MAI 68, vu par Mère dans l’Agenda

Il y a en ce moment en France, depuis plus d’un mois, et devant durer trois mois, des grèves tournantes des transports, à buts syndicaux et politiques, qui compliquent considérablement la vie du reste de la population.

Quel dommage que ces grèves présentes, de source et inspiration très humainement ordinaires, n’aient donc aucunement le même caractère, la même atmosphère de joie et de fête collective pleine d’amour que pendant cette fameuse période, appelée depuis “MAI 68”, dont cette année 2018 est en fait le Cinquantenaire, mais un Cinquantenaire qui n’est guère célébré en France, où de puissantes influences s’efforcent au contraire d’en discréditer et salir jusqu’à la mémoire!… Ce MAI 68 a pourtant été, pour moi comme pour tant de Français de ma génération, une période bénie, quasi miraculeuse par moments, remplie d’émerveillement pour l’incroyable Fraternité qui soudain se révélait possible parmi nous tous (voir mes anciens articles https://labofevolution.wordpress.com/2012/05/03/mai-68-le-printemps-de-paris-et-maintenant/ et https://labofevolution.wordpress.com/2012/05/06/passage-manquant-dans-mai-68-paris/).

 
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Quelle n’ont pas été ma surprise et ma joie, des années plus tard, à Auroville, d’en découvrir la description, faite “de l’intérieur” bien sûr, par Mère elle-même dans son “Agenda”, ce Journal en quelque sorte, enregistré par son disciple et confident Satprem, de leurs conversations bi-hedomadaires sur les progrès de la Manifestation Supramentale sur la Terre!…

Ce jour-même, le 22 mai, en 1968, Satprem (lui aussi Français) a posé à Mère quelques questions (en italiques) concernant les évènements se déroulant alors en France depuis début mai. Voici le texte de ce que Mère lui a répondu:

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Extrait de l’AGENDA de MÈRE, 22 mai 1968

“Douce Mère, et ce qui se passe en France en ce moment, qu’est-ce que cela veut dire?4

C’est clairement l’avenir qui s’éveille et qui veut chasser le passé.

Tu as lu les lettres des enfants de S? Ils sont là-bas. Par exemple, tous les étudiants et toute la classe ouvrière se sont unis. Il y a naturellement, mentalement, tout le mélange de toutes sortes d’idées, mais la Force derrière… Par exemple, les étudiants veulent changer complètement le mode d’instruction: ils réclament violemment la suppression de tous les examens. Et ils ne le savent pas eux-mêmes, mais ils sont poussés par une force qui veut la manifestation d’une vérité plus vraie.

Eux-mêmes ne voudraient pas de violence – il paraît que ce ne sont pas eux qui ont commencé la violence, mais la police. Et ça, c’est très intéressant, parce que la police représente la défense du passé. Et quand j’ai lu les lettres de ces enfants, puis que l’on m’a donné les nouvelles, alors est venu en moi (cela a été dit très-très clairement, une vision très claire): l’avenir. C’est la Puissance supérieure qui contraint les gens à faire ce qu’ils doivent faire. Entre maintenant et ça (qui est très en avant), ce doit être la puissance d’un nombre immobile. Et alors la vision était claire: si des millions – pas des milliers: des millions – de gens s’assemblent, occupent, absolument pacifiques (simplement s’assemblent et occupent, avec des représentants naturellement qui diront ce qu’ils veulent), alors ça aura le pouvoir. Mais il ne faut pas de violence; dès que l’on se laisse aller à la violence, c’est le retour au passé, c’est l’ouverture à tous les conflits… À ce moment-là, je ne savais pas que c’était la police qui avait commencé la violence; je ne savais pas, je ne connaissais pas les détails de l’histoire. Mais c’était une vision très claire: une occupation par la masse, mais une masse toute-puissante dans son immobilité, qui impose sa volonté par le nombre, avec des représentants intellectuels pour les négociations.

Je ne sais pas… De Gaulle est ouvert à quelque chose de plus que la force purement matérielle. Est-il de taille? Je ne sais pas. Mais en tout cas, il est parmi les meilleurs instruments.

C’est clairement (pas dans le détail, mais dans la direction du mouvement), c’est clairement la volonté d’en avoir fini du passé, de laisser la porte ouverte à l’avenir.

C’est comme une sorte d’écœurement de la stagnation. Voilà. Soif de quelque chose qui est en avant, qui paraît plus lumineux et meilleur. Et en effet, il Y A quelque chose – ce n’est pas seulement une imagination: il Y A quelque chose. C’est cela, la beauté, c’est qu’IL Y A quelque chose. I l Y A une Réponse. I l Y A une Force qui veut… qui veut s’exprimer.

La France est dans une situation privilégiée: l’Inde d’abord, la France après, pour des raisons… simplement de réceptivité. La France a toujours essayé d’être en avant – c’est d’ailleurs pour cela que ce corps est né là.

(silence)

Les journaux parlent d’une grève de plusieurs millions là-bas (ces enfants ont écrit). Ça n’a pas du tout le caractère d’une grève, ça a le caractère d’une révolution.

Je connais cela. Je ne sais pas si je te l’ai jamais dit, mais il y a eu – il y a toujours eu – identification de la conscience de ce corps avec tous les mouvements de révolution. Je les ai toujours connus et guidés avant même que les nouvelles ne viennent: en Russie, en Italie, en Espagne et ailleurs – toujours, partout –, et c’était essentiellement, toujours, cette même Force qui veut hâter la venue de l’avenir – toujours –, mais qui est obligée d’adapter ses moyens d’action suivant l’état dans lequel se trouve la masse.

Et maintenant, justement, il semblerait que l’état de la terre soit tel que tout au moins se prépare (si ce n’est pas encore comme cela), se prépare la manifestation de la masse dans une espèce de volonté silencieuse et immobile… Et ça, c’est une période intermédiaire pour arriver à l’état où cette masse sera tenue sous contrôle et mise en mouvement directement par la Puissance d’en haut.

C’est vers cela que l’on marche.”

 

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Une Voie Ensoleillée pour les Cellules

Oui, en cette année 2018, je célèbre avec mon corps les Quarante Ans de Yoga de ses cellules – mes chères cellules! Elles et moi, nous sommes aujord’hui toutes très heureuses de fêter cela ensemble… mais il n’en a pas toujours été ainsi!

