L’Action de Sri Aurobindo continue…

(Traduction française de l’article précédent, ‘Sri Aurobindo’s Continued Action’)

Carte-Message de l’Ashram pour ce Jour de Darshan commémorant le décès de Sri Aurobindo le 5 Décembre 1950 (plus traduction):

‘In absolute silence sleeps an absolute Power.’/ “Dans l’absolu silence dort un Pouvoir absolu”.

Savitri

Sri Aurobindo

De retour en Inde en 1893 en tant que jeune adulte déterminé à libérer son pays du Joug britannique, après une douzaine d’années d’un engagement politique intensément actif et dangereux, lorsqu’un Ordre Intérieur du Divin lui fit savoir que sa véritable Mission était bien d’être un Combattant pour la Liberté, certes, mais d’une manière encore bien plus vaste, car c’était pour libérer l’Humanité tout entière du Joug du Pouvoir Mental, Aurobindo Ghose se donna avec la même fervente intensité à l’énorme nouvelle Tâche qui lui était présentée.

Se tournant complètement vers ce but spirituel de trouver la Nouvelle Voie de Yoga qui constituerait un Pas Nouveau de l’Évolution ici sur Terre, au lieu de l’habituelle Échappée loin de la vie terrestre qu’était la spiritualité traditionnelle, l’homme ardent qui s’appelait maintenant Sri Aurobindo prit refuge en 1910 dans l’enclave alors française de Pondichéry, un reclus spirituel parmi quelques compagnons du Bengale qui s’étaient exilés pour le suivre. Avec la venue en 1914 de cette Française de haut niveau spirituel en qui il reconnut “La Mère”, son alter ego spiritual et sa collaboratrice pour  faire avancer l’Évolution sur Terre, et après son retour défintif en 1920, dès 1926 il remporta une Victoire intériere majeure: la Descente de Sri Krishna dans le Physique, le 24 Novembre. Ce jour marqua le début d’un changement important: Sri Aurobindo demanda à la Mère de s’occuper entièrement des disciples de plus en plus nombreux autour d’eux (ainsi naquit l’Ashram) tandis que lui se retirait dans sa chambre pour une durée indéterminée.

Il ne faut pas s’y tromper: Sri Aurobindo ne s’était pas retiré pour ne rien faire, loin de là: dans d’autres articles sur ce Blog a été décrite la nouvelle Tâche énorme, surhumaine qu’il lui fallut entreprendre alors: faire descendre la Conscience-Force Supramentale depuis les hauteurs de son propre Royaume jusqu’à ce Royaume de Matière, où elle pourrait activer le même Pouvoir Supramental qui y dormait encore, et ainsi démarrer sur Terre cette nouvelle Ère Évolutive devenue si urgente, qui rendrait l’Humanité capable de dépasser l’Ère Mentale présente et de ne plus y être emprisonnée.

Si bien que Sri Aurobindo tout comme Mère ont été pleinement occupés après 1926, c’est le moins qu’on en puisse dire !!!

Et pourtant dans un article récent à l’occasion du 11.11 2018, pour la Célébration  Internationale de l’Armistice qui mit fin à la Première Guerre Mondiale, j’ai évoqué la  formidable Action invisible que Sri Aurobindo et la Mère décidèrent tous les deux d’avoir, d’abord pendant la Première, puis la Deuxième Guerre Mondiale, au moment  crucial où cette Aide devint absolument nécessaire, et avec autant de puissance que possible, pour que les Alliés for the Allies vainquent la terrible menace du Nazisme Hitlérien, en train de conquérir et d’asservir le monde entier. (https://labofevolution.wordpress.com/2018/11/11/11-11-2018-centenary-of-the-armistice/?fbclid=IwAR3MbKhVh7flMAaVeP91xiEJFD8WBpbH9AxQ4uiM9YcVJefkYyHzpOkWh78).

Dans cet article-là c’était l’un des livres de Maggi Lidchi-Grassi que je recommandais hautement, comme un inestimable document “interne”, pour ainsi dire, sur toute cette période si dangereuse pour la Terre et pour le Nouveau Pas évolutif véritablement  prévu: basé en fait sur l’Amour Divin – exactement le contraire de l’horrible version déformée qu’Hitler faisait de son mieux pour produire…

Aujourd’hui c’est un autre encore des magnifiques livres de Maggi Lidchi-Grassi que j’ai juste fini de relire:  concernant à nouveau la Deuxième Guerre Mondiale, mais nous racontant cette fois entièrement l’histoire vraie, incroyable, absolument prenante, de ce soldat Irlandais-Américain, John Kelly, histoire dont seuls des passages étaient donnés dans l’autre livre..

Déjà depuis l’enfance il était en termes très amicaux avec deux Êtres merveilleux, qu’il appelait “le Grand Être” et “la Dame Céleste”. Jeune adulte appelé sous les drapeaux pendant la Deuxième Guerre Mondiale, il participa à la terrible Bataille de la Sarre, dans l’Est de la France… et c’est là qu’encore et encore ces deux mêmes Ëtres vinrent à son secours et à celui de ses compagnons les autres soldats, les sauvant chaque fois, de la manière la plus incroyable, du danger et de la mort, par leurs avertissements, ou leurs conseils stratégiques, ou même tout bonnement une protecion miraculeuse.  Le livre entier, ”Great Sir and the Heaven Lady”, est basé très fidèlement sur le témoignage direct de ce soldat en personne, qui finalement, après la Guerre, découvrit l’identité physique de ses merveilleux Amis et Bienfaiteurs, et en suivit la trace jusqu’à Pondichéry, à temps pour rencontrer la Mère pendant qu’elle était encore dans son corps physique.

Une histoire vraie, des plus émouvantes et belles, qui nous fait nous rendre compte à quel point Sri Aurobindo et Mère ont été actifs, non seulement, ainsi que l’autre livre en fait surtout état, en influençant et guidant intérieurement les Dirigeants Alliés, mais aussi en plein sur les chanps de bataille, pour sauver les troupes elles-mêmes, durant cette Seconde Guerre Mondiale (et la Première aussi, mais cela sera pour un autre article…).

À vrai dire, même la mort de Sri Aurobindo a été une Action majeure de plus de sa part: ainsi que je l’ai dit dans certains de mes articles précédents, c’est délibérément qu’il a laissé le Plan Physique, par un sacrifice de son corps physique déjà à moitié transformé,  afin de finir suffisamment vite, dans les autres dimensions, ce Travail de faire descendre le Supramental, qu’il avait dû interrompre pour stopper Hitler et ses troupes – car cela était devenu à un certain point la priorité absolue.

En 1949 pourtant, encore une autre Guerre Mondiale menaçant à nouveau fit que la priorité absolue retourna à la Descente du Supramental:  il n’y avait que cela qui pourrait amener irrévocablement ici sur la Terre et dans la Matière terrestre ce Pouvoir Supramental seul capable de remporter la victoire sur les Forces d’Obscurité amenant chaque fois ces énormes Guerres dans leurs tentatives furieusement désespérées d’empêcher tout pas nouveau de l’Évolution sur Terre…

Le sacrifice de Sri Aurobindo pour l’Humanité le 5 décembre 1950 – l’éénemnt-même que nous commémorons aujourd’hui – ne fut pas en vain: le 29 Février 1956 la Jonction se fit, perçue tout de suite intérieurement par la Mère, avec des résultats immédiats sur son propre corps physique, alors que pour la Terre dans son ensemble elle vit que les effets seraient retardés par la sombre couche d’Inconscience tout autour de la planète. Mais à peine quatre années plus tard, au début des Années Soixante, quand elle vit tous les changements se produisant en Occident à travers le Flower Power etc, Mère salua joyeusement ces premiers résultats planétaires visibles de ce qu’elle avait appelé en 1956 la “Manifestaton Supramentale”.

