“MUOB”, ou ma NDE/EMI a Auroville, Avril 1975

Traduction de l’article originel en anglais: “MUOB”, or my NDE in Auroville, April 1975

https://labofevolution.wordpress.com/2014/07/19/my-nde-in-auroville-april-1975/

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A peine quelques annees apres mon arrivee a Auroville, je devins impatiente de la lenteur de notre progres collectif. Parmi les communautes auroviliennes existantes, je ne pouvais en trouver aucune ou l’intensite, le feu interieur pour l’evolution consciente et le Yoga Integral me semblaient etre encore vraiment vivants.

Seule une nouvelle communaute, demarree recemment sur les hauteurs entre deux canyons par un austere et rayonnant jeune homme venu de l’Ashram, avait encore de l’attrait pour moi, car en lui et dans ce nouvel endroit la flamme interieure me semblait etre encore bien allumee.

Il m’autorisa a me joindre aux quelques personnes elues qui vivaient deja autour de lui.

J’etais tres heureuse, et pendant environ six mois tout alla bien.

Mais a un certain point il me prit a l’ecart et me dit en prive, de maniere completement inattendue, que certaines tendances en moi n’etaient pas bonnes pour l’endroit et il allait falloir que je m’en aille .

Frappee de surprise et d’horreur, je le suppliai de me donner au moins quelque temps, ne serait-ce qu’un mois; dans l’espace de ce mois j’etais sure de pouvoir deraciner en moi quoi que ce soit de problematique qu’il ait a l’esprit comme rendant ma presence indesirable.

Il accepta de me donner ce mois de plus, apres lequel nous nous rencontrerions a nouveau, dans sa hutte, pour qu’il m’informe de sa decision finale.

Vous pouvez imaginer comment j’ai passe cet unique mois que j’avais pour me changer de maniere suffisamment convaincante pour gagner son approbation et etre autorisee a rester, ce qui etait expremement important pour moi: jour et nuit je faisais l’offrande fervente de mon etre et de quelque defaut que je puisse avoir au Divin , le Divin tel que j’etais deja entree en contact avec Lui/Elle dans cette gigantesque experience du 18 Novembre 1973: la Mere Divine. (Voir l’article precedent: https://labofevolution.wordpress.com/2015/11/29/a-nouveau-le-17-novembre-est-passe/)

Mais dans cet enorme Darshan d’Elle-meme que j’avais recu ce jour-la, le contact interieur avec Elle, l’intimite de sa Presence guidante avaient manque. En l’absence de cette direction interieure en direct d’Elle en moi-meme, j’avais fait une sorte de pacte secret avec Elle: je considererais ce jeune homme comme Sa voix pour moi, et quoi que ce soit qu’il me dirait je considererais que c’etait Elle-meme qui me le disait – certainement pas une solution ideale, mais a l’epoque je n’en voyais pas d’autre, alors c’etait la meilleure facon que je pouvais inventer pour recevoir, au moins indirectement, la Direction de Mere.

Lorsque le mois finalement toucha a sa fin, chcune de ses minutes ayant ete passees en ardente priere que je puisse rester, j’allai a la hutte de ce jeune homme et m’assis en face de lui en silence, attendant son verdict. Tous les deux nous etions dans cette position en lotus (en tailleur…) qui est si pratique dans ces huttes  pour s’asseoir sur un fin coussin directement sur le plancher, dans ce cas-la le plancher superieur de la hutte, a l’etage. Mon coeur battait violemment dans ma poitrine pendant qu j’attendais qu’il parle.

Apres une courte concentration muette, il me regarda droit dans les yeux et me dit, avec grande gentillesse mais aussi la fermete d’une decision finale:

“Je suis desole, il faut vraiment que vous partiez.”

Aucune reponse ne sortit de moi, car ses mots m’avaient frappee comme un couteau se fichant dans mon coeur. La douleur saisit mon coeur dans son feroce etau, douleur si aigue que je ne pouvais meme pas crier.

Je m’evanouis – tout devint soudain noir -, mes yeux se fermant par eux-memes pendant que mon corps assis devenait rigide  dans un spasme comme s’il etait gele.

Dans le noir interieur m’environnant maintenant de partout, la douleur etait la seule chose me rappelant que j’avais encore un corps; mais interieurement je pouvais sentir l’energie de vie refluer de tous mes membres, de mon organisme tout entier, refluant de plus en plus vite, vers mon coeur, le flot de l’energie de vie etant attire la irresistiblement, exactement comme vers un trou noir qui l’aspirait completement en dedans de lui: un trou noir de douleur atroce.

Ma seule pensee, emergeant de l’intense sentiment de desespoir qui me submergeait, etait ceci:

” Alors la Mere Divine m’a rejetee. Elle m’a dit “Non”. Ce lieu etait le dernier, le seul ou je sentais que je recevrais de l’aide pour progresser et m’ameliorer. Maintenant je n’ai plus nulle part d’autre ou aller. Je suis perdue. Ma vie n’a plus aucun sens. Je peux aussi bien mourir.”

Et dans l’etrange vacuite mentale de ce moment, un souvenir encore plus etrange soudain me traversa l’esprit…

De longues annees auparavant, encore enfant, j’avais lu une devinette, une blague amusante dans  “Selection du Reader’s Digest”:

”Le son que fait une explosion est BOUM. Quel est le son que fait une implosion?”

La reponse etait: “MUOB”.