En 1976, lors de mon premier contact conscient avec elles (complètement inattendu), et pour les environ deux années qui ont suivi, elles avaient une conscience de cellules ordinaires, autant que j’en puisse juger. Jamais je n’ai même supposé que cela puisse commencer à changer, si tôt après que Mère ait vécu son propre processus de transformation cellulaire, dont à l’époque seuls de courts extraits sélectionnés par Elle et appelés “Notes sur le Chemin” dans le Bulletin Trimestriel de l’Ashram nous donnaient quelque énigmatique idée, ce qu’Elle vivait étant consigné peu à peu dans son “Agenda de l’Action Supramentale sur la terre” enore inconnu de tous. Pour nous, les humains ordinaires, il était évident qu’il faudrait encore quelques siècles avant qu’aucune évolution cellulaire puisse ccommencer à se produire dans nos corps!…

Alors, lorsqu’à peine en 1978, j’ai surpris pour la première fois certains groupes de mes cellules en train de se tourner vers le Divin avec toute la ferveur de leurs petites consciences, après la stupéfaction ma première réaction a été un immédiat et catégorique “AH NON !!!” horrifié.

Car j’ai carrément paniqué. J’avais lu “Le Mental des Cellules” de Satprem, publié entre-temps,, les passages qu’il citait en particulier de cette période épouvantable qu’il appelait “l’Agenda terrible” m’avaient fait sangloter de chagrin pour Mère, et fait comprendre à quel point Elle avait été pour nous vraiment, totalement notre Mère Divine, sacrifiant finalement son propre corps pour faciliter le plus possible l’évolution des nôtres après Elle. Mais de là à accepter de la suivre sur un si dououreux chemin, cela m’était tout à fait impossible: je savais que ce n’était pas pour moi.

Interpellant à nouveau le Divin comme en 1971, je lui ai signifié avec véhémence que je refusais absolument un tel cadeau s’il devait faire souffrir mon pauvre corps comme il avait fait souffrir celui, pourtant si exceptionnellement endurant, de Mère:

“NON, MERCI…!” fut mon cri spontané. “Arrête-moi ça tout de suite!…”

La réponse patiente et souriante du Divin fut celle-ci:

“Ne t’inquiète pas… C’est comme cela que ça a dû se passer pour Mère, parce que justement Elle était la Mère Divine, parce qu’il fallait aller vite, son corps était déjà très âgé quand il a commencé, et le Travail pour lequel il avait été créé était le plus difficile de tous: être le premier, et éliminer le plus possible des obstacles les plus importants,  afin d’ouvrir la route à ceux qui suivraient. Mais maintenant que c’est fait, ce que la Force Évolutive recherche, ce sont les corps au contraire les plus variés possibles qui soient réceptifs à l’Énergie Nouvelle, de façon à voir comment adapter le processus de base à la manière d’être spécifique de chacun. Pour chacun il sera tenu compte de ses tendances et capacités propres.”

Rassurée, et donc rassérénée, j’ai enfin donné mon accord pour que ce processus se poursuive, ce qu’il a fait sans cesse par la suite, se développant de plus en plus sans pour autant jamais devenir douloureux – au contraire.

Mais quand les récits des expériences cellulaires vécues dans le même temps de son côté par Satprem ont commencé à être publiés, ce que j’en ai lu m’a montré que pour lui c’était terrible, et mes propres cellules du coup s’en sont tellement alarmées que depuis j’ai cessé de lire quoi que ce soit de comment cela se passait pour Satprem, afin que la conscience de mes propre cellules n’en soit pas influencée négativement.

Car pour elles tout continuait à progresser de manière toute différente, et en fait plutôt bienheureuse. Au bout de quelque temps j’ai compris que cette manière de s’y prendre de leur part était inévitable étant donné que je n’étais pas “Satprem”, mais un autre être, dont le nom d’âme s’était révélé en 1979 être “Bhaga”, le nom que les Rishis Védiques donnaient au Pouvoir de Délice d’Être du Divin: d’où plus tard le nom, “Bhagavan”,  “Le Bienheureux”, donné au Suprême, et donc aussi “La Bhagavad Guita”, “Le Chant du Bienheureux”, nom donné aux explications spirituelles majeures adressées par l’ incarnation divine Krishna à son ami humain Arjuna.

Il était bien normal que mes cellules elles aussi s’identifient comme moi à ce nom et à son contenu vibratoire précis, (une forme spéciale d’Ananda en tant que Pouvoir solaire et non plus seulement lunaire), et que ce soit cet aspect-là du Divin qui devienne de plus en plus leur façon spontanée de percevoir le Divin et de vouloir l’incarner en tant que cellules de mon corps.

Mais les récits de Satprem, après l’Agenda de Mère elle-même, sont pour le moment les seuls qui soient lus et connus, ce qui peut donner l’impression qu’en ce qui concerne la Transformation Cellulaire, la voie douloureuse est inéluctable, la seule possible, la seule qui puisse avoir des résultats. Encore hier, j’ai regardé le beau film, “Seulement le fait Divin- Ma rencontre avec Satprem” réalisé sur Pascal Vidal et le témoignage qu’il donne de la relation intérieure puis aussi extérieure qu’il a eue avec Satprem. C’est magnifique, mais cela donne une idée de toute expérience évolutive cellulaire comme devant forcément être aussi extrême, tout le temps à la limite du supportable ou même du mortel.

Si bien que le genre d’expériences cellulaires vécues par moi-même que l’on peut trouver relatées sur ce blog (voir Catégorie “CELLULAR CONSCIOUSNESS” , et “EN FRANÇAIS ” si vous ne parlez que français) peuvent paraître en comparaison peu impressionnantes, car pas dramatiques ni douloureuses, et donc apparemment pas héroïques du tout.  Et pourtant ces expériences sont le résultat des choix évolutifs constants, en fait bel et bien héroïques, toutes proportions gardées, de mes cellules, face à des défis constamment nouveaux dans leur vie, qu’il leur faut beaucoup de courage cellulaire pour chaque fois décider de les résoudre de la manière confiante et heureuse, joyeuse même, au départ pas naturelle pour elles du tout, mais qui est l’attitude qu’elles ont appris à garder encore et encore à chaque instant de leur vie – au moins dans la mesure où les conditions n’ont jamais dû devenir aussi extrêmes qu’elles ont dû le devenir dans le cas des deux Grands Pionniers, et du troisième.

