sixties, on February 14th, 1961, that she wrote the powerful Message I am copying down below in her own handwriting:

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During all the following years that saw the recording by Satprem of this so invaluable  Evolutive Document which ‘Mother’s Agenda’ is, all the thirteen big volumes of it are full, among other crucial  remarks by Mother, of many attesting to the continued Action of Sri Aurobindo affecting often quite decisively terrestrial events on a grand or small scale.

After the Mother’s own ‘death’ on November 17th, 1973 (please see, through the ‘Search’ box above, the many posts I have written here about this), there is no more ‘official’ record of Sri Aurobindo’s Action in this world.

But judging from my own personal experience of it, and that of quite a few other people as well – to speak only of those I happen to know, here in Auroville or elsewhere – there are plenty of examples showing that Sri Aurobindo’s Action among us is, if anything, on the increase!… I, for one, remember one remarkable experience, straight at the cellular level, on this very same Darshan Day of December 5th, only some years ago, that I will probably end up relating here in yet another post, when the time will be ripe for that…

Today, I will simply end with stating most forcefully that this Darshan Day (like all the others too) is not just a commemorative one, in this case of what happened in 1950. It is every time an effective opportunity for an ever renewed Action of Sri Aurobindo (or Mother) in our own beings as well – if we keep ourselves ever open for that Possibility… and grateful, afterwards, for whatever may have happened, that we may not have noticed or appreciated enough at the time, but which may develop later on from what was done for us by Them on such or such Darshan Day!…

24.11.18: Mon Jour de Darshan permanent avec Sri Krishna

Message sur la Carte distribuée à l’Ashram pour ce Jour de Darshan (plus traduction) :

‘Where you are? / Où vous êtes?

In the Mother’s presence here and close to me. / Dans la présence de la Mère et près de moi.

Where you are going? / Où vous allez?

Towards union with the Divine through dedication and service. / Vers l’union avec le Divin à travers le don de soi et le service.

What you are doing here?/ Ce que vous faites ici?

Service and self-giving to the Divine. / Le service et le don de soi au Divin.

 

The rest depends . . . on the simplicity and fullness with which you give yourself and serve.’ / Le reste dépend de la simplicité et de l’entièreté avec laquelle vous vous donnez et vous servez”.

Sri Aurobindo

Je célèbre toujours ce spécifique Jour de Darshan de Sri Aurobindo avec un article ayant à voir avec Sri Krishna, pour des raisons que j’ai expliquées déjà en 2011 (quand je commençais ce Blog de Recherche) dans l’article suivant (que je ne crois pas avoir encore traduit en français, mais je le ferai si quelqu’un me le demande) :

https://labofevolution.wordpress.com/2011/11/24/november-24th1926-sri-aurobindo-krishna/

Mais aussi pour moi personnellement – pas juste à cause de sa signification pour Sri Aurobindo – ce jour de Darshan du 24 Novembre a été ressenti depuis longtemps comme en quelque sorte mon propre Jour de Krishna annuel …. qui au fil des années est graduellement devenu une sorte de Darshan permanent , bien que je le célèbre encore spécialement ce jour-là !

Dans toutes les diverses formes de Relation que chacun d’entre nous peut avoir avec le Divin, Sri Aurobindo explique (dans la ‘Synthèse des Yoga’ je crois, probablement à la fin de ce qui concerne le Bhakti Yoga) que la Relation en elle-même est toujours pleine de Délice… et pourtant il y a d’une certaine manière des degrés dans ce Délice: depuis le Délice de la Camaraderie, de l’Amitié, et autres, il semble culminer dans le Délice de la Relation avec le Divin en tant que le Parent idéal … et là, l’Amour de notre Père Éternel est déjà très délicieux, mais l’Amour de notre Mère Éternelle est tout de même encore plus doux … et malgré tout, même celui-là est surpassé par le Délice Suprême qu’est la Relation avec le Divin en tant que notre Amant Divin : l’Éternel Amant de notre Âme.

Il y a bien sûr aussi le Délice de l’Identité avec le Divin (cela, c’est davantage le but du Jnana Yoga) – mais alors, dans l’absolu de cet état de conscience, on se sent être uniquement l’Un … et cela ne permet pas la possibilité de l’Amour, car l’Amour c’est ce Délice, inhérent à l’Un Divin, se déversant vers quelqu’un d’autre … ce qui ne peut se produire que lorqu’il y a au moins deux êtres !!! D’où justement la Multiplication de Soi de l’Un en ces innombrables autres Sois dont nous faisons tous partie :  tout cela, précisément pour que l’Un en Tout puisse avoir l’expérience du Délice de la Relation, avec toutes les Nuances d’Amour que l’Un peut exprimer.