J’avais aime ce son amusant, il m’avait fait rire, car il exprimait si bien ce qu’une implosion est en effet…

Et maintenant, dans ce moment que je ressentais tout a fait comme celui de ma mort imminente par implosion, voila que c’etait la seule pensee qui brievement me revenait a l’esprit, apres avoir ete totalement oubliee pendant des decennies:

“Eh bien voila, maintenant je suis en train de faire MUOB…”

Mon desespoir etait si total que ca m’etait egal d’etre en train de mourir. Je regardais simplement tout cela se passer, avec une indifference muette oppressante de douleur.

Ce qui subsistait de mon etre, je l’eprouvais de plus en plus comme une intensite de douleur et de desespoir comprimee a l’infini. Je devenais de plus en plus une sorte de pierre, une pierre noire, de plus en plus dure, de plus en plus minuscule, la douleur devenant de plus en plus intolerable a mesure que j’approchais du point ou je serais entierement avalee par le trou noir et disparaitrais dans le neant.

Au bord meme de l’annihilation, quelque chose en moi surgit soudain, aussi tenu que cela ait ete, quelque chose qui ne pouvait accepter. Accepter un tel sort, accepter que la Mere Divine m’avait rejetee, c’etait trop injuste, trop cruel:

“Mais Elle est ma Mere Eternelle! Elle sait tout de moi. Elle sait ma sincerite, Elle sait combien, de toutes mes forces, j’ai essaye!… Comment pourrait-Elle me rejeter? Ce n’est pas possible, Elle ne peut pas m’abandonner !”

Et dans un ultime elan d’amour pour Elle, et de confiance en son Amour, un appel au secours angoisse, un hurlement interieur jaillit vers Elle a travers le Noir Neant de Mort en train de m’engouffrer:

“MERE!…”

Instantanement je me retrouvai dans un immense, et pourtant intime royaume de merveilleuse Lumiere doree constituant tout, le paysage si beau, les etres memes qui etaient la – mais parmi eux moi, sous la forme d’une mignonne petite fille d’environ six ans, dans une jolie petite robe courte a volants, je n’avais d’yeux que pour Elle, ma Divine Maman, qui etait assise la a quelque distance, sur une sorte de trone fait de la meme merveilleuse Lumiere, et son Etre lui aussi rayonnait doucement de cette Lumiere, tandis qu’Elle ouvrait les bras vers moi, souriant d’un sourire si doux que je m’elancai en courant vers Elle, les bras avidement tendus, et je me jetai sur ses genoux en confiance totale et joyeux abandon. J’etais chez moi enfin, avec Elle.

Du moment eternel qui suivit, je me rappelle seulement l’Unite beatifique entre nous, et comment Elle me reconforta, riant doucement, me disant que bien sur Elle ne m’avait jamais rejetee du tout, et ne le ferait jamais, c’etait une impossibilite, mais a ce stade-la de mon existence humaine toute cette douleur avait ete necessaire pour que ma conscience atteigne finalement l’intensite de besoin voulue pour me faire passer dans cette autre Dimension et venir dans ce Royaume de Douceur d’Amour lumineuse, qui penetrait tout, ce Royaume en lequel nos ames ont leur Origine, et qui est notre chez nous veritable entre nos temps de vie sur Terre ou ailleurs, lorsque nous faisons l’experience d’etre un Humain dans un corps physique humain.

Je me laissai fondre en Elle, en son Amour, j’etais sienne pour une heureuse eternite dans laquelle aucun sens de temps qui passe n’existait du tout.

Et soudain ma conscience se retrouva de nouveau dans cette hutte, a l’interieur de mon corps toujours assis la, rigidement immobile en face du jeune homme egalement toujours assis la. J’etais dans un etat de parfait bonheur et tranquillite.

Il me regardait avec stupeur et une sorte d’effroi, completement abasourdi, apres avoir probablement vu les extremes changements qui avaient du se produire sur mon visage, exprimant  les extremes changements d’etat interieur dont j’avais eu l’experience. Je ressentis de la compassion pour lui, qui avait ete le temoin de tout cela sans savoir ce qui se passait en moi. Je ressentis de la gratitude aussi, pour le role qu’il avait joue sans s’en douter dans ce merveilleux changement de dimension dont j’avais eu l’experience: en me poussant jusqu’aux extremes limites du desespoir et de la mort, il avait ete l’instrument utilise par la Mere Divine pour obtenir ce resultat. Je lui souris avec douceur et dis:

“Donc, il faut que je m’en aille?… Bon. Pas de probleme. Je peux aller n’inporte ou, cela n’a pas d’importance. Y a-t-il un autre endroit d’Auroville que vous suggereriez?”

En effet, l’endroit n’etait plus important, ni meme lui, le jeune homme, maintenant que j’avais mon contact interieur avec ma chere Mere etabli en toute securite a l’interieur de moi, accessible directement pour m’y referer.

Pendant un moment il ne put en croire ses oreilles. C’etait une personne transformee qu’il regardait et ecoutait. Le changement avait ete si abrupt qu’il en etait tout deconcerte. Finalement il parvint a me dire effectivement le nom d’une autre communaute ou l’on avait besoin de quelqu’un pour prendre soin de l’endroit, la personne precedente etant recemment partie.

