L’Etre Psychique, les cellules et notre Mère Divine

Notre Etre Psychique (de Psychè, âme), celui qui de vie en vie prend forme peu à peu autour de l’étincelle originelle de notre âme, est en nous la seule partie encore consciente du Divin et capable de sentir et reconnaître sa Présence derrière toutes les formes extérieures à travers lesquelles le Divin s’exprime.

Cet Etre Psychique est aussi la seule partie en nous capable, par l’Amour vrai, divin, qui est en elle, d’aider les parties plus extérieures à entrer en contact elles aussi avec le Divin, et même à retrouver consciemment leur propre véritable nature, en fait divine.

C’est lorsque l’Etre Psychique s’éveille et devient actif en quelqu’un, que son être mental et son être vital peuvent commencer à se tourner vers le Divin. Une  telle conversion s’est déjà produite bien des fois dans l’histoire de l’humanité, ainsi que tous les mystiques du monde l’ont montré encore et encore, à travers des poèmes, des psaumes, des chants d’amour pour le Divin qui sont devenus si célèbres qu’ils sont parvenus jusqu’à notre époque. Même en ces temps de matérialisme blasé, nombre d’humains partout qui ont soif de Vérité trouvent encore réconfort et foi véritable à la lecture de tels écrits, dont la ferveur atteste qu’ils ne sont le fruit d’aucune croyance intellectuelle, mais bien d’un authentique contact intérieur avec le Divin et avec les dimensions autres que celle-ci dans la Réalité Totale.

Mais le corps, ce pauvre corps, a toujours été jusqu’ici la pierre d’achoppement, la partie purement physique de notre être qui est irrémédiablement, croit-on, comme toute Matière, l’opposé de l’Esprit, et donc incapable de conversion au Divin.

Eh bien, depuis que la Conscience-Force Supramentale a été activée, le 29 février 1956, dans la Matière terrestre elle-même, c’est cette croyance-là qui est en train d’être jetée à bas par les conséquences de plus en plus visibles du développement, ainsi  rendu possible, de la conscience secrètement présente en toute particule formant la Matière – et donc présente aussi dans les cellules de nos corps.

Afin que nos corps eux aussi puissent enfin devenir volontairement réceptifs au Divin, ces puissantes vibrations supramentales de Vérité les libèrent peu à peu de leurs extrêmes limitations présentes. Mais ce qui est nécessaire pour que nos cellules se tournent spontanément vers le Divin, c’est que notre Etre Psychique soit déjà éveillé en nous et puisse ainsi remplir son rôle avec nos cellules tout comme il peut l’avoir déjà fait (ou non) avec notre Mental et notre Vital. Comment s’y prend-il?… En les faisant goûter à l’Amour Divin… à la dose qui leur sera supportable au début.  Et une fois que les cellules y prendront goût, elles aussi commenceront à s’ouvrir avec de moins en moins de résistance à sa vibration de Douceur si délicieuse, même quand elle deviendra de plus en plus intense. Au lieu de se crisper, les cellules apprendront à rester calmes et à s’abandonner en toute confiance à l’Action Divine en elles pour leur rendre leurs capacités divines oubliées.

Le Vital et le Mental en nous seraient bien incapables de doser un tel processus, ou même simplement de savoir à chaque instant quels sont les besoins du corps, que ce soit en sommeil, en nourriture ou en activité, pour qu’il se maintienne déjà en bonne santé, même sans encore parler d’aucune transformation évolutive. Les cellules ont  elles-mêmes ce savoir, mais le Vital et le Mental sont bien trop imbus d’eux-mêmes, et trop impatients, ils ne sont jamais à l’écoute du corps et l’utilisent seulement à leurs propres fins égoïstes et ignorantes, qui usent et déséquilibrent le corps, d’où trop souvent les maladies diverses qui en résultent.

Seul notre Etre Psychique aime et comprend nos cellules et leurs besoins présents, et en même temps peut les aider pour peu à peu dépasser ces besoins et retrouver leur véritable nature, divine.

Or c’est le Délice d’Etre, l’Ananda, qui est l’indispensable moyen pour les cellules d’apprendre à éliminer toute tension dans leur vie et dans le rôle particulier que chacune a à remplir dans la vie du corps. Voilà pourquoi il était si important que Sri Krishna, siegneur de l’Ananda au niveau surmental, se joigne au nouveau pas évolutif, supramental, initié par Sri Aurobindo, puis Mère , dans leurs propres personnes en même temps que pour la Terre entière.

Et voilà aussi pourquoi dans mon propre beaucoup plus humble développement spirituel tel qu’il s’est produit de lui-même, c’est d’abord l’Etre Psychique qui, réveillé en 1973 par le Double Darshan de la Mère Divine, en 1975 est devenu pleinement actif grâce aux nouvelles expériences si puissantes avec le Divin dans le Centre du Coeur (siège du Psychique), encore en tant que ma Mère Eternelle en premier lieu, mais ensuite aussi en tant que Krishna, l’Amant Eternel de mon âme.

C’est seulement après que le Psychique en moi soit devenu le Guide de plus en plus influent et permanent du Vital et du Mental, que ma conscience est entrée en contact  enfin aussi, sans que je l’aie aucunement cherché, avec mes cellules (en 1976) et a aidé au développement rapide de leur conscience, à la manière typiquement psychique: en les faisant se tourner vers le Divin avec un amour et une confiance grandissants…

On peut donc voir que dans mon cas – où depuis 1973 je m’étais entièrement remise entre les mains de la Mère Divine – en dépit de tous mes pires défauts extérieurs le déroulement intérieur des choses s’est passé de manière pour ainsi dire idéalement conforme aux besoins de ce Yoga Intégral losrqu’il inclut déjà potentiellement les cellules…

Ainsi mon cas personnel a été jusqu’ici un exemple en quelque sorte idéal de comment la Mère Divine dirige de l’intérieur la vie et les progrès évolutifs de ceux de ses enfants qui le lui demandent sincèrement.