Ce qui est merveilleux, c’est que toutes ces nuances de l’Amour Divin sont comme un seul arc-en-ciel, où la même Lumière d’Amour se divise/multiplie en toute cette diversité de  nuances d’Elle-même, juste pour le Délice de savourer sa propre délicieuse Diversité. Lorsque nous, esprits habitant temporairement ce monde de Matière, en arrivons au point de faire l’expérience de ces merveilleuses Nuances de l’Amour Dicin, notre Âme découvre que, tout du long, c’est en fait du même Être Unique qu’elle fait l’expérience; et que cette Diversité dans l’Amour ne fait qu’ajouter encore plus de Délice à son propre Délice en tant qu’Âme, passant de plus en plus constamment d’une nuance de cet Amour Délice à une autre délicieuse nuance du même Amour Délice …

Eh oui, nous n’avons pas besoin de mourir ni d’aller en aucun ‘Paradis’ pour faire l’expérience de tels Délices d’Amour Divin. Nous pouvons y goûter ici-même, sur Terre, pendant nos existences incarnées, si seulement nous prenons la peine d’aller chercher assez profond en nous-même pour le trouver, et si nous faisons de cela le But de notre vie.

Dans toutes les religions, et aussi en dehors d’elles, il y a eu des êtres humains qui ont découvert cette Possibilité et ne l’ont pas laissée passer. On les appelle les Mystiques – ou autrement, selon les diverses religions – mais tous ont découvert et goûté ce même merveilleux Secret qu’est l’Amour Divin, ici sur Terre. Beaucoup de ceux qui ont été déclarés officirllement Saints par l’Église Catholique, par exemple, étaient des mystiques.

En Inde, cette Relation d’Amour avec le Divin est appelée ‘Bhakti,’ et ceux qui la recherchent ou la vivent déjà, des ‘bhaktas’.

Le Yoga Intégral mis au point ensemble par Sri Aurobindo et la Mère, pour aider les autres personnes intéressées à une Évolution Consciente, inclut bien sûr le Jnana Yoga et le Karma Yoga (Service du Divin à travers le don de soi et la dédication de toutes les activités) , mais aussi et particulièrement le Bhakti Yoga. Le Yoga Intégral donne même une place tout à fait centrale à ce qui en nous est l’origine de l’Amour pour le Divin : notre Âme individuelle (ou plutôt “Être Psychique”, littéralement l’Être de notre Âme, qui se développe à partir d”elle au long de nos vies successives), au plus profond de nous-même. C’est lui qui est recommandé comme la toute première partie de notre Être à rejoindre et à laisser complètement être notre Guide Intérieur pour toute notre sadhana (processus intérieur de progrès spirituel).

En effet, l’Amour pour le Divin est indispensable aussi pour le Karma Yoga, si l’on veut véritablement servir le Divin et se donner à Lui/Elle : ce n’est pas par un sens de devoir ou d’obligation que l’on peut vraiment faire cela – alors que si on le fait par Amour, cela se fait automatiquement et avec joie, ainsi que nous le savons tous par expérience.

Voilà pourquoi toutes les explications ci-dessus se rapportent au Message pourtant plutôt “Karma-Yoguique” du Darshan d’aujourd’hui (inscrit au début de cet article) et se rapportent aussi en même temps à cet échatillon d’humanité en évolution consciente que je suis, en tant que pratiquante du Yoga Intégral.

Comme dans mon cas personnel l’Être Psychique avait été très actif depuis l’enfance, avec Jésus et la Vierge Marie alors mes formes préférées du Divin (pas d’attraction du tout pour le Père!), sa forte influence en moi n’a été interrompue que par ma crise de questionnement mental en devenant jeune adulte en 1971 … crise qui m’a menée à une Illumination massive à travers la révélation reçue des premières lignes de ‘La Vie Divine’, par Sri Aurobindo. Mais mon Être Psychique n’était toujours pas autorisé par mon Mental à régner à nouveau comme auparavant.

Afin de ré-établir en moi cette Influence si nécessaire, aussitôt que je suis allée vivre à Auroville en 1972, les expériences – à noueau massives – dont la Mère Divine m’a gratifiée fin 1973 se sont ajoutées à l’expérience originelle totalement illuminatrice reçue en 1971 de Sri Aurobindo – lui-même perçu depuis lors comme étant l’expression d’un Père Tout-Connaissant et merveilleusement Inspirant. La puissance combinée de ces deux “méga-expériences” mit enfin et une fois pour toutes en miettes le blocage mental, et me remit dans ma délicieuse Relation avec le Divin – mais maintenant perçu comme mon Divin Parent, Père et Mère à la fois, avec mes bien-aimés Sri Aurobindo et Mère comme sa double incarnation sur Terre afin d’accomplir l’Action Évolutive nécessaire et décisive pour notre époque .