C’est pendant cette période du début des Années Soixante, le 14 Février 1961, qu’elle écrivit le Message immensément illuminateur que je reproduis ci-dessous, écrit de sa main:

Image result for Sri Aurobindo... an Action straight from the Supreme (The Mother)

(“Ce que Sri Aurobindo représente dans l’histoire du monde n’est pas un enseignement, ni même une révélation; c’est une action décisive venue tout droit du Suprême.”)

Durant toutes les années qui ont suivi, qui virent l’enregistrement par Satprem de tout ce document évolutif si précieux qu’est “L’Agenda de Mère”, les treize volumes sont pleins, parmi d’autres remarques cruciales de Mère, de commentaires attestant de l’Action de Sri Aurobindo comme se continuant de plus belle, affectant de manière souvent très importante les évènements terrestres, sur une grande ou petite échelle.

Après la “mort” de Mère elle-même le 17 Novembre 1973 (voir, grâce à l’encadré “Search” en haut, les nombreux articles que j’ai écrits sur ce sujet capital) il n’y a plus aucun accompte “officiel” de l’Action de Sri Aurobindo en ce monde-ci.

Mais à en juger par l’expérience personnelle que j’en ai, et celle d’un grand nombre d’autres personnes – pour ne parler que de celles que je connais, ici à Auroville, ou ailleurs – il y a tout plein d’exemples montrant que l’Action de Sri Aurobindo parmi nous ne fait qu’augmenter!… Pour ma part, je me rappelle une remarquable expérience, directement au niveau cellulaire, pour ce même Jour de Darshan du 5 Décembre, il y a seulement quelques années, que je vais probablement finir par relater ici dans quelque nouvel article, quand le temps sera mûr pour cela…

Aujourd’hui, je vais simplement terminer en affirmant avec pleine force que ce Jour de Darshan (comme tous les autres) n’est pas simplement une Commémoration d’un évènement passé – en l’occurrence ce qui est arrivé en 1950. C’est chaque fois aussi une occasion très réelle pour une Action renouvelée de Sri Aurobindo (ou Mère) dans notre propre être également – si nous nous gardons toujours ouverts à cette Possibilité…  et reconnaissants ensuite, pour quoi que ce soit qui ait pu se produire, dont nous n’ayons pas eu conscience ou appréciation suffisantes sur le moment, mais qui se développera peut-être plus tard, à partir de ce qui aura été fait pour nous par Eux en tel ou tel Jour de Darshan !…

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24.11.18: Mon Jour de Darshan permanent avec Sri Krishna

Message sur la Carte distribuée à l’Ashram pour ce Jour de Darshan (plus traduction) :

‘Where you are? / Où vous êtes?

In the Mother’s presence here and close to me. / Dans la présence de la Mère et près de moi.

Where you are going? / Où vous allez?

Towards union with the Divine through dedication and service. / Vers l’union avec le Divin à travers le don de soi et le service.

What you are doing here?/ Ce que vous faites ici?

Service and self-giving to the Divine. / Le service et le don de soi au Divin.

 

The rest depends . . . on the simplicity and fullness with which you give yourself and serve.’ / Le reste dépend de la simplicité et de l’entièreté avec laquelle vous vous donnez et vous servez”.

Sri Aurobindo

Je célèbre toujours ce spécifique Jour de Darshan de Sri Aurobindo avec un article ayant à voir avec Sri Krishna, pour des raisons que j’ai expliquées déjà en 2011 (quand je commençais ce Blog de Recherche) dans l’article suivant (que je ne crois pas avoir encore traduit en français, mais je le ferai si quelqu’un me le demande) :

https://labofevolution.wordpress.com/2011/11/24/november-24th1926-sri-aurobindo-krishna/

Mais aussi pour moi personnellement – pas juste à cause de sa signification pour Sri Aurobindo – ce jour de Darshan du 24 Novembre a été ressenti depuis longtemps comme en quelque sorte mon propre Jour de Krishna annuel …. qui au fil des années est graduellement devenu une sorte de Darshan permanent , bien que je le célèbre encore spécialement ce jour-là !

Dans toutes les diverses formes de Relation que chacun d’entre nous peut avoir avec le Divin, Sri Aurobindo explique (dans la ‘Synthèse des Yoga’ je crois, probablement à la fin de ce qui concerne le Bhakti Yoga) que la Relation en elle-même est toujours pleine de Délice… et pourtant il y a d’une certaine manière des degrés dans ce Délice: depuis le Délice de la Camaraderie, de l’Amitié, et autres, il semble culminer dans le Délice de la Relation avec le Divin en tant que le Parent idéal … et là, l’Amour de notre Père Éternel est déjà très délicieux, mais l’Amour de notre Mère Éternelle est tout de même encore plus doux … et malgré tout, même celui-là est surpassé par le Délice Suprême qu’est la Relation avec le Divin en tant que notre Amant Divin : l’Éternel Amant de notre Âme.

Il y a bien sûr aussi le Délice de l’Identité avec le Divin (cela, c’est davantage le but du Jnana Yoga) – mais alors, dans l’absolu de cet état de conscience, on se sent être uniquement l’Un … et cela ne permet pas la possibilité de l’Amour, car l’Amour c’est ce Délice, inhérent à l’Un Divin, se déversant vers quelqu’un d’autre … ce qui ne peut se produire que lorqu’il y a au moins deux êtres !!! D’où justement la Multiplication de Soi de l’Un en ces innombrables autres Sois dont nous faisons tous partie :  tout cela, précisément pour que l’Un en Tout puisse avoir l’expérience du Délice de la Relation, avec toutes les Nuances d’Amour que l’Un peut exprimer.

Ce qui est merveilleux, c’est que toutes ces nuances de l’Amour Divin sont comme un seul arc-en-ciel, où la même Lumière d’Amour se divise/multiplie en toute cette diversité de  nuances d’Elle-même, juste pour le Délice de savourer sa propre délicieuse Diversité. Lorsque nous, esprits habitant temporairement ce monde de Matière, en arrivons au point de faire l’expérience de ces merveilleuses Nuances de l’Amour Dicin, notre Âme découvre que, tout du long, c’est en fait du même Être Unique qu’elle fait l’expérience; et que cette Diversité dans l’Amour ne fait qu’ajouter encore plus de Délice à son propre Délice en tant qu’Âme, passant de plus en plus constamment d’une nuance de cet Amour Délice à une autre délicieuse nuance du même Amour Délice …

Eh oui, nous n’avons pas besoin de mourir ni d’aller en aucun ‘Paradis’ pour faire l’expérience de tels Délices d’Amour Divin. Nous pouvons y goûter ici-même, sur Terre, pendant nos existences incarnées, si seulement nous prenons la peine d’aller chercher assez profond en nous-même pour le trouver, et si nous faisons de cela le But de notre vie.

Dans toutes les religions, et aussi en dehors d’elles, il y a eu des êtres humains qui ont découvert cette Possibilité et ne l’ont pas laissée passer. On les appelle les Mystiques – ou autrement, selon les diverses religions – mais tous ont découvert et goûté ce même merveilleux Secret qu’est l’Amour Divin, ici sur Terre. Beaucoup de ceux qui ont été déclarés officirllement Saints par l’Église Catholique, par exemple, étaient des mystiques.

