21.2.2017: Darshan Anniversaire de la Naissance de Mère

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The Grace is always with you, concentrate in your heart with a silent mind,

and you are sure also to receive the guidance and the help you aspire for.

 

The Mother

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Tel a été, ci-dessus en anglais, le Message publiét aujourd’hui par l’Ashram sous forme de Carte pour la célébration du Darshan Anniversaire de Mère.

Mais c’est dans son original français que j’ai réinclus ce matin ici (avec de très légères améliorations, dont les accents, cédilles ect!) l’article écrit à la même date en 2014 pour célébrer à ma manière cette naissance si importante pour l’humanité entière:

21 Fevrier 1878: Naissance de Mirra … La Mere

Ce fut en France que cette naissance eut lieu, car l’être spirituel très spécial qui allait s’incarner à nouveau avait exprès attendu que ses futurs parents s’installent en France l’année précédente, afin d’encore naître Française comme en plusieurs de ses autres vies. La petite fille qui naquit donc le 21 février 1878 à Paris, Bvd Haussmann, à 10 heures du matin, fut appelée Mirra.

Par sa mère elle renouait avec l’Egypte Ancienne de certaines autres naissances; par son pere elle s’ajoutait un lien avec la Turquie, en plus de racines autres encore, ouralo-altaiques, et espagnoles; son frère aîné, plus ageé d’un an et demi, était né en Egypte, à Alexandrie, mais avait reçu un nom italien: Mattéo.

Ses parents étaient de religion supposément juive d’un côté et musulmane de l’autre (une union pareille n’avait pu avoir lieu que grâce au milieu d’origine commun aux deux côtés, le monde de la banque), mais dans cette fin de siècle résolument scientifico-matérialiste, la petite Mirra Alfassa grandit dans une atmosphère parfaitement nettoyée de toute croyance religieuse: les rares fois où la famille se rendait à la Synagogue (ou au Temple), c’était uniquement pour des occasions socialement obligatoires, telles que mariages d’amis etc. Les diverses cérémonies auxquelles elle assista ainsi de temps en temps, en divers edifices religieux donc, n’eurent guère pour effet sur la petite fille que de lui montrer les croyances souvent absurdes ou choquantes que les religions enseignent comme dogmes qu’on est tenu d’accepter. Par contre, elle aimait souvent la musique jouée à ces occasions, et eut meme une fois, des années plus tard, une expérience intérieure étonnante en entendant une de ces musiques.

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Dès son plus jeune âge, on put constater qu’elle était remarquablement sérieuse et silencieuse: elle essayait en fait de comprendre la vie et pourquoi les gens agissaient comme ils le faisaient. Vers cinq ans, accompagnant ses parents pour des funérailles chez des amis, elle attendait patiemment que les condoléances se terminent et qu’ils s’en aillent. Soudain elle prit conscience qu’elle avait envie de pleurer, comme si elle avait un gros chagrin. Mais ne trouvant aucune raison justifiant cette soudaine envie de pleurer, elle regarda autour d’elle… et là, dans l’atmosphère même de la pièce, invisibles aux autres mais pas à elle, la petite Mirra vit les vibrations de chagrin qui émanaient des gens déjà envahis par la tristesse, et qui s’efforçaient d’envahir aussi tous les autres gens présents, elle-même comprise.

Réagissant immédiatement contre cette intrusion dans son être d’une émotion qu’elle n’éprouvait nullement en réalité, elle observa par la suite le même phénomène en bien d’autres circonstances: que ce soit excitation, colère, peur, ou quelqu’autre emotion, c’était la même chose que pour la tristesse, toutes les vibrations caractéristiques de chaque état d’être étaient en fait dans l’air, littéralement, s’introduisant d’une personne à une autre ou même à toute une foule, sans que les personnes concernées se rendent compte de ce qui se passait. Tels des maisons aux portes et fenêtres laissées grandes ouvertes, par où n’importe quoi peut s’introduire et s’installer sans même être remarqué, les gens vivent sans s’en douter dans une mêlée de vibrations en tous genres se disputant constamment l’entrée et l’hégémonie dans leur être.

Le résultat d’ensemble de tout cela est que la plupart des êtres humains sont comme des pantins, des marionnettes dont les ficelles sont tirées en tous sens par ces forces qui les habitent et en fait les contrôlent et les meuvent, les faisant réagir encore et encore de la même façon à certains types de situations sans qu’ils comprennent pourquoi ni comment.  Il s’agit de ce qu’on appellerait aujourd’hui des fréquences vibratoires, dont chacune a un effet différent sur nos êtres. Tout comme pour les instruments de musique, nos cordes intérieures se mettent à vibrer selon la fréquence énergétique qui a réussi à s’introduire et à dominer les autres dans cette incessante compétition invisible.

La musique, justement, a un grand pouvoir sur ceux qui l’entendent, precisément à cause des différentes tonalités possibles, les différents ”modes” dont les musiciens savent très bien quel genre d’effet chacun aura sur l’auditoire. C’est ainsi  que les films de nos jours sont en général accompagnés de compositions musicales savamment orchestrées pour créer dans le public les émotions voulues pour chaque scène du film.