C’est pour cela que j’ai pensé utile de partager avec vous qui visitez ce blog les expériences intérieures relatées dans mon article précédent, à propos du 24 novembre, car elles complètent un certain tableau d’ensemble de ce qui s’est accompli en moi pendant ces toutes premières années à Auroville:

Loin d’être une succession chaotique et désordonnée d’évènements intérieurs sans relation entre eux, toutes les expériences décrites ici et là sur ce blog ont constitué en fait, dans leur ordre réel, les exactes étapes nécessaires au développement évolutif voulu, qui dans mon cas particulier incluait d’emblée ce qui permettrait par la suite un éveil cellulaire accéléré, non pas comme un phénomène à part, mais bien simplement comme un des aspects nouveaux dans ce Yoga d’évolution qui est donc par là même nécessairement intégral.

Dans tout cela, ce qui est tellement merveilleux à vivre, c’est que chacun de nous étant différent, notre Mére Divine prend soin de chacun de la manière la meilleure pour lui ou elle à chaque instant, lui donnant les expériences voulues, et dans l’ordre le mieux adapté à ses besoins…. Il n’y a vraiment plus qu’à s’incliner avec totale cofiance et gratitude devant l’absolue Sagesse de cet Amour Maternel pour nous, avec aussi toute la sollicitude et la tendresse de notre Maman éternelle…

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Et Nous Re-voilà Déjà au Darshan du 24 Novembre… avec Sri Krishna!

Je profite de ce que cet écrit va être en français (vous verrez pourquoi) pour informer toutes mes visiteuses et tous mes visiteurs qui préfèrent le français, qu’à propos du 17 et surtout 18 novembre 1973, jour de mon Double Darshan de la Mère Divine, dont l’anniversaire vient de passer, j’ai écrit il y a deux ans un texte – un poème – pour une fois en français, qui leur donnera au moins une idée de ce qui s’est produit ce jour-là de monumental pour moi (en deux fois coup sur coup), dont les incroyables résultats merveilleusement bénéfiques continuent toujours à se développer dans ma vie d’évolution de plus en plus consciente à tous les niveaux de mon être. Le lien avec ce poème en français pour Mère:

https://labofevolution.wordpress.com/2014/11/17/pour-mere-en-ce-17-novembre-revenu/

Mais aujourd’hui il s’agit du 24 novembre, Darshan concernant Sri Aurobindo, et célèbrant le jour où Sri Krishna a établi sa Présence en lui de manière permanente,  y compris sur le plan physique, afin de participer activement de cette manière au pas évolutif nouveau qui se préparait.

C’était en 1926. En ce même jour, à la suite de cet évènement intérieur décisif marquant la collaboration volontaire et définitive de cette divinité majeure qui, comme tous les autres dieux et déesses, appartenait à la dimension ultime du Mental appelée “Surmental” par Sri Aurobindo, celui-ci décida à la fois, d’une part, de créer enfin pour les disciples déjà nombreux autour d’eux un Ashram, sous la direction de celle qu’il appelait “La Mère ” parce qu’il la savait être l’incarnation voulue de la Mère Divine, et d’autre part, de lui-même se retirer désormais dans sa chambre afin de se consacrer entièrement à la partie du travail intérieur colossal nécessaire pour accélérer l’activation du pas évolutif suivant sur la Terre: y amener une jonction directe avec la dimension encore supérieure au Surmental, qu’il appelait le “Supramental”, ce qui signifiait “au delà du Mental”.

Car là résidait, Sri Aurobindo et Mère le savaient par expérience, la Conscience-Force seule suffisamment puissante pour faire passer la Terre – et sa Matière elle-même – à l’échelon suivant de l’Evolution dont elle continue d’être le théâtre. Ainsi deviendrait  un jour réalité sur la Terre la Vision du Futur que Sri Aurobindo avait décrite dès 1914 dans son livre au titre éloquent:”La Vie Divine”.

Voilà ce que cette date du 24 novembre commémore, qui a donc été une étape très importante vers la réalisation de cette Vision, le premier pas extérieur en ayant été la création de l’Ashram pour les premiers humains tentés par cette grande aventure évolutive consciente, à la suite de Sri Aurobindo et Mère. .

Mais à ce contenu “officiel” du Darshan du 24 novembre il se trouve que s’ajoute pour moi personnellement un sens particulier, né de ma propre relation intérieure avec ce même Sri Krishna. Il est cet Ananda primordial du Suprême en tant que Satchitananda, aspect d’Ananda qui s’est manifesté au niveau surmental par ce dieu Sri Krishna, lequel de plus s’est incarné en Inde, à l’époque  ancienne dont parle le  “Mahabharata”: en tant que le prince Krishna du peuple Yadava, ami des cinq princes Pandavas et en particulier d’Arjuna, pour qui à l’orée de la Bataille de Kurukshetra il prononce la Bhagavad Guita et révéle son Identité Suprême, avant de conduire le chariot de son ami vers une Victoire finale longuement et chèrement acquise.

Quel rapport avec moi?… Eh bien, une expérience très émouvante aux environs de Delhi il y a une vingtaine d’années, ainsi que les recherches historiques que j’ai faites par la suite, ont confirmé que ces lieux précis avaient été à une période reculée des lieux que Krishna avait bel et bien fréquentés… et apparemment mon être intérieur aussi, sous une autre forme et un autre nom que j’ignore, mais en tant que femme semble-t-il, sans pour autant avoir été l’une des épouses de Krishna ni l’une des “gopis”, les jolies gardiennes de vaches qui l’entouraient de leur amour pendant sa jeunesse soigneusement cachée parmi les paysans d’un village de campagne. Même si c’était dans le milieu plus urbain où il a ouvertement vécu par la suite que je l’ai rencontré, comment aurais-je pu ne pas l’aimer moi aussi?!