Mais une autre partie de ma nature humaine avait besoin bien sûr aussi de l’Amour de mon Amant Divin, et ce de plus en plus à mesure que les amants humains se révélaient encore et encore bien incapables évidemment d’assouvir ce qui était en fait un intense besoin intérieur de mon Amant Divin …

Mon Âme n’eut pas longtemps à attendre:

À peine en mai 1975, j’ai passé trois jours et trois nuits à chercher ardemment le retour en pleine force d’encore une autre expérience cruciale, quelques semaines auparavant, encore avec la Mère Divine (mais rencontrée cette fois directement dans la Dimension Psychique elle-même, dans ce profond “Monde de l’Âme” décrit par Sri Aurobindo dans “Savitri”).

À  la fin de ces trois jours de solitude délibérée et intense, il m’a été dit intérieurement que je pouvais retourner dans ma chambre au sein de la grande hutte collective, et j’ai obéi. Eh bien, quelle surprise m’attendait!… Qui apparut devant mon regard intérieur le matin suivant, m’enveloppant d’une incroyable mais légèrement malicieuse tendresse?… Les Yeux et le Sourire irrésistiblement charmeurs du Divin à nouveau, certes, mais cette fois en tant que l’Amant Éternel de mon Âme !… Et mon Âme, en un heureux soupir de reconnaissance venue d’une autre vie, murmura doucement le seul Nom qu’elle connaissait alors pour son Bien-Aimé : “Krishna !…”

Mais “Krishna” tel que mon Âme l’a découvert et en a besoin dans cette vie-ci est la forme encore supérieure de cet Aspect de Délice du Divin que Krishna a incarné autrefois sous ce nom-là: c’est le Suprême Délice Divin lui-même, l’Ananda de “Satchitananda”, le coeur même de la Nature Éternelle du Divin. Il faut que ce soit Krishna en tant que Bhagavan en personne, le Tout-Délice révélé, dont les mots, dits à Arjuna, étaient comme un Chant : la Bhagavad-Gîta.

Et pas même seulement cela : cet Ananda Absolu s’est manifesté jusqu’à présent surtout comme un Pouvoir Lunaire, passif en quelque sorte, quelque chose à ressentir intérieurement en méditation ou contemplation, les yeux clos comme le Buddha, et qui vous tirait au-dedans, sans action vers l’extérieur. Mais la sorte d’Ananda dont je sentais le besoin, pour moi-même d’abord, mais aussi pour l’humanité et le monde entier, était un Ananda actif, le Pouvoir Solaire de l’Ananda, finalement se manifestant dans ee monde de Matière souffrante, comme un Pouvoir maintenant envahissant la Matière et la Vie pour les libérer, les guérir, leur donner enfin leur Plénitude par son irrésistible Délice Divin.

Ce Nom que je cherchais si ardemment depuis 1975, il m’a été donné de le découvrir, début 1979, à travers “Le Secret du Véda”, de Sri Aurobindo:

L’un des (très anciens) Hymnes Védiques traduits et commentés par Sri Aurobindo était  addressé à l’Aspect du Divin que les Rishis inspirés qui les ont écrits appelaient “Bhaga”: c’était la forme active du Pouvoir de Délice, qui seule peut compléter le travail des autres Aspects, en défaisant enfin tous les noeuds de la Douleur et des autres résultats de la Fausse Réalité dans laquelle nous avons vécu jusqu’à présent. Bhaga est celui des Quatre Rois Solaires qui vient en dernier: avec son irrésistible Pouvoir de Délice, il est celui qui peut dissiper entièrement le Cauchemar, et rendre à ce monde et à tous les êtres qui y vivent leur vraie, divine Realité – qui est Délice.

C’était de manière évidente le Nom que j’avais tant senti le besoin de trouver, qui donnerait sa Direction précise à ma vie entière et m’aiderait à grandir toujours plus vers ce qu’il signifiait, comme vers une Étoile … Ce Nom a aussi fait de moi aussitôt quelque chose comme la Fiancée de mon bien-aimé Bhagavan, le Suprême en tant que le Tout-Délice … dont le Nom était précisément basé sur ce Nom lui-même, “Bhaga”, le Pouvoir de Délice inhérent à Bhagavan !

Quel Programme!!! Il aurait pu facilement m’écraser sous son énormité. Mais avec l’Aide intérieure constante de mes Parents spirituels chéris, Sri Aurobindo et Mère, l’ Âme-Enfant qui en moi y aspirait a grandi et grandi, en dépit de tous les obstacles intérieurs, difficultés et retours en arrière, vers ce que cette Âme voulait tellement devenir .

Dans le contexte chrétien, il y a ce que l’on appelle le Mariage Mystique de l’Âme avec son Bien-Aimé – dans ce contexte-là Jésus-Christ. Ma propre Âme fraternise totalement  avec ces autres Âmes qui se sont éprises de cet Aspect du Divin que Jésus a incarné. Je sais que mon Âme aussi s’est prise d’Amour autrefois, en d’autre(s) vie(s), pour ce même Aspect, l’Amour Divin, que Jésus a incarné si merveilleusement alors .