Aussi longtemps qu’on se rend compte de l’effet produit en soi-même, qu’on l’apprécie et qu’on l’accepte, tout va bien; la musique  peut même devenir alors une aide tout à fait positive et efficace pour entrer dans les états supérieurs de conscience que l’on veut éprouver. de plus en plus souvent. Mais à l’autre extrêmité des modes musicaux possibles, il y en a qui au contraire entraînent la conscience dans les niveaux vibratoires les plus dégradants et avilissants pour un être humain. Une fois qu’on a pris l’habitude de les accepter dans son être, il peut devenir très difficile d’arriver à les en déloger, et d’arrêter leur influence en soi.

La jeune Mirra êtait consciente de tout cela; elle était musicienne dans l’âme, et l’est restée toute sa vie. Sa mère, elle-même dotée d’une volonté de fer, s’est vite rendue compte que sa fille avait une personnalité hors du commun, et qu’il ne servirait à rien d’essayer de forcer cette enfant à aller dans les écoles de l’époque, où Mirra refusait absolument d’aller. Si bien qu’a sept-huit ans elle ne savait toujours ni lire ni écrire; comme par ailleurs son extrême intelligence était évidente, ses parents ne tentèrent pas de la contraindre. Mais un beau jour elle vit soudain l’avantage de savoir lire, et du coup d’elle-même elle apprit, avec l’aide de son frère, en une semaine, et devint une lectrice assidue des nombreux sujets qui l’intéressaient. Après ses neuf ans elle consentit finalement à aller au “Cours des Feuillantines” comme sa mère le voulait…

Elle se révéla très douée aussi pour les mathématiques, tout comme son frère Mattéo l’était – étudiant avec lui quand il préparait son entrée à Polytechnique, et trouvant parfois la solution quand lui et son professeur ne la trouvaient pas… Cependant, en grandissant c’est l’art de la peinture qu’elle choisit d’apprendre, sous la direction des grands Impressionistes de l’époque. C’est là qu’elle rencontre Henri Morisset, élève de Gustave Moreau. A dix-neuf ans elle l’épouse et en a un fils un an après; elle connaît aussi le début de célébrité donné par une exposition de ses propres oeuvres.

Mais ce qui l’intéresse vraiment, ce n’est pas tant maternité ni art à l’échelle personnelle, que la vraie Réalité qui se cache derrière les apparences solides de ce que nous appelons la Matière: tout enfant encore, apprenant que les objets que nous croyons solides ne sont qu’atomes en mouvement, elle s’était ecriée,

“Mais alors?… Rien n’est vrai!”

Cela avait produit une totale révolution dans sa tête, et depuis elle voulait découvrir la Vraie Réalité.

Comment, dans cette Vraie Réalité, s’expliquaient donc les phénomènes dont elle avait eu l”expérience depuis son enfance, mais dont elle avait vite cessé de parler à sa mère l’implacable matérialiste, car chaque fois celle-ci l’emmenait d’urgence chez le plus proche médecin, déclarant que sa fille était folle…! Et encore, les incidents qui se produisaient en plein jour – à table par exemple, quand elle regardait un peu trop longtemps une des personnes autour d’elle, et le ou la voyait soudain sous ses traits et costumes d’une autre époque, ou bien quand, au milieu du geste de porter la fourchette à sa bouche elle entrait en transe, sa conscience s’intériorisant soudain, au point que, impolitesse suprême aux yeux de sa mère et des convives effarés, il lui arivait de s’évanouir sur place –  ces incidents-là n’étaient rien en regard de ceux qui se produisaient chaque nuit, et dont fort heureusement sa mère ne savait rien:

Vers ses treize ans en particulier, chaque nuit, la jeune Mirra sortait régulièrement, tout naturellement, de son corps physique, (oui, ces OBEs dont Bob Monroe et son Monroe Institute ont depuis remarquablement développé l’utilisation consciente, et dont pour cette raison ce blog vous entretient parfois …) pour se livrer dans son corps subtil à son occupation favorite: monter dans le ciel nocturne avec cette robe dorée spéciale qui s’allongeait et s’allongeait jusqu’à former une sorte de toît protecteur souple, et tous les malheureux humains endormis pouvaient dans leur sommeil sortir eux aussi de leur corps et n’avaient qu’à toucher un bout de cette grande robe pour se sentir instantanément réconfortés, consolés, protégés… La plupart ne se rappelleraient plus rien au réveil, mais cela importait peu à Mirra, l’essentiel pour elle était la joie d’avoir cette Action si bénéfique pour tous ces êtres… Malgré son si jeune âge, elle se sentait déjà comme une mère pour eux tous qui avaient besoin de son amour maternel à l’échelle du monde entier… La nuit au moins, elle pouvait faire librement ce qu’elle ressentait comme son vrai travail.