Cette attitude délibérée que je viens de décrire à propos de mes cellules est la même que j’ai décrite telle que donnée par Mère elle-même en ces quelques lignes que j’ai appelées, dans un article plus ancien de ce blog, “Le programme en 5 points de Mère” (seulement en anglais, voir https://labofevolution.wordpress.com/2016/06/01/mothers-five-points-program-thought-control-in-our-life-2/ ).

Une telle attitude intérieure, quand on réussit à la garder de plus en plus constamment, fait que l’on marche (intérieurement, s’entend) sur ce que Sri Aurobindo et Mère appellent “La Voie Ensoleillée”, protégée des dangers des voies plus sombres et plus escarpées, où d’autres pourront bien sûr aller, mais à leurs risques et périls si c’est leur ego spirituel qui les y pousse, ou un type de personnalté qui leur rend difficile cette attitude somme toute enfantine que donne l’Être Psychique.

Alors rétrospectivement, il me semble que tout au long de ces quarante années, et de plus en plus, c’est cela le Cadeau que mes cellules ont voulu non seulement s’offrir à elles-mêmes, mais aussi offrir à tous les êtres ordinaires comme moi qui ne sont pas capables de tous les courages comme Sri Aurobindo et Mère, ou aussi Satprem – mais qui veulent tout de même aider au développement évolutif de conscience de leurs cellules, au rythme et avec les résultats dont ils se révèleront bel et bien capables si c’est de cette manière-là, plus douce, que le processus se passe pour eux.

Maintenant que la période des débuts extrêmement difficiles est, espérons-le, passée, et qu’ainsi un processus très accéléré mais aussi très douloureux n’est plus indispensable, maintenant donc, qui sait, peut-être cette Voie Ensoleillée des Cellules deviendra-telle utille aussi à bien d’autres? C’est pourquoi je la fais connaitre ici, pour que l’on sache que cette option-là aussi existe, avec elle aussi des résultats importants potentiellement pour tous nos corps… Le Divin nous invite à la Diversité d’approches, elle est nécessaire, alors profitons-en!

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Picture from wired.com, with my thanks

 

Pourquoi mes “AUROSPIRITUALS”, après quarante années de “Yoga des Cellules”

Ainsi que je l’ai expliqué dans mon précédent article, c’est depuis 1975 et la pleine venue en avant de mon Être Psychique (l’Être de l’Âme, ainsi nommé par Sri Aurobindo et Mère) que des chansons dévotionnelles pour le Divin ont spontanément commencé à me venir, encore et encore.

Et c’est lorsque le contact intérieur avec mes cellules, qui s’est produit par lui-même un an plus tard, fin 1976, m’a permis de constater avec stupeur, dès 1978, qu’elles étaient carrément, ici et là dans mon corps, en train de s’éveiller spirituellement, c’est à partir de ce moment-là que ces cellules, d’un corps non seulement créole mais aussi né en Afrique, ont commencé à influencer les chansons dévotionnelles qui continuaient de plus belle à me venir: maintenant c’était souvent sur des rythmes de biguine ou de samba fort joyeux et entraînants qu’elles s’exprimaient!….

L’afflux soudain en Septembre et Octobre 2017 de telles chansons, mais cette fois dédiées spécifiquement à l’Afrique, n’a donc été que la plus récente forme qu’ont prise ces “AUROSPIRITUALS” qui se sont composés en moi depuis le début des années 80.

Je croyais ne les avoir nommées “AUROSPIRITUALS” que juste avant l’arrivée récente du Niagara africain: justement pile la nuit d’avant que le Niagara africain ne se déclenche en pleine force au petit matin, j’avais fait la liste de toutes mes chansons bien rythmées, et les avais appelées ainsi – pour la première fois, ou du moins je le croyais.

Erreur majeure en fait:

Ce sont de simples petits cahiers d’écolière qui me servent depuis 1988 à noter (enfin…) les progrès spirituels de mes cellules, ainsi que mes rêves – au cas où ceux-ci révèleraient une relation intérieure secrète avec les progrès cellulaires notés aussi.

Dès le premier cahier en 1988,  j’ai intitulé tout l’ensemble de mes notes futures “Mes Cellules et moi: Journal d’une Merveilleuse Aventure ensemble”.

Tout récemment – ces dernières semaines – en remontant le temps dans ces petits cahiers, alors que j’étais à la recherche d’un tout autre évènement cellulaire, je suis tombée sur la véritable date à laquelle j’avais pour la première fois eu l’inspiration de ce nom pour ces chansons au rythme plus exotique : c’était en fait, incroyable mais vrai, au matin du 24 février 2017, soit exactement le lendemain de mon anniversaire d’il y a un an!!!

Ô surprise, dès ce matin-là, juste à la suite de mon anniversaire précédent, le Divin m’avait déjà soufflé ce nom précis pour ces chansons-là: les “AUROSPIRITUALS”!…

Je me suis rendu compte avec effarement que ce nom spécifique avait donc une grande importance, plus d’importance que je ne le soupçonnais. De fait, ce nom me permettait d’évoquer et d’honorer le nom des chants similaires plus anciens, certes, mais tout en m’en démarquant grâce à ce nom plus universel qui pourrait du coup être utilisé pour la joyeuse expression dévotionnelle de tout peuple et toute culture, au-delà de toutes les religions et de leurs dogmes humains si limitants et séparateurs!…

Grâce aux recherches génétiques maintenant faciles à faire, de nombreuses personnes se découvrent des ancêtres d’origines totalement insoupçonnées, et déjà cette simple révélarion les fait s’ouvrir à ces autres peuples auxquels ils étaient donc reliés sans le savoir

Mais ce que la génétique ne sait pas encore, c’est que nous avons  souvent été aussi nos propres ancêtres…! Or dans mon cas, ce ne sont pas seulement des racines africaines et créoles que j’ai en moi. Que ce soit d’une vie ou d’une autre, j’en ai en fait au masculin ou au féminin, dans tous les continents, sous toutes les latitudes et couleurs de peaux, exprimant toutes les croyances chamaniques ou religieuses connues ou oubliées. Des racines, j’en ai, semble-t-il, une multitude.

