24.11.18: Mon Jour de Darshan permanent avec Sri Krishna

Message sur la Carte distribuée à l’Ashram pour ce Jour de Darshan (plus traduction) :

‘Where you are? / Où vous êtes?

In the Mother’s presence here and close to me. / Dans la présence de la Mère et près de moi.

Where you are going? / Où vous allez?

Towards union with the Divine through dedication and service. / Vers l’union avec le Divin à travers le don de soi et le service.

What you are doing here?/ Ce que vous faites ici?

Service and self-giving to the Divine. / Le service et le don de soi au Divin.

 

The rest depends . . . on the simplicity and fullness with which you give yourself and serve.’ / Le reste dépend de la simplicité et de l’entièreté avec laquelle vous vous donnez et vous servez”.

Sri Aurobindo

Je célèbre toujours ce spécifique Jour de Darshan de Sri Aurobindo avec un article ayant à voir avec Sri Krishna, pour des raisons que j’ai expliquées déjà en 2011 (quand je commençais ce Blog de Recherche) dans l’article suivant (que je ne crois pas avoir encore traduit en français, mais je le ferai si quelqu’un me le demande) :

https://labofevolution.wordpress.com/2011/11/24/november-24th1926-sri-aurobindo-krishna/

Mais aussi pour moi personnellement – pas juste à cause de sa signification pour Sri Aurobindo – ce jour de Darshan du 24 Novembre a été ressenti depuis longtemps comme en quelque sorte mon propre Jour de Krishna annuel …. qui au fil des années est graduellement devenu une sorte de Darshan permanent , bien que je le célèbre encore spécialement ce jour-là !

Dans toutes les diverses formes de Relation que chacun d’entre nous peut avoir avec le Divin, Sri Aurobindo explique (dans la ‘Synthèse des Yoga’ je crois, probablement à la fin de ce qui concerne le Bhakti Yoga) que la Relation en elle-même est toujours pleine de Délice… et pourtant il y a d’une certaine manière des degrés dans ce Délice: depuis le Délice de la Camaraderie, de l’Amitié, et autres, il semble culminer dans le Délice de la Relation avec le Divin en tant que le Parent idéal … et là, l’Amour de notre Père Éternel est déjà très délicieux, mais l’Amour de notre Mère Éternelle est tout de même encore plus doux … et malgré tout, même celui-là est surpassé par le Délice Suprême qu’est la Relation avec le Divin en tant que notre Amant Divin : l’Éternel Amant de notre Âme.

Il y a bien sûr aussi le Délice de l’Identité avec le Divin (cela, c’est davantage le but du Jnana Yoga) – mais alors, dans l’absolu de cet état de conscience, on se sent être uniquement l’Un … et cela ne permet pas la possibilité de l’Amour, car l’Amour c’est ce Délice, inhérent à l’Un Divin, se déversant vers quelqu’un d’autre … ce qui ne peut se produire que lorqu’il y a au moins deux êtres !!! D’où justement la Multiplication de Soi de l’Un en ces innombrables autres Sois dont nous faisons tous partie :  tout cela, précisément pour que l’Un en Tout puisse avoir l’expérience du Délice de la Relation, avec toutes les Nuances d’Amour que l’Un peut exprimer.

Ce qui est merveilleux, c’est que toutes ces nuances de l’Amour Divin sont comme un seul arc-en-ciel, où la même Lumière d’Amour se divise/multiplie en toute cette diversité de  nuances d’Elle-même, juste pour le Délice de savourer sa propre délicieuse Diversité. Lorsque nous, esprits habitant temporairement ce monde de Matière, en arrivons au point de faire l’expérience de ces merveilleuses Nuances de l’Amour Dicin, notre Âme découvre que, tout du long, c’est en fait du même Être Unique qu’elle fait l’expérience; et que cette Diversité dans l’Amour ne fait qu’ajouter encore plus de Délice à son propre Délice en tant qu’Âme, passant de plus en plus constamment d’une nuance de cet Amour Délice à une autre délicieuse nuance du même Amour Délice …

Eh oui, nous n’avons pas besoin de mourir ni d’aller en aucun ‘Paradis’ pour faire l’expérience de tels Délices d’Amour Divin. Nous pouvons y goûter ici-même, sur Terre, pendant nos existences incarnées, si seulement nous prenons la peine d’aller chercher assez profond en nous-même pour le trouver, et si nous faisons de cela le But de notre vie.

Dans toutes les religions, et aussi en dehors d’elles, il y a eu des êtres humains qui ont découvert cette Possibilité et ne l’ont pas laissée passer. On les appelle les Mystiques – ou autrement, selon les diverses religions – mais tous ont découvert et goûté ce même merveilleux Secret qu’est l’Amour Divin, ici sur Terre. Beaucoup de ceux qui ont été déclarés officirllement Saints par l’Église Catholique, par exemple, étaient des mystiques.

En Inde, cette Relation d’Amour avec le Divin est appelée ‘Bhakti,’ et ceux qui la recherchent ou la vivent déjà, des ‘bhaktas’.

Le Yoga Intégral mis au point ensemble par Sri Aurobindo et la Mère, pour aider les autres personnes intéressées à une Évolution Consciente, inclut bien sûr le Jnana Yoga et le Karma Yoga (Service du Divin à travers le don de soi et la dédication de toutes les activités) , mais aussi et particulièrement le Bhakti Yoga. Le Yoga Intégral donne même une place tout à fait centrale à ce qui en nous est l’origine de l’Amour pour le Divin : notre Âme individuelle (ou plutôt “Être Psychique”, littéralement l’Être de notre Âme, qui se développe à partir d”elle au long de nos vies successives), au plus profond de nous-même. C’est lui qui est recommandé comme la toute première partie de notre Être à rejoindre et à laisser complètement être notre Guide Intérieur pour toute notre sadhana (processus intérieur de progrès spirituel).

En effet, l’Amour pour le Divin est indispensable aussi pour le Karma Yoga, si l’on veut véritablement servir le Divin et se donner à Lui/Elle : ce n’est pas par un sens de devoir ou d’obligation que l’on peut vraiment faire cela – alors que si on le fait par Amour, cela se fait automatiquement et avec joie, ainsi que nous le savons tous par expérience.

Voilà pourquoi toutes les explications ci-dessus se rapportent au Message pourtant plutôt “Karma-Yoguique” du Darshan d’aujourd’hui (inscrit au début de cet article) et se rapportent aussi en même temps à cet échatillon d’humanité en évolution consciente que je suis, en tant que pratiquante du Yoga Intégral.

Comme dans mon cas personnel l’Être Psychique avait été très actif depuis l’enfance, avec Jésus et la Vierge Marie alors mes formes préférées du Divin (pas d’attraction du tout pour le Père!), sa forte influence en moi n’a été interrompue que par ma crise de questionnement mental en devenant jeune adulte en 1971 … crise qui m’a menée à une Illumination massive à travers la révélation reçue des premières lignes de ‘La Vie Divine’, par Sri Aurobindo. Mais mon Être Psychique n’était toujours pas autorisé par mon Mental à régner à nouveau comme auparavant.