Quelques années plus tard, Mirra dans son corps subtil rencontra régulièrement un autre être, dont l’apparence et le vêtement, dans la vision qu’elle en avait, lui firent penser qu’il venait de l’Inde, mais dont elle n’était même pas sûre qu’il existait aussi sur le plan physique; elle l’appela “Krishna”.  Dans cette autre dimension ils travaillaient ensemble au futur évolutif de la Terre.

Mais la jeune femme ne trouvait personne qui puisse lui expliquer toutes ces étranges activités qui lui étaient pourtant si naturelles.

Ce fut à travers un étudiant ami de son frère Mattéo qu’elle apprit enfin l’existence d’un personnage singulier, Max Théon, un Initié disait-on, originaire de quelque part comme la Pologne, mais qui vivait avec son épouse anglaise Alma en Algérie, à Tlemcen.

Qu’à cela ne tienne, la jeune maman laisse pour un temps son fils à ses tantes qui l’adorent, et part toute seule en Algérie rencontrer ce couple mystérieux. Lui est un homme dangereux,  orgueilleux, épris des pouvoirs impressionnants que lui donne sa connaissance occulte; mais Alma, elle, est très douce et tres sincère dans sa dédication au Travail Divin, et des deux c’est elle qui est la véritable médium, capable de passer d’une dimension à la suivante, et ainsi de suite, douze fois – un talent que Mirra apprendra d’elle pendant son sejour dans leur grande maison de Tlemcen. Alma est aussi clairvoyante; a l’arrivée de Mirra, elle l’a accueillie en lui disant tout bonnement:

” Tiens! Mais vous êtes l’ Incarnation de la Mère Divine!… Oui-oui, je le sais parce que je le vois: vous avez les douze étoiles autour de votre tête, et il n’y a que les Incarnations de la Mère Divine qui ont cela.”

Entendant ces étonnantes mais révélatrices paroles, Mirra commença à mieux comprendre ce qu’elle vivait depuis sa plus tendre enfance, quand elle s’asseyait dans le petit fauteuil qu’on avait fait faire specialement pour elle, qu’elle restait bien tranquille, et qu’alors elle sentait au-dessus de sa tête une sorte de Présence vaste, lumineuse et forte, et qu’elle se disait “C’est Ca, c’est Ca que je dois vivre…”

Max Théon avait dans son apparence physique, son profil aigu surtout, quelque chose qui rappelait à Mirra les visions qu’elle avait eues de cet être inconnu qu’elle appelait “Krishna”. Mais Max Théon n’était pas du tout intérieurement l’être en question, c’était évident. Après un second séjour d’étude avec eux, Mirra reprit sa propre route, vers la Mission qu’elle-même était née pour accomplir, et qui, elle l’avait découvert à travers ses explorations toujours plus poussées dans les dimensions supérieures, avait à voir avec le prochain pas évolutif sur la Terre.

Son mari, sentant sa véritable dimension, garda toujours une profonde vénération pour elle. Mais ayant divorcé (encore une audace singulière pour l’époque…) pour entreprendre la conversion au Divin du philosophe qu’elle épousa ensuite, elle se consacra de plus en plus aux groupes de personnes qui se réunissaient autour d’elle régulièrement à Paris pour étudier et pratiquer la spiritualité du Futur.

En 1913 elle entendit parler d’un Yogi Indien à la renommée grandissante, Sri Aurobindo, qui depuis 1910 avait fui l’Inde britannique et vivait à Pondicherry, alors enclave française en Inde du Sud.

Suivant l’intuition qui la guide, Mirra, voulant en avoir le coeur net, arrive à Pondicherry et rencontre Sri Aurobindo seule à seul le 29 mars 1914.

Cette fois, c’est bien Lui, l’Etre mystérieux de ses visions, elle le reconnaît instantanément. Et lui aussi d’un seul regard reconnaît intérieurement en elle l’incarnation de la Mère Divine avec qui le travail évolutif voulu pourra s’accomplir, l’aspect féminin du Divin comme l’aspect masculin étant à la fois présents et collaborant directement pour l’accomplir. C’est à cause de cette perception immédiate que Sri Aurobindo a eue de qui était Mirra, que bientôt quand il parlera d’elle aux quelques disciples déjà rassemblés autour de lui, il commencera à l’appeler “La Mère”, nom qui lui sera ainsi donné ensuite par tous.

En Inde et dans les nonbreuses autres cultures où ce Principe Divin Féminin n’a pas été oublié, ni délibérément remplacé dans les consciences humaines par une image du Divin uniquement masculine, qu’appelle-t-on “La Mère”?

C’est l’aspect Féminin, Maternel du Divin, qui porte éternellement la Création entière dans ses Bras de Lumière et de Tendresse, protégeant et guidant le développement évolutif  de tous ces “Petits-Divins-en-Evolution” que nous sommes sur Terre, et avec nous également le reste de Tout ce qui Est. La Mère Divine est la Force Créatrice du Suprême, la fantastique Energie de Sagesse et d’Amour qui sous-tend, supporte et constamment re-crée tous les Univers, y compris ce Monde Physique que nous nous efforcons de connaître, et ceux que nous ne connaissons pas encore.