En effet: l’Aurovilienne britannique et médium (aujourd’hui retournée pour sa santé à la fraîcheur de l’Angleterre) qu’autrefois j’avais finalement consultée moi aussi, m’avait révélé avec étonnement que j’étais ce qu’on appelle une “vieille âme”, ayant vécu des vies et des vies, partout, depuis les temps les plus anciens, et que dans cette vie-ci (très importante), j’aurais à rassembler et utiliser les acquis de toutes ces autres vies pour en faire la richesse très diversifiée que notre unité humaine exige pour se réaliser vraiment, dans ce futur évolutif terrestre qui grandit de plus en plus.

J’avais bien pris bonne note de ce que disait cette Aurovilienne douée de voyance, mais sans avoir la moindre idée de comment ce devenir spirituel d’universalisation future deviendrait une partie de mon vécu effectif.

Et voilà que maintenant cela commençait nettement à se produire, et sur le mode intense et accéléré dont je commençais à avoir l’habitude, heureusement, car c’était ainsi que tous mes précédents progrès spirituels, en quelque partie que ce soit de mon être, s’étaient chaque fois produits, et ce progrès nouveau ne faisait pas exception:

Coup sur coup, après l’Afrique et plusieurs de ses régions, dont celle de l’Atlas, c’est le Tibet qui a fait revivre ses racines en moi, puis le Kazakhstan, ou plutôt la région entière située autour de l’AltaÏ, quels que soient les noms présents des pays qui s’y trouvent depuis toujours, et dans lesquels mon être s’est incarné pour une vie ou une autre. Et i il y a le Péroude MacchuPicchu. Et il y a l’Israël d’autrefois – plusieurs vies. Et il y a bien sûr mes racines, multiples elles aussi, en France-même, à différentes époques. Et c’est loin d’être tout!

Tous ces mois derniers, mes propres progrès évolutifs se sont traduits, de nuit comme de jour, par une sorte d’universalisation, non plus seulement psychologique comme dès mon adolescence, mais bien corporelle, le vécu enfoui dans les couches invisibles de l’ADN de mes cellules commençant à s’activer de nouveau, me portant successivement et irrésistiblement vers plusieurs de ces Pavillons Culturels que Mère nous a demandé d’aussi construire à Auroville, je comprends de mieux en mieux pourquoi.

Et cela ne me concerne pas seulement moi, bien sûr: Auroville, et au-delà d’Auroville toute l’Humanité, doivent suivre ce même mouvement intérieur reliant toutes nos diversités.

Il est bien entendu que les Auroviliens viennent de partout, déjà au premier degré, parlant simplement de nos pays d’origine dans cette vie-ci. Mais cette appartenance-là est trop unique, trop aisément “réductioniste” et “exclusiviste” dans son attitude envers les autres pays.

Au delà de cette appartenance apparemment unique de chacun, tant d’entre nous vivant à Auroville ont comme moi de ces racines profondes multiples qui les connectent invisiblement à tant d’autres pays et cultures et époques, en plus de leur pays d’origine de cette fois-ci, que, ayant vécu sous toutes les couleurs de peau, quand ils commencent à s’en souvenir, ils ne peuvent tout simplement plus être racistes…

Même chose pour les religions: quand on a vécu au temps du Christ, mais aussi au temps de Krishna, et aussi au temps de Bouddha ou de Mahomet, et puis maintenant de Sri Aurobindo et Mère, c’est du dedans que l’on ressent la merveilleuse complémentarité de leur succession: simplement des expressions différentes, et croissantes, de la même Vérité maintenant enfin entièrement dévoilée, Celle-ci a eu besoin de toutes les précédentes pour redevenir totale dans son expression, et doit les conserver, sous une forme plus souple, dénuée d’exclusivisme: ainsi seulement pourra-t-elle continuer à s’adapter aux degrés d’évolution et aux besoins intérieurs différents qu’ont forcément ces êtres individuels uniques que nous sommes tous, tous aspects différents du même Divin à la fois UN et TOUT.

C’est donc, je le constate, ce vécu nouveau de mes cellules qui m’a fait accomplir dans ma conscience individuelle le même progrès d’universalisation effective.

Pour 2018, pour cette Quarantième Année de leur propre “Yoga des Cellules”, ainsi que l’appelait Mère, c’est le Cadeau qu’elles ont reçu peu à peu, pendant les fêtes de Fin d’Année et de Nouvelle Année, et encore depuis… Et elles m’en ont fait gentiment profiter, elles l’ont partagé avec moi, ce Cadeau, et maintenant grâce à ces neurones qui le formulent pour moi, et ces mains qui l’écrivent sur ce clavier pour moi, sans compter toutes les autres cellules de ce corps qui participent d’une manière ou d’une autre, je peux en faire profiter d’autres êtres humains aussi, un peu partout, à travers ce blog! N’est-ce pas fabuleux?!?

Toutes mes félicitations à vous, mes chères cellules, et toute ma gratitude d’être humain qui se sentait encore trop séparé des autres! Vous avez changé tout cela en quelques mois!… Et notre petite Célébration de l’Afrique au Pavillon Africain à travers vos gais “AUROSPIRITUALS”, pour l’anniversaire de ce corps que vous constituez, mes chères cellules, cette petite fête prend de plus en plus tout son sens de Célébration de la merveilleuse Diversité d’Expression Humaine dont nous faisons tous partie!…

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Mon Anniversaire dédié à l’Afrique, ce 23 février de notre “Semaine Anniveraire”

Je viens de fêter – comme chaque année – mon Anniversaire.

Oui, au beau milieu de la célèbre Semaine Anniversaire que nous célébrons toujours à Auroville, du 21 février, Anniversaire de Mère, au 28, Anniversaire d’Auroville elle-même!…

Comme beaucoup d’autres ici dont l’Anniversaire est aussi pendant cette période (ou autour du 15 août, Anniversaire de Sri Aurobindo…!), je me sens honorée de cette sorte de parenté de date; mais quelque soit la date, nous donnons tous à notre Anniversaire l’importance voulue, dûe au fait que ce jour-là, tout être humain est particulièrement ouvert intérieurement: ouvert à l’influence bénéfique de son âme, et donc aussi de cet UN Divin dont tout ce qui est, fait partie, et est l’expression partielle, dans cet UN Divin en qui tout, en fait, baigne invisiblement, que ce soit onsciemment ou non….