Afin de ré-établir en moi cette Influence si nécessaire, aussitôt que je suis allée vivre à Auroville en 1972, les expériences – à noueau massives – dont la Mère Divine m’a gratifiée fin 1973 se sont ajoutées à l’expérience originelle totalement illuminatrice reçue en 1971 de Sri Aurobindo – lui-même perçu depuis lors comme étant l’expression d’un Père Tout-Connaissant et merveilleusement Inspirant. La puissance combinée de ces deux “méga-expériences” mit enfin et une fois pour toutes en miettes le blocage mental, et me remit dans ma délicieuse Relation avec le Divin – mais maintenant perçu comme mon Divin Parent, Père et Mère à la fois, avec mes bien-aimés Sri Aurobindo et Mère comme sa double incarnation sur Terre afin d’accomplir l’Action Évolutive nécessaire et décisive pour notre époque .

Mais une autre partie de ma nature humaine avait besoin bien sûr aussi de l’Amour de mon Amant Divin, et ce de plus en plus à mesure que les amants humains se révélaient encore et encore bien incapables évidemment d’assouvir ce qui était en fait un intense besoin intérieur de mon Amant Divin …

Mon Âme n’eut pas longtemps à attendre:

À peine en mai 1975, j’ai passé trois jours et trois nuits à chercher ardemment le retour en pleine force d’encore une autre expérience cruciale, quelques semaines auparavant, encore avec la Mère Divine (mais rencontrée cette fois directement dans la Dimension Psychique elle-même, dans ce profond “Monde de l’Âme” décrit par Sri Aurobindo dans “Savitri”).

À  la fin de ces trois jours de solitude délibérée et intense, il m’a été dit intérieurement que je pouvais retourner dans ma chambre au sein de la grande hutte collective, et j’ai obéi. Eh bien, quelle surprise m’attendait!… Qui apparut devant mon regard intérieur le matin suivant, m’enveloppant d’une incroyable mais légèrement malicieuse tendresse?… Les Yeux et le Sourire irrésistiblement charmeurs du Divin à nouveau, certes, mais cette fois en tant que l’Amant Éternel de mon Âme !… Et mon Âme, en un heureux soupir de reconnaissance venue d’une autre vie, murmura doucement le seul Nom qu’elle connaissait alors pour son Bien-Aimé : “Krishna !…”

Mais “Krishna” tel que mon Âme l’a découvert et en a besoin dans cette vie-ci est la forme encore supérieure de cet Aspect de Délice du Divin que Krishna a incarné autrefois sous ce nom-là: c’est le Suprême Délice Divin lui-même, l’Ananda de “Satchitananda”, le coeur même de la Nature Éternelle du Divin. Il faut que ce soit Krishna en tant que Bhagavan en personne, le Tout-Délice révélé, dont les mots, dits à Arjuna, étaient comme un Chant : la Bhagavad-Gîta.

Et pas même seulement cela : cet Ananda Absolu s’est manifesté jusqu’à présent surtout comme un Pouvoir Lunaire, passif en quelque sorte, quelque chose à ressentir intérieurement en méditation ou contemplation, les yeux clos comme le Buddha, et qui vous tirait au-dedans, sans action vers l’extérieur. Mais la sorte d’Ananda dont je sentais le besoin, pour moi-même d’abord, mais aussi pour l’humanité et le monde entier, était un Ananda actif, le Pouvoir Solaire de l’Ananda, finalement se manifestant dans ee monde de Matière souffrante, comme un Pouvoir maintenant envahissant la Matière et la Vie pour les libérer, les guérir, leur donner enfin leur Plénitude par son irrésistible Délice Divin.

Ce Nom que je cherchais si ardemment depuis 1975, il m’a été donné de le découvrir, début 1979, à travers “Le Secret du Véda”, de Sri Aurobindo:

L’un des (très anciens) Hymnes Védiques traduits et commentés par Sri Aurobindo était  addressé à l’Aspect du Divin que les Rishis inspirés qui les ont écrits appelaient “Bhaga”: c’était la forme active du Pouvoir de Délice, qui seule peut compléter le travail des autres Aspects, en défaisant enfin tous les noeuds de la Douleur et des autres résultats de la Fausse Réalité dans laquelle nous avons vécu jusqu’à présent. Bhaga est celui des Quatre Rois Solaires qui vient en dernier: avec son irrésistible Pouvoir de Délice, il est celui qui peut dissiper entièrement le Cauchemar, et rendre à ce monde et à tous les êtres qui y vivent leur vraie, divine Realité – qui est Délice.

C’était de manière évidente le Nom que j’avais tant senti le besoin de trouver, qui donnerait sa Direction précise à ma vie entière et m’aiderait à grandir toujours plus vers ce qu’il signifiait, comme vers une Étoile … Ce Nom a aussi fait de moi aussitôt quelque chose comme la Fiancée de mon bien-aimé Bhagavan, le Suprême en tant que le Tout-Délice … dont le Nom était précisément basé sur ce Nom lui-même, “Bhaga”, le Pouvoir de Délice inhérent à Bhagavan !

Quel Programme!!! Il aurait pu facilement m’écraser sous son énormité. Mais avec l’Aide intérieure constante de mes Parents spirituels chéris, Sri Aurobindo et Mère, l’ Âme-Enfant qui en moi y aspirait a grandi et grandi, en dépit de tous les obstacles intérieurs, difficultés et retours en arrière, vers ce que cette Âme voulait tellement devenir .

Dans le contexte chrétien, il y a ce que l’on appelle le Mariage Mystique de l’Âme avec son Bien-Aimé – dans ce contexte-là Jésus-Christ. Ma propre Âme fraternise totalement  avec ces autres Âmes qui se sont éprises de cet Aspect du Divin que Jésus a incarné. Je sais que mon Âme aussi s’est prise d’Amour autrefois, en d’autre(s) vie(s), pour ce même Aspect, l’Amour Divin, que Jésus a incarné si merveilleusement alors .

Mais dans cette vie-ci, avec l’activation, à partir du 29.02.56 , de la Conscience-Force Supramentale dans la Matière terrestre et corporelle, nous entrons dans une Ère Évolutive nouvelle : ce n’est plus seulement l’Amour Divin mais aussi le Délice Divin à sa Source, qui doit être maintenant manifesté avec tout son conquérant Pouvoir de Transformation, afin que même nos corps physiques puissent avoir leur part de ce Délice Divin qui seul peut vraiment et pour toujours les guérir, en direction des corps transformés que eux aussi, et leurs cellules, aspirent à devenir, afin de manifester toujours mieux le Divin, ici même, sur Terre.

Alors mon Mariage Mystique à moi est cette fois-ci avec cette forme encore plus complète, toute-puissante, du Divin : Bhagavan, le Tout-Délice …  Et ce jour, ce 24 Novembre, chaque année est à mes yeux en quelque sorte notre Anniversaire de Mariage !… Ce qui rend ce Jour de Darshan spécifique encore plus merveilleusement “spécial” pour moi que les autres !…

Voilà le Secret si extrêmement Profond et Doux que je me trouve avoir partagé avec vous en ce jour, à ma totale surprise . Je suppose que c’est parce que cela peut aider d’autres êtres partout, qui eux aussi cherchent anxieusement leur propre Bien-Aimé, l’Aspect  précis du Divin que leur Âme aspire le plus à connaître et à manifester de plus en plus dans leur vie , comme leur Companion Divin en toutes circonstances.