En Inde, cette Relation d’Amour avec le Divin est appelée ‘Bhakti,’ et ceux qui la recherchent ou la vivent déjà, des ‘bhaktas’.

Le Yoga Intégral mis au point ensemble par Sri Aurobindo et la Mère, pour aider les autres personnes intéressées à une Évolution Consciente, inclut bien sûr le Jnana Yoga et le Karma Yoga (Service du Divin à travers le don de soi et la dédication de toutes les activités) , mais aussi et particulièrement le Bhakti Yoga. Le Yoga Intégral donne même une place tout à fait centrale à ce qui en nous est l’origine de l’Amour pour le Divin : notre Âme individuelle (ou plutôt “Être Psychique”, littéralement l’Être de notre Âme, qui se développe à partir d”elle au long de nos vies successives), au plus profond de nous-même. C’est lui qui est recommandé comme la toute première partie de notre Être à rejoindre et à laisser complètement être notre Guide Intérieur pour toute notre sadhana (processus intérieur de progrès spirituel).

En effet, l’Amour pour le Divin est indispensable aussi pour le Karma Yoga, si l’on veut véritablement servir le Divin et se donner à Lui/Elle : ce n’est pas par un sens de devoir ou d’obligation que l’on peut vraiment faire cela – alors que si on le fait par Amour, cela se fait automatiquement et avec joie, ainsi que nous le savons tous par expérience.

Voilà pourquoi toutes les explications ci-dessus se rapportent au Message pourtant plutôt “Karma-Yoguique” du Darshan d’aujourd’hui (inscrit au début de cet article) et se rapportent aussi en même temps à cet échatillon d’humanité en évolution consciente que je suis, en tant que pratiquante du Yoga Intégral.

Comme dans mon cas personnel l’Être Psychique avait été très actif depuis l’enfance, avec Jésus et la Vierge Marie alors mes formes préférées du Divin (pas d’attraction du tout pour le Père!), sa forte influence en moi n’a été interrompue que par ma crise de questionnement mental en devenant jeune adulte en 1971 … crise qui m’a menée à une Illumination massive à travers la révélation reçue des premières lignes de ‘La Vie Divine’, par Sri Aurobindo. Mais mon Être Psychique n’était toujours pas autorisé par mon Mental à régner à nouveau comme auparavant.

Afin de ré-établir en moi cette Influence si nécessaire, aussitôt que je suis allée vivre à Auroville en 1972, les expériences – à noueau massives – dont la Mère Divine m’a gratifiée fin 1973 se sont ajoutées à l’expérience originelle totalement illuminatrice reçue en 1971 de Sri Aurobindo – lui-même perçu depuis lors comme étant l’expression d’un Père Tout-Connaissant et merveilleusement Inspirant. La puissance combinée de ces deux “méga-expériences” mit enfin et une fois pour toutes en miettes le blocage mental, et me remit dans ma délicieuse Relation avec le Divin – mais maintenant perçu comme mon Divin Parent, Père et Mère à la fois, avec mes bien-aimés Sri Aurobindo et Mère comme sa double incarnation sur Terre afin d’accomplir l’Action Évolutive nécessaire et décisive pour notre époque .

Mais une autre partie de ma nature humaine avait besoin bien sûr aussi de l’Amour de mon Amant Divin, et ce de plus en plus à mesure que les amants humains se révélaient encore et encore bien incapables évidemment d’assouvir ce qui était en fait un intense besoin intérieur de mon Amant Divin …

Mon Âme n’eut pas longtemps à attendre:

À peine en mai 1975, j’ai passé trois jours et trois nuits à chercher ardemment le retour en pleine force d’encore une autre expérience cruciale, quelques semaines auparavant, encore avec la Mère Divine (mais rencontrée cette fois directement dans la Dimension Psychique elle-même, dans ce profond “Monde de l’Âme” décrit par Sri Aurobindo dans “Savitri”).

À  la fin de ces trois jours de solitude délibérée et intense, il m’a été dit intérieurement que je pouvais retourner dans ma chambre au sein de la grande hutte collective, et j’ai obéi. Eh bien, quelle surprise m’attendait!… Qui apparut devant mon regard intérieur le matin suivant, m’enveloppant d’une incroyable mais légèrement malicieuse tendresse?… Les Yeux et le Sourire irrésistiblement charmeurs du Divin à nouveau, certes, mais cette fois en tant que l’Amant Éternel de mon Âme !… Et mon Âme, en un heureux soupir de reconnaissance venue d’une autre vie, murmura doucement le seul Nom qu’elle connaissait alors pour son Bien-Aimé : “Krishna !…”

Mais “Krishna” tel que mon Âme l’a découvert et en a besoin dans cette vie-ci est la forme encore supérieure de cet Aspect de Délice du Divin que Krishna a incarné autrefois sous ce nom-là: c’est le Suprême Délice Divin lui-même, l’Ananda de “Satchitananda”, le coeur même de la Nature Éternelle du Divin. Il faut que ce soit Krishna en tant que Bhagavan en personne, le Tout-Délice révélé, dont les mots, dits à Arjuna, étaient comme un Chant : la Bhagavad-Gîta.

Et pas même seulement cela : cet Ananda Absolu s’est manifesté jusqu’à présent surtout comme un Pouvoir Lunaire, passif en quelque sorte, quelque chose à ressentir intérieurement en méditation ou contemplation, les yeux clos comme le Buddha, et qui vous tirait au-dedans, sans action vers l’extérieur. Mais la sorte d’Ananda dont je sentais le besoin, pour moi-même d’abord, mais aussi pour l’humanité et le monde entier, était un Ananda actif, le Pouvoir Solaire de l’Ananda, finalement se manifestant dans ee monde de Matière souffrante, comme un Pouvoir maintenant envahissant la Matière et la Vie pour les libérer, les guérir, leur donner enfin leur Plénitude par son irrésistible Délice Divin.

Ce Nom que je cherchais si ardemment depuis 1975, il m’a été donné de le découvrir, début 1979, à travers “Le Secret du Véda”, de Sri Aurobindo:

L’un des (très anciens) Hymnes Védiques traduits et commentés par Sri Aurobindo était  addressé à l’Aspect du Divin que les Rishis inspirés qui les ont écrits appelaient “Bhaga”: c’était la forme active du Pouvoir de Délice, qui seule peut compléter le travail des autres Aspects, en défaisant enfin tous les noeuds de la Douleur et des autres résultats de la Fausse Réalité dans laquelle nous avons vécu jusqu’à présent. Bhaga est celui des Quatre Rois Solaires qui vient en dernier: avec son irrésistible Pouvoir de Délice, il est celui qui peut dissiper entièrement le Cauchemar, et rendre à ce monde et à tous les êtres qui y vivent leur vraie, divine Realité – qui est Délice.

C’était de manière évidente le Nom que j’avais tant senti le besoin de trouver, qui donnerait sa Direction précise à ma vie entière et m’aiderait à grandir toujours plus vers ce qu’il signifiait, comme vers une Étoile … Ce Nom a aussi fait de moi aussitôt quelque chose comme la Fiancée de mon bien-aimé Bhagavan, le Suprême en tant que le Tout-Délice … dont le Nom était précisément basé sur ce Nom lui-même, “Bhaga”, le Pouvoir de Délice inhérent à Bhagavan !