En cette année 2018, cette Semaine Spéciale a été encore plus spéciale que d’habitude, car c’était le cinquantième Anniversaire d’Auroville, son Jubilé d’Or, comme on dit. (voir mon article précédent, https://labofevolution.wordpress.com/2018/03/04/le-golden-jubilee-dauroville-comme-vecu-par-une-aurovilienne/ ).

Depuis Juin 1975 et la pleine venue en avant de mon Être Psychique (en à peine quelques étapes dès mon arrivée à Auroville en 1972) il se trouve qu’en conséquence directe j’ai reçu l’inspiration de nombreuses chansons d’Amour pour le Divin, d’abord plutôt solennelles ou intimistes (des tendres valses par exemple), puis au fil des années de plus en plus rythmées à la façon antillaise que mon corps, né de parents martiniquais, affectionne spontanément de toutes ses cellules.

Me rappelant les anciens “negro-spirituals” découverts à mon adolescence, créés en particulier dans le Sud des USA, même en plein esclavage, par ces peuples d’Afrique déracinés mais malgré tout pleins de foi, j’avais eu à coeur de les honorer en appelant “AUROSPIRITUALS” ces chansons similaires qui m’étaient venues, non plus inspirées cependant par aucune religion, mais bien par la spiritualité universelle qui grandit maintenant partout du fait de l’évolution collective de l’Humanité…

Or voilà que depuis quelques mois – à partir de Septembre 2017 – j’ai reçu de manière très inattendue et puissante,  coup sur coup, plusieurs de ces AUROSPIRITUALS  bien rythmées, mais cette fois dédiées spécifiquement à l’Afrique!

Cela m’a rebranchée immédiatement sur cette vaste Terre d’Afrique où en effet j’ai choisi dans cette vie-ci, d’abord de naître, à Alger, dans une Afrique du Nord alors française, puis après quelques mois de continuer à grandir, mais cette fois dans cette Afrique Occidentale alors française elle aussi, où étaient retournés mes parents pour leur travail normal dans l’Administration Française de l’époque: au Sénégal, initialement dans la brousse et plus tard dans la capitale Dakar, puis au Soudan, à nouveau en brousse puis dans la capitale Bamako avec sa colline Koulouba surplombant la vaste plaine du Niger.

De cette naissance et enfance africaines m’est resté un grand amour pour l’Afrique, que les décades passées ensuite en France puis à Auroville n’ont pas réussi à tarir.  Depuis mon arrivée ici, j’avais impatiemment attendu que se créée au moins un embryon du Pavillon Africain, parmi les autres Pavillons Culturels de divers pays qui naissaient au fil des années dans la zone d’Auroville que Mère, sa fondatrice, avait demandé de réserver à cet usage.

Enfin quelques Africains avaient récemment commencé à venir (en plus d’un solitaire), et finalement, depuis à peine quelques années, le Pavillon Africain était né,.. mais je vivais alors sur la plage principale d’Auroville, trop loin et trop submergée de responsabilités pour participer à cette naissance, tant attendue pourtant de ma part.

Mon retour providentiel fin 2014 vers le Centre d’Auroville, et maintenant cette cataracte de chansons pour l’Afrique qui me tombait soudain dessus, m’ont donné du coup l’occasion rêvée de m’impliquer enfin dans le développement de ce Pavillon si chéri à l’avance.

Dans les lieux encore sommaires mais déjà aménagés et décorés avec talent de ces peintures géométriques hautes en couleurs, bien reconnaissables, de la Culture Africaine, je me suis sentie tout de suite chez moi, ainsi que dans cette atmosphère familière de simplicité cordiale qui m’a accueilie, aussi bien de la part de la poignée de responsables, eux-mêmes Africains bien sûr, que des nombreux volontaires (certains pour de longues durées) ou aussi visiteurs de passage qui peuplent le Camping “Safari” où chacun vit en pleine nature sous les petites tentes disponibles ou bien celle qu’il/elle a apportée. Cuisine et toilettes communes sont déjà érigées et décorées, ainsi qu’un grand espace commun couvert, en forme de hutte traditionnelle, à côté du Camping; de l’autre côté, l’espace à ciel ouvert où, autour d’un grand feu de joie, se passe la célèbre soirée hebdomadaire de “Drumming” au Pavillon Africain…

C’est ainsi que moi-même j’ai pu passer la nuit sur place, sous une tente, après avoir enfin pu assister – et participé avec délice ! – à la danse générale qui s’empare de tous les corps présents chaque jeudi soir, pendant la Soirée de Tam-Tam à laquelle se joignent, en plus des Africains en personne, tout autre musicien aurovilien inspiré par ces rythmes joyeux et libres qui font tant de bien au corps…

Quelques semaines plus tard, un petit groupe se formait spontanément autour de moi pour accompagner ces AUROSPIRITUALS spécifiquement africains… Mais dans quel but exactement, cela ne m’est apparu clairement qu’à ce moment-là: la Semaine Spéciale approchait, et avec elle mon propre Anniversaire, c’était évidemment pour la date de ma naissance que je devais chanter pour cette Afrique bien-aimée où j’avais autrefois choisi de naître!…

Mais, surprise de dernier moment, ce qui ne devait être qu’une petite fête intime avec les quelques accompagnateurs et les amis invités spécialement, s’est ensuite mué, à la demande des responsables du Pavillon,  en évènement officiel à annoncer publiquement comme l’évènement présenté par le Pavillon Africain en tant que sa contribution au Jubilé d’Or d’Auroville!!!

Heureusement, la Grâce Divine a fait que l’annonce officielle n’est parue que le 24 février, soit le lendemain de notre petite Célébration de l’Afrique pour mon Anniversaire, si bien qu’un public suffisant et enthousiaste était présent pour frapper dans ses mains et chanter les refrains avec nous, mais pas la foule énorme pour laquelle nous n’étions pas du tout préparés, et que donc nous redoutions secrètement!…

Maintenant, après cette mémorable performance, et aussi tous les autres évènements auxquels nous avons tous assisté ailleurs avant et après, pendant cette incroyable Semaine du Jubilé d’Or, tout le monde se repose, épuisé… Mais, ô joie, tout s’est bien passé, donc nous savourons ce repos bien gagné, tout en remerciant en souriant cette Grâce Divine qui a donné partout le coup de pouce voulu aux moments critiques, et a rendu tout finalement possible… et même réussi!