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(Image Credit goes to https://www.clipartmax.com/middle/m2H7K9N4m2d3b1K9_seat-check-lets-individuals-seated-at-a-restaurant-mystic-marriage-of-saint/)

Auroville n’est ni un monastère ni un ashram. Pourtant, comme vous le voyez, les Mariages Mystiques se produisent également ici – car je ne suis très probablement pas le ou la seul(e) Aurovilien(ne) en qui cette sorte  d’états mystiques profonds se produisent,   de plus en plus comme une nouvelle façon de vivre, au milieu de la vie quotidienne avec ses activités apparemment “ordinaires”. Et ce n’est pas fini, beaucoup plus reste à venir ….

Bonjour, Bhagavan et son Monde Nouveau! Je t’en prie, continue d’entrer et de t’installer! Tu es on ne peut plus bienvenu !!!

24.11.2018: The ‘Krishna’ permanent Darshan Day in my life

Card Message distributed at the Ashram for this Darshan Day:

‘Where you are?

In the Mother’s presence here and close to me.

Where you are going?

Towards union with the Divine through dedication and service.

What you are doing here?

Service and self-giving to the Divine.

 

The rest depends . . . on the simplicity and fullness with which you give yourself and serve.’

Sri Aurobindo

I am always celebrating this specific Darshan Day of Sri Aurobindo with an article  having to do with Sri Krishna, for reasons I explained already in 2011 (when I was starting this Research Blog) in the following article:

https://labofevolution.wordpress.com/2011/11/24/november-24th1926-sri-aurobindo-krishna/

But also for myself personally – not just because of its signifcance to Sri Aurobindo, – this November 24 Darshan Day has been felt since long as somehow my own yearly Krishna Day…. which has over the years gradually turned into a kind of permanent Darshan, although I still celebrate it especially on that Day!

In all the diverse forms of Relationship each of us can have with the Divine, Sri Aurobindo explains (in the ‘Synthesis of Yoga’ I remember, probably at the end of what concerns Bhakti Yoga) that the Relationship in itself is always blissful… and yet there are somehow some degrees in that Bliss: from the Bliss of Companionship, Friendship, and such, it seems to culminate with the Bliss of relating to the Divine as the ideal Parent… and there, our Eternal Father’s Love is already very blissful, but our Eternal Mother’s Love is somewhat even sweeter… and yet, even that is surpassed by the Supreme Bliss that is to relate to the Divine as our Divine Lover, the Eternal Lover of our Soul.

There is of course also the Delight of Identity with the Divine (this is more the Goal of the Jnana Yoga, though) – but then in that absolute condition one remains just the One… and that precludes the possibility of Love, as Love is the outpouring of this inherent Divine Delight towards another being… which can happen only when there are at least two beings!!! Hence indeed this Self-Multiplication of the One Being into those numberless other Selves that we are all part of: it is all in order for the One to be able to experience the Delight of Relationship, in all the Nuances of Love it can express of Itself.

The wonderful thing is that all those nuances of Divine Love are like a single Rainbow, where the very same Light of Love divides/multiplies Itself into this whole diversity of nuances of Itself, just for the Delight of tasting its own delightful Self-Diversity. As we, spirits temporarily inhabiting this world of Matter, come at some point to experience each of those wonderful Nuances of Love, our Soul discovers that, all the while, it is in fact the same one and only Divine Being it is experiencing, and that this very Diversity  of Love just adds still more Delight to its own Delight as a Soul, passing more and more constantly from one nuance of this Love Delight to another delightful nuance of It…

Yes, we don’t need to die and go to ‘Paradise’ for experiencing such Delights of Divine Love. It is all available already right here on Earth in our embodied lives, if only we take the trouble to go search deeply enough for it, and make it the Purpose of our life.

In all religions, and outside of them too, there have been human beings who discovered that Possibility and went for it: they are the Mystics, called differently in the various religions, but who all have discovered and enjoyed the very same wonderful Secret of Divine Love, here on Earth. Many of the people declared officially Saints by the Catholic Church, for example, were mystics.

In India, this Love Relationship with the Divine is called ‘Bhakti,’ and those who seek it or are already experiencing it, ‘bhaktas’.

The Integral Yoga of Conscious Evolution devised together by Sri Aurobindo and the Mother, in order to help other people interested in Conscious Evolution, includes of course the Jnana Yoga and Karma Yoga (Service of the Divine through one’s dedicated activities) , but also very much the Bhakti Yoga. It gives even a very central place to it, with the origin of Love for the Divine in us, our individual Soul (or rather Psychic Being, literally the Being of our Soul, developing from it along our lifetimes), deep in ourselves), recommended as the very first inner part of ourselves to be reached and made fully active as the Inner Guide of our entire sadhana (process of spiritual progress).

Love for the Divine is actually indispensable for truly serving the Divine and giving oneself to Him-Her: it is not through a sense of duty or obligation that one can really, truly do that – while through Love, it happens automatically and joyfully, as we all know by experience.

This is why all of the above explanations are relevant to the Darshan Message of today, as given at the beginning of this article, and at the same time relevant to the sample of consciously evolving Humanity that I myself am, as a follower of the Integral Yoga:

As in my own case the Psychic Being had been quite active already since childhood, with Jesus and the Virgin Mary then my preferred forms of the Divine (no attraction at all for the stern Father!), its strong influence in me was interrupted only by my mental crisis as a young adult in 1971… which led me to a massive Illumination through the first lines of Sri Aurobindo’s revelatory ‘Life Divine.’ But my Psychic Being was still not authorized by my mind to reign again as before.

To re-establish that needed Influence in me, as soon as I joined Auroville in 1972, the – again massive! – inner experiences gifted to me by the Divine as The Mother in 1973 added to the original stunning experience given to me in I971 by Sri Aurobindo – himself perceived more as the expression of a wonderfully all-knowing and inspiring Divine Father. The combination of those two  mega-experiences shattered at last the mental blockage once and for all, and returned me to my blissful Relationship with the Divine – but now experienced as my Divine Father-Mother, with my cherished Sri Aurobindo and Mother as their embodied forms on Earth.

But another part of my human nature required of course also the Divine Lover’s Love, more and more so as I found out again and again that the human lovers could not possibly fulfill what was actually an intense need for my Divine Lover…

Well, my soul didn’t have to wait for long:

Right in May 1975, I had just passed three days and nights ardently seeking the return in full force of yet another crucial experience a few weeks before with the Divine Mother (but met this time straight in the Psychic Dimension itself, in this deep ‘World-Soul’ described by Sri Aurobindo in ‘Savitri’).