Mais dans cette vie-ci, avec l’activation, à partir du 29.02.56 , de la Conscience-Force Supramentale dans la Matière terrestre et corporelle, nous entrons dans une Ère Évolutive nouvelle : ce n’est plus seulement l’Amour Divin mais aussi le Délice Divin à sa Source, qui doit être maintenant manifesté avec tout son conquérant Pouvoir de Transformation, afin que même nos corps physiques puissent avoir leur part de ce Délice Divin qui seul peut vraiment et pour toujours les guérir, en direction des corps transformés que eux aussi, et leurs cellules, aspirent à devenir, afin de manifester toujours mieux le Divin, ici même, sur Terre.

Alors mon Mariage Mystique à moi est cette fois-ci avec cette forme encore plus complète, toute-puissante, du Divin : Bhagavan, le Tout-Délice …  Et ce jour, ce 24 Novembre, chaque année est à mes yeux en quelque sorte notre Anniversaire de Mariage !… Ce qui rend ce Jour de Darshan spécifique encore plus merveilleusement “spécial” pour moi que les autres !…

Voilà le Secret si extrêmement Profond et Doux que je me trouve avoir partagé avec vous en ce jour, à ma totale surprise . Je suppose que c’est parce que cela peut aider d’autres êtres partout, qui eux aussi cherchent anxieusement leur propre Bien-Aimé, l’Aspect  précis du Divin que leur Âme aspire le plus à connaître et à manifester de plus en plus dans leur vie , comme leur Companion Divin en toutes circonstances.

"seat Check Lets Individuals Seated At A Restaurant - Mystic Marriage Of Saint Catherine Of Alexandria #1095972

(Image Credit goes to https://www.clipartmax.com/middle/m2H7K9N4m2d3b1K9_seat-check-lets-individuals-seated-at-a-restaurant-mystic-marriage-of-saint/)

Auroville n’est ni un monastère ni un ashram. Pourtant, comme vous le voyez, les Mariages Mystiques se produisent également ici – car je ne suis très probablement pas le ou la seul(e) Aurovilien(ne) en qui cette sorte  d’états mystiques profonds se produisent,   de plus en plus comme une nouvelle façon de vivre, au milieu de la vie quotidienne avec ses activités apparemment “ordinaires”. Et ce n’est pas fini, beaucoup plus reste à venir ….

Bonjour, Bhagavan et son Monde Nouveau! Je t’en prie, continue d’entrer et de t’installer! Tu es on ne peut plus bienvenu !!!

1914-18 Film by Peter Jackson: “They Shall Not Grow Old” (Review by The Guardian)

They Shall Not Grow Old review – an utterly breathtaking journey into the trenches

Peter Jackson and team’s painstaking restoration of first world war footage is a cinematic triumph that all but brings young British soldiers back to life

5 / 5 stars 5 out of 5 stars.

A scene from They Shall Not Grow Old.
‘Stepping through the looking glass’: They Shall Not Grow Old. Photograph: BBC/Wingnut Films/IWM

There’s a familiar mantra that computers have somehow taken the humanity out of cinema. In an age when it’s possible to conjure spectacular action from digital effects, many modern movies have developed a sense of weightlessness – the inconsequentiality of artifice. Along with Avatar director James Cameron, New Zealand film-maker Peter Jackson has been at the forefront of the digital revolution, with his twin Tolkien trilogies (The Lord of the Rings and The Hobbit) pushing the boundaries of computer-generated entertainment.

Yet with his latest project, a revivification of the Imperial War Museum’s archive of first world war footage, Jackson has done something quite remarkable: using 21st-century technology to put the humanity back into old movie stock. The result is utterly breathtaking.

Commissioned for the Armistice centenary by IWM and 14-18 NOW in association with the BBC, They Shall Not Grow Old is not a document of the world at war. Rather, it is an arresting snapshot of the lives of British soldiers who went to fight in Europe, many of them having lied about their tender ages to enlist. There are no historians, narrators or political commentators to guide us; the voices we hear are those of veterans, many gathered by the BBC during the making of its 1964 documentary series The Great War.

As we watch a line of soldiers marching through mud towards the front, something extraordinary happens. The film seems almost miraculously to change from silent black-and-white footage to colour film with sound, as though 100 years of film history had been suddenly telescoped into a single moment. Stepping through the looking glass, we find ourselves right there in the trenches, surrounded by young men whose faces are as close and clear as those of people we would pass in the street. I’ve often argued that cinema is a time machine, but rarely has that seemed so true.

They Shall Not Grow Old .
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Photograph: BBC/Wingnut Films/IWM

The challenges involved in achieving this miracle are manifold. Most obviously, the digital restoration and colourisation of the original films has been painstakingly carried out with meticulous attention to detail, rendering everything from skin tones to scenery in impressively natural hues. (For theatrical presentation, a moderate 3D enhancement has also been applied.)