Cet Anniversaire personnel si spécial cette année au Pavillon Africiain restera gravé dans ma mémoire… et marquera aussi à sa manière une grande Première à Auroville: le début public d’une nouvel aspect de la Culture Nouvelle qui y grandit : les AUROSPIRITUALS!

L’évènement a été enregistré et filmé par notre Auroville Radio, voici le lien pour une courte vidéo, une version bien sûr abrégée et où des fragments du petit historique que j’ai d’abord donné pour un groupe d’amis ont été insérés ici et là parmi les extraits de chansons:

https://www.aurovilleradio.org/aurospirituals-at-african-pavilion/

La place de tout cela dans le Yoga Intégral, ce Yoga d’Évolution individuelle et collective  auquel ma vie tout entière est consacrée depuis 1971 ?… Si cela vous intéresse, vous l’apprendrez dans mon prochain article!…  Celui-ci n’est-il pas déjà assez long ?…

 

Le “Golden Jubilee” d’Auroville, comme vécu par une Aurovilienne

Mon dernier article avant celui-ci était le 9 février… Comme trop souvent ces temps derniers, presqu’un mois s’est écoulé entre cet article-là et le nouveau que je suis enfin à même d’écrire.

Mais cette fois-ci ce n’est pas seulement à cause de mes propres difficultés internes. Voici ce que j’ai écrit en réponse à un commentaire sur cet article précédent:

“Je vous suis très reconnaissante, cher Rick, pour cet excellent commentaire sur mon article et les points principaux qu’il touchait! Vous lui ajoutez de l’information, et un lien auquel je serai heureuse d’aller dès que cette “Semaine Anniversaire” annuelle que nous avons à Auroville en cette période de l’année sera terminée et que j’aurai à nouveau un peu de temps pour lire…! Le fait que cette année l’Anniversaire d’Auroville sera son Cinquantième Anniversaire,  ou “Jubilé d’Or”, avec toutes les célébrations variées que vous pouvez imaginer, ne facilite pas les choses… 😀 “

Plus récemment, une circonstance extérieure certainement espérée, mais terriblement aggravante, s’est effectivement matérialisée: le Premier Ministre de l’ Inde, Sri Narendra Modi, est venu nous rendre visite en personne le 25 février !… Cet évènement a fait la Une des journaux dans toute l’Inde:

Ce n’était bien sûr pas “à Pondicherry “, mais à Auroville même, et le public qui peut être vu assis dans notre vaste “Auditorium Sri Aurobindo” au Bharat Nivas (le Pavillon Culturel de l’Inde, parmi les nombreux autres Pavillons Culturels déjà construits ou à ériger dans cette zone spécifique d’Auroville) sont des Auroviliens, comme l’est aussi la dame indienne qui joue le rôle de la présentatrice pour tous les VIPs alignés sur la scène de part et d’autre du “Prime Minister”.

C’est fait, ce “Golden Jubilee” d’Auroville, si important, célébré avec la grandeur et la beauté qui lui étaient dûes, trois jours plus tard, le 28, annivesaire de la date précise à laquelle avait eu lieu la Cérémonie de Fondation en 1968 – est maintenant en effet passé, et j’ai à nouveau en effet un peu de temps, non pas encore pour lire quoi que ce soit, mais bien pour écrire au moins un nouvel article pour ce Blog!!!

À propos de ce “Golden Jubilee,” bien sûr. Non du point of vue de l’une des nombreuses, nombreuses personnes de l’extérieur qui, en quelque capacité officielle ou non qu’elles l’aient fait, ont assisté d’une manière ou d’une autre à cet évènement multiple, mais du point de vue de quelqu’un de l’intérieur, le point de vue d’une Aurovilienne qui a elle-même vécu et travaillé ici depuis 1972, c’est à dire quarante-cinq ans – un bon bout de temps, comme vous le voyez – et qui peut pleinement apprécier les véritablement énormes, incroyables changements qui se sont produits ici durant cette période-là.

De l’effrayante terre désertique avec une poignée de huttes précaires ici et là, se serrant les unes contre les autres sous un soleil de plomb, à la végétation presque débordante, et à la Cité émergeant très visiblement de cette masse verdoyante, avec des bâtiments aussi magnifques que celui où, ô fait incroyable mais vrai, je vis maintenant moi-même, quel énorme miracle semble s’être produit! Sans parler de ces célébrations du Golden Jubilee elles-mêmes,  un miracle se déversant d’évènement en évènement présentés pratiquement partout dans Auroville, pratiquement tout le temps, pendant cette entière “Semaine Anniversaire” (de celui de Mère le 21 à celui d’Auroville le 28) devenue encore plus signifiante cette fois-ci du fait que c’était le Cinquantième Anniversaire de notre chère Auroville!…

D’après la façon dont j’ai moi-même vécu pendant ces derniers mois les hauts et les bas totalement déconcertants dans la préparation de mon propre petit évènement (pour mon propre anniversaire le 23) au Pavillon Africain et pour lui, au beau milieu du tourbillon des autres évènements préparés un peu partout aussi, je peux dire que la somme de tous nos efforts semble avoir été énorme, mais qu’elle n’aurait finalement pas abouti à grand’chose sans l’Aide palpable de la Grâce Divine, nous débarrassant au fur et à mesure de tous les obstacles apparemment insurmontables qui se dressaient devant nos entreprises aussi variées qu’audacieuses.

Car c’est cela qui est pour moi le miracle encore plus grand qui s’est passé tout au long des nombreuses années de notre présence ici, inébranlable, entêtée, obstinée: le miracle intérieur, celui qui a commencé à nous transformer chacun(e) radicalement, à travers la  pure magie de la Foi.

Depuis le début en 1968, et n’importe quand après également, toutes les données allaient tellement contre nous, ce ne pouvait être que par la foi, une foi toutjours grandissante, de moins en moins en nos propres efforts humains, mais de plus en plus dans l’Aide Divine, que nous avons affronté toutes les tâches que nous avons tenté d’accomplir – et que nous avons effectivement accomplies finalement, aussi impossibles qu’elles aient pu  sembler au début,… et le plus souvent longtemps après aussi.