Et je suis donc allee la, avec mon beau et doux secret cache en moi… le secret de cette presque mort par crise cardiaque, et de ma visite au bienheureux chez nous dans la Realite derriere celle-ci…

 

A Nouveau le 17 Novembre est passe…

Cette fois-ci, nous sommes en 2015, ce qui veut dire 42 annees ecoulees depuis 1973… et pourtant cette fois-ci a ete comme une grande premiere, car j’ai vecu ce 17 Novembre-ci d’une tout autre maniere: dans une conscience toute nouvelle de ce que cette date et ce qui s’est passe pour moi le lendemain 18 Novembre en 1973, a reellement signifie non seulement d’important, mais meme de determinant pour toute la suite de ma vie ici a Auroville.

Je resume ci-dessous les deux longs articles,(https://labofevolution.wordpress.com/2014/11/28/my-double-darshan-of-the-divine-mother-on-18-11-73/) pas encore traduits en francais, que j’ai ecrits pour ce Blog sur les deux Darshans successifs, tous les deux inattendus et tous les deux massifs, qui se sont produits dans ma vie ce jour-la:

Le 1er Darshan, recu tot le matin juste apres avoir appris la nouvelle que Mere avait quitte son corps la veille au soir, m’a pour la 1ere fois rendue soudain consciente de la seule Realite Vraie, celle qui inclut notre realite habituelle, mais la depasse et en meme temps l’embrasse de toute Eternite.

Et cette Vraie Realite, je l’ai vecue de maniere indeniable, indiscutable meme pour ma raison: je m’y suis tout bonnement retrouvee tout d’un coup plongee, la realite ordinaire ayant disparu et “moi” n’etant plus qu’un point infinitesimal dans le Corps infini d’un Etre eternel fait de Lumiere, de Puissance et de Joie totales; point infinitesimal et pourtant beatifiquement conscient de faire partie integrante de ce Corps, de l’absolue magnificence de cet Etre Un en lequel se meut sans le savoir tout ce qui est… et voila que je vivais Cela, moi, consciemment, par quelque indicible cadeau de ce Moi superlatif qui se revelait ainsi a mon petit moi!!! Une voix ferme mais douce s’est fait entendre alors dans les profondeurs de mon coeur:

“Ceci, ce que tu vis en ce moment, est ce que l’on appelle en Inde “la Mere Divine”, et c’est ce que la personne qui a quitte son corps hier incarnait sur la Terre.”

D’enormes cloches cosmiques sonnaient a toute volee, comme en celebration d’une Victoire immense remportee pour le Tout contenu dans cet Un.

Quelques heures plus tard,  a l’Ashram de Pondichery, j’avais un second Darshan, cette fois de ce corps humain qui avait ete la forme physique de Celle que Sri Aurobindo en effet appelait “La Mere”; ce corps, mes yeux encore ouverts au monde subtil ne l’ont vu que tel qu’il etait dans cette realite subtile plus vraie: une forme de brume de feu, contenant toute la conscience et la puissance du monde. Mais ce n’est qu’a mon troisieme passage devant ce corps que mon etre emotif, les deux fois d’avant trop bouleverse par cette nouvelle indicible revelation, a ete capable de laisser entrer en moi tout ce qui voulait s’y deverser depuis cette forme de feu orange. La troisieme fois enfin, j’ai pu recevoir et recevoir, longuement, ce qui semblait un breuvage inconnu remplissant peu a peu tout mon etre, y compris mon corps physique.

Tout cela a marque de maniere indelebile mon premier contact interieur, en meme temps que physique, avec Mere, et ma relation avec Elle n’a pu que se developper toujours davantage depuis lors dans ma vie d’Aurovilienne, cette relation ayant commence de facon aussi intensement transformatrice.

Trois annees plus tard, en 1976, arrivant a la fin du 3eme et dernier tome, tout juste paru, de la belle Trilogie ecrite par Satprem sur la vie de Mere, j’y ai decouvert, ebahie, saisie, emerveillee, le recit de l’experience colossale que lui aussi avait eue ce meme matin du 18 Novembre 73, etonnamment semblable a mon 1er Darshan; tout, tout y etait, y compris les gigantesques cloches, qui pour lui proclamaient a toute volee, encore et encore, la Victoire de Mere sur cette Mort pretendue ineluctable:

“TOUT EST POSSIBLE, RIEN N’EMPECHE…”

Cette lecture a confirme l’importance veritable  de ce qui s’est passe ce 18 Novembre-la, dont il s’est trouve que nous avons tous deux ete temoins – et probablement pas les seuls.

Il est bien possible que pour le corps physique de Satprem ce moment-la ait ete le point de depart d’une evolution de conscience qui a enfin permis a ses cellules pendant la suite de sa vie physique de collaborer a leur propre transformation – jusqu’a quel point, je n’en sais rien, sauf que Mere, au cours de leurs conversations pour ce Journal de bord qu’elle appelait son “Agenda”, lui avait assure que lui “irait jusqu’au bout”. Le recit de cette experience peut etre lu aussi tout a la fin du dernier volume de l’Agenda (volume 13, publie en 1981) que Satprem termine en ajoutant quelques pages pour la decrire, essentiellement de la meme facon qu’a la fin de sa Trilogie publiee cinq ans aupravant.