At the end of those three days I had been told inwardly that I could go back to my hut, and had obediently done so. Well, I was in for a mighty surprise: Who is it that appeared in front of my inner eyes the next morning, enveloping me with unbelievable but slightly mischievous tenderness, but the irresistibly charming Eyes and Smile of  the Divne again, yes, but this time as the Eternal Lover of my Soul!… And my Soul, in a happy sigh of inner recognition from another lifetime, softly uttered the only Name it knew then for its Beloved: ‘Krishna!…’

But ‘Krishna’ as my Soul needs Him to be in this lifetime is the even higher form of that Aspect of Delight of the Divine which Krishna embodied under that name: it has to be the Supreme Divine Delight Itself, Ananda as in Satchitananda, the very core of the Divine’s Eternal Nature. It had to be Krishna as Bhagavan Himself, the Blissful One revealed, whose words, told to Arjuna, were like a Song: the Bhagavad-Gîta.

And not even that only: that Absolute Ananda has manifested Itself until now only as a passive, Lunar Power, so to say: something to be experienced inwardly in meditation or contemplation, with eyes closed like the Buddha, and which pulled you inward, had no outward action. But the kind of Ananda I felt the need of, for myself first of all, but also for humanity and the entire world, was an active, Solar Power of Ananda, finally manifesting itself in this suffering world of Matter, as a Power now invading Matter and Life to free them, heal them, fulfill them at last with its irresistible Divine Delight.

That Name I was looking for so ardently for myself since 1975 I was given to discover, in early 1979, through Sri Aurobindo’s ‘Secret of the Veda’:

One of the very ancient, Vedic Hymns translated and commented by Sri Aurobindo was addressed to the Aspect of the Divine that the Rishis called ‘Bhaga’: it was the active Power of Delight that alone can complete the work of the other Aspects, by untying finally all the knots of Pain and other results of the False Reality in which we have been living until now. Bhaga is the one among the Four Sun Kings who comes last; with his irresistible Delight of Being, he is the one who can dispel entirely the Nightmare, and restore this world and every being in it to its true, divine Reality – which is Delight.

That was obviously the Name I had been so eager to find, which would give its precise Direction to my entire life and help me grow more and more towards what it meant, like towards a Star… That name made me also immediately something like the future Bride of my Beloved Bhagavan, the Supreme as the Blissful One… whose Name was precisely based on that very name, ‘Bhaga’,  Bhagavan’s own inherent Power of Delight!

Quite a Program!!!  It could easily have overwhelmed me. But with the constant inner Help from my two cherished Parents, Sri Aurobindo and the Mother, the aspiring Child-Soul in me has grown and grown, in spite of all inner obstacles and difficulties and setbacks, towards what it wished so much to become.

In the Christian context, there is something called the Mystical Marriage of the Soul with its Beloved, seen in that context as Jesus-Christ. My own Soul fraternizes fully with those other Souls who fell in Love with the Aspect of the Divine that Jesus embodied. Probably my own Soul has been in Love also before, in other lifetime(s), with that same Aspect, Divine Love, that he embodied then.

But in this lifetime, with the activation, from 29.02.56 on, of the Supramental  Consciousness-Force in terrestrial and cellular Matter by Sri Aurobindo and Mother, we are entering a new Evolutive Era: it is not only Divine Love, but also the Divine Delight at its Source, that must be now manifested in all its conquering, transforming Power, so that our physical bodies too can share in this Divine Delight that alone can truly and permanently heal them, towards the transformed bodies they too aspire to become, in order to manifest the Divine better and better right here on Earth.

So my own Mystical Marriage is with that still more complete, all-powerful form of the Divine: Bhagavan, the Blissful One… And today, November 24th, is every year, in my eyes, somehow our Wedding Anniversary!… Which makes this specific Darshan Day even more wonderfully ‘special’ to me than the others!…

This is the utterly Deep and Sweet Secret that I have found myself sharing with you today, to my own astonishment. I suppose this is because it can be a help to other beings everywhere who anxiously are looking also for their own Beloved, the specific Aspect of the Divine that their Soul aspires most to experience and manifest more and more in their own life, as their constant Divine Companion in all circumstances.

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(Image Credit goes to https://www.clipartmax.com/middle/m2H7K9N4m2d3b1K9_seat-check-lets-individuals-seated-at-a-restaurant-mystic-marriage-of-saint/)

Auroville is no monastery and no ashram. Yet, as you can see, Mystical Marriages do happen also here – for I am most probably not the only Aurovilian in whom this kind of deep mystical states are happening, more and more as a way of life, in the midst of daily life and its apparently ordinary activities. And much more is to come…

Hello, New  World! Please keep coming in and settling down! You are most welcome!!!

Healing Another Lifetime, in my Cells Too

The sudden infection of that long standing, slow-healing wound (small , before the infection) on my left calf didn’t come up ‘by chance’ (as we like to say…), of course.

Not so surprisingly, it came right at the end of a whole inner process on the psychological level, for me to get rid of a panic and hiding problem that wasn’t from this lifetime, but from another one – in a country, period and circumstances I had already found out  about, years ago, in a trance deliberately sought for that purpose, like I had done earlier for the other main psychological problem I was suffering from in this lifetime,  that had its origin also in yet another lifetime.

Over the years that followed I had healed successfully already that first main problem, but hadn’t addressed the second one yet… and it came up unexpectedly (I should have known in advance, but it’s actually good that I didn’t expect it to happen…) and quite violently in me, right when I was so happily writing that long overdue book I have announced in one of my most recent posts,  ‘The Dam Is Now  Starting to Open’  (https://labofevolution.wordpress.com/2018/08/04/the-dam-is-now-starting-to-open/ ).

It was at once obvious to me that this old problem was rising up again precisely because it was time to also heal that one, so I inwardly rolled up my sleeves and got to work.

But again not alone, though: with the kind help again of my friend Danayah*, who happened to be again around for some time. And someone else also, now right among us Aurovilians here: a man, with similar talents and skills as she had, and enough inner integrity too. I didn’t intend at all to combine their help, but it so happened that I ended up meeting the two of them one after the other, with beneficial results from both, in just the right sequence for the first result to lead into the next as if both therapists had been working as a team to help me!… And I have no doubt they in fact did, although unknowingly, with the Divine orchestrating the whole thing…

As usual with me for such help, it was mostly facilitation that I needed, and once in the light trance required, I was able to inwardly deal with the situation that arose (between my present consciousness and that of that specific previous personality of mine) in just the right spontaneous way to indeed heal in the end the previous personality from the problem that had kept it (and my present me!…) in such dire straits for so long before.

I know very well that this kind of powerful inner event, for someone who has never yet lived through any direct experience of something like that, will seem rather incredible and far fetched. Yet it feels so natural, simple and normal while it is happening within one’s consciousness, and when, on top of it, it is followed by undeniable deep changes in one’s behavior like the ones that appeared within myself in both cases, the first problem and now also the second one, it becomes just a fact of life….

In which way was all this related to the sudden infection in my left calf?…

Well, the vibrational memory of the ancient trauma suffered by this earlier personality  (plus the other similar traumas experienced also by several more personalities later …) was still stored in the cells of my body, particularly the legs, symbolically representing on the physical level the difficulty those traumas caused in me for going forward boldly in my outer projects. When these traumatic memories in the cells were at last released, it was a big progress for my whole being, but on the short term it caused all those old toxins to be released in the lymphatic system, with that originally small wound there becoming the perfect way out for them.