Quel Programme!!! Il aurait pu facilement m’écraser sous son énormité. Mais avec l’Aide intérieure constante de mes Parents spirituels chéris, Sri Aurobindo et Mère, l’ Âme-Enfant qui en moi y aspirait a grandi et grandi, en dépit de tous les obstacles intérieurs, difficultés et retours en arrière, vers ce que cette Âme voulait tellement devenir .

Dans le contexte chrétien, il y a ce que l’on appelle le Mariage Mystique de l’Âme avec son Bien-Aimé – dans ce contexte-là Jésus-Christ. Ma propre Âme fraternise totalement  avec ces autres Âmes qui se sont éprises de cet Aspect du Divin que Jésus a incarné. Je sais que mon Âme aussi s’est prise d’Amour autrefois, en d’autre(s) vie(s), pour ce même Aspect, l’Amour Divin, que Jésus a incarné si merveilleusement alors .

Mais dans cette vie-ci, avec l’activation, à partir du 29.02.56 , de la Conscience-Force Supramentale dans la Matière terrestre et corporelle, nous entrons dans une Ère Évolutive nouvelle : ce n’est plus seulement l’Amour Divin mais aussi le Délice Divin à sa Source, qui doit être maintenant manifesté avec tout son conquérant Pouvoir de Transformation, afin que même nos corps physiques puissent avoir leur part de ce Délice Divin qui seul peut vraiment et pour toujours les guérir, en direction des corps transformés que eux aussi, et leurs cellules, aspirent à devenir, afin de manifester toujours mieux le Divin, ici même, sur Terre.

Alors mon Mariage Mystique à moi est cette fois-ci avec cette forme encore plus complète, toute-puissante, du Divin : Bhagavan, le Tout-Délice …  Et ce jour, ce 24 Novembre, chaque année est à mes yeux en quelque sorte notre Anniversaire de Mariage !… Ce qui rend ce Jour de Darshan spécifique encore plus merveilleusement “spécial” pour moi que les autres !…

Voilà le Secret si extrêmement Profond et Doux que je me trouve avoir partagé avec vous en ce jour, à ma totale surprise . Je suppose que c’est parce que cela peut aider d’autres êtres partout, qui eux aussi cherchent anxieusement leur propre Bien-Aimé, l’Aspect  précis du Divin que leur Âme aspire le plus à connaître et à manifester de plus en plus dans leur vie , comme leur Companion Divin en toutes circonstances.

"seat Check Lets Individuals Seated At A Restaurant - Mystic Marriage Of Saint Catherine Of Alexandria #1095972

(Image Credit goes to https://www.clipartmax.com/middle/m2H7K9N4m2d3b1K9_seat-check-lets-individuals-seated-at-a-restaurant-mystic-marriage-of-saint/)

Auroville n’est ni un monastère ni un ashram. Pourtant, comme vous le voyez, les Mariages Mystiques se produisent également ici – car je ne suis très probablement pas le ou la seul(e) Aurovilien(ne) en qui cette sorte  d’états mystiques profonds se produisent,   de plus en plus comme une nouvelle façon de vivre, au milieu de la vie quotidienne avec ses activités apparemment “ordinaires”. Et ce n’est pas fini, beaucoup plus reste à venir ….

Bonjour, Bhagavan et son Monde Nouveau! Je t’en prie, continue d’entrer et de t’installer! Tu es on ne peut plus bienvenu !!!

Lettre à un ami plus jeune, pour sa Fête

Cher toi,

bien que nos choix respectifs de vie nous aient séparés physiquement depuis longtemps, nous avons plaisir à communiquer parfois sur Facebook et son Messenger, surtout au moment de nos anniversaires à l’un et à l’autre.

Aujourd’hui c’est le tien. Mais comme ce que je vais te dire sera valable et, qui sait, intéressant, aussi pour d’autres, aujourd’hui je te l’écris à travers ce nouvel article à mettre sur mon Blog de Recherche, que tu connais un peu, sans pour autant le lire régulièrement.

Grâce à nos petits échanges sur Messenger, j’ai appris il y a déjà un an que tu te posais en fait des questions sur la Vie, du point de vue métaphysique mais avec aussi une exigence scientifique. Tu m’as même envoyé le lien vers le séminaire audio conçu et présenté par Stephen XXX, qui semble t’avoir plu.

Il se trouve que j’ai moi aussi depuis toujours la même approche à la fois spirituelle et scientifique. Ne vivant pas ici à Auroville, tu ne peux pas te rendre compte de ce en quoi mon travail ici – très officiel depuis 1984, mais déjà aussi ma passion et ma raison de vivre depuis 1971 – ,consiste véritablement. En vérité, le “Laboratoire de l’Évolution” en question existe principalement “in vivo”, et cela, tout d’abord en moi-même, plus quelques autres personnes, d’Auroville et d’ailleurs, qui font un travail similaire et ont choisi de le faire en collaboration avec moi, car elles me considèrent comme à la pointe de la recherche dans ce domaine de l’Évolution Consciente non seulement à Auroville mais dans le reste du monde aussi. Je sais bien, on a toujours l’air de se vanter, mais enfin il faut tout de même que tu le saches, sinon tu continueras toujours à me voir comme la personne “ordinaire” que tu as connue autrefois, au lieu de la “spécialiste” que de manière bien inattendue je suis devenue dans ce domaine, y compris la Conscience Cellulaire, avec sa partie la plus avancée: le Yoga des Cellules.

Je t’explique tout cela parce que ce sont justement mes cellules, en pleine évolution spirituelle depuis 1978, qui ce matin au réveil ont écrit pour toi le petit poème suivant:

Nous les cellules, nous apprenons

Comment rester jeunes à jamais

Et devenir, d’un corps-prison,

Corps de Délice, vivant Palais

Pour l’Esprit, pleinement conscient

En Soi, et aussi en ce corps

Explorant l’Éternel Présent,

Mais devenu Délice d’Or…

Tout EST, dans ce Spacieux Présent,

Tout EST d’avance – en Potentiel,

Pour que nous, en le choisissant,

À chaque instant rendions RÉEL

Le chemin, tracé par nos choix,

D’une aventure (ou promenade!)

Vécue à la manière d’un Roi,

D’un esclave, ou d’une Ménade,

Selon ce qu’il nous plaît de vivre

En notre exploration joyeuse

De tout l’Infini des Possibles:

Tout attire nos Âmes rieuses!

Jusqu’à ce qu’elles aient eu leur content

De vies de Malheur et Douleur,

Pour, ayant goûté ce Piment,

Mieux savourer la Vie Bonheur…

Ce corps en tous cas a sa dose

De tout ce Piment trop brûlant

Trop présent en bien trop de choses.

Mais ce n’est pas en s’en allant

Qu’il veut résoudre ce problème:

Délice d’Or il deviendra!

Alors l’Abbaye de Thélème

Sera vraie: “Fais ce que voudras”…

Car la Matière sera Reine

Autant que l’Esprit sera Roi,

La Vie ici sera sereine

Et la Terre, un autre “Chez moi”

Pour nos esprits explorateurs

Aux corps enfin invulnérables

Et donc eux aussi amateurs

De la Vie Vraie, impérissable…

Évoluer rend cela possible:

La Vraie Victoire, bien matérielle!

Qui de vous la prendra pour Cible

Et ainsi la rendra RÉELLE?