Mais en ce qui me concerne, ce que j’ai enfin compris au cours de cette annee 2015 qui s’acheve, et ce qui maintenant me parait evident, c’est que le 18 Novembre 73 a ete le jour ou ce 1er contact si extraordinaire avec le corps de Mere a depose en mon propre corps physique la semence pour ainsi dire de son changement de conscience a venir: en 1976 a eu lieu de maniere tout a fait inattendue la premiere fois ou j’ai ete consciente de mes cellules: de leurs pensees, de leurs emotions, de leur reactions. Et a peine un an plus tard, en 1977, deja certains groupes de cellules se tournaient vers le Divin et commencaient leur propre yoga sans que j’y sois pour rien, et sans que j’aie fait quoi que ce soit pour obtenir cela, car l’idee ne m’en serait meme pas venue: a l’epoque, comme tout le monde j’etais persuadee qu’il faudrait encore des siecles avant que les efforts evolutifs des cellules de Mere puissent produire des resultats dans les corps des disciples ordinaires ou des autres humains sur la Terre…

C’est cette comprehension enfin du role que les cellules du corps de Mere, bien sur extremement conscientes et vivantes meme dans cette “mort” apparente, ont evidemment joue dans l’eveil – si rapide par la suite, cela m’avait toujours paru incomprehensible – de la conscience cellulaire dans mon propre corps; c’est finalement cette comprehension qui m’a revele l’importance en fait capitale qu’avait eue pour mon devenir evolutif cellulaire la “contagion”, comme aimait dire Mere, recue ce jour-la…

La gratitude enorme que je portais deja en moi pour ce second Darshan du 18 Novembre s’en est trouvee encore decuplee, ainsi que la joie de ma celebration pour cet anniversaire cette fois-ci!

Merci, merci, braves cellules du corps de Mere, de la part de tous les corps physiques qui comme le mien, consciemment ou non, ont recu de vous cette si precieuse “contagion”, declenchant ainsi toute une reaction en chaine dont probablement beaucoup plus d’autres corps ont pu depuis beneficier partout dans le monde… Il fallait qu’un premier corps ait cet incroyable courage, accepte d’essayer de se transformer, et apprenne a le faire au prix d’un long et dur labeur, et vous l’avez fait, en depit de toutes les difficultes, douleurs et dangers auxquels vous avez du faire face pour cela.

Au nom de toute la Terre, merci!…

 

Une joyeuse et reconnaissante Celebration spontanee de Sri Aurobindo

Traduction francaise de mon article recent (du 7 octobre), intitule:

‘A Joyful, grateful, spontaneous celebration of Sri Aurobindo’.

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Aujourd’hui n’est aucune date specialement associee a Sri Aurobindo…

Pourtant, un soleil tot leve, clair et radieux renforce en moi le sens d’une clarte interieure retrouvee, a propos de certains ecrits d’autres bloggeurs, concernant eux aussi d’une maniere ou d’une autre la spiritualite, mais avec lesquels je me trouve parfois forcee d’etre en desaccord; pensant, par comparaison, a Sri Aurobindo, ce qui suit est ce qui commence a s’exprimer en moi avec beaucoup de force:

Vaste completude d’une vision sans limites.

Precision du detail et exactitude de l’observation.

Plenitude des resultats que l’on peut obtenir en suivant ses conseils.

Quelle incroyablement credible (!) Voie il a presentee a l’humanite en quete…Ce n’est pas pour rien que lui et sa collaboratrice ainsi que contrepartie feminine, qu’il appelait “La Mere”, ont nomme leur Yoga “Le Yoga Integral”:

Toutes les parties de l’etre sont integrees en effet au cours des processus interieurs dans ce Yoga d’Evolution Consciente, et trouvent realise leur epanouissement dans ses resultats pleinement transformateurs. Notre nature exterieure tout entiere est comprise dans ses quatre parties principales (Mental, Vital, Emotionnel and Physique), chacune d’entre elles est utilisee dans son vrai role et a sa vraie place, et graduellement trouve sa veritable maniere de fonctionner, au sein et dans l’interet du Tout qu’elle est amenee a decouvrir. Tout ceci se produit pour chaque partie grace a un contact toujours grandissant, de plus en plus permanent avec le Soi le plus interieur – l’Ame, ou Etre Psychique comme Sri Aurobindo et Mere l’appellent – dont l’infaillible direction est augmentee depuis 1956 des frequences vibratoires les plus hautes et les plus puissantes, originellement venant du Plan de la Conscience-de-Verite supramentale (“Verite” signifiant Realite Vraie), mais maintenant activee aussi ici meme dans l’atmosphere de la Terre et jusque dans sa matiere physique.

Cette Conscience-Force supramentale est absolument necessaire pour que nous puissions obtenir enfin des resultats complets et permanents de nos efforts pour changer notre nature exterieure en notre vraie Nature divine originelle. Particulierement pour la partie Physique de notre etre, seul le Supramental a le pouvoir voulu pour supprimer toutes les limitations habituelles de la Matiere telle qu’elle est a present, et pour reveiller son obscure conscience aux capacites divines de la Vraie Matiere, capable a nouveau de depasser toutes les soi-disant “Lois” du Monde Physique.

Comme j’ecris ceci, mon cahier sur les genoux, assise dehors au soleil du matin, j’ai soudain la surprise d’un chant joyeux me montant aux levres, venant de tout mon corps en exuberante gaiete, ressentie comme si toutes mes cellules etaient interieurement en train de danser sur place, et de frapper dans leurs mains, se rejouissant avec une intense satisfaction…!