Alors que commençait août 1914, le début de la Première Gueere Mondiale contraignit Mirra et son mari à retourner temporairement en France, puis à séjourner quelques années au Japon, avant que Mirra, se rendant compte que son mari ne sera jamais converti, puisse revenir pour de bon vivre sa vraie Mission auprès de Sri Aurobindo, en 1920.

Leur collaboration avait pourtant pu prendre corps dès le 15 août 1914, anniversaire de Sri Aurobindo, avec comme prévu le premier numéro de “Arya”, la revue mensuelle à travers laquelle Sri Aurobindo commença à déverser sur le monde la vision évolutive qui allait changer peu à peu toute la compréhension, incomplète et donc fausse, que nous avions précédemment du Monde, de la Vie, de l’Evolution et de la Spiritualite tout à la fois. Ce que Sri Aurobindo écrivait chaque mois en anglais, était chaque mois traduit en français par Mirra pour la publication dans les deux langues. En 1921, Mirra une fois revenue, cette publication fut discontinuée apres ces sept années sans interruption, faisant place à la publication sous forme de livres séparés des ouvrages par lesquels le nom de Sri Aurobindo et la  merveilleuse certitude évolutive qu’il présentait s’étaient répandus dans le monde entier.

En 1926, il fallut créer de toutes pièces un Ashram pour prendre soin des disciples dont le nombre ne cessait de croître; Mira (maintenant avec un seul “r”), à la demande de Sri Aurobindo, commença en tant que “La Mère” à tout organiser matériellement dans ce but, et aussi à guider intérieurement les disciples. Ce fut grâce aux contributions de Mira que la méthode employée, “le Yoga Intégral”, trouva sa forme complète.

De son côté, depuis la séclusion de sa chambre, Sri Aurobindo commença à consacrer son temps et son pouvoir spirituel à l’autre tâche encore plus importante et urgente à accomplir pour la Terre: amener graduellement en contact direct avec la Matière terrestre l’énergie caractéristique de la Dimension spéciale, inconnue jusque-là hormis à la lointaine époque védique, que Mirra et lui-même avaient chacun decouverte indépendamment, et à laquelle ils avaient donné le nom de Monde Supramental, c’est-à dire “Au-delà du Mental”. C’était ce Pouvoir Supramental qui déclencherait le prochain pas évolutif sur Terre, il s’agissait donc d’accélérer délibérément sa venue en allant chercher jusque dans son propre domaine la vibration spécifique de cette Conscience-Force Supramentale, et à travers tous les autres domaines intermédiaires de l’amener jusqu’à notre monde terrestre, où la vibration correspondante serait ainsi activee et commencerait à transformer tout sur la Terre pour y préparer l’avenement de l’Ere Supramentale, suite – très différente – de l’Ere Mentale qui s’achève.

Comme il fallait absolument finir d’accomplir cela suffisamment rapidement pour échapper à une Troisieme Guerre Mondiale, Sri Aurobindo laissa volontairement son corps physique en Décembre 1950 afin de continuer son travail plus facilement “en coulisse”. En 1956 le contact direct avec le Supramental fut enfin établi, et ce fut le tour de la Mère, ou “Mère”, ainsi que l’appelaient affectueusement les disciples, de compléter le travail préparatoire en accueillant la Nouvelle Energie dans son propre corps, afin que ses cellules apprennent peu à peu à fonctionner d’une nouvelle manière, prélude à une forme de vie terrestre toujours physique, mais basée sur l’Energie Supramentale pour tout son fonctionnement, qui deviendrait ainsi peu à peu divin.

Ce qui se passa après 1956 dans le corps de Mere est décrit dans les treize volumes de ce document fantastique mais trop souvent douloureux qu’elle a appelé son “Agenda”, son Journal de Bord en quelque sorte, dont je vais commencer à citer plus souvent des extraits, maintenant que cette présentation d’ensemble concernant Mère aura été publiée.

Voila. Ce 21 fevrier 2014 tire a sa fin, et avec lui cet article dédié de tout coeur à Mère, cet être incroyablement merveilleux dont le rôle, dans la transformation de la Terre et de nos êtres qui se poursuit, n’est pas encore assez connu. Et dire qu’à partir de 1968 elle a eu en plus à s’occuper d’Auroville, de cet Auroville dont il fallait guider les premiers pas dans la vie… jusqu’à ce 17 novembre 1973 où Mère à son tour “quitta son corps”, ayant fait le maximum possible pour faciliter la continuation de notre évolution même corporelle.

Puisse cet humble article susciter en beaucoup d’autres êtres humains l’admiration et la gratitude que Mère n’a bien sûr jamais escomptés, mais que tout de même elle mérite tellement de notre part à tous… Merci, ô Mère, merci…

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Sri Aurobindo: Continuation de la même Prophétie

Dans la Matière s’allumera le feu de l’esprit,

De corps en corps s’embrasera la naissance sacrée;

La nuit s’éveillera à l’hymne des étoiles,

Les jours deviendront la marche heureuse d’un pélerin,

Notre volonté, une forrece du Pouvoir de l’Eternel,

Notre pensée, les rayons d’un soleil spirituel.