Nous avons chacun grandi à notre propre manière unique, nous débarrassant de quelques-uns des problèmes humains personnels dont chacun était un mélange unique. Mais nous avons tous aussi grandi ensemble d’une manière collective, commune: en acquérant de plus en plus de patience, de plus en plus de persévérance, en un mot de plus en plus de ce miraculeux ingrédient présent en nous tous, êtres humains: la Foi.

De la Foi en le Divin avant de faire aucune des choses variées mais complètement insensées que nous avons eu invariablement à faire au long des années, et de la Gratitude pour le Divin après, une fois que, tout à fait miraculeusement, la chose était faite.

Ceux qui n’arrivent à Auroville que maintenant, surtout s’ils viennent de l’Occident, n’ont aucune idée à quel point chaque pas a été simplement une impossibilité, pour parvenir à l’Auroville de maintenant.

Alors à la fin, de manière bien inattendue, tout devient en quelque sorte amusant. De l’amusement pur et simple!

Bien sûr il faut continuer à contribuer son effort personnel, preuve concrète que oui,  nous voulons réellement que ce résultat-là se réalise, mais nous ne sommes plus vraiment anxieux quant au résultat: si c’est bien la vraie chose qui doit se produire, le Divin la fera se produire de toutes façons, quel que soit ce qui va contre – et si la chose ne se produit pas, cela signifie simplement que ce n’était pas réellement la chose vraie, ou pas sous la forme voulue, et donc c’est très bien que cela ne se soit pas produit: cela se produira sous la forme vraie plus tard, voilà tout…

Et c’est ainsi qu’hier, téléphonant à une amie et collègue juste partie une semaine pour donner un stage ailleurs en Inde, sans avoir eu le temps pendant la folie de ces derniers jours de nous rencontrer comme nous le faisons d’habitude, nous nous sommes soudain surprises à rire, rire irrésistiblement de toute cette épreuve que nous avions vécue là.

Nous riions du pur délice intérieur qui vient de savoir ce si secret et si merveilleux Fait: que si vous, de votre côté, donnez réellement tout ce que vous pouvez, en toute sincérité et confiance, alors il n’y a plus de souci à se faire: le Divin fera tout le reste pour vous, tout ce qu’il vous aurait été impossible de faire, et l’Impossible se produira encore et encore, de façon régulière, comme la Nouvelle Manière de Vivre que tant d’entre nous ont souhaitée si ardemment dans leur pensée, leur coeur, leur corps – des êtres encore humains dans une large mesure, certes, mais en même temps, dans une certaine mesure au moins, déjà plus tout à fait humains… et ressentir cela est si merveilleux!!!

Savoir par expérience directe, répétée, que vous pouvez compter sur l’Aide Divine, parce que le Divin est de plus en plus pour vous cet Ëtre Immense, sans limite, éternel, tout-puissant, qui Sait et qui Aime, qui est en vous et tout autour de vous, dans lequel vous avez éternellement votre propre être, en toute sécurite et toute félicité, si bien que relever le Défi bien digne de vous, de cet esprit divin, de cette partie du Divin que vous êtes, le Défi du Monde Physique, devient Amusement Divin en effet… tout cela devient graduellement Délice Divin – même pour les cellules de votre corps physique, dans le profond éveil qui est aussi le leur.

En cette si précieuse Auroville, où nous sommes assez bénis pour vivre, tout ce qui précède dans cet écrit est en train de devenir la Réalisation Collective d’un nombre toujours plus grand d’Auroviliennes et Auroviliens, en une nouvelle sorte de société dont l’Humanité entière bénéficie déjà.

Que notre gratitude continue pour toujours d’aller vers les deux héroïques Pionniers de l’Évolution Consciente, Sri Aurobindo et Mère, qui ont rendu tout cela possible chacun à travers son propre corps, d’abord pour cette Auroville dont ils ont eu la vision, qu’ils ont fait naître et dont ils ont guidé les premières années, leur Conscience Deux-en-Une la gardant, maintenant encore, dirigée vers la pleine Vérité de son destin futur en tant que première Cité Universelle, le Berceau de cette Superhumanité vraie, pleine d’Amour, en laquelle nous évoluons lentement…

 

“SOS d’un terrien en détresse”: Hommage à Daniel Balavoine

SOS d’un terrien en détresse

SOS d’un terrien en détresse
Chanson de Daniel Balavoine
extrait de l’album Starmania
Face A Lucie
Face B SOS d’un terrien en détresse
Enregistré 1978
Studio Gang, Paris
Durée 3:35
Auteur Luc Plamondon
Compositeur Michel Berger
Réalisateur Michel Bernholc
Label LM Riviera, Barclay

SOS d’un terrien en détresse est une chanson composée par Michel Berger et écrite par Luc Plamondon en 1978 pour l’opéra rock Starmania.

Elle fut interprétée pour la première fois par Daniel Balavoine, puis reprise par Norman Groulx, Renaud Hantson, Bruno Pelletier, Grégory Lemarchal, Daniel Popovic, Laurent Bàn et Dimash Kudaibergen, jeune chanteur Kazakh.

Peter Kingsbery (du groupe Cock Robin) a repris la chanson en anglais, sous le titre Only the Very Best, dans la version anglaise Tycoon en 1992. L’adaptation anglaise a été écrite par Tim Rice. Cette version est parue en single la même année.

En décembre 2015, l’artiste française Marina Kaye interprète Only the Very Best dans l’album de reprises intitulé Balavoine(s) en hommage à Daniel Balavoine.

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Eh bien, grâce à cette chanson présentée une première fois dans mon précédent article, je m’instruis!… Alors j’en profite pour instruire en même temps aussi celles et ceux d’entre vous, mes visiteuses et visiteurs, qui s’intéresseront à cette petite enquête chronologique que je viens de faire à propos de cette chanson si émouvante… dont ni le nom de l’interprète ni même le titre de la chanson elle-même n’étaient donnés, mais dont il s’avère, ô joie,  que je lui avais donné exactement le bon titre, son vrai titre! (Oui, félicitez-moi, je le mérite!!!)

Écoutée en premier sur la Page FB de quelqu’un d’autre, son partage immédiat sur ma propre Page avait déclenché les réactions appréciatives de plusieurs ami(e)s aussi bien de langue anglaise que de langue française, d’où ma traduction à l’intention de ceux qui en avaient besoin pour apprécier encore plus pleinement cette chanson.