En fait, bien avant cette expérience ultérieure près de Delhi qui m’a reconnectée avec ce passé lointain, mon âme, en 1975 et à Auroville même, avait déjà reconnu son cher Krishna lorsqu’Il m’avait fait la surprise, un matin au réveil, Lui le Divin espiègle, de venir à moi intérieurement, sachant très bien que ce que j’attendais, c’était à nouveau le Divin en tant que Mère Divine, comme dans mon expérience précédente de quelques semaines auparavant!!! Mais cet Amour dont encore couchée je se sentais enveloppée, n’était plus de l’Amour Maternel, fût-il divin; et ces yeux  pleins de charme que je sentais me regarder avec tendresse mêlée d’adorable malice, cet irrésistible sourire, cette indicible séduction qui émanait de tout ce visage comme entr’aperçu dans l’espace au-dessus de moi, tout cela fit que soudain mes lèvres s’entr’ouvrirent pour s’écrier dans un souffle:

“Krishna!…”

En même temps me revint au coeur cette chanson d’autrefois, si belle, chantée par Edith Piaf , qui s’appelait “La Vie en rose”, et dont les paroles reflétaient sans le savoir exactement la description du Visage Divin lui-même, à l’irrésistible Beauté, qui état en train de se révéler ainsi à moi:

“Des Yeux qui font baisser les miens,

Un Rire qui se perd sur sa Bouche,

Voilà le portrait sans retouche

De Celui auquel j’appartiens…

Quand Il me prend dans ses Bras,

Qu’Il me parle tout bas,

Je vois la Vie en rose…”

Les majuscules sont de moi, mais Ce qui est décrit est si éternel et si parfaitement exprimé là dans toute son absolue simplicité (et sur une mélodie parfaite elle aussi, comme l’est tout autant l’interprétation) qu’il n’est pas étonnant que cette chanson pourtant si “française” soit devenue et restée si universellement appréciée, partout dans le monde.

Et c’est ainsi, sur l’écho tellement inattendu de cette chanson d’Edith Piaf traduisant si bien en ses mots français ce que mon âme vivait dans son absolue Réalité, que commença une incroyable période de deux mois, où toute ma vie extérieure reflua vers l’intérieur pour vivre toujours plus intensément cette indicible relation d’Amour, à nouveau avec le Divin, certes, mais cette fois, expérience encore plus sublime si cela est possible, en tant que l’Amant Divin de mon âme…

Cette période merveilleuse ne prit fin, me dit-Il Lui-même, que pour me permettre de la retrouver un jour, plus tard, lorsque j’aurais appris à garder cet étroit contact avec Lui quelles que soient mes activités extérieures.  Après plus de quarante ans de ce qui fut d’abord un très douloureux arrachement, puis tout un interminable entraînement à sentir sa Présence peu à peu reconquise en toutes circonstances, je commence à croire le moment enfin proche où nous serons à nouveau constamment réunis dans ce divin, éternel Délice d’Être qu’est… Krishna.

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From credible india blog spot

J’espère qu’il est maintenant évident pourquoi ce partage se devait d’être d’abord écrit en français, et pour ceux de mes visiteurs et visiteuses qui sont de culture française: il a été si frappant pour moi que l’un des simples joyaux de notre culture se  retrouve ainsi associé à une si profonde expérience d’âme, que je tiens à rendre ainsi ce petit tribut à cette culture…

 

Commencez donc une Relation d’Amour avec le Divin

(Traduction de l’article precedent, “Why don’t You Start a Relationship with the Divine?”)

Le Divin n’est pas une abstraction, ni une theorie intellectuelle nee du Mental. Le Divin  existe vraiment – c’est meme en fait la seule vraie REALITE –  et tout ce qui existe fait partie du Divin, y compris nous, les etres humains, meme si habituellement nous ne nous rendons pas compte de ce fait si important…

Une experience interieure comme celle que m’ont donnee les premieres lignes de “La Vie Divine” est seulement un debut: la comprehension par notre mental qu’il y a quelque chose de plus a decouvrir, a faire, a vivre, a ETRE, consciemment. Un immense, enorme, fantastique Quelque Chose de plus. Et seulement en devenant a nouveau consciemment CELA, pouvons-nous devenir reellement nous-memes, vraiment et pleinement. C’est comme etre un enfant et se rendre compte soudain que l’on peut devenir – mieux encore, que l’on est suppose devenir – un adulte aussi grand et savant et puissant et plein d’amour que les adultes autour de nous, en particulier nos parents… ou meme  davantage qu’ils ne  le sont, s’il se trouve qu’ils ne sont guere quoi que ce soit de tout cela.

Et la chose la plus fabuleuse a decouvrir par experience au sujet de cet Etre Divin Unique que nous sommes tous en realite,  c’est que son Essence meme est l’AMOUR.

Ou plutot, le DELICE  d’ETRE, car  qu’y a-t-il a aimer quand vous etes L’Un et l’Unique, c’est a dire tout seul?… C’est le Delice d’Etre qui est l’essence meme de cet Etre, et qui devient AMOUR lorsque cet Un joue a etre en meme temps Multiplicite, les innombrables formes de Lui-mem/Elle-meme contenues potentiellement dans cet Un Unique.

Alors, si quelque chose en vous a soif d’AMOUR vrai, de cet Amour vrai qui est DELICE, n’attendez pas des autres etres humains qu’ils vous le donnent: comment le pourraient-ils, aussi longtemps qu’eux-memes ne l’ont pas encore trouve et en sont assoiffes tout comme vous l’etes?