Quelques-uns verront ce que nul ne comprend encore;

Dieu grandira tandis que les hommes sages parlent et dorment;

Car l’homme ne saura rien de la venue jusqu’à son heure

Et nul n’y croira avant que le travail ne soit fait.

(Savitri, I, IV, 55)

Alors, nous tous qui avons lu ceci (ici ou ailleurs, ou dans le livre lui-même), essayons de n’être pas parmi ces arrogants humains qui se croient des “hommes sages” quand en fait tout ce qu’ils font c’est qu’ils “parlent et dorment”…!

Interview

Essayons plutôt d’être parmi ceux qui vraiment s’ouvrent à la Nouvelle Energie dans toutes les parties de leur être, pour incarner déjà en quelque mesure que ce soit ce “Dieu” Qui”grandit” secrètement et silencieusement, mais irrésistiblement, au milieu de nous …

Sri Aurobindo: Continuation of the very same Prophecy

In Matter shall be lit the spirit’s glow,

In body and body kindled the sacred birth;

Night shall awake to the anthem of the stars,

The days become a happy pilgrim march,

Our will a force of the Eternal’s power,

And thought the rays of a spiritual sun.

A few shall see what none yet understands;

God shall grow up while the wise men talk and sleep;

For man shall not know the coming till its hour

And belief shall be not till the work is done.

(Savitri, I, IV, 55)

So, all of us having read this (here, elsewhere, or from the book itself), let us try not to be among those arrogant humans who think themselves to be ‘wise men’ when all they actually do is ‘talk and sleep’…!

Interview

Let’s try rather to be among those who truly open themselves to the New Energy in all parts of their being, for embodying already to whatever extent this ‘God’ Who is ‘growing up’ secretly and silently, but irresistibly, in our midst…

Sri Aurobindo: How the Change will Happen

(Translation of my French previous post “Sri Aurobindo: Comment le Changement se Produira”)

A few days ago, in the line for lunch at the Solar Kitchen, I met again an Aurovilian friend gone away for a few years to the States (her country of origin), who had come back recently. We immediately started exchanging views about the present situation in the US and the world in general. The darkness that seemed to be gaining ground everywhere was making her ask herself why she was still alive, when all the values she had fought so much for, during so many years, seemed reduced to naught, or about to be.

Spontaneously, without having thought about it before, I told her my own feeling, that the veritable change would be sudden, unexpected, in fact simply miraculous, and not really owed to human efforts like ours; for, I added quite forcefully, what humanity absolutely needs to understand once and for all is that Another Power is at work, which is the True Power, the veritable Action behind everything, and that it is this divine Power/Wisdom/ Love which  must become the Tuning Fork we all have to attune ourselves to at last, deliberately.

The queue coming to an end interrupted our talk, and once our meals were in our respective baskets each of us went back home.  And then, all of a sudden I knew why I had had that so strong feeling described before to that friend. It was a few particularly impressive lines from Sri Aurobindo’s epic Poem, ‘Savitri’, which now were very clearly back in my memory, lines in which Sri Aurobindo announced the decisive  moment in terrestrial evolution :

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Sri Aurobindo: Comment le Changement Se Produira

Il y a quelques jours, dans la queue pour le repas de midi à la Solar Kitchen, j’ai rencontré à nouveau une amie Aurovilienne partie quelques années aux USA, son pays d’origine, et revenue récemment. Nous avons immédiatement échangé nos impressions sur la situation présente aux USA et dans le monde en général. L’obscurcissement qui semblait prendre le dessus partout lui faisait se demander pourquoi elle était encore sur Terre, alors que toutes les valeurs pour lesquelles elle s’était tant battue, pendant tant d’années, semblaient être réduites à néant, ou sur le point de l’être.

Spontanément, sans y avoir pensé auparavant, je lui ai dit mon impression personnelle que le véritable changement serait soudain, inattendu, en fait tout simplement miraculeux, et non pas vraiment dû aux efforts humains comme les nôtres; car, ai-je ajouté avec force, ce qu’il faut absolument que l’humanité comprenne une fois pour toutes, c’est qu’un Pouvoir Autre agit, qui est le Vrai Pouvoir, l’Action Véritable derrière tout, et c’est ce Pouvoir/Savoir/Amour divin qui doit devenir le Diapason sur lequel nous nous accordons enfin, délibérément.