Apres avoir saisi l’essentiel de la raison pour laquelle elles chantaient, avec leur accord j’ai quelque peu augmente la chanson, jusqu’a ce qu’elle prenne la forme finale que voici:

Nous qui etions sures / Qu’y avait des Lois / Plein la Nature / Et pas le choix/

C’est pas vrai, c’est pas vrai, c’est pas vrai, c’est pas vrai!… (ce refrain, chante tres fort, et avec force, et toutes les cellules riaient de joie…)

Nous avions cru / Que pour etr’ ne /  Avoir vecu / Faut etr’ borne,/

C’est pas vrai, c’est pas vrai, c’est pas vrai, c’est pas vrai!…

Nous avions l’air / Si limitees / Comme du software /Vite a jeter, /

C’est pas vrai, c’est pas vrai, c’est pas vrai, c’est pas vrai!…

Les maladies / Nous faisaient peur / Comme des ennemis / Portant malheur /

C’est pas vrai, c’est pas vrai, c’est pas vrai, c’est pas vrai!…

Pour nous la Mort /C’etait le pire / Le triste sort: / Dernier soupir!

C’est pas vrai, c’est pas vrai, c’est pas vrai, c’est pas vrai!…

En nous la Vie / En nous la Joie / Alors on rit / On a le choix!

Ca c’est vrai, ca c’est vrai, ca c’est vrai, ca c’est vrai!…

Ce qui est reel / C’est la Sur-Vie /  Cet Arc-en-ciel / A jamais luit /

Tout ca est si beau, Vraiment quel cadeau, Sri Aurobindo!!!…

J’ai ri et je me suis rejouie avec elles, et avec elles j’ai chante a la fin “Tout ca est si beau, Vraiment quel cadeau, Sri Aurobindo!!!!”

Quelle joyeuse, joyeuse matinee! Elle donne l’impression d’etre le premier jour d’une Nouvelle Ere, avec une glorieuse comprehension nouvelle et une celebration spontanee dans mes cellules… Il y a un tel soulagement en elles toutes, un tel emerveillement, une telle gratitude que ceci soit vraiment la Verite! Il semble bien que meme apres tant d’annees, elles n’avaient jamais encore realise pleinement, dans toute son ampleur, la Promesse donnee aussi a elles en ces Temps Nouveaux, et pas seulement comme d’habitude aux trois autres parties de l’etre, deja connues pour etre capables de spiritualisation. Quels que soient les difficultes et delais encore a venir sur leur chemin vers ce futur de delice d’etre sans fin, mes cellules ne s’en soucient pas vraiment, elles se sentent pretes a y faire face, du moment que si merveilleux doit en etre le resultat.

Stupefaite, je ressens une nouvelle vigueur dans mon corps, une solide determination qui a fait son choix une fois pour toutes. Et pour mon regard interieur, Sri Aurobindo semble contempler tout cela en souriant, son sourire rempli d’une vaste et paisible joie qui a en elle tant de tendresse pour toutes ces petites cellules dans mon corps et dans le monde…

through the study of human cells students gain an understanding of ...

Original Francais de l’Agenda 1, 10 mai 1958, cite dans mon article recent, “Mere: CE N’EST PAS VRAI!”

(Priere de se reporter a l’article en anglais pour mon introduction et l’illustration dessinee  avec portrait de Newton)

https://labofevolution.wordpress.com/2015/10/09/the-mother-the-so-called-physical-laws-are-not-true-not-true/

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Mère

l’Agenda

Volume 1

10 mai 1958

Ce matin, tout d’un coup, j’ai regardé mon corps (généralement je ne le regarde pas: je suis dedans à travailler), j’ai regardé mon corps et je me suis dit: «Voyons, qu’est-ce qu’un témoin dirait de ce corps?» (le témoin dont parle Sri Aurobindo dans La Synthèse des Yoga). Rien de très remarquable. Alors j’ai formulé cela comme suit (Mère lit une note manuscrite):

«Ce corps n’a ni l’autorité incontestée du Dieu, ni la sérénité imperturbable du sage.»

Alors quoi?

«Il n’est qu’un simple apprenti en surhumanité.»

C’est tout ce qu’il essaie de faire.

J’ai vu et compris très bien que j’aurais pu, en me concentrant, lui donner cette attitude d’autorité absolue de la Mère éternelle. Quand Sri Aurobindo m’a dit: «Vous êtes Elle», il a en même temps conféré à mon corps cette attitude d’absolutisme dans l’autorité. La vision intérieure de la vérité était là et, par conséquent, je me souciais fort peu des imperfections du corps physique – je ne m’en occupais pas et, à travers lui, je dictais. Sri Aurobindo faisait la sâdhanâ pour ce corps, qui n’avait qu’à rester constamment ouvert à son action.1

Après, quand il est parti et qu’il m’a fallu faire le yoga moi-même, pour être capable de tenir sa place physique j’aurais pu prendre l’attitude du Sage. Je l’ai fait puisque, à ce moment-là, au moment où il est parti, j’étais dans un état de sérénité sans égal. Quand il m’a dit en sortant de son corps et en entrant dans le mien: «Tu continueras, tu iras jusqu’au bout du travail», à ce moment-là j’ai imposé à ce corps une sérénité: la sérénité d’un détachement total. J’aurais pu rester comme cela.