More complex is the correction of the film’s pace. The century-old footage with which Jackson was working was shot at anything from 10 to 18 frames per second, with the rate often changing within a single reel. We’ve all seen old movies projected at the modern speed of 24fps, creating that skittering, agitated effect that fixes such footage in the dim and distant past. Here, Jackson and his team have used computers to build interstitial frames that recapture the rhythms of real life, tuning into the music of the soldiers’ movements, breathing intimate life into their smallest gestures. The process may sound nerdily technical but the effect is powerfully emotional. It’s as if the technology had somehow pierced the surface of the film, causing (virtual?) memories to come pouring out.

While a rich tapestry of background sound effects transports the viewer from training camps to battlefields, actors provide regionally authentic dialogue based on forensic lip-reading of the silent footage. “Hello Mum!” chirrups one private as he marches past the camera. Later, we see and hear an officer issuing instructions for the forthcoming attack.

They Shall Not Grow Old.
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Photograph: BBC/Wingnut Films/IWM

Amid such artifice, the true archive voices of soldiers who were “scared that the war would be over before we got out to it” strike a vibrant chord. While the unspeakable horrors of conflict are everywhere in evidence, Jackson’s film still finds unexpected life and laughter in the company of those who walked in the shadow of death. One veteran remembers the trenches as “a sort of outdoor camping holiday with the boys, with a slight spice of danger to make it interesting”. Another recalls the “terrific lot of kindness” at the front, a camaraderie perhaps lacking from life at home.

Should They Shall Not Grow Old be considered a documentary or a work of art? Debates about authenticity versus invention date back to the 1916 production of The Battle of the Somme, and Jackson’s creative interventions here will doubtless keep such arguments alive. Yet watching a technologically enhanced sequence in which a first world war soldier playfully juggles a beer bottle, then strums it like a guitar, all I could think was how real, how immediate, how profoundly truthful it all felt.

As the titular (mis)quotation from Laurence Binyon’s poem For the Fallen suggests, Jackson has attempted to take ageing footage and make it young again – to bring history, and those who lived it, into the present. It is an endeavour in which he has succeeded superbly.

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Watch a trailer for They Shall Not Grow Old.

They Shall Not Grow Old is in cinemas today, on BBC Two at 9.30pm this evening and on iPlayer for a week.


My personal Homage to JRR Tolkien and Peter Jackson:

I am thinking with emotion that Tolkien too was among those British soldiers… And as I like so much the two trilogies that Peter Jackson made out of ‘The Lord of the Rings’ and ‘The Hobbit’, I am particularly glad that Sir Peter has been the one selected to do this very special movie too, and that he pulled it off so remarkably well… Thank you once again, dear Sir Peter!…

Credit and congratulations for this  great article go to its author, and to The Guardian:

https://www.theguardian.com/film/2018/nov/11/they-shall-not-grow-old-peter-jackson-review-first-world-war-footage

11.11.2018: Centenary of the Armistice

Synchronicities of all kinds in my life have been pointing recently towards the need to underline the importance of celebrating today emphatically enough the Centenary of 11.11.1918, the Armistice that marked the end of the First World War.

WWI was the war that was supposed to end all wars. Yet, as we all know, the actual result has been quite the contrary: it was followed twenty years later by the Second World War, again starting in Europe and again leading to the involvement of the whole world on one side or the other of the conflict.

But to choose the truer one between the two sides did matter a lot in both those cases, to the point that in WWII only the side of the Allies – however imperfect it was itself, no doubt – still would at least leave open the way for the next step of Evolution upon Earth that Sri Aurobndo and the Mother had been working for since decades, while behind the other side were powerful invisible Beings, opposing with all their considerable, supernatural might any such further Evolution, as it would put an end to their age-old rule over humanity.

For that was actually what the conflict was about, in both those two World Wars, and it showed immediately: it is hardly a few months after Sri Aurobindo and the Mother had met in Pondichéry and recognized each other not only as doing the same evolutive work but also as being meant to do it together, that in August 1914, WWI started. Still they did begin to publish the magazine ‘Arya’ on August 15th, Sri Aurobindo’s birthday, just as planned. Sri Aurobindo’s Vision of the Future did pour out onto the world in that form for the next seven years, but already in early 1915, because of the War,  the Mother had had to leave, and it is only in 1920 that she was able to return.

This was the first attack on their common work for humanity’s evolution, just as WWII would be the second one, still more horrendous and dangerous for humanity at large. It is rather important for us to discern clearly this real cause, if we want at all to avoid a Third World War of even greater magnitude and even worse results.

The superficial causes, the economic and socialo-politic ones, have been long studied and analyzed by all the experts, but not many people know yet of the hidden, deepest cause behind those two recent, major conflagrations of our human world: they originated in fact from dimensions of Reality that are usually not known, as they are invisible to our ordinary senses and most of us are almost entirely unaware of their existence –  and constant influence on ours.