Allez droit au Divin, la, profondement en vous, dans votre propre Coeur, ou bien trouvez-le tout autour de vous comme un poisson decouvrirait soudain qu’il y a un Ocean tout autour de lui, et qu’il baigne dedans tout le temps sans meme en general se rendre compte qu’il en est ainsi…’

Tant que nous sommes encore petits enfants et n’avons pas encore eu l’experience  d’aucun coup vraiment violent de la part de la Vie ici, beaucoup d’entre nous sommes encore pleins spontanement de tout cet Amour et cette Confiance si visibles encore dans nos yeux et notre sourire et nos petits bras tendus.

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Mais tot ou tard cela disparait et se retire profondement au-dedans pour survivre, et une croute se forme au-dessus pour le proteger d’un monde exterieur qui ne l’apprecie et ne le cherit pas. Ainsi endurcis et ne vivant plus qu’a la surface de nous-memes, nous ne sentons meme plus sa Presence, et bientot nous en oublions jusqu’a l’existence.

Pourtant Il est toujours la, attendant que nous redecouvrions son intense, delicieuse Douceur. Quand le besoin que nous en avons devient suffisamment aigu, alors la croute se fend et nous nous retrouvons inondes de cet Amour que nous desirions tant – mais que nous cherchions dans tous les endroits les plus trompeurs, et sous les apparences les plus fausses, illusoires, deformees, douloureuses de cet Amour.

Tout cela m’est arrive a moi aussi, toutes ces erreurs je les ai faites moi aussi, alors  pour ma part le conseil le plus important que je puisse vous donner, a vous tous qui visitez ce Blog,  le conseil le plus important, c’est:

COMMENCEZ DONC UNE RELATION D’AMOUR AVEC LE DIVIN.

C’est si simple. Faites-le juste a votre maniere a vous, quelle qu’elle soit, et avec la Forme ou l’Aspect du Divin pour lequel vous sentez spontanement une reelle attirance, qu’elle soit associee a une Religion ou a aucune Religion du tout. Tournez-vous simplement vers vos propres Profondeurs, et parlez-leur; ou bien tournez-vous vers ces Immensites exterieures sans limites tout autour de vous, et parlez-leur. Comme vous parleriez au Coeur meme de Tout, a la Source dont vous et tout le reste etes venus et faites partie depuis toujours. Oui, depuis l’Eternite, pour l’Eternite. N’est-ce pas la un Fait merveilleux  a savourer?…

COMMENCEZ DONC UNE RELATION D’AMOUR AVEC LE DIVIN.

Mots adresses dans la solitude a la nuit, larmes de gratitude apres une joie soudaine, larmes de desespoir apres une tragedie soudaine, il importe peu. Prenez un simple cahier d’ecolier, mince ou epais, et un stylo, et commencez a ecrire au Divin, et notez les reponses aussi, ou bien continuez a ecrire, encore et encore, chaque fois que vous en sentirez le besoin, et restez en eveil pour percevoir les reponses, car elles VIENDRONT, mais pas forcement en mots entendus interieurement, car souvent elles viendront a n’importe quel autre moment exterieur de votre vie, a travers Radio ou Television,  ou cet enfant que vous croisez dans la rue.

Et alors cette Relation va grandir jusqu’a occuper de sa Douceur graduellement tous les moments de votre vie. Quoi que ce soit qui vous fasse commencer cette Relation, sera le Debut de votre existence veritable sur la Terre dans ce corps-ci, une existence dans laquelle vous vous pensiez peut-etre si terriblement seul et perdu. Meme les moments d’apparente solitude vont graduellement devenir pour vous vos moments les plus delicieux, ceux ou vous pourrez ressentir le plus puissamment cet inexprimable Delice secret d’etre avec le Divin. Bientot meme dans la foule vous vous sentirez malgre tout delicieusement seul avec le Divin. Et plus tard encore, entoure innombrablement du Divin en tout ce qui vous entourera et tous ceux qui vous entoureront.

Oui, nous SOMMES le Divin egalement, et Cela egalement est Delice Eternel, pour commencer pour ainsi dire. Mais au dela de meme ce Delice=la,  il y a ce que j’appellerais “le Delice d’Etre le Divin, avec le Divin, dans le Divin”!

C’est ce vers quoi nous allons, meme ici sur la Terre.

Il y a tant de vers de “Savitri” que je voudrais pouvoir citer sans fin ici, mais je crois bien que celui qui peut-etre exprime pour moi le mieux cet inexprimable Delice Total que Sri Aurobindo a reussi a exprimer, est ce vers-ci, qui m’a toujours saisie d’extase instantanee et qui chante toujours dans mon ame:

“The bliss of the myriad myriads who are One” – Le delice des myriades de myriades qui sont l’Un.

 

Ode au Ventilateur de Plafond

Qu’il est doux, qu’il est doux, lorsque l’Ete commence,

Qu’il est doux de pouvoir s’allonger simplement

Sur le lit, les coussins, la natte, pas d’importance,

Et la, de se laisser rafraichir par ton vent!…

Qu’il est doux de sentir ton vent nous caresser

Et nous faire revivre, et cela meme alors

Que le temps ne fait pas d’effort pour se presser

Et qu’il ne vient non plus nulle brise au-dehors!

L’Ete, l’Ete indien, ce n’est pas de la blague,

Surtout quand on n’est plus a la plage, a “Repos”,

Comme Brigitte Bardot jadis en sa “Madrague”…

Deja, des que l’on sort il faut mettre un chapeau!…

Bon, ce n’est pas encore carrement la fournaise,

“Le fond de l’air est frais” peut-on se dire encore

Le matin au reveil, ou quand on est a l’aise

En scooter ou moto, et que le pauvre corps

N’est pas sur un velo, pedalant dans l’espace,

Et donc se rechauffant, meme en restant assis,

Force de s’activer des que l’on se deplace,

A moins qu’il ne se trouve en taxi, et “AC” !