Mais la sérénité absolue implique en quelque sorte le retrait de l’action, il fallait donc choisir l’un ou l’autre. Je me suis dit: «Je ne suis ni ceci exclusivement, ni cela exclusivement.» Et au fond, faire le travail de Sri Aurobindo, c’est réaliser le Supra-mental sur la terre. Alors j’ai commencé ce travail-là, et à vrai dire je n’ai demandé à mon corps que cela. Je lui ai dit: «Maintenant tu vas rectifier tout ce qui est démoli et, petit à petit, tu vas réaliser cette surhumanité intermédiaire entre l’homme et l’être supramental, c’est-à-dire ce que j’appelle le surhomme.»

Et c’est cela que j’ai fait depuis huit ans; et encore beaucoup plus depuis deux ans, depuis 1956. Alors là, c’est le travail de chaque jour, de chaque minute.

Voilà où j’en suis. J’ai renoncé à l’autorité incontestée du Dieu, j’ai renoncé à la sérénité inébranlable du Sage… pour devenir le surhomme. J’ai tout concentré là-dessus.

On verra.

J’apprends à travailler. Je ne suis qu’un apprenti, un simple apprenti: je suis en train d’apprendre le métier!

*
*   *

Peu après

C’est le corps, le corps physique qui résiste obstinément chez un nombre considérable de gens.

C’est beaucoup plus difficile pour les Occidentaux que pour les Indiens. La substance est comme pétrie de mensonge. Chez les Indiens, cela arrive aussi, bien entendu, mais généralement le mensonge est beaucoup plus dans le vital que dans le physique – le physique, tout de même, a servi à des corps qui ont appartenu à des êtres illuminés. La substance européenne semble pétrie de révolte; dans la substance indienne, cette révolte est mitigée par une influence de «surrender» (soumission). Quelqu’un me parlait l’autre jour de ses correspondants et je lui disais: mais dites-leur donc de lire, d’apprendre, de suivre La Synthèse des Yoga: ça vous mène tout droit au chemin. Alors il m’a répondu: «Oh! ils disent: il n’est question que de surrender; il n’est question que de surrender, toujours surrender…», et ils n’en veulent pas.

Ils n’en veulent pas! Même si le mental accepte, le corps et le vital refusent; le corps refuse, et il refuse avec une obstination de pierre.

N’est-ce pas par inconscience?

Non, dès qu’il est conscient, il est conscient de son propre mensonge! Il est conscient de cette loi-ci, de cette loi-là, de cette troisième loi, de cette quatrième loi, cette dixième loi – tout est «des lois». «Nous sommes soumis à la loi physique: cela produira tel résultat, et si vous faites ça, il se produira ceci, etc.» Non! ça sue par tous les pores! je le sais bien. Je le sais bien. Ça sue le mensonge. Dans le corps, on n’a aucune foi en la Grâce divine, aucune, aucune, aucune, aucune! Si l’on n’a pas subi la tapasya2 comme je l’ai subie, on dit: «Oui, toutes les choses intérieures, morales, tous les sentiments, toute la psychologie, tout ça c’est très bien; nous voulons le Divin et nous sommes prêts à nous… – mais enfin les faits matériels sont des faits matériels, ils ont leur réalité concrète: une maladie est une maladie, la nourriture est la nourriture, et la conséquence de tout ce que l’on fait est une conséquence, et quand on est…» – bah, bah, bah, bah, bah!

Il faut comprendre que ce n’est pas vrai – que ce n’est pas vrai, que c’est un mensonge, que tout cela n’est qu’un mensonge. Ce n’est pas vrai, ce n’est pas vrai! (…)

(silence)

…et c’est tellement invétéré: toutes les réactions de la conscience corporelle sont comme cela, avec une sorte de contraction à l’idée de laisser intervenir un pouvoir supérieur.

(silence)

Au point de vue positif, je suis convaincue que nous sommes d’accord sur le résultat à obtenir, c’est-à-dire une consécration intégrale et sans réserve – dans l’amour, la connaissance, et l’action – au Suprême et a son oeuvre. Je dis au Suprême et à son œuvre parce que la consécration au Suprême seul n’est pas suffisante. Nous sommes ici, maintenant, pour cette réalisation supramentale et c’est ça qui est attendu de nous, mais pour pouvoir y parvenir, il faut que la consécration à ça soit totale, sans réserve, absolument intégrale. Cela, je pense que tu l’as compris, c’est-à-dire que tu as la volonté de le réaliser.

Au point de vue négatif – je veux parler des difficultés à surmonter –, l’un des obstacles les plus sérieux est la légitimation que la conscience extérieure ignorante et mensongère, la conscience ordinaire, donne à toutes les prétendues lois physiques, causes, effets et conséquences, à tout ce que la science a découvert physiquement, matériellement. Tout cela est une réalité indiscutable dans la conscience, une réalité qui se tient indépendante et absolue en présence de la Réalité divine éternelle.

Et c’est tellement automatique que c’est inconscient.

Quand il s’agit de mouvements comme la colère, les désirs, etc., on reconnaît qu’ils ont tort et qu’ils doivent disparaître, mais quand il est question des lois matérielles – du corps, par exemple, de ses besoins, de sa santé, de sa nourriture et de toutes ces choses –, elles ont une réalité concrète si solide, si compacte, si établie, que ça paraît absolument indiscutable.

Eh bien, pour pouvoir guérir cela, qui est de tous les obstacles le plus grand (cette habitude de mettre la vie spirituelle d’un côté et la vie matérielle de l’autre, de reconnaître aux lois matérielles leur droit d’existence), il faut prendre une résolution, c’est, coûte que coûte, de ne jamais légitimer aucun de ces mouvements.