Those invisible but, for some of them, extremely powerful beings from the Mental and Vital Planes were quite well-known, though, to spiritual giants like Sri Aurobindo and the Mother, for those dangerous beings, called in India ‘Asuras’, have been the ones secretly ruling the world until now from behind the scenes, invading our consciousness and our thoughts as they will and making us angry, jealous, ambitious or fearful – or much worse – , using us as their mere puppets on the big Scene of Terrestrial Life. These asuric beings were now the direct inspiration and driving force possessing Hitler and giving him his extraordinary power on masses, especially at night.

The real Program was, through the most cruel psychological and physical means imaginable, to sub-humanize the many into a population of abject slaves, while at the same time to de-humanize a chosen few as an elite to be forged into those Asuras own abominably perverted and darkened version of the New Human: the Overlords .

It is that Program that explains the unsuspected horrors that the Allies in the end discovered had happened in the dreadful Concentration Camps: it is that deliberate Program that had been already applied and so, horribly exemplified there, for all to see and be warned.

Here is how the Mother described all this later, on April 9th, 1951, speaking of Nazism:

“… the children born now will not even know if this was true, all these horrors which are related to them. What happened in the conquered countries – in Czechoslovakia, in Poland, in France – the frightful things, unbelievable, unthinkable, which took place – unless one has been very close by, has seen, one cannot believe it. It was… I was saying the other day that the vital world is a world of horrors; well, all the horrors of the vital world had descended upon earth, and upon earth they are still more horrible than in the vital world…

Naturally, men are always very anxious to forget. There are already those who have begun to say: ‘Are you quite sure that it was like that?’ But those who have gone through that do not want it to be forgotten, so the places of torture, massacres – hideous places which go beyond all the worst that human imagination can conceive – some of these places have been preserved. You can go and visit the torture-chambers the German Nazis had built in Paris, and they will never be destroyed, I hope, so that those who come and say’ Oh, you know, these things have been exaggerated’ (for one doesn’t like to know that such frightful things have happened) could be taken by the hand and told, ‘Come and see, if you are not afraid.’

This forms character. If it is taken in the right way (and I think there are people who have taken it in the right way), this may lead you straight to Yoga, straight. That is, one feels such a deep detachment for all things in the world, such a great need to find something else, an imperious need to find something truly beautiful, truly fresh, truly good… then, quite naturally, this brings you to a spiritual aspiration. “

It is well known that from Pondichéry Sri Aurobindo and Mother made repeatedly public in India their full support of the Allies, explaining again and again patiently but strongly that this war wasn’t a usual one at all, and all anger and resentment against the British, as well as all other ordinary human concerns, had to be temporarily put aside in front of the much greater danger a victory of Nazism was.

What wasn’t revealed then, and what Mother doesn’t reveal either in the 1951 text above, is that in May 1940, when Hitler was winning on all fronts and looked unstoppable, when all seemed to be already lost, Sri Aurobindo and herself decided to intervene directly themselves. Interrupting even the so important bringing down of the Supramental Consciousness-Force towards the Earth for the next step of its Evolution, they both put their entire spiritual power into the balance, in active inner help to the Allies, in order to deal as decisively as they could with what was an even more urgent task: to stop Hitler and the formidable beings behind him from conquering the entire world.

In the following, Sri Aurobindo speaks of himself in the third person:

‘Inwardly, he put his spiritual force behind the Allies from the moment of Dunkirk, when everybody was expecting the immediate fall of England and the definite triumph of Hitler, and he had the satisfaction of seeing the rush of German victory almost immediately arrested and the tide of war begin to turn in the opposite direction.’

The two texts quoted above, other astonishing quotes from Sri Aurobindo and Mother, as well as many other such documents on this so crucial period of our World History, have all been researched and put together in a book I cannot recommend highly enough:

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‘The Light that Shone into the Dark Abyss’,

by Maggi Lidchi-Grassi, a long time, remarkable disciple especially close to the Mother, who wanted to bring out all these unknown facts so that people all over the world could understand better what had actually happened in the first two World Wars, and how to avoid a third one.

Being a researcher myself too, I had dug out already some of those facts, but when that  book came out in 1993, I found in it such a wealth of new and vaster information that I rely since then entirely on it for spreading that so enlightening knowledge also among the people who come to study such things with me.

(https://www.amazon.co.uk/Light-That-Shone-into-Abyss/dp/8170583802)

In dear Maggi’s wonderful book, one source of information that I recognized with intense joy has been ‘Le Matin des Magiciens’ (The Morning of the Magicians) by well known French authors Louis Pauwels and Jacques Bergier, a great book that I had read with total awe in the Sixties, my first exposure to the occult, a few years before discovering Sri Aurobindo and the Mother, and through them true Spirituality, for a true and joyful New Step in Terrestrial Evolution…

It has been such a pleasure for me to discover through Maggi’s book more of the huge role that, among others, Churchill particularly has been able to play for saving us all during WWII, not only thanks to his well-known personality as a leader (including his wit and irony!), but also to the amazing receptivity he had to the infallible inner advice he felt he was constantly receiving from some unknown spiritual source… Details about this, and his clear if unconscious inner connection with Sri Aurobindo, abound in this book, to the sheer delight of the reader.