La queue se terminant nous a interrompues, et nos repas une fois dans nos paniers,  chacune de nous est rentrée chez elle. Et là, soudain, j’ai su pourquoi j’avais eu cette impression si forte, décrite auparavant à cette amie. C’étaient quelques lignes  particulièrement impressionnantes du grand Poème épique de Sri Aurobindo, “Savitri”, qui me revenaient maintenant clairement en mémoire, où Sri Aurobindo annonçait le moment décisif de l’évolution terrestre :

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L’expérience du Divin en nous, en tout, et le Futur de la Terre

Chère Bhaga,

C’est également avec un immense plaisir que nous recevons tes voeux. J’ajoute que nous aimerions bien te voir à nouveau chez nous.
Nous lisons tes blogs en français,  mais tes recherches spirituelles sont pour moi hermétiques et j’avoue ne pas y comprendre grand-chose. Pour moi, le Divin ( si Divin il y a ) se trouve dans toutes les beautés de la nature et nous essayons d’en profiter au maximum .
Cet automne nous avons fait de magnifiques balades dans les vignes et la côte viticole méritait bien son nom de Côte d’Or; je vais t’envoyer des photos.
Pas de voyage dans le vaste monde cette année, nous sommes allés dans les Pyrénées en camping-car du côté du Cirque de Gavarnie en mai, et dans la vallée de la Dordogne en septembre.
J’espère que ta santé est bonne. Si tu as le temps donne nous quelques détails sur ta vie de tous les jours.

Nous t’embrassons affectueusement et te renouvelons tous nos voeux pour la nouvelle année.

J et J-P

Chers J et J-P,

que je vous sais donc gré de cette réponse si gentiment détaillée à mes quelques questions! Tout comme vous j’aime énormément la nature et son incroyable beauté. Les coins de France dont vous parlez, je les connais et les admire moi aussi depuis mon enfance, comme d’ailleurs pratiquement tous les paysages de France en général … Moi aussi j’adore camper et rêvais autrefois de remplacer ma petite tente vert tendre par un camping-car afin de profiter encore plus pleinement de mes vacances!

Nous partageons donc tout à fait, vous et moi, ce sens aigu de la beauté de la nature terrestre dans toute sa diversité… y compris aussi, je suppose, la beauté du ciel, de nuit comme de jour, avec ce soleil, cette lune, ces innombrables étoiles ( ou planètes! ) dont l’étincelante merveille a fasciné et ému les êtres humains partout et à toutes les époques.

Mais précisément dans cet immense silence de la nuit en particulier, ou à tout autre moment où l’activité mentale habituelle tend à se tranquilliser, beaucoup d’êtres humains, en plus de la beauté simplement visuelle de tout cela, ressentent quelque chose de plus profond encore, perceptible comme à travers tout ce qui est ( et surtout les fleurs, les papillons, coccinelles et autres chiots, chatons  ou petits lapins – sans oublier les petits bébés!!! – si inoffensifs et irrésistiblement attirants qu’on se met soudain à leur sourire, à les caresser, voire à les prendre dans ses bras…). Ce que l’on ressent, c’est une immense tendresse diffuse et pourtant présente aussi en tout, au contact de laquelle la même douceur dans nos propres coeurs s’approfondit et s’intensifie jusqu’à devenir exquise félicité tranquille: félicité d’être et d’aimer tout ce qui est. C’est la Paix totale et infinie, en même temps que cette intensité d’être, cet état d’Amour si intense qu’il en devient poignant si on ne le laisse pas s’élargir à l’infini de tout ce qui est – et alors on baigne en plus carrément dedans, comme dans un éternel Océan d’Amour, là, invisible et pourtant comme lumineux, derrière et au fond de tout ce qui se voit, s’entend et se touche…

Les humains qui ont goûté à cela ne serait-ce qu’une fois, souvent commencent à rechercher cet état, et à le cultiver en eux-mêmes, car ils ont la sensation alors de retrouver le contact avec la Source même de leur être et de tout ce qui est. Et comme tous les sens que l’on cultive avec assez d’ardeur et de persévérance, ce sens-là aussi se développe peu à peu, et bientôt permet de découvrir partout bien plus de cet ineffable et paisible Délice que ce que nos sens habituels nous en avaient jamais révélé. La perception intérieure de cette délicieuse Profondeur secrète en tout devient de plus en plus continue en dépit des activités extérieures que l’on peut avoir en même temps. Un moment vient où l’on commence à vivre en fait plus ou moins tout le temps dans un monde différent de celui dont la plupart des autres ont l’expérience, bien que ce soit apparemment le même: un peu comme un viticulteur ou toute autre personne au goût dûment entraîné perçoit tout naturellement dans chaque gorgée de bon vin un arôme et un bouquet insoupçconnés de Monsieur tout-le-monde même quand il boit exactement le même vin!…

Mais dans l’expérience intérieure que je tente de décrire, celle non pas uniquement du vin, mais du Divin (!), le plus extraordinaire est que l’on se rend compte, parfois très vite, que cette Présence ressentie, loin d’être impersonnelle, est en fait indéniablement personnelle, bien qu’infinie (la partie mentale en nous, éberluée, n’a plus qu’à se taire devant ce mystère vécu!!!). Et la Merveille des Merveilles est que cette Présence, il n’y a bientôt plus le moindre doute, en plus d’être ressentie en nos coeurs, est une Présence d’Amour total qui aussi nous enveloppe et nous comble comme les bras immenses d’un Etre bien-aimé dont on avait oublié jusqu’à l’existence, mais qui se révèle à chacun de nous dans l’intimité de ces moments de silence intérieur, pour en faire des moments d’indicible bonheur .