Once infected, the small wound became bigger simply because I normally never have any such problem; I didn’t even know what to put as a dressing, so what I improvised in order to still be able to go around wasn’t adequate at all,  and after a few days, it fostered and amplified the infection rather than stopping it!… Still I attended one more meeting, as I knew it was important for the Newcomer concerned… but when the meeting was over some of the other Aurovilians present ended up telling me the odor from my leg was alarming,…!

At that point I realized at last the seriousness of the matter and called in for help my precious friend Dr Bérengère and her deep Ayurvedic knowledge – she had already before  been able to diagnose and describe the psychological problem just from taking my pulse(s)  – and again this time she immediately knew which Ayurvedic medicinal oil would heal my wound. Another friend informed us of a special, international brand of ready–to-apply, non-sticky dressings, available right at our own Auroville Health Centre (on the outskirts of Auroville, an older sibling to our present centrally located clinic, called ”Santé’, the French word for ‘Health’).

Under the name ‘Bactigras’, those large dressings, of gauze prepared with paraffin and Chlorhexidine Acetate – which I found on Internet is not an antibiotic but a more inocuous although effective disinfectant – have been a pure blessing for me, this is why I mention them here by name (for no financial or other personal profit whatsoever!) so that some of my visitors on this Research Blog may in case of need benefit from this potentially very useful information (see http://www.smith-nephew.com/canada/products/advanced-wound-management/bactigras/ ).

But those dressings were still a bit too sticky and painful to take out for my wound, quite large and deep by that time; so I added to each dressing, before putting it on, several drops of the Ayurvedic oil, spread on its entire surface, and with that addition it became not only the perfect, fully non-sticky dressing, but at the same time the best one for healing too!…

This at last appropriate and effective outer care was enhanced all along by the dietary changes that my cells were, as usual, also indicating to me as the best for the situation, considering always not only the local problem, but also the needs of my whole organism to deal with it properly,

What an immense pride and gratitude I have for those cells of mine who, with my active outer help and inner encouragement, have managed to get rid relatively so fast of what was actually a limb-threatening infection – and any local infection somewhere may very well become a life-threatening one, and finally cause the death of the person – as in the case, alas, of my Aurovilian friend Sharanam*, only a few years ago, from what started out as a mere tooth infection. The hospitals, with all their heavy machinery and drugs, haven’t been able to save her then, so I consider myself quite lucky not to have had to end up there too, as she had to.

I really thank the Divine Grace above all, for I know the risk has been there for me too, but I have been somehow made to escape it, at home with only my own chosen means: the doctor of my and my cells’ liking, with the Ayurvedic and other natural medicines that my body as well as the doctor said were the right ones for its cure.

As per this writing, only a small hole is still there, nicely filled up to the correct level already, but not yet covered with new skin like the rest of what had become a seven by seven centimeters wound, now blending all right with the surrounding skin. There is good hope that this small hole too will close in the weeks to come, it’s just a question of persevering care and love on my part for this spot on my body that still needs special attention. But since three weeks my body and I are able again to go up and down stairs, and jump, and run, and dance too, so all the fun of Life is back, hopefully to stay for a long while ahead yet, with a fully repaired calf skin to boot!

(Dancer and photo credit: https://www.phoenixdancetheatre.co.uk/work/phoenix-at-home/ )

Once again, as in all the other times when, while living in Auroville, I have been faced with a serious physical condition, what a deep and profitable learning experience it has been, both at the psychological and the cellular level of my being – for of course all of it is interconnected… and ultimately one !…

So at least a summary of it all had to be told on this Blog of Conscious Evolution, so that its visitors too become aware of how much all the dimensions of our being intermingle in this overall process of Life… and all the more if, in someone’s consciousness and intent, Life itself has become a constant spiritual process of Evolution, through Sri Aurobindo and the Mother’s Integral Yoga.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

TINARIWEN: the Dromedary’s Dance

Well, it is coming back in full force into my corporeal and cellular life, this ‘TINARIWEN’ Band that takes its name from the Ténéré Desert, in the Sahara region.

I had discovered its existence during last September already, when my own unexpected songs for Africa had started pouring into my consciousness. And I had spent an entire afternoon listening to their creations with their sober but irresistible rhythms, immersed as I was in that Touareg inner world which reflects so magnificently the outer world where their nomadic life happens since so many centuries and millennia: the sand dunes of the desert, with for faithful and tireless companions their haughty dromedaries.

 

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One song particularly had moved me to tears: the one that described the gradual disappearance of their freedom and of their survival in the Ténéré, their Ténéré, since the discovery, underground, of potential big profit in the form of petrol and such. Their people, so ancient, the first one in that vast region, finds itself nowadays supposedly belonging to the diverse political countries presently existing, that are reluctantly sharing this vast desert land now ardently coveted.

It is a whole way of life existing in freedom since millennia, that is being destroyed, a whole climatic environment which is invaded, shaken and poisoned by the dreadful pollution coming in with the Big Companies: as always, in their blind avidity, they invade the country without any love or respect for it.

It was through a very beautiful animated little film that this song was illustrated.

I found it again a few days ago, I wont resist the pleasure of introducing you to it, however sad it is in spite of the traces of humor in the animated film itself:

 

This superb, unique Dromedary, itself a living symbol of the Desert, carries on its back all the other symbols of the Touareg daily life… including now those guitars and other modern technical means that, together with the sincere and fervent inspiration of the Band for their country, are the special characteristics explaining the ever-growing worldwide success of this ‘TINARIWEN’ Band for already many years.

As for the invisible driver of the Dromedary, the Desert Man in person, he appears only later, as the fierce and courageous warrior that the Touareg indeed are. With all his strength, standing up high in the sky, he tries to save his people, his culture, his life – but in vain: the fight is too disproportionate, against the monstrous forces that come forward to engulf everything.

How long will the Dromedary still be able to resist, in this hell created by mad men?…

All along the animated film, what is wonderful to see, to contemplate, is to which incredible extent this Dromedary is perfectly integrated into this space, with the eternal, untiring slowness of its pace in the sand, the quiet eternity with which it gazes at everything, and the boat-like movement of its imperturbable progress forward, which  gives to its passenger the feeling that a dromedary is truly ‘the ship of the desert’, swinging, and you along with it, to the right, and to the left, and then to the right again, but with such a peaceful regularity that it brings you soon to the very same inner peace within you… unless of course it’s a race among the humans, and then the dromedaries give the full measure of the speed and power that are also theirs. But what I am speaking of now is their pace in normal circumstances…

And this is what I call the Dromedary’s Dance:

Filled with this unbelievable peace which seems to savor each moment and each step swinging to the right, then to the left, it is a kind of sovereignty that emanates from this tall and haughty creature of the Desert. It is this rhythm that this specific song itself reproduces, and although I savor also all the others, it is what gives to only this one that particular magic it has upon my body, I realized it when I listened again to it this time:

My body finds in it an all natural and spontaneous expression of this Delight of Being, yes, the Ananda of Satchidananda, as lived in the ample, comfortable movement of this so special animal life, which has become as close to the human being as the horse too has (that I do appreciate too, as per exhilarating gallops in the immense plains of my far memories), but while conferring to the human being a little of its rhythm of inner eternity, from which the body itself gets such a wonderful benefit… and the far memory of it awakened in my own body, and made it dance its eternal Delight of Being, to the round and slow rhythm of this song’s Dromedary.