Pour pouvoir voir le problème tel qu’il est, il est tout à fait indispensable, c’est-à-dire d’une façon première, de sortir de la conscience mentale, même de la transcription mentale (dans le mental le plus élevé) de la vision et de la vérité supramentales. On ne voit la chose telle qu’elle est, dans sa vérité, que dans la conscience supramentale, et si on essaie de l’expliquer, comme on est obligé de formuler mentalement, ça commence tout de suite à vous échapper.

Pour moi, je n’ai vu les choses qu’au moment de cette expérience,4 et comme un résultat de cette expérience. Mais même l’expérience elle-même est impossible à formuler, et dès que je me suis mise à faire effort pour la formuler, plus j’arrivais à formuler, plus la chose s’évanouissait, s’échappait.

Par conséquent, si l’on ne se souvient pas d’avoir eu l’expérience, on est laissé dans la même condition qu’avant, mais avec cette différence que, alors, on sait, et on peut savoir que ça (les lois matérielles) ne correspond pas à la vérité. C’est tout. Ça ne correspond pas du tout à la vérité et, par conséquent, si l’on veut être fidèle à son aspiration, il ne faut d’aucune façon légitimer tout cela. Il faut dire: c’est un mal dont nous souffrons pour le moment, pour une période intermédiaire, mais c’est un mal et c’est une ignorance. Parce que c’est vraiment une ignorance (ce n’est pas un mot): c’est une ignorance, ce n’est pas la chose telle qu’elle est, même quand notre corps tel qu’il est est en question. Par conséquent, nous ne légitimons rien. Nous disons: c’est un mal qu’il faut subir pour le moment jusqu’à ce que nous en sortions, mais nous ne reconnaissons pas à tout cela une réalité concrète. Ça n’a pas une réalité concrète, ça a une réalité mensongère – ce que nous appelons une réalité concrète est une réalité mensongère.

Et la preuve – j’ai une preuve parce que j’en ai l’expérience sur moi-même –, c’est que de la minute où l’on est dans l’autre conscience, la vraie conscience, toutes ces choses qui paraissent si réelles, si concrètes, changent instantanément. Il y a un nombre de choses, de conditions matérielles de mon corps – matérielles – qui ont changé instantanément. Ça n’a pas duré assez longtemps pour que tout change, mais il y a des choses qui ont changé et qui ne sont jamais revenues, qui sont restées changées. C’est-à-dire que si cette conscience-là était gardée constamment, ce serait le miracle perpétuel (ce que, de notre point de vue ordinaire, nous appelons miracle), le miracle fantastique et perpétuel! Mais au point de vue supramental, ce ne serait pas du tout un miracle, ce serait la chose la plus normale.

Donc, si l’on ne veut pas opposer une résistance obscure, inerte, obstinée à l’action du supramental, il faut, une fois pour toutes, admettre que nous ne devons rien légitimer de tout cela.

1 Cette dernière phrase a été rajoutée manuscritement par Mère.

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2 Tapasya: discipline yoguique ou ascèse.

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3 L’expérience du 1er mai 1958.

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4 Du 1er mai 1958.

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Vivent les EMI/NDE, et ce Film a Leur Sujet!… (also in English)

A voir!…

Il y a des films qui ont un destin très atypique et “Faux Départ” en fait partie.

Faux Départ est un film avec des vertus thérapeutiques et pédagogiques : utilisé comme outil thérapeutique pour des patients en fin de vie, et comme outil pédagogique pour des étudiants en médecine par des CHU Français.

Il est aujourd’hui disponible sur Youtube en version Française et Anglaise. Vous pouvez donc le visionner et le partager:

Version Francaise:

English Version:

Lettres de mon Refuge: Le Casque Rose

Rien n’est plus bête

Qu’un accident.

Surtout la tête,

Notre instrument

Privilegié, ca coûte cher

Si on l’abîme:

On perd la vue, l’ouïe, la raison…

C’est vraiment crime

Que  perdre tout ça pour de bon

Faute d’avoir porté un casque.

De nos jours, par due precaution

Beaucoup de gens portent des masques

Pour éviter la pollution,

Mais qui, surtout parmi les femmes,

Se soucie d’éviter le choc,

Pourtant plus important un drame,

De leur tête sur quelque roc?

Tout simplement au démarrage

Et bien que juste passagère

Sur une moto de passage,

Une amie, tombée en arrière,

S’est proprement fêlé le crâne,

Se retrouvant à l’hôpital.

Vraiment il faudrait être un âne

Pour prendre un risque aussi vital

Et continuer à ne rien mettre

En protection sur notre corps

Du seul organe qui peut émettre

Des pensées encore et encore!

Conclusion urgente et première:

On peut donc dire, c’est évident,

En moto, devant ou derrière,

Porter un casque est plus prudent.

Mais les casques qu’on trouve en Inde,

Ils sont énormes,et puis tout noirs;

J’avais beau vouloir me contraindre,

Pour moi c’était rédhibitoire.