Tolkien isn’t mentioned, but I mention him here, for I happen to know that not only he was among those who fought in the deadly trenches of France during WWI, but later on, when Hitler came to power, he immediately discerned which kind of Dark Power was behind him. With an inner perception almost as keen as that of Sri Aurobindo and the Mother, he also was very aware, and warned his compatriots, of the dangerous facility these forces have to invade the people of any country, not just this Germany that had been their main host that time…  His ‘Lord of the Rings’ was written mostly before WWII, yet astonishingly prophetic of it in its so accurate description of the occult dimension behind the War of the Ring just as behind WWII – and WWI before it.

May this Centenary of the 1918 Armistice (there is no such celebration for the end of WWII, so let this one stand for both World Wars) be the occasion for all of us to see more fully and clearly what the Divine Grace has helped us barely escape then, and to pledge our lives with all the more determination to the true, beautiful evolutive Future of Humanity, where Strength and Power will reunite at last with Compassion and Fraternity to become again the real, full truth of Love: the Divine Love we came here to embody.

TINARIWEN: the Dromedary’s Dance

Well, it is coming back in full force into my corporeal and cellular life, this ‘TINARIWEN’ Band that takes its name from the Ténéré Desert, in the Sahara region.

I had discovered its existence during last September already, when my own unexpected songs for Africa had started pouring into my consciousness. And I had spent an entire afternoon listening to their creations with their sober but irresistible rhythms, immersed as I was in that Touareg inner world which reflects so magnificently the outer world where their nomadic life happens since so many centuries and millennia: the sand dunes of the desert, with for faithful and tireless companions their haughty dromedaries.

 

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One song particularly had moved me to tears: the one that described the gradual disappearance of their freedom and of their survival in the Ténéré, their Ténéré, since the discovery, underground, of potential big profit in the form of petrol and such. Their people, so ancient, the first one in that vast region, finds itself nowadays supposedly belonging to the diverse political countries presently existing, that are reluctantly sharing this vast desert land now ardently coveted.

It is a whole way of life existing in freedom since millennia, that is being destroyed, a whole climatic environment which is invaded, shaken and poisoned by the dreadful pollution coming in with the Big Companies: as always, in their blind avidity, they invade the country without any love or respect for it.

It was through a very beautiful animated little film that this song was illustrated.

I found it again a few days ago, I wont resist the pleasure of introducing you to it, however sad it is in spite of the traces of humor in the animated film itself:

 

This superb, unique Dromedary, itself a living symbol of the Desert, carries on its back all the other symbols of the Touareg daily life… including now those guitars and other modern technical means that, together with the sincere and fervent inspiration of the Band for their country, are the special characteristics explaining the ever-growing worldwide success of this ‘TINARIWEN’ Band for already many years.

As for the invisible driver of the Dromedary, the Desert Man in person, he appears only later, as the fierce and courageous warrior that the Touareg indeed are. With all his strength, standing up high in the sky, he tries to save his people, his culture, his life – but in vain: the fight is too disproportionate, against the monstrous forces that come forward to engulf everything.

How long will the Dromedary still be able to resist, in this hell created by mad men?…

All along the animated film, what is wonderful to see, to contemplate, is to which incredible extent this Dromedary is perfectly integrated into this space, with the eternal, untiring slowness of its pace in the sand, the quiet eternity with which it gazes at everything, and the boat-like movement of its imperturbable progress forward, which  gives to its passenger the feeling that a dromedary is truly ‘the ship of the desert’, swinging, and you along with it, to the right, and to the left, and then to the right again, but with such a peaceful regularity that it brings you soon to the very same inner peace within you… unless of course it’s a race among the humans, and then the dromedaries give the full measure of the speed and power that are also theirs. But what I am speaking of now is their pace in normal circumstances…

And this is what I call the Dromedary’s Dance:

Filled with this unbelievable peace which seems to savor each moment and each step swinging to the right, then to the left, it is a kind of sovereignty that emanates from this tall and haughty creature of the Desert. It is this rhythm that this specific song itself reproduces, and although I savor also all the others, it is what gives to only this one that particular magic it has upon my body, I realized it when I listened again to it this time:

My body finds in it an all natural and spontaneous expression of this Delight of Being, yes, the Ananda of Satchidananda, as lived in the ample, comfortable movement of this so special animal life, which has become as close to the human being as the horse too has (that I do appreciate too, as per exhilarating gallops in the immense plains of my far memories), but while conferring to the human being a little of its rhythm of inner eternity, from which the body itself gets such a wonderful benefit… and the far memory of it awakened in my own body, and made it dance its eternal Delight of Being, to the round and slow rhythm of this song’s Dromedary.