TINARIWEN: La Danse du Dromadaire

Voilà qu’en ce moment revient en force dans ma vie corporelle et cellulaire le groupe “Tinariwen”, qui tire son nom du Désert du Ténéré, dans la région du Sahara.

J’avais découvert leur existence dès Septembre dernier, lorsque mes propres chansons inattendues pour l’Afrique avaient commencé à se déverser dans ma conscience. Et j’avais passé une après-midi entière à écouter leurs créations aux rythmes sobres mais irrésistibles, immergée dans tout ce monde intérieur Touareg qui reflète si magnifiquement le monde extérieur où se passe leur vie de nomades depuis tant de siècles et millénaires: les dunes de sable du désert, avec pour fidèles et infatigables compagnons leurs altiers dromadaires.

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Une chanson en particulier m’avait touchée aux larmes: celle qui décrivait la disparition progressive de leur liberté et de leur survie dans ce Ténéré, leur Ténéré, depuis qu’on y avait découvert en sous-sol de potentielles richesses genre pétrole etc. Leur peuple, si ancien, le premier dans cette vaste région, se retrouve de nos jours appartenir en théorie aux divers pays politiques présentement existants, qui se partagent tant bien que mal cette terre désertique mais maintenant convoitée. C’est tout un mode millénaire de vie en liberté qui est détruit, tout un milieu climatique qui est envahi, ébranlé et empoisonné par l’effroyable pollution apportée par les grandes compagnies: comme toujours, dans leur avidité aveugle, elles envahissent le pays sans l’aimer ni le respecter.

C’était à travers un très beau dessin animé que cette chanson était illustrée.

Je l’ai retrouvée ces jours derniers, je ne résiste pas au plaisir de vous la faire connaître, toute triste qu’elle soit malgré l’humour parfois du dessin animé:

 

Ce superbe Dromadaire unique, lui-même symbole vivant du Désert, porte sur son dos tous les autres symboles quotidiens de la culture des Touareg,… y compris maintenant ces guitares et autres moyens techniques musicaux modernes qui, en même temps que leur inspiration sincère et fervente pour leur pays, font  l’originalité de ce groupe “Tinariwen” et expliquent le succès mondial toujours croissant qu’il connaît depuis des années déjà.

Quant au conducteur invisible du Dromadaire, l’Homme du Désert en personne, il n’apparaît que plus tard, en guerrier fier et courageux comme le sont en vérité les Touareg. De toutes ses forces, dressé dans le ciel, il essaye de sauver son peuple, sa culture, sa vie – mais en vain: la lutte est trop disproportionnée, contre les forces monstrueuses qui s’avancent pour tout engloutir.

Combien de temps le Dromadaire pourra-t-il encore tenir dans cet enfer créé par des hommes déments?…

Tout au long du dessin animé, ce qui est merveilleux à voir, à contempler, c’est à quel point ce Dromadaire s’intègre parfaitement dans cet espace, avec l’éternelle lenteur inlassable de son pas dans le sable, le regard d’éternité tranquille qu’il pose sur tout, et le mouvement chaloupé de son imperturbable avancée, qui communique à son passager ce sentiment que le dromadaire est “le vaisseau du désert”, vous portant de droite, puis de gauche, puis encore de droite, mais avec une telle régularité paisible qu’elle vous amène insensiblement à la même paix intérieure… sauf bien sûr losqu’il s’agit d’une course entre les humains, et alors les dromadaires donnent toute la mesure de la vitesse et de la puissance qui sont aussi les leurs. Mais ici je parle de leur allure en temps normal…

Et c’est cela que j’appelle la Danse du Dromadaire:

Pleine de cette incroyable paix qui semble savourer chaque moment et chaque pas de droite puis de gauche, c’est une sorte de souveraineté qui se dégage de cette haute et altière créature du désert. C’est ce rythme-là que reproduit cette chanson précise elle-même, et bien que je me régale aussi de toutes les autres, c’est ce qui confère à celle-là seulement cette magie particulière qu’elle a sur mon corps, je m’en suis rendu compte en la réécoutant:

Il y trouve une expression toute naturelle et spontanée de ce Délice d”ëtre, oui, l’Ananda de Satchitananda, tel que vécu dans l’ample mouvement confortable de cette vie animale si spéciale, devenue aussi proche de l’être humain que l’est également devenu le cheval (que j’apprécie lui aussi, certes, de par les galopades immenses dans d’autres mémoires lointaines) mais en conférant à l’être humain un peu de son rythme d’éternité intérieure, dont notre corps lui-même bénéficie merveilleusement… et le souvenir lointain de cela s’est réveillé dans mon propre corps, et l’a fait danser son éternel Délice d’être, au rythme rond et lent du Dromadaire de cette chanson.

Why my ‘AUROSPIRITUALS’ after forty years of ‘Yoga of the Cells’

As I explained in my previous article, it is since 1975 and the full coming in front of my Psychic Being (the ‘Being of the Soul’, as Sri Aurobindo  and Mother call It) that devotional songs for the Divine began spontaneously coming to me, again and again.

And it is when the inner contact with my cells, which happened by itself one year later, in 1976, enabled me to notice with astonishment,  as early as 1978, that here and there in my body they were turning altogether spiritual, it is from that time on that those cells, of a body not only creole but also born in Africa, started to influence the devotional songs that kept coming to me: it was now often on the very joyful rhythm of a biguine or a samba that they expressed themselves!…

So, the sudden influx in September and October 2017 of several more such songs, but dedicated specifically to Africa, has only been the most recent form that  those ‘AUROSPIRITUALS’ took, composing themselves inside of me since the early Eighties.

I thought I had given them that name only just before the African Niagara: precisely the night before the powerful arrival of the African Niagara in the early morning, I had made a list of all my very rhythmic songs and had given them that name – for the first time, or so I believed.

A major mistake actually:

It is simple little notebooks for schoolkids that I use for noting down since 1988 (at last…) the spiritual progresses of my cells, as well as my dreams – in case the latter may reveal a secret inner relation with the cellular progresses also recorded.

From the very first notebook in 1988, I named the future whole record of those notes ‘My Cells and Me:  Journal of a Wonderful Adventure Together’.

Quite recently – these last few weeks – , while going back in time leafing through those notebooks, searching for an entirely different cellular event, I stumbled upon the veritable date on which for the first time I had had the inspiration of that name for my songs with a more exotic rhythm: it was in fact, unbelievable but true, in the morning of Feb. 24th 2017, that is, exactly the day after my birthday last year!!!