Je n’aurais donc jamais acquis

De casque pour me protéger

Si récemment dans le maquis

Des communautés engagées

Dans le travail de “Ceinture Verte”

Autour de l’Auroville urbain,

Je n’avais fait la découverte

D’un vraiment drôle de magasin:

“Aurovélo”, ce lieu s’appelle,

Bien que son créateur ne soit

Pas français, mais jeunesse telle

Qu’il en est né, bien loin des lois,

A Auroville: parents anglais,

Très British, enfants tous rouquins,

Aux yeux et à la peau bien clairs…

Mais au lieu d’aimer les bouquins,

Lui s’est épris de mécanique

Comme papa. Son atelier,

Pour ce jeune à l’esprit pratique,

Inclut pour les mieux travailler

Tous matériaux imaginables,

Et le lieu, bien sûr populaire

Pour tous les jeunes peu raisonnables

D’Auroville, peut maintenant faire

Des repas pour midi, servir

Des mets de sa composition;

Tables et chaises vous font sourire:

Tout est de récupération!

Dans ce bric à brac ordonné

Installé sous son grand hangar,

Tous mélanges sont pardonnés:

Il y a donc dans ce bazar

Une sorte de boutique ouverte.

Tous les Auroviliens cyclistes,

Résidents de la Ceinture Verte

Ou juste amoureux de ces pistes

Ombragées d’arbres sur nos routes

Et entretenues avec soin,

Oui, tous, à la moindre déroute,

S’en viennent ici pour leur besoin

De faire réparer leur monture

Ou remplacer un accessoire…

Et tous remarquent les confitures

Et sont bien contents de s’asseoir

Un moment, et de bavarder

Avec les autres visiteurs,

Ou même aussi de s’attarder

Pour un repas, si c’en est l’heure.

Que l’on soit à vélo ou pas,

C’est clair que dans ce lieu étrange

Tout est extrêmement sympa,

Et ce garçon, une sorte d’ange!

Il pense à tout, il imagine

Quoi de plus intégrer au lieu.

C’est ainsi qu’en plus des machines

Un coin est né, et c’est tant mieux,

Où l’on peut trouver, bien en vue

Bien rangés sur leurs étagères,

Plein d’accessoires, et des revues

Pour toute commande étrangère

Qu’il n’aurait pas encore en stock.

C’est étonnant la foule de choses

Qu’on regarde, bien qu’on s’en moque…

Et soudain c’est un CASQUE ROSE

Qu’une amie remarque là-haut

Et me signale, et me descend!!!

Incroyable mais vrai: tout beau,

Il est d’un aspect très décent:

Pas trop gros, mais l’air bien solide…

Pas le plastique qui se raye…

Et voilà que je me décide:

Il me plaît, alors je l’essaye!…

O miracle! C’est juste ma taille!!!

M’emboîtant parfaitement le crâne,

C’est le casque ou jamais qui m’aille!

Que je roule ou je tombe en panne,

Avec ça sur la tête, au moins

Je serai sûre qu’en cas de chute

Ou tout autre cas de besoin

Mon cerveau n’aura pas de lutte

Pour survivre, ou autre souci!

Mais… où pourrais-je voir ma tête???

Y aurait-il un miroir ici?!

Un grand miroir… dans les toilettes!

Bon, ma foi, ce n’est pas trop mal…

Je suis en rose justement…

Pour qui me connaît, c’est normal!

C’est bien pour ça, exactement,

Que mon amie m’a signalé

Ce casque ROSE à n’y pas croire!

Elle savait qu’il allait aller

Tout à fait bien dans mon histoire!!!

Voila comment “Aurovélo”

Soudain est entré dans ma vie

Et comment, plus qu’un simple mot,

Ce nom maintenant me ravit:

A celles qui depuis me voient

Avec mon casque sur la tête:

“Ce Casque Rose de mon choix?

A Aurovélo on l’achète!…”

1.1.2015: Au Premier Soleil 2015

Eh bien, bonjour a toi, bonjour
Au Premier Soleil 2015!
Tu ouvres donc le Premier Jour
De ce Nouvel An 2015…

Deja voila des arcs-en-ciel
Que tu me lances dans ma chambre
Et pourtant hier c’etait decembre
Et le dernier des jours pluriels…

Trois p’tits seaux d’eau dans mon grand seau,
Un seau d’eau bien chaude ajoutee,
Et voila!… J’ai la toute l’eau
Qu’il me faut pour me bien doucher

Et me sentir bien propre et neuve
Pour commencer cette journee!
Apres cela, qu’il vente ou pleuve,
J’aurai bien demarre l’Annee!

Ma chatte est la, sur mes genoux,
S’installant des que je me pose:
Ce n’est pas “moi”, c’est toujours “nous”,
Chaque fois qu’elle peut oser, elle ose!!!

Ma vie est en place deja
En ce matin d’Annee Nouvelle:
Que serait la vie sans un chat?
Que serait donc ma vie sans elle?…

Il y a des faits nouveaux et nus
Qui n’appartiennent qu’au present
Et il y en a qui continuent
Comme ils le font depuis longtemps

Revetus de nos habitudes,
De nos attentes et reactions,
Que ce soit rage ou mansuetude,
Ils sont part de la situation…

Et toi, Soleil, tu es la aussi,
Brillant ou voile, peu importe,
Tu es Le Fait qu’on remercie:
Tu es l’Energie qui nous porte…

Tu es le visible symbole
De l’Amour Inconditionnel
Qui de la Chine a l’Acropole
Dort dans le monde materiel.

Dans le monde de notre corps
Le meme Pouvoir se reveille
Mais ce n’est pas le temps encore
Pour nos cellules d’etre soleils,

Pour le moment elles t’adorent:
Le matin nous te saluons,
Nous nous impregnons de ton or…
Aujourd’hui nous te celebrons!

 

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