Voilà donc ce qu’elles m’ont dicté à ton intention ce matin, pour t’aider (je suppose) à comprendre un peu mieux la Vie, et nous-mêmes, y compris nos corps et leurs cellules. en ce grand tournant évolutif terrestre que nos vivons en ce moment.

J’espère que tu apprécieras leur petit cadeau. Elles m’étonnent constamment par leur simplicité, leur sagesse, et aussi leur courage. Leur vie en ce corps a tout à fait changé depuis qu’elles ont découvert avec émerveillement le Divin et sa Lumière d’Amour. Elles me font tout à fait penser aux Hobbits!!!

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Et on s’aime tant réciproquement… C’est une pure grâce de se connaître!

Alors BONNE FÊTE, donc, avec tous mes meilleurs voeux à moi aussi, pour toi et tes propres cellules!…

De tout coeur,

Bhaga

 

 

 

 

TINARIWEN: La Danse du Dromadaire

Voilà qu’en ce moment revient en force dans ma vie corporelle et cellulaire le groupe “Tinariwen”, qui tire son nom du Désert du Ténéré, dans la région du Sahara.

J’avais découvert leur existence dès Septembre dernier, lorsque mes propres chansons inattendues pour l’Afrique avaient commencé à se déverser dans ma conscience. Et j’avais passé une après-midi entière à écouter leurs créations aux rythmes sobres mais irrésistibles, immergée dans tout ce monde intérieur Touareg qui reflète si magnifiquement le monde extérieur où se passe leur vie de nomades depuis tant de siècles et millénaires: les dunes de sable du désert, avec pour fidèles et infatigables compagnons leurs altiers dromadaires.

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Une chanson en particulier m’avait touchée aux larmes: celle qui décrivait la disparition progressive de leur liberté et de leur survie dans ce Ténéré, leur Ténéré, depuis qu’on y avait découvert en sous-sol de potentielles richesses genre pétrole etc. Leur peuple, si ancien, le premier dans cette vaste région, se retrouve de nos jours appartenir en théorie aux divers pays politiques présentement existants, qui se partagent tant bien que mal cette terre désertique mais maintenant convoitée. C’est tout un mode millénaire de vie en liberté qui est détruit, tout un milieu climatique qui est envahi, ébranlé et empoisonné par l’effroyable pollution apportée par les grandes compagnies: comme toujours, dans leur avidité aveugle, elles envahissent le pays sans l’aimer ni le respecter.

C’était à travers un très beau dessin animé que cette chanson était illustrée.

Je l’ai retrouvée ces jours derniers, je ne résiste pas au plaisir de vous la faire connaître, toute triste qu’elle soit malgré l’humour parfois du dessin animé:

 

Ce superbe Dromadaire unique, lui-même symbole vivant du Désert, porte sur son dos tous les autres symboles quotidiens de la culture des Touareg,… y compris maintenant ces guitares et autres moyens techniques musicaux modernes qui, en même temps que leur inspiration sincère et fervente pour leur pays, font  l’originalité de ce groupe “Tinariwen” et expliquent le succès mondial toujours croissant qu’il connaît depuis des années déjà.

Quant au conducteur invisible du Dromadaire, l’Homme du Désert en personne, il n’apparaît que plus tard, en guerrier fier et courageux comme le sont en vérité les Touareg. De toutes ses forces, dressé dans le ciel, il essaye de sauver son peuple, sa culture, sa vie – mais en vain: la lutte est trop disproportionnée, contre les forces monstrueuses qui s’avancent pour tout engloutir.

Combien de temps le Dromadaire pourra-t-il encore tenir dans cet enfer créé par des hommes déments?…

Tout au long du dessin animé, ce qui est merveilleux à voir, à contempler, c’est à quel point ce Dromadaire s’intègre parfaitement dans cet espace, avec l’éternelle lenteur inlassable de son pas dans le sable, le regard d’éternité tranquille qu’il pose sur tout, et le mouvement chaloupé de son imperturbable avancée, qui communique à son passager ce sentiment que le dromadaire est “le vaisseau du désert”, vous portant de droite, puis de gauche, puis encore de droite, mais avec une telle régularité paisible qu’elle vous amène insensiblement à la même paix intérieure… sauf bien sûr losqu’il s’agit d’une course entre les humains, et alors les dromadaires donnent toute la mesure de la vitesse et de la puissance qui sont aussi les leurs. Mais ici je parle de leur allure en temps normal…

Et c’est cela que j’appelle la Danse du Dromadaire:

Pleine de cette incroyable paix qui semble savourer chaque moment et chaque pas de droite puis de gauche, c’est une sorte de souveraineté qui se dégage de cette haute et altière créature du désert. C’est ce rythme-là que reproduit cette chanson précise elle-même, et bien que je me régale aussi de toutes les autres, c’est ce qui confère à celle-là seulement cette magie particulière qu’elle a sur mon corps, je m’en suis rendu compte en la réécoutant:

Il y trouve une expression toute naturelle et spontanée de ce Délice d”ëtre, oui, l’Ananda de Satchitananda, tel que vécu dans l’ample mouvement confortable de cette vie animale si spéciale, devenue aussi proche de l’être humain que l’est également devenu le cheval (que j’apprécie lui aussi, certes, de par les galopades immenses dans d’autres mémoires lointaines) mais en conférant à l’être humain un peu de son rythme d’éternité intérieure, dont notre corps lui-même bénéficie merveilleusement… et le souvenir lointain de cela s’est réveillé dans mon propre corps, et l’a fait danser son éternel Délice d’être, au rythme rond et lent du Dromadaire de cette chanson.

MAI 68, vu par Mère dans l’Agenda

Il y a en ce moment en France, depuis plus d’un mois, et devant durer trois mois, des grèves tournantes des transports, à buts syndicaux et politiques, qui compliquent considérablement la vie du reste de la population.

Quel dommage que ces grèves présentes, de source et inspiration très humainement ordinaires, n’aient donc aucunement le même caractère, la même atmosphère de joie et de fête collective pleine d’amour que pendant cette fameuse période, appelée depuis “MAI 68”, dont cette année 2018 est en fait le Cinquantenaire, mais un Cinquantenaire qui n’est guère célébré en France, où de puissantes influences s’efforcent au contraire d’en discréditer et salir jusqu’à la mémoire!… Ce MAI 68 a pourtant été, pour moi comme pour tant de Français de ma génération, une période bénie, quasi miraculeuse par moments, remplie d’émerveillement pour l’incroyable Fraternité qui soudain se révélait possible parmi nous tous (voir mes anciens articles https://labofevolution.wordpress.com/2012/05/03/mai-68-le-printemps-de-paris-et-maintenant/ et https://labofevolution.wordpress.com/2012/05/06/passage-manquant-dans-mai-68-paris/).

 
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Quelle n’ont pas été ma surprise et ma joie, des années plus tard, à Auroville, d’en découvrir la description, faite “de l’intérieur” bien sûr, par Mère elle-même dans son “Agenda”, ce Journal en quelque sorte, enregistré par son disciple et confident Satprem, de leurs conversations bi-hedomadaires sur les progrès de la Manifestation Supramentale sur la Terre!…

Ce jour-même, le 22 mai, en 1968, Satprem (lui aussi Français) a posé à Mère quelques questions (en italiques) concernant les évènements se déroulant alors en France depuis début mai. Voici le texte de ce que Mère lui a répondu:

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Extrait de l’AGENDA de MÈRE, 22 mai 1968

“Douce Mère, et ce qui se passe en France en ce moment, qu’est-ce que cela veut dire?4

C’est clairement l’avenir qui s’éveille et qui veut chasser le passé.