What a surprise! Already on that morning, right after my previous birthday, the Divine had whispered to me this precise name for those songs: ‘AUROSPIRITUALS’!…

Stunned, I realized this specific name was having then a great importance, more so than I had suspected. In effect, that name was enabling me to evoke and honor the name of similar but older songs, indeed, but also to signal the difference: thanks to its greater universality that name could then be used for the joyful devotional expression of any people or culture, beyond all the religions and their human dogmas so limiting and divisive!…

Thanks to the genetic research that has now become so easy to do, many people are discovering they have had ancestors of totally unsuspected origins, and this simple revelation by itself makes them open up to those other cultures they had no idea they were linked to.

But what Genetics don’t know yet, is that we have often been our own ancestors, too…! And in my personal case, it is not just African and Creole roots that I have in me. Be it from one lifetime or the other, I have actually roots masculine or feminine, on all continents, under all latitudes and all skin colors, expressing all the shamanic or religious beliefs known or forgotten. Roots?… I have, it would seem, a multitude of them.

Indeed: the British Aurovilian lady (nowadays gone back to cool England for her health) whom long ago I had finally consulted like many of us did, revealed then to me, to her own surprise, that I was what is called ‘an old soul’, having lived lives upon lives, everywhere, from the most ancient times, and that in this lifetime (a most important one) I was to gather and use all the qualities acquired in all those other lives to create out of them the diversified richness that our human unity requires for truly happening, in this terrestrial evolutive future that is growing more and more.

Well, I had noted down all right everything that this Aurovilian lady with inner sight  had told me, but without having the slightest idea of how such a future of spiritual universalisation would ever become a part of my real life.

And there it was, beginning obviously to happen, and on the intense and accelerated mode that luckily I was getting used to, for it was in that same way that all my previous spiritual progresses had happened every time, and this new one was no exception:

One after the other, first Africa with several of its regions, among them the Atlas, then it has been Tibet that revived its deep roots within me, then Kazakhstan, or rather the whole area around the Altaï, whatever present name those countries may have, that lie there since ever, and in which my being has incarnated for one life or the other. And there is the Peru of Macchu Picchu. And there is Ancient Israël – several lives. And there are of course my roots, multiple too, in France as such, at various time periods. And it is far from all!

These last months, my own evolutive progresses have translated themselves, in the night as in the day, through a sort of universalisation, not any more just psychological like when a young adult, but lived by my body itself, the experience buried into the invisible layers of my cells’ DNA starting to become active again, bringing me in a sequence, irresistibly, to several of those Cultural Pavilions that Mother asked us to build also in Auroville, I understand better and better why.

And this doesn’t concern me only, obviously: Auroville, and beyond Auroville, humanity as a whole will have to follow this same inner movement connecting all our diversities.

Of course the Aurovilians are from everywhere, already on the first degree, speaking simply of each one’s country of origin in this lifetime. But to feel that one belongs only to that one country is not enough, it too easily gives rise to ‘reductionism’ and ‘exclusivism’ towards the other countries.

Beyond this apparently unique country each one belongs to now, so many of us in Auroville, like me have those multiple deep roots connecting them invisibly to so many countries and cultures and times, on top on their country of origin this time around, that having lived under all skin colors, when they begin to remember it, they simply cannot anymore be a racist….

Same thing for the religions: when one has lived at the time of Christ, but also at the time of Krishna, and also at the time of Buddha or Mahomet, and then now of Sri Aurobindo and Mother, it is from within that one feels the wonderful complementarity of the way they followed each other, simply as different and growing expressions of the same Truth  now at last fully revealed. That Truth has needed all the previous ones to become whole again in its expression, and they must remain, in some more supple form devoid of exclusivism, so that the Truth  will still be adapted to the various degrees of evolution and inner needs that cannot but be there, among those unique individual human beings that we all are, all various aspects of the Divine at the same time ONE and ALL.

It is, I see it, this new experience in my cells that has made my individual consciousness achieve the same progress in effective universalization.

For 2018,  for this Fortieth Year of their own ‘Yoga of the Cells’, as Mother was calling it, this is the Gift they have received in several stages, during the End of Year and New year time, and still more later… And they kindly made me benefit from it, they shared it with me, this Gift, and now thanks to these neurons who formulate it for me, and these hands who write it on this keyboard for me, and this whole body who participates one way or the other, I am able to share it with other human beings too, a bit everywhere, through this blog! Isn’t that fantastic?!?

All my congratulations to you, my dear cells, and all my gratitude as a human being who still felt too separated from the others! You have changed all that in a few months!… And our little Celebration of Africa at the African Pavilion through your joyful ‘Aurospirituals’ for the anniversary of this body you constitute, my dear cells, this little afternoon of singing and dancing that way is more ad more taking its full meaning : it was a Celebration of the wonderful Diversity of Human Expression that we are all part of!…

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Pourquoi mes “AUROSPIRITUALS”, après quarante années de “Yoga des Cellules”

Ainsi que je l’ai expliqué dans mon précédent article, c’est depuis 1975 et la pleine venue en avant de mon Être Psychique (l’Être de l’Âme, ainsi nommé par Sri Aurobindo et Mère) que des chansons dévotionnelles pour le Divin ont spontanément commencé à me venir, encore et encore.

Et c’est lorsque le contact intérieur avec mes cellules, qui s’est produit par lui-même un an plus tard, fin 1976, m’a permis de constater avec stupeur, dès 1978, qu’elles étaient carrément, ici et là dans mon corps, en train de s’éveiller spirituellement, c’est à partir de ce moment-là que ces cellules, d’un corps non seulement créole mais aussi né en Afrique, ont commencé à influencer les chansons dévotionnelles qui continuaient de plus belle à me venir: maintenant c’était souvent sur des rythmes de biguine ou de samba fort joyeux et entraînants qu’elles s’exprimaient!….

L’afflux soudain en Septembre et Octobre 2017 de telles chansons, mais cette fois dédiées spécifiquement à l’Afrique, n’a donc été que la plus récente forme qu’ont prise ces “AUROSPIRITUALS” qui se sont composés en moi depuis le début des années 80.

Je croyais ne les avoir nommées “AUROSPIRITUALS” que juste avant l’arrivée récente du Niagara africain: justement pile la nuit d’avant que le Niagara africain ne se déclenche en pleine force au petit matin, j’avais fait la liste de toutes mes chansons bien rythmées, et les avais appelées ainsi – pour la première fois, ou du moins je le croyais.

Erreur majeure en fait:

Ce sont de simples petits cahiers d’écolière qui me servent depuis 1988 à noter (enfin…) les progrès spirituels de mes cellules, ainsi que mes rêves – au cas où ceux-ci révèleraient une relation intérieure secrète avec les progrès cellulaires notés aussi.

Dès le premier cahier en 1988,  j’ai intitulé tout l’ensemble de mes notes futures “Mes Cellules et moi: Journal d’une Merveilleuse Aventure ensemble”.