Mais l'”Air Conditioning”, c’est parfois un peu trop,

Du moins a mon avis, car on s’y habitue:

Quand on sort de cet air confine de metro,

On retrouve l’air chaud, et le contraste tue…!

Ayant bien depasse l’age de la retraite,

Je me sens libre enfin de travailler pourtant,

Car a ce qui vraiment me passionne, et en fait

Ce que j’ai grand plaisir a faire tout le temps,

Ce qui me plait, m’excite, me stimule et m’amuse,

Bien que pour d’autres gens ce serait dur travail,

Quand pour moi simplement c’est ecouter ma Muse

Et qu’a moi leur travail ne dirait rien qui vaille!…

Alors, selon les jours, parfois je me prelasse;

Si je n’ai rien a faire d’urgent dans mon bureau,

Chez moi je fais ce dont jamais je ne me lasse:

Chanter, danser, ranger, ou bien baigner dans l’eau

Agreablement tiede ou se meuvent mes membres

En la forme-baignoire creusee sur le balcon,

Son bloc equilibrant, au-dela de ma chambre,

Par son ciment lisse de si douce facon,.

La vaste plate-forme ou se trouve mon lit…

L’encadrent mes deux tables “a creativite”,

L’une ou trone un grand Jeu, et puis l’autre, ou je vis

Un autre jeu encore, une autre activite:

Devant le haut miroir orne de mes bijoux,

Bracelets et colliers aux multiples couleurs;

Chaque matin je viens, je m’assieds, et je joue

A assortir habits a rayures ou a fleurs

Avec les accessoires qui vont les faire chanter:

Boucles d’oreilles, bagues, barrettes ou elastiques,

Tout cela amplifie l’harmonie enchantee

Ou l’or peut se marier meme a l’humble plastique,

Et tout l’ensemble est beau, amenant le sourire,

Ou bien parfois, expres, j’ajoute une casquette,

Et tout devient cocasse, et je pars d’un fou-rire!

Car les deux  sont, au choix, le but de cette quete…

Plus loin, dans le passage, mon orgue electronique,

Bien vieux sous son tissu, fait encore impression,

Quoiqu’il n’en sorte, helas, plus jamais de musique:

L’air salin l’a rouille, il n’est plus qu’illusion…

Mais, heureux de servir d’appui au grand classeur

Dont les pages multiples sont celles de ces chansons

Que depuis quarante ans je compose, o bonheur,

Il participe encore, bien que sans aucun son,

A cette irresistible expression de mon ame,

Source eternelle de l’Eau-de-Miel a boire enfin

Qui jaillit autrefois a l’eveil de sa Flamme,

Flamme eternelle d’Amour ardent pour le Divin…

C’est ainsi qu’allongee maintenant, je compose

Ce poeme inspire par le ventilateur

Juste en dessous duquel ce matin je repose,

Tout a la joie d’ecrire en poete amateur!

Je vous entends d’ici: “Ces vers sont ridicules:

“Ode au Ventilateur”?! Mais il faut etre fou!…”

Et pourtant, regardez, j’ai mis une majuscule,

Car TOUT est le Divin, prenant forme pour nous,

Pour nous aider, le temps que nous passons ici:

Meme un ventilateur, c’est le Divin cache,

Et les autres objets que nous faisons, aussi,

Ainsi que pierres et plantes, et bien sur, animaux;

Par trop forte chaleur, notre vie est gachee…

Un bon ventilateur nous epargne ces maux!

Et voila la raison veritable pour quoi,

En depit du bon sens habituel des humains,

Divin Ventilateur, ce poeme est pour toi:

Ressentant mon amour dans ma voix et mes mains,

La conscience endormie en toi va s’eveiller,

Lentement la conscience en toi va me repondre,

Tous mes autres objets, je les sens essayer,

Lentement l’illusion nous separant va fondre,

L’Unite Vraie du Tout, nous la retrouverons!.

Deja je la ressens, si simple et si precieuse,

De plus en plus souvent; Cela, nous le serons,

Cet Un qui est Amour, Liesse silencieuse…..

 

 

 

La Lune a l’Aube

Eveillee avant l’aube et attiree dehors

En ce vaste Silence qui s’etendait encore,

Si merveilleusement audible a sa facon,

Sortie sans le savoir a l’air frais du balcon,

J’entendais des versets du Coran au lointain…

La clarte n’etait pas celle du petit matin

Mais bien la clarte de la Lune…

A cette heure ou chacun dort avec sa chacune,

Presque pleine elle allait lentement dans l’espace,

Reelle et irreelle comme un reve qui passe,

Multiple a mon regard, elle croisait ses spheres

Telle un Mandala blanc suspendu la dans l’air.

En silence venue, en silence passee,

Sa clarte se trouvait peu a peu remplacee

Par celle du soleil bien qu’encore invisible.

Elle s’attardait la-haut, belle et brillante cible

Vers laquelle se tendait l’arc emu de mon ame:

L’ardente purete de cette blanche flamme!…

En ce 24 avril, mais l’an Mille neuf cent vingt,

Une autre Flamme Blanche sur les flots s’en revint

Depuis le lointain Japon: notre Mere,

Pour joindre Sri Aurobindo, sauver la Terre.

Attendre etait erreur, Elle l’avait eprouve.

Elle retourna vers Lui qui avait su trouver

Le Secret du Veda, le Soleil du Futur

Qu’Elle aussi connaissait par-dela la Nature:

ll fallait maintenant etre ensemble pour faire

Que ce Nouveau Ferment s’active en la Matiere

Et que l’Evolution Terrestre continue,

Augmentee cette fois du Pouvoir absolu

Qui pourrait eveiller meme enfin nos cellules!