Ce Bonheur avec un grand B est bel et bien celui dont les mystiques du monde entier, dans le cadre de toutes les religions et aussi en dehors de toute religion, ont tous parlé comme d’un ravissement tel qu’on peut parfois en perdre la conscience du monde extérieur, saisi d’une extase où l’on sait que l’on goùte l’Absolu. Et si cet état dure suffisamment longtemps, on arrive au point où l’on sait qu’on est soi-même cet Absolu – mais là, attention à n’en rien dire au clergé de son Eglise, qui aurait vite fait de vous brùler pour blasphème – du moins au Moyen-Age, et en Occident.

En l’Orient de l’Inde, cette limitation de ce qui était permis dans l’expérience de l’Esprit en nous et autour de nous n’avait heureusement pas cours, et les explorateurs de l’Esprit ont pu révéler ouvertement cet incroyable Fait que nous sommes Cela: ils l’ont révélé, et continuent de le faire, non seulement impunément, mais avec la liberté complète d’enseigner à d’autres comment retrouver cet état vrai de notre conscience centrale. Selon la méthose employée on parlera en Inde de tel ou tel système ou “Voie” de Yoga, tout yoga voulant dire en fait simplement la réunion, enfin, de notre conscience habituelle humaine, pour le moment très diminuée, avec notre conscience vraie, profonde, qui est en fait divine – car ce mot en vaut bien un autre après tout, du moment qu’on sait qu’il ne s’agit nullement du “Dieu” patriarchal menaçant et terrible, despotique et vengeur, que décrivent la plupart des religions tout en osant malgré tout l’appeler un “Dieu d’Amour”, ou “le Bon Dieu”…!

Comme toutes les autres religions, les religions indiennes présentes ne sont que le résidu mentalisé de l’ancien Savoir expérientiel de l’Esprit qu’on appelle de nos jours “Spiritualité”. Co-existent en Inde, maintenant comme autrefois, à la fois ceux qui ont découvert par eux-mêmes la vraie Réalité de l’Esprit sous-jacent à tout, et ceux qui se contentent de répéter sans fin des rituels routiniers pour des buts terre à terre, et non pas un but de développement de la conscience. Partout sur Terre, les dogmes religieux ne sont plus guère que des concepts mentaux humains, déformations et fossilisations de certains éléments du Savoir, très réel mais plus ou moins complet, vécu par un Humain dont la conscience avait atteint, temporairement ou de manière plus ou moins permanente, un état plus ou moins proche de son état vrai, divin.

Mais ce qui se passe à l’heure actuelle partout sur Terre, c’est qu’une étape évolutive nouvelle pousse de plus en plus d’entre nous à rechercher l’expérience directe du Divin en eux-mêmes, parfois encore dans le cadre d’une religion ou d’une autre, mais de plus en plus souvent en dehors, délibérément, de toute contrainte imposée de l’extérieur par quelque religion que ce soit.

En plus de cette entière liberté de conscience pour chacun, il est temps également que notre corps, avec la conscience pour le moment obscure qui lui est propre, puisse participer lui aussi à cet élan évolutif nouveau de tout notre être vers l’état de conscience et le fonctionnement plus divins qui ont été depuis toujours son potentiel secret. D’où la création, par les pionniers de cette évolution consciente, d’une méthode, une Voie de Yoga nouvelle, appelée le Yoga Intégral. Ce Yoga Intégral aide au développement spirituel en chacun non seulement de sa conscience centrale, mais aussi des consciences particulières de toutes les parties de son être, y compris celle des cellules du corps, qui seules peuvent consentir (ou non) aux changements dans leur propre conscience permettant de modifier de la manière voulue leur mode de fonctionnement individuel et collectif, pour aboutir graduellement à un corps transformé, tout autant que le seront les parties mentales et émotionnelles dont est aussi composé notre être.

Voilà! En un résumé se limitant à l’essentiel, je viens enfin d’arriver à exprimer, cette fois en français, la base d’information nécessaire à une compréhension suffisante de ce que j’ai déjà écrit d’autre sur ce blog consacré à ce sujet. Tout cela nous intéresse tous, car une telle évolution nouvelle est inéluctable et déjà en route; maintenant possible de manière consciente pour nous tous, ses résultats universellement bénéfiques seront d’autant plus rapides que davantage d’êtres humains n’importe où en comprendront le sens et l’importance, et l’intégreront dans leur propre vie.