Tout récemment – ces dernières semaines – en remontant le temps dans ces petits cahiers, alors que j’étais à la recherche d’un tout autre évènement cellulaire, je suis tombée sur la véritable date à laquelle j’avais pour la première fois eu l’inspiration de ce nom pour ces chansons au rythme plus exotique : c’était en fait, incroyable mais vrai, au matin du 24 février 2017, soit exactement le lendemain de mon anniversaire d’il y a un an!!!

Ô surprise, dès ce matin-là, juste à la suite de mon anniversaire précédent, le Divin m’avait déjà soufflé ce nom précis pour ces chansons-là: les “AUROSPIRITUALS”!…

Je me suis rendu compte avec effarement que ce nom spécifique avait donc une grande importance, plus d’importance que je ne le soupçonnais. De fait, ce nom me permettait d’évoquer et d’honorer le nom des chants similaires plus anciens, certes, mais tout en m’en démarquant grâce à ce nom plus universel qui pourrait du coup être utilisé pour la joyeuse expression dévotionnelle de tout peuple et toute culture, au-delà de toutes les religions et de leurs dogmes humains si limitants et séparateurs!…

Grâce aux recherches génétiques maintenant faciles à faire, de nombreuses personnes se découvrent des ancêtres d’origines totalement insoupçonnées, et déjà cette simple révélarion les fait s’ouvrir à ces autres peuples auxquels ils étaient donc reliés sans le savoir

Mais ce que la génétique ne sait pas encore, c’est que nous avons  souvent été aussi nos propres ancêtres…! Or dans mon cas, ce ne sont pas seulement des racines africaines et créoles que j’ai en moi. Que ce soit d’une vie ou d’une autre, j’en ai en fait au masculin ou au féminin, dans tous les continents, sous toutes les latitudes et couleurs de peaux, exprimant toutes les croyances chamaniques ou religieuses connues ou oubliées. Des racines, j’en ai, semble-t-il, une multitude.

En effet: l’Aurovilienne britannique et médium (aujourd’hui retournée pour sa santé à la fraîcheur de l’Angleterre) qu’autrefois j’avais finalement consultée moi aussi, m’avait révélé avec étonnement que j’étais ce qu’on appelle une “vieille âme”, ayant vécu des vies et des vies, partout, depuis les temps les plus anciens, et que dans cette vie-ci (très importante), j’aurais à rassembler et utiliser les acquis de toutes ces autres vies pour en faire la richesse très diversifiée que notre unité humaine exige pour se réaliser vraiment, dans ce futur évolutif terrestre qui grandit de plus en plus.

J’avais bien pris bonne note de ce que disait cette Aurovilienne douée de voyance, mais sans avoir la moindre idée de comment ce devenir spirituel d’universalisation future deviendrait une partie de mon vécu effectif.

Et voilà que maintenant cela commençait nettement à se produire, et sur le mode intense et accéléré dont je commençais à avoir l’habitude, heureusement, car c’était ainsi que tous mes précédents progrès spirituels, en quelque partie que ce soit de mon être, s’étaient chaque fois produits, et ce progrès nouveau ne faisait pas exception:

Coup sur coup, après l’Afrique et plusieurs de ses régions, dont celle de l’Atlas, c’est le Tibet qui a fait revivre ses racines en moi, puis le Kazakhstan, ou plutôt la région entière située autour de l’AltaÏ, quels que soient les noms présents des pays qui s’y trouvent depuis toujours, et dans lesquels mon être s’est incarné pour une vie ou une autre. Et i il y a le Péroude MacchuPicchu. Et il y a l’Israël d’autrefois – plusieurs vies. Et il y a bien sûr mes racines, multiples elles aussi, en France-même, à différentes époques. Et c’est loin d’être tout!

Tous ces mois derniers, mes propres progrès évolutifs se sont traduits, de nuit comme de jour, par une sorte d’universalisation, non plus seulement psychologique comme dès mon adolescence, mais bien corporelle, le vécu enfoui dans les couches invisibles de l’ADN de mes cellules commençant à s’activer de nouveau, me portant successivement et irrésistiblement vers plusieurs de ces Pavillons Culturels que Mère nous a demandé d’aussi construire à Auroville, je comprends de mieux en mieux pourquoi.

Et cela ne me concerne pas seulement moi, bien sûr: Auroville, et au-delà d’Auroville toute l’Humanité, doivent suivre ce même mouvement intérieur reliant toutes nos diversités.

Il est bien entendu que les Auroviliens viennent de partout, déjà au premier degré, parlant simplement de nos pays d’origine dans cette vie-ci. Mais cette appartenance-là est trop unique, trop aisément “réductioniste” et “exclusiviste” dans son attitude envers les autres pays.

Au delà de cette appartenance apparemment unique de chacun, tant d’entre nous vivant à Auroville ont comme moi de ces racines profondes multiples qui les connectent invisiblement à tant d’autres pays et cultures et époques, en plus de leur pays d’origine de cette fois-ci, que, ayant vécu sous toutes les couleurs de peau, quand ils commencent à s’en souvenir, ils ne peuvent tout simplement plus être racistes…

Même chose pour les religions: quand on a vécu au temps du Christ, mais aussi au temps de Krishna, et aussi au temps de Bouddha ou de Mahomet, et puis maintenant de Sri Aurobindo et Mère, c’est du dedans que l’on ressent la merveilleuse complémentarité de leur succession: simplement des expressions différentes, et croissantes, de la même Vérité maintenant enfin entièrement dévoilée, Celle-ci a eu besoin de toutes les précédentes pour redevenir totale dans son expression, et doit les conserver, sous une forme plus souple, dénuée d’exclusivisme: ainsi seulement pourra-t-elle continuer à s’adapter aux degrés d’évolution et aux besoins intérieurs différents qu’ont forcément ces êtres individuels uniques que nous sommes tous, tous aspects différents du même Divin à la fois UN et TOUT.

C’est donc, je le constate, ce vécu nouveau de mes cellules qui m’a fait accomplir dans ma conscience individuelle le même progrès d’universalisation effective.

Pour 2018, pour cette Quarantième Année de leur propre “Yoga des Cellules”, ainsi que l’appelait Mère, c’est le Cadeau qu’elles ont reçu peu à peu, pendant les fêtes de Fin d’Année et de Nouvelle Année, et encore depuis… Et elles m’en ont fait gentiment profiter, elles l’ont partagé avec moi, ce Cadeau, et maintenant grâce à ces neurones qui le formulent pour moi, et ces mains qui l’écrivent sur ce clavier pour moi, sans compter toutes les autres cellules de ce corps qui participent d’une manière ou d’une autre, je peux en faire profiter d’autres êtres humains aussi, un peu partout, à travers ce blog! N’est-ce pas fabuleux?!?

Toutes mes félicitations à vous, mes chères cellules, et toute ma gratitude d’être humain qui se sentait encore trop séparé des autres! Vous avez changé tout cela en quelques mois!… Et notre petite Célébration de l’Afrique au Pavillon Africain à travers vos gais “AUROSPIRITUALS”, pour l’anniversaire de ce corps que vous constituez, mes chères cellules, cette petite fête prend de plus en plus tout son sens de Célébration de la merveilleuse Diversité d’Expression Humaine dont nous faisons tous partie!…

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