Tu as lu les lettres des enfants de S? Ils sont là-bas. Par exemple, tous les étudiants et toute la classe ouvrière se sont unis. Il y a naturellement, mentalement, tout le mélange de toutes sortes d’idées, mais la Force derrière… Par exemple, les étudiants veulent changer complètement le mode d’instruction: ils réclament violemment la suppression de tous les examens. Et ils ne le savent pas eux-mêmes, mais ils sont poussés par une force qui veut la manifestation d’une vérité plus vraie.

Eux-mêmes ne voudraient pas de violence – il paraît que ce ne sont pas eux qui ont commencé la violence, mais la police. Et ça, c’est très intéressant, parce que la police représente la défense du passé. Et quand j’ai lu les lettres de ces enfants, puis que l’on m’a donné les nouvelles, alors est venu en moi (cela a été dit très-très clairement, une vision très claire): l’avenir. C’est la Puissance supérieure qui contraint les gens à faire ce qu’ils doivent faire. Entre maintenant et ça (qui est très en avant), ce doit être la puissance d’un nombre immobile. Et alors la vision était claire: si des millions – pas des milliers: des millions – de gens s’assemblent, occupent, absolument pacifiques (simplement s’assemblent et occupent, avec des représentants naturellement qui diront ce qu’ils veulent), alors ça aura le pouvoir. Mais il ne faut pas de violence; dès que l’on se laisse aller à la violence, c’est le retour au passé, c’est l’ouverture à tous les conflits… À ce moment-là, je ne savais pas que c’était la police qui avait commencé la violence; je ne savais pas, je ne connaissais pas les détails de l’histoire. Mais c’était une vision très claire: une occupation par la masse, mais une masse toute-puissante dans son immobilité, qui impose sa volonté par le nombre, avec des représentants intellectuels pour les négociations.

Je ne sais pas… De Gaulle est ouvert à quelque chose de plus que la force purement matérielle. Est-il de taille? Je ne sais pas. Mais en tout cas, il est parmi les meilleurs instruments.

C’est clairement (pas dans le détail, mais dans la direction du mouvement), c’est clairement la volonté d’en avoir fini du passé, de laisser la porte ouverte à l’avenir.

C’est comme une sorte d’écœurement de la stagnation. Voilà. Soif de quelque chose qui est en avant, qui paraît plus lumineux et meilleur. Et en effet, il Y A quelque chose – ce n’est pas seulement une imagination: il Y A quelque chose. C’est cela, la beauté, c’est qu’IL Y A quelque chose. I l Y A une Réponse. I l Y A une Force qui veut… qui veut s’exprimer.

La France est dans une situation privilégiée: l’Inde d’abord, la France après, pour des raisons… simplement de réceptivité. La France a toujours essayé d’être en avant – c’est d’ailleurs pour cela que ce corps est né là.

(silence)

Les journaux parlent d’une grève de plusieurs millions là-bas (ces enfants ont écrit). Ça n’a pas du tout le caractère d’une grève, ça a le caractère d’une révolution.

Je connais cela. Je ne sais pas si je te l’ai jamais dit, mais il y a eu – il y a toujours eu – identification de la conscience de ce corps avec tous les mouvements de révolution. Je les ai toujours connus et guidés avant même que les nouvelles ne viennent: en Russie, en Italie, en Espagne et ailleurs – toujours, partout –, et c’était essentiellement, toujours, cette même Force qui veut hâter la venue de l’avenir – toujours –, mais qui est obligée d’adapter ses moyens d’action suivant l’état dans lequel se trouve la masse.

Et maintenant, justement, il semblerait que l’état de la terre soit tel que tout au moins se prépare (si ce n’est pas encore comme cela), se prépare la manifestation de la masse dans une espèce de volonté silencieuse et immobile… Et ça, c’est une période intermédiaire pour arriver à l’état où cette masse sera tenue sous contrôle et mise en mouvement directement par la Puissance d’en haut.

C’est vers cela que l’on marche.”

 

Une Voie Ensoleillée pour les Cellules

Oui, en cette année 2018, je célèbre avec mon corps les Quarante Ans de Yoga de ses cellules – mes chères cellules! Elles et moi, nous sommes aujord’hui toutes très heureuses de fêter cela ensemble… mais il n’en a pas toujours été ainsi!

En 1976, lors de mon premier contact conscient avec elles (complètement inattendu), et pour les environ deux années qui ont suivi, elles avaient une conscience de cellules ordinaires, autant que j’en puisse juger. Jamais je n’ai même supposé que cela puisse commencer à changer, si tôt après que Mère ait vécu son propre processus de transformation cellulaire, dont à l’époque seuls de courts extraits sélectionnés par Elle et appelés “Notes sur le Chemin” dans le Bulletin Trimestriel de l’Ashram nous donnaient quelque énigmatique idée, ce qu’Elle vivait étant consigné peu à peu dans son “Agenda de l’Action Supramentale sur la terre” enore inconnu de tous. Pour nous, les humains ordinaires, il était évident qu’il faudrait encore quelques siècles avant qu’aucune évolution cellulaire puisse ccommencer à se produire dans nos corps!…

Alors, lorsqu’à peine en 1978, j’ai surpris pour la première fois certains groupes de mes cellules en train de se tourner vers le Divin avec toute la ferveur de leurs petites consciences, après la stupéfaction ma première réaction a été un immédiat et catégorique “AH NON !!!” horrifié.

Car j’ai carrément paniqué. J’avais lu “Le Mental des Cellules” de Satprem, publié entre-temps,, les passages qu’il citait en particulier de cette période épouvantable qu’il appelait “l’Agenda terrible” m’avaient fait sangloter de chagrin pour Mère, et fait comprendre à quel point Elle avait été pour nous vraiment, totalement notre Mère Divine, sacrifiant finalement son propre corps pour faciliter le plus possible l’évolution des nôtres après Elle. Mais de là à accepter de la suivre sur un si dououreux chemin, cela m’était tout à fait impossible: je savais que ce n’était pas pour moi.

Interpellant à nouveau le Divin comme en 1971, je lui ai signifié avec véhémence que je refusais absolument un tel cadeau s’il devait faire souffrir mon pauvre corps comme il avait fait souffrir celui, pourtant si exceptionnellement endurant, de Mère:

“NON, MERCI…!” fut mon cri spontané. “Arrête-moi ça tout de suite!…”

La réponse patiente et souriante du Divin fut celle-ci:

“Ne t’inquiète pas… C’est comme cela que ça a dû se passer pour Mère, parce que justement Elle était la Mère Divine, parce qu’il fallait aller vite, son corps était déjà très âgé quand il a commencé, et le Travail pour lequel il avait été créé était le plus difficile de tous: être le premier, et éliminer le plus possible des obstacles les plus importants,  afin d’ouvrir la route à ceux qui suivraient. Mais maintenant que c’est fait, ce que la Force Évolutive recherche, ce sont les corps au contraire les plus variés possibles qui soient réceptifs à l’Énergie Nouvelle, de façon à voir comment adapter le processus de base à la manière d’être spécifique de chacun. Pour chacun il sera tenu compte de ses tendances et capacités propres.”