Chers J et J-P, vous qui depuis des années avez fidèlement continué à lire mes blogs, même sans cette base indispensable pour les comprendre, je vous devais bien enfin ces explications, vous les avez bien méritées par une telle patience et persévérance malgré tout dans l’ouverture de votre conscience à ce que je pouvais peut-être lui apporter !!! J’espère avoir en effet apporté maintenant la clarté d’ensemble voulue sur tout ce que la langue anglaise vous empêchait de saisir dans la plupart de mes écrits. Et celui-ci, bien qu’écrit spécialement pour vous, sera utile aussi à plusieurs autres personnes qui ont également ce problème de langue. Ils vous en remercieront bien, je crois!… Ainsi que de cette magnifique photo choisie parmi celles par vous envoyées, qui m’ont fait goûter un peu, de loin, le plaisir de ces balades qu’un jour en effet je ferai peut-être, qui sait, à nouveau avec vous :

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Après cette si charmante vue de la Côte d’Or viticole en France, retour en Inde du Sud, dans la grande tache ronde et verte recréée au fil des ans par nos soins dans toute la zone d’Auroville et son entière biorégion, auparavant devenue désertique à la suite du déboisement…

Voilà donc décrite enfin en français pour ce blog la base de la vie profonde que je mène, avec un nombre grandissant d’autres Terriens, dans cette Auroville qui a été fondée précisément pour étre le premier lieu sur Terre dédié d’emblée à l’exploration expérimentale, individuellement et collectivement, de ce processus nouveau d’évolution consciente, par tous ceux qu’un tel but attirera intérieurement assez pour qu’ils y consacrent volontairement leur vie, ici ou ailleurs – ou au moins qu’ils en retiennent quelque chose pour améliorer leur propre société là où ils sont. Le projet d’ensemble ici comprend également la création progressive d’une ville d’un genre nouveau, limitée à 50.000 habitants et écologique, préparant elle aussi les conditions d’une vie humaine nouvelle, plus libre et plus heureuse parce que plus consciente et plus aimante, de par sa nature divine profonde enfin peu à peu retrouvée.

Nous sommes encore dans la période de transition où les anciens modes de vie égoïstes, étriqués et sclérosés essayent de continuer à s’imposer par tous les moyens possibles, mais l’humanité n’est plus si aveugle et ne se laisse plus faire si facilement, aidée en cela puissamment par l’activation il y a quelques décades d’une énergie de renouveau et d’harmonie, un niveau de conscience universel plus vaste et plus vrai que notre conscience mentale habituelle. C’est cette Conscience Nouvelle cherchant à se manifester sur Terre qui provoque l’élan évolutif nouveau que beaucoup de gens ressentent déjà sans savoir pourquoi, osant enfin imaginer et appeler de tout leur coeur un Futur plus beau que ce que notre présent laissait prévoir…

Il ne fait pour moi aucun doute que le Cirque de Gavarnie, la Côte d’Or et la Dordogne, entre autres, et les êtres comme vous et votre famille, à leur manière participent aussi à la réalisation progressive de ce monde nouveau sur Terre, où il fera bon vivre ensemble, bien que chacun à sa façon… C’est pourquoi j’ai fait de mon mieux, a travers cette lettre, pour partager avec vous ce que nous faisons simplement de façon plus consciente ici, en contruisant Auroville, “la ville dont la Terre a besoin”…

Que 2017 soit une belle Nouvelle Année pour la Terre entière!

Bhaga

PS: Ceci est déjà assez long, je pense que vous serez d’accord… Les détails sur ma vie de tous les jours, ce sera pour la prochaine fois!

Gratitude to Sri Aurobindo

Today, December 5th, in 1950, at 1h26 am, Sri Aurobindo deliberately left his body for good.

He had foreseen for already a year that it might become necessary for him to do so, in order to complete soon enough the supremely important task he had given himself decades before: bringing the Supramental specific vibration from the Supramental world directly in contact with our physical world, so that it would activate in Matter the corresponding vibration, and in this way start a new evolutive step, the Supramental Era, upon Earth. The last of what still needed to be done would be done in an easier and faster way if out of a physical body.

Because of the increasing danger of a Third World War, this task had to be completed very urgently, establishing in an irreversible manner the beautiful evolutive Future promised ‘for Earth and Men’ to the princess Savitri, an incarnation of the Divine Mother in the great epic poem, symbol of terrestrial Evolution, that he had titled after her name, and which was the only writing of his he kept revising and adding to until the day he had fixed for his departure under the pretense of an illness he was actually able to control, coming in and out of coma at will.

So it has been on the part of Sri Aurobindo the sacrifice of his own body, relinquishing the individual transformation already visibly on its way in that body. The amount of consciousness accumulated there passed into the Mother’s body, who would continue after him towards that goal of transforming the physical body.

Today being one of the Darshan Days commemorated every year at the Ashram and in Auroville,  the Message selected for the Card Distribution read thus:

To express our gratitude to Sri Aurobindo we can do nothing better than to be a living demonstration of his teaching.

The Mother

As this is precisely what is attempted by Auroville as a whole and this individual Aurovilian among others, this Message resonated with particular intensity in my being, and I found it perfectly suited for this Research Blog as well, so I decided to publish it here today for all those who will be reading this new post.

With all my gratitude to Sri Aurobindo, indeed, from my entire being.

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