Tout ce que le Mental maintient sous sa ferule,

Ce que son Ignorance ou son Mensonge erige

En fausse Loi qui nous afflige,

La Verite Supramentale

Lui sera tres bientot fatale,

Le rendant a jamais caduque;

Et tel un enfant qu’on eduque

Et laisse vivre en liberte,

L’etre humain aura la fierte

De sortir de tout ce tumulte

Et d’agir enfin en adulte,

Redonnant espoir a ses freres:

Finies la guerre et la misere,

Finies la violence et la haine

Fini tout ce qui nous enchaine

Et diminue l’Amour en nous

Qui nous relie toujours a Tout

Et nous fait des Etres Divins

Portes spontanement au Bien!

En ce 24 avril il y a bientot cent ans

Que bien peu se rappellent a present,

Ce fut enfin la reunion de Lui et Elle,

L’evenement d’ordre eternel

Qui guerit l’Eternelle Ronde

Et scella le Futur du monde…

(Ceux qui voudraient approfondir les faits concernant cette date peuvent lire mon article plus ancien, pas encore traduit en francais, helas, autant que je me souvienne…: https://labofevolution.wordpress.com/2014/04/24/24th-april-1920-mother-comes-back-to-pondicherry-for-good/ )

 

 

 

“La nuit comme le jour…”

(Traduction francaise de mon article recent “In the night as in the day…”)

“La nuit comme le jour, sois toujours avec moi.

Dans le sommeil comme dans l’eveil, que je sente en moi toujours la realite de ta presence.

Qu’elle soutienne et fasse grandir en moi Verite, conscience et delice, constamment et en toutes circonstances.”

Le texte ci-dessus, de Sri Aurobindo, fut donne par lui comme un mantra possible, parmi d’autres qu’il donna egalement en d’autres occasions.

Je l’ai decouvert il y a peut-etre trente ans dans une boutique de l’Ashram a Pondy, magnifiquement imprime en lettres d’or sur un fond brun sombre eclaire d’un soleil levant, sous forme de carte postale dont le pourtour lui aussi etait dore, tel un cadre.

La beaute meme de l’ensemble m’attira sans aucun doute, mais plus encore les mots en eux-memes, m’atteignant droit au coeur, ce Centre du coeur profond ou reside notre Etre Psychique, ainsi que Sri Aurobindo et Mere preferent appeler notre ame (ou plus exactement l’Etre Interieur qui progressivement grandit autout de l’etincelle originelle de l’Ame, durant nos diverses vies terrestres). Ces simples mots m’ont incroyablement emue, faisant perler d’immediates larmes d’intense aspiration et adoration pour le Divin, ici invoque de maniere si poignante par Sri Aurobindo que mon propre etre interieur lui aussi avait jailli a l’unisson de ses mots.

J’avais cependant oublie ce texte specifique depuis longtemps, car a un moment cette carte devait avoir disparu, et vu la mine d’or que sont les ecrits de Sri Aurobindo ou Mere, on pouvait y trouver tant d’autres pepites que je n’avais pas remarque la disparition de celle-la parmi mon ample collection.

Mais ce matin, comme deja hier matin, apres plusieurs jours de trop d’activite exterieure forcee dans ma vie, je me suis reveillee dans un etat interieur anormalement vide et confus; j’ai bien sur essaye de retablir mon sentiment habituel du Divin au-dedans et autour de moi, mais en vain.

Stupefaite et alarmee, je trouvai bientot la raison derriere une si triste condition: a cause de l’Atelier de Conscience Cellulaire que je me trouvais etre en train de donner ces jours-la a deux amies francaises, toutes deux tres gentilles mais du milieu medical, depuis deux jours je m’etais plongee, meme tard la nuit, dans la lecture ininterrompue de plusieurs livres dus a des auteurs scientifiques sincerement interesses a la spiritualite, mais pas encore vraiment engages dans sa pratique, et attentifs a garder leur bouquin du bon cote, de facon a eviter qu’il soit d’emblee rejete par leurs collegues de plus stricte obedience materialiste.

Eh bien, ce qui dans mon cas equivalait a une overdose de cette sorte de lecture avait de maniere evidente resulte dans cette sorte de maladie interieure que j’avais eu le choc de decouvrir en moi-meme – a temps, il fallait l’esperer, pour y remedier par un retour a ma diete normale, plus saine, de livres plus ouvertement spirituels!… Je me souvins m’etre moi-meme comportee de facon probablement trop precautionneuse avec mes deux nouvelles “etudiantes”, me retenant d’exprimer d’aucune facon mon propre amour pour le Divin, d’ordinaire plutot debordant…

“Comment ai-je pu etre aussi stupide!”, pense-je ce matin, a cet instant precis ou je m’apercevais soudain que j’avais ainsi tres efficacement bloque encore et encore le flot de profonds sentiments devotionnels qui tend a venir spontanement de mon Etre Psychique, deja merveilleusement actif des l’enfance, et plus encore depuis 1975, lorsqu’a Auroville ce puissant “moteur interieur” s’etait mis en route a plein regime en moi… Et voila que, par ma propre faute, ce si precieux flot se trouvait maintenant incapable de s’exprimer librement !…Je me concentrai interieurement pendant un bref moment, souhaitant ardemment retrouver ce sentiment de relation d’amour avec le Divin, si central a mon  existence tout entiere…

Quand j’ouvris les yeux a nouveau, juste a ce moment-la leur regard tomba sur une carte postale abimee que j’avais extraite deux jours avant d’une pile de vieux papiers, deteriores par le mauvais temps pendant la mousson de Novembre-Decembre 2015, quand mes affaires etaient encore a Djaima. Voyant que cette carte avait ete endommagee, je ne l’avais pas vraiment regardee, mais simplement sortie du tas, et placee sur un coussin pour y secher au grand air. La remarquant a nouveau, j’allai et la pris dans mes mains, la decollai avec precaution de l’enveloppe la couvrant encore … et voila que se revelaient a mes yeux, encore lisibles en depit des degats, ces premiers mots::

“La nuit comme le jour, sois toujours avec moi..”