Rassurée, et donc rassérénée, j’ai enfin donné mon accord pour que ce processus se poursuive, ce qu’il a fait sans cesse par la suite, se développant de plus en plus sans pour autant jamais devenir douloureux – au contraire.

Mais quand les récits des expériences cellulaires vécues dans le même temps de son côté par Satprem ont commencé à être publiés, ce que j’en ai lu m’a montré que pour lui c’était terrible, et mes propres cellules du coup s’en sont tellement alarmées que depuis j’ai cessé de lire quoi que ce soit de comment cela se passait pour Satprem, afin que la conscience de mes propre cellules n’en soit pas influencée négativement.

Car pour elles tout continuait à progresser de manière toute différente, et en fait plutôt bienheureuse. Au bout de quelque temps j’ai compris que cette manière de s’y prendre de leur part était inévitable étant donné que je n’étais pas “Satprem”, mais un autre être, dont le nom d’âme s’était révélé en 1979 être “Bhaga”, le nom que les Rishis Védiques donnaient au Pouvoir de Délice d’Être du Divin: d’où plus tard le nom, “Bhagavan”,  “Le Bienheureux”, donné au Suprême, et donc aussi “La Bhagavad Guita”, “Le Chant du Bienheureux”, nom donné aux explications spirituelles majeures adressées par l’ incarnation divine Krishna à son ami humain Arjuna.

Il était bien normal que mes cellules elles aussi s’identifient comme moi à ce nom et à son contenu vibratoire précis, (une forme spéciale d’Ananda en tant que Pouvoir solaire et non plus seulement lunaire), et que ce soit cet aspect-là du Divin qui devienne de plus en plus leur façon spontanée de percevoir le Divin et de vouloir l’incarner en tant que cellules de mon corps.

Mais les récits de Satprem, après l’Agenda de Mère elle-même, sont pour le moment les seuls qui soient lus et connus, ce qui peut donner l’impression qu’en ce qui concerne la Transformation Cellulaire, la voie douloureuse est inéluctable, la seule possible, la seule qui puisse avoir des résultats. Encore hier, j’ai regardé le beau film, “Seulement le fait Divin- Ma rencontre avec Satprem” réalisé sur Pascal Vidal et le témoignage qu’il donne de la relation intérieure puis aussi extérieure qu’il a eue avec Satprem. C’est magnifique, mais cela donne une idée de toute expérience évolutive cellulaire comme devant forcément être aussi extrême, tout le temps à la limite du supportable ou même du mortel.

Si bien que le genre d’expériences cellulaires vécues par moi-même que l’on peut trouver relatées sur ce blog (voir Catégorie “CELLULAR CONSCIOUSNESS” , et “EN FRANÇAIS ” si vous ne parlez que français) peuvent paraître en comparaison peu impressionnantes, car pas dramatiques ni douloureuses, et donc apparemment pas héroïques du tout.  Et pourtant ces expériences sont le résultat des choix évolutifs constants, en fait bel et bien héroïques, toutes proportions gardées, de mes cellules, face à des défis constamment nouveaux dans leur vie, qu’il leur faut beaucoup de courage cellulaire pour chaque fois décider de les résoudre de la manière confiante et heureuse, joyeuse même, au départ pas naturelle pour elles du tout, mais qui est l’attitude qu’elles ont appris à garder encore et encore à chaque instant de leur vie – au moins dans la mesure où les conditions n’ont jamais dû devenir aussi extrêmes qu’elles ont dû le devenir dans le cas des deux Grands Pionniers, et du troisième.

Cette attitude délibérée que je viens de décrire à propos de mes cellules est la même que j’ai décrite telle que donnée par Mère elle-même en ces quelques lignes que j’ai appelées, dans un article plus ancien de ce blog, “Le programme en 5 points de Mère” (seulement en anglais, voir https://labofevolution.wordpress.com/2016/06/01/mothers-five-points-program-thought-control-in-our-life-2/ ).

Une telle attitude intérieure, quand on réussit à la garder de plus en plus constamment, fait que l’on marche (intérieurement, s’entend) sur ce que Sri Aurobindo et Mère appellent “La Voie Ensoleillée”, protégée des dangers des voies plus sombres et plus escarpées, où d’autres pourront bien sûr aller, mais à leurs risques et périls si c’est leur ego spirituel qui les y pousse, ou un type de personnalté qui leur rend difficile cette attitude somme toute enfantine que donne l’Être Psychique.

Alors rétrospectivement, il me semble que tout au long de ces quarante années, et de plus en plus, c’est cela le Cadeau que mes cellules ont voulu non seulement s’offrir à elles-mêmes, mais aussi offrir à tous les êtres ordinaires comme moi qui ne sont pas capables de tous les courages comme Sri Aurobindo et Mère, ou aussi Satprem – mais qui veulent tout de même aider au développement évolutif de conscience de leurs cellules, au rythme et avec les résultats dont ils se révèleront bel et bien capables si c’est de cette manière-là, plus douce, que le processus se passe pour eux.

Maintenant que la période des débuts extrêmement difficiles est, espérons-le, passée, et qu’ainsi un processus très accéléré mais aussi très douloureux n’est plus indispensable, maintenant donc, qui sait, peut-être cette Voie Ensoleillée des Cellules deviendra-telle utille aussi à bien d’autres? C’est pourquoi je la fais connaitre ici, pour que l’on sache que cette option-là aussi existe, avec elle aussi des résultats importants potentiellement pour tous nos corps… Le Divin nous invite à la Diversité d’approches, elle est nécessaire, alors profitons-en!

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Picture from wired.com, with my thanks

 

Pourquoi mes “AUROSPIRITUALS”, après quarante années de “Yoga des Cellules”

Ainsi que je l’ai expliqué dans mon précédent article, c’est depuis 1975 et la pleine venue en avant de mon Être Psychique (l’Être de l’Âme, ainsi nommé par Sri Aurobindo et Mère) que des chansons dévotionnelles pour le Divin ont spontanément commencé à me venir, encore et encore.

Et c’est lorsque le contact intérieur avec mes cellules, qui s’est produit par lui-même un an plus tard, fin 1976, m’a permis de constater avec stupeur, dès 1978, qu’elles étaient carrément, ici et là dans mon corps, en train de s’éveiller spirituellement, c’est à partir de ce moment-là que ces cellules, d’un corps non seulement créole mais aussi né en Afrique, ont commencé à influencer les chansons dévotionnelles qui continuaient de plus belle à me venir: maintenant c’était souvent sur des rythmes de biguine ou de samba fort joyeux et entraînants qu’elles s’exprimaient!….

L’afflux soudain en Septembre et Octobre 2017 de telles chansons, mais cette fois dédiées spécifiquement à l’Afrique, n’a donc été que la plus récente forme qu’ont prise ces “AUROSPIRITUALS” qui se sont composés en moi depuis le début des années 80.

Je croyais ne les avoir nommées “AUROSPIRITUALS” que juste avant l’arrivée récente du Niagara africain: justement pile la nuit d’avant que le Niagara africain ne se déclenche en pleine force au petit matin, j’avais fait la liste de toutes mes chansons bien rythmées, et les avais appelées ainsi – pour la première fois, ou du moins je le croyais.

Erreur majeure en fait:

Ce sont de simples petits cahiers d’écolière qui me servent depuis 1988 à noter (enfin…) les progrès spirituels de mes cellules, ainsi que mes rêves – au cas où ceux-ci révèleraient une relation intérieure secrète avec les progrès cellulaires notés aussi.