TINARIWEN: La Danse du Dromadaire

Voilà qu’en ce moment revient en force dans ma vie corporelle et cellulaire le groupe “Tinariwen”, qui tire son nom du Désert du Ténéré, dans la région du Sahara.

J’avais découvert leur existence dès Septembre dernier, lorsque mes propres chansons inattendues pour l’Afrique avaient commencé à se déverser dans ma conscience. Et j’avais passé une après-midi entière à écouter leurs créations aux rythmes sobres mais irrésistibles, immergée dans tout ce monde intérieur Touareg qui reflète si magnifiquement le monde extérieur où se passe leur vie de nomades depuis tant de siècles et millénaires: les dunes de sable du désert, avec pour fidèles et infatigables compagnons leurs altiers dromadaires.

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Une chanson en particulier m’avait touchée aux larmes: celle qui décrivait la disparition progressive de leur liberté et de leur survie dans ce Ténéré, leur Ténéré, depuis qu’on y avait découvert en sous-sol de potentielles richesses genre pétrole etc. Leur peuple, si ancien, le premier dans cette vaste région, se retrouve de nos jours appartenir en théorie aux divers pays politiques présentement existants, qui se partagent tant bien que mal cette terre désertique mais maintenant convoitée. C’est tout un mode millénaire de vie en liberté qui est détruit, tout un milieu climatique qui est envahi, ébranlé et empoisonné par l’effroyable pollution apportée par les grandes compagnies: comme toujours, dans leur avidité aveugle, elles envahissent le pays sans l’aimer ni le respecter.

C’était à travers un très beau dessin animé que cette chanson était illustrée.

Je l’ai retrouvée ces jours derniers, je ne résiste pas au plaisir de vous la faire connaître, toute triste qu’elle soit malgré l’humour parfois du dessin animé:

 

Ce superbe Dromadaire unique, lui-même symbole vivant du Désert, porte sur son dos tous les autres symboles quotidiens de la culture des Touareg,… y compris maintenant ces guitares et autres moyens techniques musicaux modernes qui, en même temps que leur inspiration sincère et fervente pour leur pays, font  l’originalité de ce groupe “Tinariwen” et expliquent le succès mondial toujours croissant qu’il connaît depuis des années déjà.

Quant au conducteur invisible du Dromadaire, l’Homme du Désert en personne, il n’apparaît que plus tard, en guerrier fier et courageux comme le sont en vérité les Touareg. De toutes ses forces, dressé dans le ciel, il essaye de sauver son peuple, sa culture, sa vie – mais en vain: la lutte est trop disproportionnée, contre les forces monstrueuses qui s’avancent pour tout engloutir.

Combien de temps le Dromadaire pourra-t-il encore tenir dans cet enfer créé par des hommes déments?…

Tout au long du dessin animé, ce qui est merveilleux à voir, à contempler, c’est à quel point ce Dromadaire s’intègre parfaitement dans cet espace, avec l’éternelle lenteur inlassable de son pas dans le sable, le regard d’éternité tranquille qu’il pose sur tout, et le mouvement chaloupé de son imperturbable avancée, qui communique à son passager ce sentiment que le dromadaire est “le vaisseau du désert”, vous portant de droite, puis de gauche, puis encore de droite, mais avec une telle régularité paisible qu’elle vous amène insensiblement à la même paix intérieure… sauf bien sûr losqu’il s’agit d’une course entre les humains, et alors les dromadaires donnent toute la mesure de la vitesse et de la puissance qui sont aussi les leurs. Mais ici je parle de leur allure en temps normal…

Et c’est cela que j’appelle la Danse du Dromadaire:

Pleine de cette incroyable paix qui semble savourer chaque moment et chaque pas de droite puis de gauche, c’est une sorte de souveraineté qui se dégage de cette haute et altière créature du désert. C’est ce rythme-là que reproduit cette chanson précise elle-même, et bien que je me régale aussi de toutes les autres, c’est ce qui confère à celle-là seulement cette magie particulière qu’elle a sur mon corps, je m’en suis rendu compte en la réécoutant:

Il y trouve une expression toute naturelle et spontanée de ce Délice d”ëtre, oui, l’Ananda de Satchitananda, tel que vécu dans l’ample mouvement confortable de cette vie animale si spéciale, devenue aussi proche de l’être humain que l’est également devenu le cheval (que j’apprécie lui aussi, certes, de par les galopades immenses dans d’autres mémoires lointaines) mais en conférant à l’être humain un peu de son rythme d’éternité intérieure, dont notre corps lui-même bénéficie merveilleusement… et le souvenir lointain de cela s’est réveillé dans mon propre corps, et l’a fait danser son éternel Délice d’être, au rythme rond et lent du Dromadaire de cette chanson.

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