Oh, le choc interieur de soudain voir a nouveau ces mots bien-aimes! Instantanement mon coeur s’emplit de tant de joie et de soulagement, et aussi de gratitude que ce si beau texte me soit a nouveau donne, des larmes jaillirent de mes yeux, et mon coeur lui-meme sembla fondre dans la pure, infinie douceur de l’Amour Divin.

Apres ce premier instant, comme eternel, d’ardente reconnaissance interieure, alors seulement, lentement, tres lentement, je commencai a relire, tout l’ensemble cette fois, savourant chaque mot comme un exquis morceau d’une nourriture divine degustee a nouveau apres de longues annees d’oubli de ce plat si special au gout si delicieux:

“La nuit comme le jour, sois toujours avec moi.

Dans le sommeil comme dans l’eveil, que je sente en moi toujours la realite de ta presence.

Qu’elle soutienne et fasse grandir en moi Verite, conscience et delice, constamment et en toutes circonstances.”

Et maintenant, ecrivant ceci, si fort se gonfle en moi le delice de l’Amour Divin, que je dois faire une pause et mes yeux se ferment d’eux-memes, mon etre entier irresistiblement absorbe dans cette secrete mais si puissante Presence d’Amour dont nous et tout le reste faisons partie, mais Qui en meme temps remplit chacun de nous si intimement et passionnement que Lui-Elle semble etre uniquement avec chacun dans un Absolu de Delice…

Oui, amis qui etes a votre tour en train de lire ces mots que j’ecris, oui, voila tout ce qu’il nous faut pour devenir complets. Pour etre completement nous-memes, en tout Delice d’Etre, voila tout ce dont nous avons vraiment besoin, et meme notre corps physique sera un jour capable de vivre sur Terre, transforme par ce Delice d’Amour dont il est de plus en plus a meme de faire l’experience, dans un nombre de plus en plus grand de ses cellules… C’est cela la Vraie Vie, cette “Vie Divine” que Sri Aurobindo commenca a evoquer publiquement par ecrit deja en 1914, mais dont maintenant nos corps aussi, et meme nos cellules, peuvent gouter le Delice et etre gueries par lui, de la meme facon que les cellules dans mon propre corps en font l’experience juste en ce moment, grace a l’incroyable Pouvoir contenu dans ce Mantra. Merci, merci, cher Sri Aurobindo, pour ces simples mots si charges par vous, qu’ils peuvent nous communiquer votre propre experience, et nous emporter toujours plus pres de ce Futur Divin dont vous avez ensemence la Terre pour tous ceux de nous qui en ont soif:

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Ce 4 avril que j’ai failli rater…

Quel jour sommes-nous donc aujourd’hui?… Je me rends compte ce matin que je n’en ai aucune idee… C’est un Lundi, cela au moins je le sais, mais quelle date???
Aujourd’hui, me clament en choeur mon petit ordi, mon mobile et mon calendrier mural, nous sommes le 4 avril!
Le 4 avril… Le 4 avril… Attendez… Cette date me dit quelque chose…
Mais oui, bien sur, mais oui: c’est la date de l’arrivee de Sri Aurobindo a Pondichery!!!

C’etait en 1910: il etait d’abord parti en toute hate a Chandernagor, minuscule territoire francais pres de Calcutta, un mois auparavant, sur l’ordre interieur du Divin, ayant ete prevenu juste a temps que la police britannique venait a son bureau de Calcutta pour le remettre en prison, et cette fois pour de bon, l’intention etant d’en finir une bonne fois pour toutes avec celui qu’ils consideraient comme leur ennemi le plus redoutable, par son intelligence extraordinaire et ses ecrits semant la revolte, mais toujours en toute legalite… Ils arriverent en effet a son bureau a peine dix minutes plus tard, mais Sri Aurobindo n’y etait deja plus… Il leur avait glisse entre les doigts, disparu purement et simplement nul ne savait ou: sans meme prendre le temps de passer par chez lui, obeissant ainsi instantanement a la Voix Divine salvatrice qu’il connaissait bien, il avait pris le premier bateau pour Chandernagor, toute proche mais francaise, se mettant ainsi hors d’atteinte – au moins pour un temps – des Britanniques.
Apres ce mois d’attente, cache chez des amis surs, Sri Aurobindo avait recu de la Voix Interieure l’ordre suivant pour le pas suivant: prendre a nouveau le bateau, cette fois pour Pondichery, autre port francais mais situe plus loin, plus bas dans le vaste Golfe du Bengale qui longe la cote Ouest de l’Inde: la en effet, dans ce lieu proche de Madras en Inde du Sud, mais territoire francais et donc inattaquable, il trouverait le refuge final ou il pourrait enfin dans la securite voulue se dedier a la mission divine qui serait desormais la sienne: creer et mettre au point par experience personnelle la Nouvelle Voie de Yoga qui permettrait de liberer, non plus seulement l’Inde, mais la Terre entiere, et non plus simplement du joug britannique, mais du joug de l’Energie Mentale depuis trop longtemps predominante sur la Terre, finissant par y emprisonner l’etre humain dans des limites illusoires.
D’autres que lui, Sri Aurobindo en avait recu l’assurance divine, se chargeraient de faire aboutir la liberation de l’Inde, inevitable de toutes facons vu les changements enormes s’appretant a se produire dans le monde entier. Mais lui etait le seul a pouvoir ouvrir pour l’humanite la Voie spirituelle nouvelle encore inconnue, a tracer, qui permettrait l’acces au Pas Evolutif suivant sur la Terre: l’Ere du “Supramental”, le Pouvoir de Conscience qui est au-dela du Mental, et d’un tout autre fonctionnement que lui, ce qui en fait l’authentique Conscience de Verite, celle-la que le Mental s’efforce toujours d’atteindre, mais en vain: car la Verite vraie est inclusive, une Totalite, alors que le Mental s’imagine voir un absolu de Verite dans n’importe lequel des innombrables points de vue extremes, apparemment contradictoires, qu’il n’est capable d’entrevoir qu’un a la fois, et encore, de maniere incomplete et deformee… D’ou tous les fanatismes et autres extremismes de tout poil : aveugles chacun par cette etroitesse de vue meme lui faisant croire qu’il a raison, ils se disputent encore la suprematie sur la Terre, quitte a la dechirer et a s’entre-exterminer toujours plus pour asseoir leur domination supposement definitive. Ils ne se doutent pas encore qu’un Pouvoir Evolutif superieur a ete appele a prendre la releve et a ete active sur la Terre, Pouvoir qui bientot fera de tous leurs terrorismes un simple residu derisoire et passager, ineluctablement laisse derriere par l’evolution terresre sur les rives abandonnees du Passe… a moins que certains d’entre eux finalement acceptent aussi de s’ouvrir a cette Nouvelle Conscience en train de s’etablir sur la planete entiere, avec le Pouvoir d’Harmonie qu’elle apporte.
Voila le But Secret, a peine entrevu encore meme par sa propre conscience, pour lequel Sri Aurobindo, en ce 4 avril 1910, etait en train de debarquer du “Dupleix” avec quelques fideles compagnons de lutte puis aussi de prison au Bengale. lls posaient le pied sur ce sol francais en Inde, qui allait devenir leur asile pour de longues decennies a venir, Pondichery y gagant dans le monde entier un renom totalement inespere a l’epoque:

Sri Aurobindo, pour les raisons interieures expliquees ci-dessus, s’etait bel et bien detourne de sa mission politique pour se consacrer a cette plus importante et plus urgente encore mission spirituelle et universelle; ses amis eux aussi, d’anciens revolutionnaires, etaient bel et bien devenus simplement ses disciples; mais les Britanniques de l’Inde continuerent tout du long a ne pas croire en ce changement interieur, et a les prendre toujours pour de dangereux refugies politiques sous le couvert d’une spiritualite seulement pretendue, si bien qu’a maintes reprises par la suite Sri Aurobindo fut a nouveau menace d’arrestation a cause des intrigues politiques britanniques. Mais chaque fois la menace se trouva ecartee et rien de facheux ne se produisit finalement, tandis que sa reputation de remarquable Yogui se repandait irresistiblement parmi la population locale, au point d’etre signalee a cet ambitieux Paul Richard venu en 1913 s’essayer a l’election comme depute dans ce coin de France lointaine, avec en plus l’idee d’y trouver aussi quelque yogui … et reparti ebloui de sa rencontre avec ce Yogui exceptionnel en effet, dont a son retour en France il parla a son epouse…
Mira Richard, nee Alfassa, Francaise dont les parents venaient d’Egypte et de Turquie, etait elle-meme un etre dont la spiritualite etait telle que des groupes se reunissaient deja autour d’elle; elle n’avait epouse Paul Richard que dans l’espoir de le convertir a la spiritualite vraie, au service non pas de son considerable ego, mais du Divin.
Et c’est ainsi qu’en debarquant ce jour-la a Pondichery, Sri Aurobindo reprenait pied, bien que de loin, sur cette France ou en d’autres vies il avait deja vecu, lui qui en avait garde une predilection pour la langue et la culture francaises que, malgre son entiere et brillante education en Angleterre, y compris a Cambridge, la langue et la culture britanniques n’arriverent jamais a supplanter dans son coeur.

Et c’est cet humble sol de France lointaine (voir a ce sujet mon autre article sur ce blog: https://labofevolution.wordpress.com/2014/04/04/4th-april-sri-aurobindos-arrival-pondys-rebirth-anniversary/564717_10150709581039000_606223999_9268106_2135782414_n dont l’image ci-dessus provient) qui rendit possible la venue de Mira, pour le rencontrer enfin physiquement une premiere fois en 1914 et ensuite definitivement apres la Guerre en 1920. C’est elle qui, nee de la meme Conscience que lui, dit-il, mais dans l’aspect feminin qui serait lui aussi indispensable pour l’Oeuvre commune a realiser, etait destinee a travailler avec lui pour tout le restant de leurs vies a la Transformation Evolutive du monde, depuis cette  insignifiante petite ville qu’etait encore Pondichery lorsque Sri Aurobindo y debarqua, en ce 4 avril 1910 si anodin en apparence, mais en realite porteur d’un Futur si merveilleusement fructueux pour la Terre entiere…

Que je suis donc heureuse de m’etre demandee ce matin quel jour nous etions, et ainsi de ne pas avoir passe cette date sans meme la celebrer avec toute la gratitude joyeuse qu’elle merite!… Une fois de plus, la Grace Divine s’est debrouillee pour attirer mon attention a temps sur une date au contenu riche d’une signification enorme pour toute l’humanite, qu’elle s’en rende deja compte ou non… et de plus en plus nombreux sont ceux qui s’en rendent compte, dans leur propre vie et dans ce qui se passe un peu partout – que le Divin en soit loue, qui guide et mene tout cela vers cet ineluctable But: la Vie Divine, un jour ici, sur cette Terre!

Oui, tout cela a pu commencer a se realiser grace a cette petite enclave francaise en Inde, ou cet Ashram, et meme plus tard cette Auroville toute proche, ont pu se developper au fil des annees et d’un labeur incessant, interieur comme exterieur. Cet article se devait donc d’etre ecrit en francais, ce pourquoi il en est effectivement ainsi, pour mon plus grand plaisir, d’ailleurs!…

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