Dès le premier cahier en 1988,  j’ai intitulé tout l’ensemble de mes notes futures “Mes Cellules et moi: Journal d’une Merveilleuse Aventure ensemble”.

Tout récemment – ces dernières semaines – en remontant le temps dans ces petits cahiers, alors que j’étais à la recherche d’un tout autre évènement cellulaire, je suis tombée sur la véritable date à laquelle j’avais pour la première fois eu l’inspiration de ce nom pour ces chansons au rythme plus exotique : c’était en fait, incroyable mais vrai, au matin du 24 février 2017, soit exactement le lendemain de mon anniversaire d’il y a un an!!!

Ô surprise, dès ce matin-là, juste à la suite de mon anniversaire précédent, le Divin m’avait déjà soufflé ce nom précis pour ces chansons-là: les “AUROSPIRITUALS”!…

Je me suis rendu compte avec effarement que ce nom spécifique avait donc une grande importance, plus d’importance que je ne le soupçonnais. De fait, ce nom me permettait d’évoquer et d’honorer le nom des chants similaires plus anciens, certes, mais tout en m’en démarquant grâce à ce nom plus universel qui pourrait du coup être utilisé pour la joyeuse expression dévotionnelle de tout peuple et toute culture, au-delà de toutes les religions et de leurs dogmes humains si limitants et séparateurs!…

Grâce aux recherches génétiques maintenant faciles à faire, de nombreuses personnes se découvrent des ancêtres d’origines totalement insoupçonnées, et déjà cette simple révélarion les fait s’ouvrir à ces autres peuples auxquels ils étaient donc reliés sans le savoir

Mais ce que la génétique ne sait pas encore, c’est que nous avons  souvent été aussi nos propres ancêtres…! Or dans mon cas, ce ne sont pas seulement des racines africaines et créoles que j’ai en moi. Que ce soit d’une vie ou d’une autre, j’en ai en fait au masculin ou au féminin, dans tous les continents, sous toutes les latitudes et couleurs de peaux, exprimant toutes les croyances chamaniques ou religieuses connues ou oubliées. Des racines, j’en ai, semble-t-il, une multitude.

En effet: l’Aurovilienne britannique et médium (aujourd’hui retournée pour sa santé à la fraîcheur de l’Angleterre) qu’autrefois j’avais finalement consultée moi aussi, m’avait révélé avec étonnement que j’étais ce qu’on appelle une “vieille âme”, ayant vécu des vies et des vies, partout, depuis les temps les plus anciens, et que dans cette vie-ci (très importante), j’aurais à rassembler et utiliser les acquis de toutes ces autres vies pour en faire la richesse très diversifiée que notre unité humaine exige pour se réaliser vraiment, dans ce futur évolutif terrestre qui grandit de plus en plus.

J’avais bien pris bonne note de ce que disait cette Aurovilienne douée de voyance, mais sans avoir la moindre idée de comment ce devenir spirituel d’universalisation future deviendrait une partie de mon vécu effectif.

Et voilà que maintenant cela commençait nettement à se produire, et sur le mode intense et accéléré dont je commençais à avoir l’habitude, heureusement, car c’était ainsi que tous mes précédents progrès spirituels, en quelque partie que ce soit de mon être, s’étaient chaque fois produits, et ce progrès nouveau ne faisait pas exception:

Coup sur coup, après l’Afrique et plusieurs de ses régions, dont celle de l’Atlas, c’est le Tibet qui a fait revivre ses racines en moi, puis le Kazakhstan, ou plutôt la région entière située autour de l’AltaÏ, quels que soient les noms présents des pays qui s’y trouvent depuis toujours, et dans lesquels mon être s’est incarné pour une vie ou une autre. Et i il y a le Péroude MacchuPicchu. Et il y a l’Israël d’autrefois – plusieurs vies. Et il y a bien sûr mes racines, multiples elles aussi, en France-même, à différentes époques. Et c’est loin d’être tout!

Tous ces mois derniers, mes propres progrès évolutifs se sont traduits, de nuit comme de jour, par une sorte d’universalisation, non plus seulement psychologique comme dès mon adolescence, mais bien corporelle, le vécu enfoui dans les couches invisibles de l’ADN de mes cellules commençant à s’activer de nouveau, me portant successivement et irrésistiblement vers plusieurs de ces Pavillons Culturels que Mère nous a demandé d’aussi construire à Auroville, je comprends de mieux en mieux pourquoi.

Et cela ne me concerne pas seulement moi, bien sûr: Auroville, et au-delà d’Auroville toute l’Humanité, doivent suivre ce même mouvement intérieur reliant toutes nos diversités.

Il est bien entendu que les Auroviliens viennent de partout, déjà au premier degré, parlant simplement de nos pays d’origine dans cette vie-ci. Mais cette appartenance-là est trop unique, trop aisément “réductioniste” et “exclusiviste” dans son attitude envers les autres pays.

Au delà de cette appartenance apparemment unique de chacun, tant d’entre nous vivant à Auroville ont comme moi de ces racines profondes multiples qui les connectent invisiblement à tant d’autres pays et cultures et époques, en plus de leur pays d’origine de cette fois-ci, que, ayant vécu sous toutes les couleurs de peau, quand ils commencent à s’en souvenir, ils ne peuvent tout simplement plus être racistes…

Même chose pour les religions: quand on a vécu au temps du Christ, mais aussi au temps de Krishna, et aussi au temps de Bouddha ou de Mahomet, et puis maintenant de Sri Aurobindo et Mère, c’est du dedans que l’on ressent la merveilleuse complémentarité de leur succession: simplement des expressions différentes, et croissantes, de la même Vérité maintenant enfin entièrement dévoilée, Celle-ci a eu besoin de toutes les précédentes pour redevenir totale dans son expression, et doit les conserver, sous une forme plus souple, dénuée d’exclusivisme: ainsi seulement pourra-t-elle continuer à s’adapter aux degrés d’évolution et aux besoins intérieurs différents qu’ont forcément ces êtres individuels uniques que nous sommes tous, tous aspects différents du même Divin à la fois UN et TOUT.

C’est donc, je le constate, ce vécu nouveau de mes cellules qui m’a fait accomplir dans ma conscience individuelle le même progrès d’universalisation effective.

Pour 2018, pour cette Quarantième Année de leur propre “Yoga des Cellules”, ainsi que l’appelait Mère, c’est le Cadeau qu’elles ont reçu peu à peu, pendant les fêtes de Fin d’Année et de Nouvelle Année, et encore depuis… Et elles m’en ont fait gentiment profiter, elles l’ont partagé avec moi, ce Cadeau, et maintenant grâce à ces neurones qui le formulent pour moi, et ces mains qui l’écrivent sur ce clavier pour moi, sans compter toutes les autres cellules de ce corps qui participent d’une manière ou d’une autre, je peux en faire profiter d’autres êtres humains aussi, un peu partout, à travers ce blog! N’est-ce pas fabuleux?!?

Toutes mes félicitations à vous, mes chères cellules, et toute ma gratitude d’être humain qui se sentait encore trop séparé des autres! Vous avez changé tout cela en quelques mois!… Et notre petite Célébration de l’Afrique au Pavillon Africain à travers vos gais “AUROSPIRITUALS”, pour l’anniversaire de ce corps que vous constituez, mes chères cellules, cette petite fête prend de plus en plus tout son sens de Célébration de la merveilleuse Diversité d’Expression Humaine dont nous faisons tous partie!…

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