Mais alors c’est le commentaire d’une amie française plus jeune que moi (connue depuis les temps anciens, pré-auroviliens, où j’étais encore jeune Prof de Lettres Classiques en France…) qui m’a fait découvrir que cette merveilleuse chanson avait été originellement chantée, avec grand succès, par un chanteur français que je n’avais jamais connu, étant partie pour Auroville dès 1972, mais qui avait eu par la suite une carrière retentissante: Daniel Balavoine.

Intriguée par ce nom de moi inconnu, mais visiblement encore si aimé de mon amie,  j’ai fait aussitôt la Google Search qui s’imposait…

Elle en valait la peine: en effet, ce jeune chanteur des années 70 et 80 avait été quelqu’un d’exceptionnel, extrêmement populaire également à cause de son profond engagement social et politique aussi bien sur scène ou devant les média qu’en tant que simple être humain, devenant l’un des premiers artistes français à s’investir personnellement dans l’humanitaire – jusqu’à sa mort le 14 janvier 1986, à 33 ans, dans un accident d’hélicoptère alors qu’il aidait de son mieux l’Afrique affamée, entre autres précisément en participant à ce Paris-Dakar où, au Mali,  il trouva la mort, ainsi que les quatre autres passagers, dans le crash de cet hélicoptère au cours d’une opération destinée à acheminer des pompes à eau pour les populations locales maliennes,.

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Cette disparition prématurée de l’un des ses chanteurs les plus importants de l’époque créa en France un choc énorme. En dépit de sa carrière ainsi tragiquement écourtée, Daniel Balavoine a écrit et composé plus d’une centaine de titres et demeure aujourd’hui encore l’un des artistes francophones les plus populaires, fort de près de 20 millions d’albums vendus et de tubes qui restent dans les coeurs. Nombreux sont encore ceux et celles de ses anciens fans qui continuent à honorer sa mémoire… gardant aussi éventuellement, comme mon amie, une préférence pour l’interprétation première qu’il avait donnée de chansons qui, comme celle-ci, ont été plus tard reprises par d’autres, avec plus ou moins de succès.

En ce qui concerne cette chanson particulière, créée pour Balavoine dont la voix avait une tessiture androgyne de près de trois octaves, les vidéos de YouTube m’ont révélé, après l’artiste originel, un autre chanteur français dont l’interprétation et la personnalité attachantes, ainsi que la mort (de maladie) encore plus jeune – à 20 ans à peine – l’ont gardé lui aussi semble-t-il dans beaucoup de mémoires: Gregory Lemarchal.

Quant au jeune chanteur de la vidéo que je vous ai présentée, il s’agit, je l’ai enfin appris, de Dimash Kudaibergenov, du Kazakhstan, dont l’ardente interprétation – en français ! – et la voix elle aussi extraordinaire lui valurent de remporter l’émission “Singer 2017” en Chine. Son audition diffusée du 6 février 2017 a connu un véritable succès aussi bien auprès du jury que des spectateurs et téléspectateurs.

Bien qu’heureuse de savoir enfin son nom et les circonstances où nous le voyons chanter si magnifiquement cette chanson, je tiens à remercier ici l’amie qui m’a fait découvrir le tout premier interprète à avoir fait connaître et aimer cette oeuvre. Grâce à cette amie, ma vie en est enrichie, car je perçois à présent un tant soit peu la place énorme que ce Daniel Balavoine, dont j’ignorais jusqu’au nom, a eue dans la chanson et la société françaises d’une époque que je n’ai pu vivre directement avec elle, étant partie vivre au loin, à Auroville … Merci, amie !

Chanson magnifique: Le SOS d’un Terrien en détresse (and translation in English)

Une magnifique chanson, magnifiquement chantée, trouvée sur Pacebook et mise sur ma propre Page FB, mais dont les paroles françaises avaient besoin d’une traduction anglaise pour être appréciées pleinement par tous, autant que l’extraordinaire et très émouvante interprétation qu’en donne ce tout jeune artiste à l’incroyable voix.

Voici donc les paroles françaises, avec ma traduction anglaise pour chaque ligne:

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Pourquoi je vis? Pourquoi je meurs? /  Why do I live? Why do I die?

Pourquoi je ris? Pourquoi je pleure?  / Why do I laugh? Why do I cry?

Voici le SOS  /  Here is the SOS

D’un Terrien en détresse:  /  From an Earthling in distress:

J’ai jamais eu les pieds sur terre  /  I never had my feet on the ground

J’aimerais mieux être un oiseau  /  I would rather be a bird

Je suis mal dans ma peau  /  Don’t feel good in my skin

Je voudrais voir le monde à l’envers  /  I’d like to see the world upside down

Si jamais c’était plus beau  /  If ever it looked more beautiful

Plus beau vu d’en haut   /  More beautiful, seen from up there

D’en haut!…  /  From up there!…

J’ai toujours confondu la vie  /  I always confused life

Avec les bandes dessinées  /  With comic strips

J’ai comme des envies de métamorphose  /  I wish for some metamorphose

Je sens quelque chose  /  I feel something

Qui m’attire, qui m’attire, qui m’attire  /  That attracts me, attracts me, attracts me

Vers le haut !…  /  Upwards!…

Au grand Loto de l’univers  /  At the big Loto of the Universe

J’ai pas tiré le bon numéro  /  I didn’t get the right number

Si jamais c’était plus beau  /  If ever it was more beautiful

Plus beau vu d’en haut…  /  More beautiful, seen from up there

D’en haut!…    From up there!…

Pourquoi je vis? Pourquoi je meurs?  /  Why do I live? Why do I die?

Pourquoi je ris? Pourquoi je pleure?  /  Why do I laugh? Why do I cry?

Je crois capter des ondes  /  I seem to be receiving energies

Venues d’un autre monde….  /  Coming from another world

J’ai jamais eu les pieds sur terre  /  I never had my feet on the ground

Si jamais c’était plus beau,  /  If ever it were more beautiful

Plus beau vu d’en haut,  /  More beautiful seen from up there

D’en haut!…  /  From up there!…

(Soars for a while, then comes back down, and then very softly, sings the first words of a French lullaby)

Dodo l’enfant… do…    Sleep well, child, sleep well….

 

 

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